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20 ans LFB

20 ans LFB
Marie-George Buffet a reçu son livre
Philippe Legname, Président de la Ligue Féminine de Basket, et Irène Ottenhof, Directrice, ont remis ce jour un exemplaire du livre des 20 ans de la LFB à Marie-George Buffet. Auteure de la préface, e...
Le livre des 20 ans est disponible
La Ligue Féminine de Basket est heureuse d’annoncer la mise en vente du livre « 1998-2018, 20 ans de passion », ouvrage qui vous permet de découvrir ou redécouvrir les équipes...
"Un championnat qui m'a fait grandir"
Invitée lors de la soirée des 20 ans de la Ligue Féminine la semaine dernière à Paris, Olivia Epoupa a livré son sentiment sur un championnat où elle a évolué cinq saisons ava...
"Il y a 20 ans, j'étais loin d'imaginer jouer en LFB"
Présente lors de la soirée d'anniversaire des 20 ans de la Ligue Féminine la semaine dernière à Paris, Héléna Ciak a livré son ressenti sur cet anniversaire et sur le championnat français, après deux saisons passées à Koursk en Russie.
20 ans d'événements
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui on...
Une saison folle
La vingtième saison de la Ligue Féminine de Basket s'est terminée samedi av...
Les 5 majeurs des 20 ans connus
Les stars étrangères en LFB
Ils ont dirigé la LFB

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Les nouvelles places fortes

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Après le retrait de Valenciennes, plusieurs clubs ont bâti des équipes capables de mettre à mal la suprématie du Bourges Basket et ses 13 titres de champion de France.

Le clasico Bourges-Valenciennes cessa en 2008 faute de combattantes nordistes. Un temps Tarbes, solidement enraciné dans le paysage de la LFB, pris le relai défiant Bourges à trois reprises en finale pour en gagner une en 2010. Sur les dernières années, on a observé la montée en puissance de quatre clubs capables de plus ou moins ébranler la suprématie berruyère : Lattes-Montpellier, Villeneuve d’Ascq, Basket Landes et Charleville.

Comme son nom l’indique, le Basket Lattes Montpellier Méditerranée Métropole Association est situé sur la commune de Lattes (16 000 habitants) dans la banlieue de Montpellier. Le club de l’Hérault a franchi un cap décisif avec l’arrivée du coach Valéry Demory et de son fidèle adjoint Guy Prat. Trois fois (2008, 2012 et 2013) le BLMA est parvenu en finale. Trois fois Bourges l’a empêché de graver son nom sur le trophée. Mais les Lattoises sont persévérantes et la quatrième tentative, en 2014, fut la bonne.
Il aura fallu dix saisons au club de Gaëlle Skrela pour enfin décrocher le Graal. La bête noire était vaincue : « L’année dernière, ça été très difficile de terminer premières de la saison, de gagner à Bourges en finale et de perdre ensuite deux fois chez soi », commenta alors la capitaine. « Avec le recul, on peut dire que ça nous a peut-être permis d’acquérir l’expérience nécessaire pour s’imposer là-bas cette année. Même si ce n’était pas en phase finale, ça faisait quelques années que l’on battait Bourges, on savait qu’elles n’étaient pas imbattables. »
Cette consécration, le BLMA l’obtint lors de la troisième manche à Bourges, ce qui fit qu’elles fêtèrent l’évènement… sur l’autoroute.
« On est revenu en minibus, donc on n’était pas toutes ensemble, cinq heures de route, c’est un peu long. On s’est arrêté sur des aires d’autoroute, on a chanté et dansé, et les chauffeurs de camion qui dormaient devaient être contents ! C’est dommage de ne pas pouvoir partager ces moments-là avec les gens du club, mais c’est bien aussi de les vivres à quatorze ou quinze… »
Deux ans plus tard, Lattes-Montpellier récidiva. Toujours face à Bourges. Mais cette fois le match décisif se tient dans sa salle et les joueuses purent communier avec leurs supporters.

Villeneuve d'Ascq a pris le relai

Le face-à-face Bourges - Villeneuve d’Ascq est plus récent mais tout aussi vivace. Fait unique, il s’installa même en 2016 au sommet de l’Eurocoupe. Et les Tango chipèrent aux Villeneuvoises le trophée gagné l’année précédente
« On est encore très loin de la rivalité entre l’USVO et Bourges », affirmait le coach Frédéric Dusart à cette époque. « En féminines, la rivalité est plus sur les dernières années entre Bourges et Montpellier. C’était la première fois que l’on a atteint la finale l’an dernier. Il ne faut pas oublier qu’en décembre 2012, on était dernier du championnat avec deux victoires et si je ne gagnais pas à Charleville, j’étais viré ! Il y a trois ans jour pour jour, on parlait de Ligue 2, pas d’Euroligue, et on prenait des cartons contre Bourges. D’ailleurs à cette époque, ce sont les trois équipes du Nord, Arras, Saint-Amand et nous qui étions derniers. Il ne faut pas aller plus vite que la musique. Si un jour il y a une rivalité Bourges - Villeneuve, c’est qu’on les aura jouées cinq fois en finale. »
Peut-être, mais l’ESBVA a déjà franchi un échelon majeur en étant Champion de France au printemps dernier. Même si c’était contre Lattes Montpellier qui avait écarté Bourges en demi-finale.

Deux clubs le nez à la fenêtre

Le projet de rassembler dans un même club les plus beaux talents du département des Landes ne date que de l’an 2000 et les racines étaient alors à Eyres-Moncube, petit village de 350 habitants. La N2, la N1, le passage à Saint-Sever, la montée en Ligue, la coupe d’Europe, le repli sur Mont-de-Marsan, tout cela est arrivé si vite… « Le sportif nous a porté sans arrêt avec une progression rapide et constante au classement, mais pas au-delà des moyens financiers du club », expliqua un jour Pierre Dartiguelongue alors président.
L’autre caractéristique de Basket Landes, c’est ce sens de la fête qui fait communier joueuses et public. Le président parlait alors de « soirées bouillantes » après les victoires. Cela fait partie de l’ADN du basket landais, mais n’interdit pas l’exigence du professionnalisme du XXIe siècle. L’arrivée l’année dernière de Céline Dumerc a donné un coup de projecteur supplémentaire à ce club atypique.

Les Flammes Carolo de Charleville-Mézières, ont aussi leur meneuse emblématique, Amel Bouderra. Avant de devenir deux fois MVP de la Ligue Féminine, en 2016 et 2017, Amel a accompagné la montée en puissance du club des Ardennes sur une décennie. « Je l’ai vu grandir, évoluer. C’est surtout que même en Ligue 2, on a toujours eu un public très fervent. C’est un club qui n’a jamais vraiment changé dans son côté familial. Même s’il s’est professionnalisé, il a gardé ses mêmes bases humaines. »
Les Flammes pourraient elles aussi parvenir rapidement en finale du championnat. Depuis qu’elles ont investi la Caisse d’Epargne Arena, elles ont atteint une dimension supérieure en externe comme en interne. « On avait un peu peur en partant de Bayard qui était vraiment notre chaudron, mais là on fait des matches à 2 500 personnes. »
Et ce n’est pas un petit exploit d’être parvenu à faire de la ville une terre de basket féminin quand on connaît la longue histoire du basket masculin à Charleville-Mézières.

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20 ans LFB
Auteur: 
Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
Date d’écriture: 
Lundi, 29. Janvier 2018
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La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur ces clubs qui émergent depuis la fin de la rivalité entre Bourges et Valenciennes.
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<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr"><a href="https://twitter.com/hashtag/20ansLFB?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#20ansLFB</a> la fin de la rivalité <a href="https://twitter.com/BourgesBasket?ref_src=twsrc%5Etfw">@BourgesBasket</a> / <a href="https://twitter.com/hashtag/USVO?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#USVO</a> a vu émerger de nouvelles places fortes en Ligue Féminine. de <a href="https://twitter.com/P_Legendre?ref_src=twsrc%5Etfw">@P_Legendre</a> et par <a href="https://twitter.com/Cl0_11?ref_src=twsrc%5Etfw">@Cl0_11</a> à voir sur <a href="https://t.co/5HgyWc4ET3">https://t.co/5HgyWc4ET3</a> <a href="https://t.co/BRpggpcQQC">pic.twitter.com/BRpggpcQQC</a></p>&mdash; LFB (@basketlfb) <a href="https://twitter.com/basketlfb/status/957980061289844737?ref_src=twsrc%5Etfw">29 janvier 2018</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Composez votre équipe de légende

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Du lundi 15 janvier au vendredi 2 février, la LFB vous sollicite afin de désigner les meilleures joueuses des 20 dernières années. Rendez-vous sur www.basketlfb.com et composez vos deux "5 majeur" au sein d'une sélection de joueuses françaises et étrangères qui ont marqué la LFB de leur empreinte (titres, récompenses individuelles, stats, saisons jouées, rayonnement).

Votre choix est important puisqu'à l'issue du vote, la joueuse ayant reçu le plus de voix dans chaque catégorie sera automatiquement intégrée aux "5 majeur des 20 ans". Un jury d'experts se réunira ensuite pour compléter la sélection finale des françaises et des étrangères. Celle-ci sera dévoilée après les playoffs LFB 2018.

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20 ans LFB - Vote
Date d’écriture: 
Lundi, 15. Janvier 2018
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Dans le cadre de la célébration de ses 20 ans, la Ligue Féminine vous offre la possibilité de créer deux "5 majeur" : celui des joueuses françaises et celui des joueuses étrangères.
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Les clubs LFB disparus

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Séquence nostalgie avec un éclairage sur les clubs qui ont fait la gloire de la Ligue Féminine et qui ont depuis cédé leurs places.

Isabelle Fijalkowski, Sandrine Gruda, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Audrey Sauret, Ann Wauters… La liste des joueuses de renom qui ont porté le maillot de l’Union Sportive Valenciennes Olympic est interminable. Normal, ce club a été deux fois champion d’Europe (2002 et 2004), deux fois finaliste (2001 et 2003) et sept fois champion de France. Le public de l’USVO a été élu deux fois meilleur public de France et la venue du rival berruyer était la garantie de soirées électriques. Valenciennes a disparu du paysage du basket national en étant englouti dans la fusion avec l’Union Saint-Amand Porte du Hainaut pour former l’Union Hainaut Basket. C’était au printemps 2008. Ce sont des supporters qui récupérèrent une partie des trophées qui allaient finir à la poubelle et qui les offrirent à l’ancien coach, Laurent Buffard.

L’ASPTT Aix-en-Provence devenu Pays d’Aix Basket 13 du président Guy Boillon fut longtemps également un pilier de la Ligue Féminine. Le club provençal fut exposé particulièrement par la présence en son sein de 1986 à 1994 d’Odile Santaniello, au total neuf fois MVP française, et par sa victoire en Eurocoupe en 2003 sous la conduite du coach Abdou Ndiaye. C’est en mai 2013 que le club des Bouches-du-Rhône se retira de la Ligue Féminine en demandant sa relégation en LF2 suite notamment à une baisse de 50% da la subvention municipale.

Autre club prestigieux, celui de Challes-les-Eaux Basket, niché dans la banlieue de Chambéry. Ce fut le premier club français a participer au Final Four de l’Euroligue –appelée alors Coupe d’Europe des clubs champions. C’était en 1993. Corinne Benintendi, Frédérique Venturi, Chantal Julien –qui devint ensuite l’une des meilleures arbitres au monde-, Isabelle Fijalkowski, Carole Force et encore les Russes Elena Koudachova et Olga Soukharnova sont passées par la Savoie. Après une première rétrogradation, Challes parvint à rebondir et à revenir en Ligue Féminine pour disparaître de nouveau de l’élite en 2011.

Au cours de son riche parcours, Isabelle Fijalkowski a également fait partie un temps de l’aventure du SCAB 63, un club de Clermont-Ferrand qui a fait perdurer pendant six saisons en LFB la tradition mise en place en ville par l’AS Montferrand et le Clermont Université Club.

Deux autres clubs, du sud-ouest, ont également laissé une trace en Ligue Féminine. Waïti Bordeaux y tint sa place cinq saisons avec des personnalités comme Edwige Lawson, Nicole Antibe, Emmanuelle Hermouët et Marie-Sophie Obama, l’actuelle président de l’ASVEL féminin. Quant au Mourenx Basket Club de coach Valéry Demory, il est devenu célèbre pour avoir attiré 8000 spectateurs au Palais des Sports de Pau, le 12 février 2006, pour le derby contre Tarbes. Un record d’Europe pour du basket féminin en termes d’affluence à cette époque.

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20 ans LFB
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Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
Date d’écriture: 
Lundi, 8. Janvier 2018
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La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur ces clubs qui ont fait l'histoire de la Ligue mais qui ont disparu du plus haut niveau.
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<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr"><a href="https://twitter.com/hashtag/20ansLFB?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#20ansLFB</a> - Continuons de parcourir l&#39;histoire de la <a href="https://twitter.com/hashtag/LFB?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#LFB</a> avec aujourd&#39;hui la mise en avant de clubs historiques mais malheureusement disparus <a href="https://t.co/tZfY1jLl3K">https://t.co/tZfY1jLl3K</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/USVO?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#USVO</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/PABA13?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#PABA13</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Mourenx?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Mourenx</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/WaitiBordeaux?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#WaitiBordeaux</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/ChallesLesEaux?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ChallesLesEaux</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/SCAB63?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#SCAB63</a> <a href="https://t.co/9LQWBe6jS6">pic.twitter.com/9LQWBe6jS6</a></p>&mdash; LFB (@basketlfb) <a href="https://twitter.com/basketlfb/status/950371199816790016?ref_src=twsrc%5Etfw">8 janvier 2018</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

En passant par la WNBA

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Si la WNBA n’a pas le prestige de la NBA pour les garçons, c’est aussi un rêve d’y entrer un jour. Onze Françaises ont trouvé les clés du paradis et l’une d’entre-elles, Sandrine Gruda, a même réussi à gagner le tant convoité titre de champion.

« Les années précédentes, quand on me parlait de WNBA, je disais non sans regarder quoi que ce soit et là, je me suis posée deux minutes, j’ai réfléchi et je me suis dit que c’est peut-être maintenant ou jamais. L’année prochaine, il y a le championnat d’Europe en début d’été, l’année d’après, les Jeux Olympiques si tout se passe bien et après, je vais commencer à être vraiment vieille ! Donc c’était l’année pour tenter cette expérience. »
Ainsi Céline Dumerc expliquait pourquoi à l’été 2014 elle a décidé de faire le grand saut en acceptant une offre du Atlanta Dream ; une expérience de 28 matches en WNBA dont 11 comme membre du cinq de départ pour une production moyenne de 3,3 points et 4,0 passes.
Contrairement aux garçons avec la NBA, la WNBA n’est pas pour les Françaises une fin en soi. Pour différentes raisons, le montant des émoluments est incomparable (36 500$ de salaire pour la saison pour une rookie, 72 000$ en moyenne pour l’ensemble des joueuses), la saison se tient uniquement l’été et perturbe souvent celle de l’Équipe de France, et les réussites sont finalement peu nombreuses.

Isabelle Fijakowski, la pionnière

Celle qui a eu le plus fort impact, c’est la pionnière Isabelle Fijalkowski, qui a participé aux deux premières saisons de la ligue américaine (1997 et 98) avec une bonne franchise de l’époque, les Cleveland Rockers. La Clermontoise, qui était alors reconnue comme la joueuse numéro 1 d’Europe, avait transité par une université américaine, Colorado, ce qui avait eu l’avantage de la mettre sous les radars des scouts de la ligue et sa taille (1,95m) constituait aussi un atout maître.
« J’ai eu la chance d’avoir des opportunités dans cette équipe telle qu’elle était composée car si j’étais tombée dans l’équipe de Lisa Leslie et de DeLisha Milton, peut-être que je n’aurais pas eu autant de temps de jeu, pas le même rôle. Il y a aussi plus de concurrence pour les extérieures. »
Ses performances chiffrées (12,8 points et 6,2 rebonds en 29 min/match) sont éloquentes et pourtant Isabelle a préféré ne pas poursuivre plus longtemps l’aventure américaine. « J’ai joué deux ans sans avoir beaucoup d’arrêt et j’ai commencé à avoir les genoux pas très nets. Pour moi, la priorité c’était l’équipe de France. »

Onze Françaises en WNBA

Au total ce sont onze Françaises qui ont rejoint un jour la WNBA dont six pour une seule saison. Parmi elles, Emmeline Ndongue, l’un des piliers des Bleues, championne d’Europe en 2009 et vice-championne olympique trois ans plus tard. Il suffit parfois d’une rencontre pour que les portes de la ligue s’ouvrent comme par magie.
Ainsi Emmeline avait réalisé avec Aix-en-Provence deux très bons matches en finale de l’Eurocup face au Spartak Moscou de Lisa Leslie, une sommité du basket américain. « Visiblement, Lisa Leslie a été impressionnée et elle m’a mis en contact avec le club. Au début, je prenais ça pour de la rigolade. Je lui avais filé mon numéro à la fin du match et je n’en attendais rien. Et en fait, deux jours plus tard, j’ai reçu un coup de fil de la General Manager. »
L’empreinte de Emmeline Ndongue aux Los Angeles Sparks ne sera pas éternelle comme celles de Valériane Ayayi à San Antonio, Lucienne Berthieu à Cleveland et Houston, Emilie Gomis à New York, Sabrina Palie à Detroit, Audrey Sauret à Washington, et Laure Savasta à Sacramento. Au moins Sabrina Parie peut-elle se féliciter d’être tombée dans l’équipe, le Detroit Shock de Bill Laimbeer, qui sera championne WNBA en 2006. Sauf que Sabrina ne faisait plus partie du roster au moment des playoffs.
La bague de champion, Edwige Lawson-Wade l’a même touchée du bout des doigts puisqu’elle est allée jusqu’en finale avec les Silver Stars San Antonio échouant trois manches à zéro contre ce même Detroit Shock. « Pour réussir là-bas, il faut avoir un coach qui se déplace en Europe. 85%, je dirais, ne connaissent rien du tout à l’Europe », indique Edwige pour insister sur le fait qu’une part de chance est nécessaire dans la réussite de l’entreprise. C’est ainsi que la médaillée d’argent aux Jeux de Londres s’est retrouvée un temps meneuse titulaire au sein de la franchise du Texas.

Sandrine Gruda, la championne

Sandrine Gruda a réussi à décrocher le Graal mais elle a dû en quelque sorte consentir à des sacrifices sportifs. La première partie de sa carrière, elle l’a menée dans une équipe de deuxième zone, le Connecticut Sun où son abatage dans la peinture était reconnu (jusqu’à 13,5 points et 6,3 rebonds en 32’ en 2009).
« Jouer en WNBA m’a permis de me découvrir davantage », disait-elle alors. « Je ne savais pas que je pouvais jouer en 3 jusqu’à ce que je le fasse réellement et pas dans n’importe quel championnat, en WNBA. Je l’ai fait par exemple contre Phoenix et Penny Taylor. Ça n’a pas été facile au début, mais j’ai approfondi mes compétences. »
Après un break de quatre saisons, la Martiniquaise est retournée dans la ligue mais cette fois aux Los Angeles Sparks. Son temps de jeu y a fondu comme neige au soleil (7 matches à 5 minutes de moyenne en 2016) mais au bout du suspense, un titre de champion est venu la récompenser cette année-là et encore une finale l’été dernier.
La morale de l’histoire c’est que même pour les basketteuses, et même pour les plus réfractaires d’entre-elles à l’american way of life, comme Céline Dumerc, jouer en WNBA est comme un rêve qui devient réalité.
« C’est un vrai régal », confiait l’icône du basket féminin français alors qu’elle portait le maillot du Dream. « Quand je rentre dans le Madison Square Garden, j’ai la banane comme une gamine ! Quand je vais à San Antonio, je me dis : « Les mecs étaient champions NBA ici, il y a quinze jours ! » Ce sont des moments forts et c’est un sacré confort. »

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20 ans LFB
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Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
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Mardi, 28. Novembre 2017
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La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur les joueuses françaises passées par la WNBA.
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Le Nord, terre de basket

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Dans l’histoire de la Ligue Féminine, le Nord-Pas-de-Calais est incontestablement la région numéro 1 de par la quantité et la qualité de ses clubs.

C’est chez lui, à Liévin, à la fin avril 2002 qu’eut lieu l’apothéose du basket nordiste avec le triomphe de Valenciennes alias l’USVO au Final Four de l’Euroligue. 4 500 spectateurs enfiévrés poussèrent les filles de Laurent Buffard à croquer les Slovaques de Ruzomberok en demi-finale (+48) et à batailler pour repousser les Polonaises de Gdynia (+6) en finale.
L’USVO était alors une sorte de Dream Team avec cinq internationales française de haut rang (Isabelle Fijalkowski, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Nathalie Lesdema et Audrey Sauret), la Belge Ann Wauters, 22 ans, la Hongroise Timea Beres et les Américaines Allison Feaster et comme neuvième joueuse Teresa Edwards, quatre fois championne olympique et venue décrocher un dernier trophée la quarantaine approchant.
« Par rapport à l’équipe qu’on avait sur le papier, on se devait d’obtenir des résultats. Toute l’année, tout le monde a été plus ou moins critiqué, chacune à son tour, on s’est remis en question », faisait remarquer Audrey Sauret.
Oubliée la suprématie de Bourges constatée un an auparavant lorsque les équipières de Yannick Souvré avaient soufflé sur le fil la victoire en Euroligue à celles d’Audrey Sauret. En sept ans, l’USVO allait gagner 6 titres de Champion de France, remporter deux Euroligue (2002 et 2004) et participer à deux autres finales (2001 et 2003).
Le vieux rêve du président de l’US Orchies, Robert Leroux, l’un des deux frères à la tête de l’entreprise de chicorée éponyme et de Marc Silvert, sa cheville ouvrière était réalisé alors qu’il n’était plus au club. Car c’est bien d’Orchies que tout est parti, du plus bas niveau jusqu’à un titre national en 1994 et en enrôlant des figures européennes comme la Lettone Ouliana Semenova, la Polonaise Malgorzata Dydek et la Belge Ann Wauters que Marc Silvert alla chercher en Flandres, à Osiris Aalst, alors qu’elle avait à peine dix-huit ans.

Saint-Amand, l’héritier de Valenciennes
Nous étions en 2007-08 quand le Nord-Pas-de-Calais battait un record remarquable avec pas moins de cinq clubs (Arras, Calais, Saint-Amand-les-Eaux, Valenciennes et Villeneuve d’Ascq) en Ligue Féminine. Une preuve de la vitalité du basket local sachant que Roubaix (2003-04) et Armentières (2009-10) sont apparus furtivement parmi l’élite.
La fin de l’épopée, la fusion-absorption avec Saint-Amand, personne ne l’a vu venir. La responsabilité de ce chamboulement est venue directement des hautes sphères politiques locales. Une sorte de Yalta eut lieu en coulisses. A Valenciennes, le foot. A Saint-Amand le basket.
« Ce fut brutal. Mais il n’y avait pas de bons moments pour annoncer ça. Six mois ou un an plus tôt, cela n’aurait pas été idéal pour la sérénité. Sur le fond, je pense que les gens comprennent que c’était la bonne décision », disait le président de la nouvelle entité René Carpentier.
Dix ans plus tard, Saint-Amand Hainaut Basket, sans avoir le prestige de l’USVO, est toujours fidèle au poste de la Ligue Féminine.

Villeneuve d’Ascq dix ans après l’USVO
Ce sont deux autres clubs qui ont porté au sommet européen les couleurs des Hauts-de-France. Tout d’abord Arras Pays d’Artois Basket Féminin, finaliste de l’Eurocoupe en 2011. A l’aller de cette finale, en Israël, les Arrageoises croyaient avoir fait le plus dur en réussissant le nul (61-61) face à Elitzur Ramla mais elles se firent malmener au retour (61-53). Sans doute trop d’attente, trop de pression.
« On était chez nous, un public en folie, toutes les conditions étaient réunies, et on n’y arrive pas. On perd peut-être la finale là-bas lorsqu’on a douze points d’avance. Elles viennent ici, elles y croient. C’est finalement une finale qui s’est jouée en un match », constata Johanne Gomis.
Laquelle Johanne Gomis pris sa revanche dans la même compétition avec Villeneuve d’Ascq et face aux Castors de Braine, en 2015. A l’inverse, les Nordistes étaient mal parties après le match aller à domicile (64-68) mais renversèrent la table au retour (73-53) dans une salle de Charleroi remplie de plus de 6 000 fans acquis très majoritairement à la cause des Belges.
« Ce titre vient récompenser un travail qui ne date pas d’hier », commenta le président Carmelo Scarna. « Je suis arrivé il y a neuf saisons, en 2012, Fred Dusart a pris les rênes, un manager s’est installé (Valentin Cavelier, qui était à Roanne lors du titre de 2007). On a réussi à monter une équipe qui gagnait une ou deux places chaque année. »
Et l’épopée de l’ESBVA-LM n’était pas terminée. Dans la foulée, les Villeneuvoises disputaient leur première finale de Ligue Féminine face à Bourges. Perdue. Puis une autre finale de l’Eurocoupe. Encore perdue et toujours contre Bourges. C’est la saison dernière et cette fois face à Lattes Montpellier en finale des playoffs que Villeneuve d’Ascq obtenait son premier titre de Champion de France, dix ans exactement après le dernier sacre de l’USVO et du basket nordiste.

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20 ans LFB
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Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
Date d’écriture: 
Mardi, 14. Novembre 2017
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La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur le Nord-Pas-de-Calais, pourvoyeur historique de clubs LFB.
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12 Filles en Or

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Pour la première fois de son histoire, l’Équipe de France féminine fut sacrée championne d’Europe en 2001, sur le territoire national, au Mans. Cela eu pour effet de propulser le basket féminin sous les projecteurs médiatiques.

Cette nuit-là, Ilona Kostine s’était retrouvée dans une boîte de nuit du centre du Mans, invitée par ses équipières de Bourges avec qui elle avait gagné l’Euroligue quelques mois auparavant. Seulement le champagne a dû lui paraître bien amer. La Russie venait d’échouer en finale de l’Eurobasket (68-73) et ce sont les Françaises qui riaient, dansaient, savouraient ce moment unique.
En ce début de XXIe siècle, la Russie était encore une référence du basket féminin européen même si elle n’était pas la superpuissance qu’avait constitué feu l’URSS, vingt-et-une fois championne du continent. Ce soir-là, Maria Stepanova, si reconnaissable avec ses jambes interminables qui la propulsent à 2,02m, réalisa un double double (12 points et 10 rebonds), Elena Baranova et Ioulia Skopa scorèrent 14 points chacune, et Ilona Korstine effectua ses habituelles contorsions sous le cercle, mais jamais les Bleues ne furent fébriles, même quand les Russes semblèrent pouvoir revenir à leur hauteur dans le troisième quart-temps.
« Je vais vous surprendre en disant que je n’étais pas plus énervé que d’habitude, que je n’ai pas eu d’inquiétude majeure, même au retour des Russes. C’est étonnant le sentiment de calme que j’avais ce matin, on est allé faire une séance de détente au stade, en plein air, où on s’est bien amusé. Sans crispation. Les filles ont franchi un palier » commentait après coup le coach Alain Jardel.
« C’est toute la confiance qu’on a accumulée depuis 1999. On croit en certaines choses, on espère beaucoup et on a conscience qu’il ne faut plus stresser », surenchérissait Cathy Melain faisant référence au parcours de son équipe à l’Euro précédent et aux JO de Sydney. La première fois, les Françaises avaient butté lors du dernier acte face au pays hôte, la Pologne, la deuxième fois en quart de finale au bénéfice de la Corée du Sud qu’elles auraient probablement battu neuf fois sur dix.

Cathy Melain élue MVP de l’Euro

Sérénité, c’est le mot qui résume tout le parcours de l’Équipe de France, à Orléans et au Mans. Elle remporta ses huit matches et n’a donc jamais démâté même quand les vents étaient défavorables contre l’Espagne. Cette équipe réunissait des joueuses d’âges différents (32 ans pour l’aînée Yannick Souvré, 22 ans pour la benjamine Edwige Lawson), qui n’étaient pas toutes copines en dehors du terrain, mais qui étaient réunies sur un intérêt commun : gagner. « Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette osmose. Nous sommes douze joueuses qui sommes interchangeables. Certaines jouent plus que d’autres mais on ne le sent pas. Et c’est rare les équipes où on ne sent pas la différence entre celles qui jouent et celles qui ne jouent pas », faisait remarquer Laure Savasta.
La France s’appuya tout de même sur un cinq particulièrement performant avec Yannick Souvré à la mène, Audrey Sauret et Cathy Melain à l’extérieur, Nicole Antibe et Isabelle Fijalkowski à l’intérieur. Plus Sandra Le Dréan et Edwige Lawson comme principales rotations. Si une tête dépassait du groupe, c’est celle de Cathy Melain au sommet de son art et élue MVP de la compétition. « Elle sait tout faire et ses coéquipières, ses entraîneurs et probablement ses adversaires, vous diront tous que c’est une joueuse complète. Moi qui la connais bien, je dirais totale. Car pour Cathy, le basket c’est sa vie. Pas un magazine, pas un match télévisé ne lui échappe. Elle en mange matin, midi et soir. Pour son plaisir mais également pour son éducation car Cathy est une perfectionniste, une ambitieuse qui voit toujours plus haut », analysa Yannick Souvré.

Sur les chaînes généralistes

Distant lors du quart et de la demi-finale, le public d’Antarès au Mans sut se mobiliser vocalement pour la finale. « C’est ça l’avantage du terrain, le public a su nous encourager et je remercie celui du Mans et tous les autres qui ont compris qu’au-delà d’une aventure sportive, il s’agit d’une aventure humaine », s’enthousiasma Alain Jardel.
De fait, les 12 filles en or ont profondément marqué les esprits. C’était la première fois qu’une Équipe de France de basket était Championne d’Europe. Demi-finale et finale furent diffusées sur France Télévisions ce qui assurait inévitablement une caisse de résonnance supérieure. Les jours suivants, les joueuses et leur coach furent les invités de différentes chaînes de télévision et de stations de radio, les unes aux Mandrake d’Or de Jean-Pierre Foucault, les Valenciennoises à Télé Matin, Yannick Souvré, la plus sollicitée, à On a tout essayé de Laurent Ruquier. « C’est la première année où les médias généralistes s’intéressent à nous et à la Ligue parce que les douze Championnes d’Europe y jouent », nota la capitaine des Bleues.
Le Président de la Fédération, Yvan Mainini, avait également savouré de voir les Françaises investir la plus haute marche du podium. « Il y a des moments comme cela où il y a une forte envie de chialer, quand on entend La Marseillaise parce qu’on se dit qu’on y est quand même un peu pour quelque chose pour en être arrivé là. »

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20 ans LFB
Auteur: 
Texte : Pascal Legendre
Date d’écriture: 
Lundi, 6. Novembre 2017
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La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, et alors que s'ouvre la première fenêtre de qualification à l'Euro féminin 2019, retour sur l'épopée victorieuse des Bleues en 2001.
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Les entraîneurs marquants de LFB

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De nombreux coaches ont marqué les 20 ans de Ligue Féminine. Le choix d’en mettre quelques un en avant est difficile. Voici une sélection de sept entraîneurs dont deux femmes.

En 1993, le CJM Bourges embaucha Vadim Kapranov, médaillé comme joueur aux Jeux de Mexico en 1968, ancien coach du CSKA Moscou, assistant avec l’équipe nationale féminine de l’URSS, champion de France avec Challes-les-Eaux et accessoirement ex-colonel de l’armée soviétique. Ce n’était pas un sentimental, mais il fit passer les Berruyères dans la troisième dimension, leur faisant prendre conscience de leur potentiel.
« Il comprenait que t’entraîner comme des bourrins ce n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux et que de temps en temps il vaut mieux avoir un peu faim du ballon que d’être en surentraînement et de venir psychologiquement à reculons », témoigna sa capitaine, Yannick Souvré qui ajouta que Vadim Kapranov avait appris beaucoup de choses sur la psychologie féminine par le biais de sa femme, une ancienne championne de patinage artistique.
Vadim Kapranov a marqué le basket féminin français, ses joueuses mais si Bourges gagna l’Euroleague en 1997 et 98 beaucoup grâce à lui, il ne fit pas partie du déplacement à Larissa où les Tango furent couronnées une première fois. Quelques heures avant le départ en Grèce, il avait appris le décès de sa fille unique dans un accident de voiture.

Valérie Garnier et Corinne Benintendi au milieu des hommes

Club dominant en France et en Europe –il participe sans discontinuer à l’Euoleague depuis la saison 1995-96-, Bourges a bénéficié de deux autres figures marquantes du coaching.
Pierre Vincent était inconnu du circuit professionnel quand il est arrivé en 2003. Il avait néanmoins acquis une certaine célébrité en coachant les juniors champions d’Europe trois ans auparavant, la fameuse génération Tony Parker-Boris Diaw. C’est Alain Jardel, alors coach des « Filles en Or », qui avait fourni ses coordonnées à Pierre Fosset. Le président berruyer était descendu sur Toulouse pour le rencontrer, discuter, et l’engagement c’était fait au feeling.
« A part d’être un excellent coach, c’est un psychologue », confiait Emmeline Ndongue qui a passé du temps avec lui en club et en équipe nationale. « Il essaye de connaître le caractère de chacune afin de pouvoir réagir en fonction de ça. Il est dans la douceur, le calme, le respect d’autrui, l’explication. Si ça ne va pas, il ne va pas pousser une gueulante, pas besoin, il va juste parler un peu plus fort que d’habitude et ça va calmer tout le monde. Il sait faire la part des choses entre ce qui se passe à l’entraînement et à l’extérieur. En déplacement, on joue aux cartes avec lui. C’est juste quelqu’un d’humain. »
Le palmarès de Pierre Vincent à Bourges en 8 saisons est édifiant : 320 victoires/89 défaites (78,2%), 4 fois Champion de France, 5 Coupe de France, 3 Tournoi de la Fédération, 2 participations au Final Four de l’EuroLeague.
Ce n’est donc pas d’une succession facile dont hérita Valérie Garnier, à Bourges comme en équipe nationale. Valérie Garnier, qui est originaire des Mauges et qui eut comme copain d’enfance Eric Girard, l’actuel coach du Portel. Un entraîneur a beaucoup compté dans sa vie, c’est Alain Jardel, qui la guida à Mirande avant d’en faire son assistante avec les Bleues.
« C’est la rencontre qui fait peut-être que je suis là aujourd’hui. Lorsque je suis arrivée, je savais marquer des points mais je n’avais pas la connaissance technique, tactique, qu’Alain m’a donnée. J’ai eu beaucoup d’échanges avec lui. »
Il n’a échappé à personne que peu de femmes sont devenues coach principale en Ligue Féminine.
« Il y a deux raisons pour expliquer ce phénomène. Premièrement, nous sommes dans un pays où les présidents ont davantage l’habitude de prendre des coaches masculins. Deuxièmement, il y a moins de femmes qui ont envie de faire ce métier », disait-elle récemment sur le sujet.
L’autre figure féminine marquante de ces 20 ans, c’est Corinne Benintendi, qui fut la meneuse de Challes-les-Eaux puis son entraîneur de 1998 à 2009 tout en étant conseillère municipale de la ville.
« J’ai eu un parcours assez atypique », commenta t-elle alors qu’elle venait d’être élue meilleure Joueuse Française de la saison, en 1996 à 33 ans. « J’ai toujours travaillé en dehors du basket jusqu’au moment où je suis passée pro il y a deux ans. J’ai été prof de gym puis dans l’immobilier et dans la communication pour Challes avec Roger Caille (NDLR : alors le PDG de Jet Services) et Alain Gilles. »

Au même régime que les garçons

Pas mal de coaches de LFB sont issus du secteur professionnel masculin. C’est le cas de Laurent Buffard, Abdou Ndiaye et Hervé Coudray.
Comme Valérie Garnier, Laurent Buffard est natif des Mauges et a longtemps été associé à Cholet Basket comme assistant puis coach en chef. Sa venue à Valenciennes a formidablement boosté l’USVO qui a remporté deux fois l’Euroleague et mis à mal la suprématie berruyère. Quant à Abdou Ndiaye, il fut une sommité du basket africain dont il fut élu deux fois le meilleur joueur, en 1973 et 74. Il fut surnommé « Adidas » par ses copains d’enfance tout simplement parce qu’il fut le premier à porter des chaussures de la célèbre marque. Les deux coaches ont reproduit avec les filles les mêmes préceptes qu’avec les garçons.
« C’est vrai que j’avais l’impression au début qu’il n’y avait pas de rythme, que c’était lent. Je crois que la vitesse dans le sport moderne, c’est ça qui fait la différence », disait Laurent Buffard du temps de l’USVO. « Des joueuses comme Audrey Sauret, Allison Feaster, Sandra Le Dréan, ce sont des baraques et elles ne demandent qu’à jouer dans ce registre-là. Tu n’as peut-être pas la même dimension physique, ça joue plus au sol, c’est plus collectif, tu t’exprimes plus en tant qu’entraîneur, mais finalement on joue comme le basket masculin. »
Des propos que reprend aujourd’hui avec quelques nuances Hervé Coudray, qui est retourné en Pro B masculine, au Caen BC, après un long séjour à l’USO Mondeville.
« De temps en temps, elles obéissent de trop et elles manquent un peu de spontanéité dans ce qui pourrait être un surplus d’agressivité. Quand on a gagné leur confiance, c’est sûr que vous pouvez aller plus loin mais ça peut être aussi négatif dans l’idée qu’elles sont trop respectueuses de votre collectif alors qu’elles pourraient prendre des initiatives individuelles. »

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20 ans LFB
Auteur: 
Pascal Legendre
Date d’écriture: 
Mardi, 24. Octobre 2017
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La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur les entraîneurs qui ont marqué ces 20 dernières années.

Avant la création de la Ligue

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Longtemps une rivalité s’installa entre Paris et la province avant que Clermont-Ferrand puis Bourges deviennent hégémoniques et que le basket féminin d’élite disparaisse de la capitale.

Nos arrières grands-mères ne se reconnaîtraient pas dans les jeunes femmes qui aujourd’hui dans la Ligue Féminine courent avec trois poumons, sautent si haut que certaines peuvent dunker, se télescopent, se bousculent sans ménagement. Au début du XXe siècle, on estimait que c’est dans le sport masculin que résidait la vraie compétition faite de virilité. Le sport féminin en général et le basket en particulier étaient davantage considérés comme un loisir sain pour les demoiselles appelées à devenir des mères de famille.
Il fallut attendre 1921 pour que le Championnat de France féminin s’étende pour la première fois au-delà de la région parisienne. Et c’est bien un club de province, le CA Mulhouse, qui remporta le premier titre de Champion de France FFBB en 1937.
A cette époque-là, la figure reconnaissable de la discipline était une… recordwoman du monde du lancer du disque, 33 fois Championne de France, au disque bien sûr et aussi au poids, et dans différentes courses de sprint, Lucienne Velu. La Parisienne fut également la capitaine de l’Équipe de France de basket qui remporta les 4èmes Jeux Mondiaux de Londres en 1934 et fut septuple Championne de France sous le maillot des Linnet’s de Saint-Maur de 1928 à 1938. Un palmarès unique.
Après la seconde guerre mondiale, la lutte entre Paris et la Province continua de plus belle avec sept titres de champion pour le Paris Université Club de Coco Briand et des sœurs Cator, deux joueuses jugées non conformistes. Faute d’argent, le PUC ne put se payer les frais de déplacement engendrés par la Coupe d’Europe et ses joueuses, fidèles à leur réputation d’intégristes, refusèrent plus tard de porter de la publicité sur leurs maillots au prétexte qu’elles n’étaient pas des femmes sandwiches.

Les Demoiselles du CUC, des célébrités

Le centre névralgique du basket féminin bascula complètement à la fin des années soixante vers Clermont-Ferrand. Tout est parti de la radiation d'Edith Tavert, l’entraîneur de l’AS Montferrand. Par solidarité, les joueuses de l’ASM, de l’équipe première aux benjamines, quatre-vingt-dix au total, décidèrent de rejoindre le Clermont Université Club, qui jusque-là ne possédait pas de section féminine. Parmi les dissidentes, une certaine Jacky Chazalon, 18 ans, qui allait devenir la meilleure basketteuse française du XXe siècle et révolutionner avec ses consoeurs le regard porté sur le basket féminin. « Notre génération fut la première à rentrer dans le basket de compétition, en acceptant de s’entraîner quatre heures par jour. Avant, à l’époque d’Anne-Marie Colchen et Edith Tavert, c’était deux fois par semaine et donc c’était plutôt du loisir », révèle celle qui était reconnaissable à ses cheveux mi-longs retenus par un bandeau et sa très grande créativité balle en main.
L’entraîneur national Joe Jaunay et le docteur Michel Canque, président du CUC, eurent l’idée de rassembler la plupart des internationales françaises au sein du même club. Il y avait Jacky Chazalon, Irène Guidotti, Elisabeth Riffiod et encore Maryse Sallois et Françoise Quiblier. Les effets positifs se firent ressentir dès 1970 avec une place en finale de l’Euro, une grande première pour les Bleues. De 1968 à 1981, les Demoiselles du CUC, comme on les appelait, récoltèrent 13 titres de Champion de France et surtout se hissèrent 5 fois en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions, l’équivalent de l’Euroligue. D’un côté le CUC écrabouilla le championnat national, enchaînant une série de 125 victoires d’affilée puis une autre de 222 ! De l’autre, il butta systématiquement en finale européenne sur le Daugava Riga de la géante Ouliana Semenova et ses 2,20m. « C’était impossible de gagner. Les Soviétiques dominaient tellement le basket mondial qu’elles auraient quasiment pu aligner cinq équipes qui auraient pris les cinq premières places d’un Championnat d’Europe ou d’un Championnat du Monde », estime Jacky Chazalon. Ce qui a rendu le CUC et sa meneuse de jeu extrêmement populaire en France, c’est que plusieurs matches furent télévisés sur la première chaîne et les Clermontoises eurent droit aussi à de longs reportages dans les journaux télévisés. Il n’y avait pas de mesure d’audience à l’époque, mais sûr que ce sont des millions de Français qui devant leurs postes de TV apprirent à les connaître et les aimer.

La montée en puissance de Bourges

Dans les années 80, le Stade Français Versailles de Guylaine Renaud eut son heure de gloire mais sa disparition conjuguée à celle du Racing fit que Paris se retrouve depuis sans représentant parmi l’élite.
C’est en province que naquirent de belles aventures humaines. A Mirande, village de 3 500 habitants, un prof de gym, Alain Jardel, bosseur, malin, et capable d’insuffler à ses joueuses un esprit de guerrières genre « c’est nous contre le reste du monde », fabriqua de ses mains une équipe qui s’offrit trois titres d’affilée (1988-1990).
Challes, dans la banlieue de Chambéry, fit aussi bien juste après sur le plan national et encore mieux au niveau européen puisque Corinne Benintendi et sa bande furent la première équipe française à disputer un Final Four de ce qui allait devenir l’Euroligue.
C’est à Orchies, commune de 8 000 habitants, que Marc Silvert, homme à tout faire du club, façonna l’USVO qui plus tard fut transférée à Valenciennes et devint deux fois Champion d’Europe.
Et c’est bien à Bourges que sortit de terre la référence suprême du basket féminin. Avec un trio de légende constitué de Pierre Fosset (président), Vadim Kapranov (coach) et Yannick Souvré (meneuse), le club berruyer remporta une Coupe Ronchetti puis trois Euroligue. Bourges avait réussi là où Clermont avait échoué : devenir champion d’Europe des clubs.

1998 : Création de la LFB

Les deux premiers titres européens de Bourges furent obtenus juste avant la création de la Ligue. Ces résultats au plus haut niveau continental, l’institution de playoffs au niveau national, la publication de statistiques, des trophées pour les meilleures joueuses – c’est ainsi qu’Odile Santaniello fut élue neuf fois MVP française, un record absolu -, un public plus nombreux, des clubs avides de développement, tout ceci avait fait monter en puissance ce que l’on appelait alors la Nationale 1A. Surtout les joueuses commençaient à gagner de l’argent. C’est Yvan Mainini, Président de la Fédération, qui fit franchir au basket des clubs d’élite un cap comme le raconte Serge Gérard : « Il y a d’abord eu une commission féminine à partir de 1992 dont j’ai eu la responsabilité. Un jour Yvan m’a dit qu’il était temps de passer à une étape supplémentaire, que l’on créé une ligue féminine, qui ne sera pas professionnelle au départ même si les filles commençaient à être payées. Il fallait un peu régulariser tout ce système. La Ligue Féminine est née en 1998 à l’intérieur de la Fédération et j’en ai été le premier Président. On voulait avoir des clubs un peu plus structurés ce qui a fait qu’après, s'est très rapidement branché le contrôle de gestion dont j’ai été aussi le Président car les deux vont ensemble. »
Les clubs élurent des représentants à la Ligue qui eut pour mission d’établir des règles et de sanctionner ceux qui ne les respectaient pas. Une Directrice administrative, Monique Amiaud, fut embauchée afin de gérer la LFB au quotidien.
« Elle avait un rôle important puisque je travaillais encore, j’étais directeur d’une grosse école, même si mon travail me donnait un peu plus de vacances qu’ailleurs », explique Serge Gérard. « J’étais aussi toujours président du Comité du Nord. Je ne pouvais pas aller tous les jours à la Fédération, j’y allais minium une fois par semaine, quelque fois deux. Par la même occasion, je suis devenu responsable de l’Équipe de France féminine. »
Le basket féminin français des clubs entrait dans le XXIe siècle.

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Surtitre: 
20 ans LFB - Préambule
Auteur: 
Texte : Pascal Legendre
Date d’écriture: 
Lundi, 18. Septembre 2017
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait la légende de la Ligue Féminine, et plus généralement du basket féminin, depuis 20 années. Aujourd'hui, retour sur les cinq décennies qui ont précédé la création de la LFB.
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Le calendrier est connu

Corps: 

L'Open 2017 lancera également les festivités de la 20è saison LFB. Créée en 1998, la LFB va souffler ses 20 bougies et nous vous proposerons de revivre les meilleurs moments à travers un dispositif spécial.

La saison régulière se tiendra du 29 septembre 2017 au 14 avril 2018. Accédez au calendrier complet en cliquant ici.

Les playoffs et les playdowns se dérouleront comme suit :

Playoffs

Quarts de finale : 25, 28 avril et 1er mai 2018
Demi-finales : 5, 8 et 12 mai 2018
Finale : 16, 18, 23, 25 et 29 mai 2018

Classement 5-8 : 5, 8 et 12 mai 2018
Classement 5-6 : 15, 18 et 22 mai 2018

Playdowns

25, 28 avril, 1er, 5, 8 et 12 mai 2018

Catégorie: 
Surtitre: 
Ligue Féminine - Saison 2017-2018
Auteur: 
LFB
Date d’écriture: 
Mardi, 1. Août 2017
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
La Commission Sportive Fédérale a mis en ligne le calendrier de la prochaine saison de Ligue Féminine de Basket. Elle débutera, pour la 13è année consécutive, par l'Open LFB programmé les 29 et 30 septembre prochains.

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