Céline Dumerc

20 ans LFB
En passant par la WNBA
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui on...
Du succès à l'export
Après 10 jours de trêve internationale, le championnat a repris ses droits ce dimanche avec 6 matches au programme. Toutes les équipes qui jouaient à l'extérieur se sont...
Céline Dumerc lauréate 2017
Le Trophée Alain Gilles, récompensant le meilleur joueur français ou la meilleure joueuse française de la saison 2016-2017, a été décerné à la capitaine de l'Equipe de Fr...
Céline Dumerc, l’idole des Jeux
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur Céline Dumerc et ses 16 saisons en Ligue Fém...
Une médaille pour un adieu
Les Bleues sont revenues de Prague avec la médaille d'argent de l'EuroBasket Women 2017. Un cinquième podium continental d'affilée pour l'Equipe de France féminine qui est à l...
Merci Céline !
Six médailles internationales, 262 sélections avec les Bleues (record pour le ba...
One Shot avec Céline Dumerc
Les adieux de Dumerc et Skrela au public français
En immersion avec Céline Dumerc

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En passant par la WNBA

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Si la WNBA n’a pas le prestige de la NBA pour les garçons, c’est aussi un rêve d’y entrer un jour. Onze Françaises ont trouvé les clés du paradis et l’une d’entre-elles, Sandrine Gruda, a même réussi à gagner le tant convoité titre de champion.

« Les années précédentes, quand on me parlait de WNBA, je disais non sans regarder quoi que ce soit et là, je me suis posée deux minutes, j’ai réfléchi et je me suis dit que c’est peut-être maintenant ou jamais. L’année prochaine, il y a le championnat d’Europe en début d’été, l’année d’après, les Jeux Olympiques si tout se passe bien et après, je vais commencer à être vraiment vieille ! Donc c’était l’année pour tenter cette expérience. »
Ainsi Céline Dumerc expliquait pourquoi à l’été 2014 elle a décidé de faire le grand saut en acceptant une offre du Atlanta Dream ; une expérience de 28 matches en WNBA dont 11 comme membre du cinq de départ pour une production moyenne de 3,3 points et 4,0 passes.
Contrairement aux garçons avec la NBA, la WNBA n’est pas pour les Françaises une fin en soi. Pour différentes raisons, le montant des émoluments est incomparable (36 500$ de salaire pour la saison pour une rookie, 72 000$ en moyenne pour l’ensemble des joueuses), la saison se tient uniquement l’été et perturbe souvent celle de l’Équipe de France, et les réussites sont finalement peu nombreuses.

Isabelle Fijakowski, la pionnière

Celle qui a eu le plus fort impact, c’est la pionnière Isabelle Fijalkowski, qui a participé aux deux premières saisons de la ligue américaine (1997 et 98) avec une bonne franchise de l’époque, les Cleveland Rockers. La Clermontoise, qui était alors reconnue comme la joueuse numéro 1 d’Europe, avait transité par une université américaine, Colorado, ce qui avait eu l’avantage de la mettre sous les radars des scouts de la ligue et sa taille (1,95m) constituait aussi un atout maître.
« J’ai eu la chance d’avoir des opportunités dans cette équipe telle qu’elle était composée car si j’étais tombée dans l’équipe de Lisa Leslie et de DeLisha Milton, peut-être que je n’aurais pas eu autant de temps de jeu, pas le même rôle. Il y a aussi plus de concurrence pour les extérieures. »
Ses performances chiffrées (12,8 points et 6,2 rebonds en 29 min/match) sont éloquentes et pourtant Isabelle a préféré ne pas poursuivre plus longtemps l’aventure américaine. « J’ai joué deux ans sans avoir beaucoup d’arrêt et j’ai commencé à avoir les genoux pas très nets. Pour moi, la priorité c’était l’équipe de France. »

Onze Françaises en WNBA

Au total ce sont onze Françaises qui ont rejoint un jour la WNBA dont six pour une seule saison. Parmi elles, Emmeline Ndongue, l’un des piliers des Bleues, championne d’Europe en 2009 et vice-championne olympique trois ans plus tard. Il suffit parfois d’une rencontre pour que les portes de la ligue s’ouvrent comme par magie.
Ainsi Emmeline avait réalisé avec Aix-en-Provence deux très bons matches en finale de l’Eurocup face au Spartak Moscou de Lisa Leslie, une sommité du basket américain. « Visiblement, Lisa Leslie a été impressionnée et elle m’a mis en contact avec le club. Au début, je prenais ça pour de la rigolade. Je lui avais filé mon numéro à la fin du match et je n’en attendais rien. Et en fait, deux jours plus tard, j’ai reçu un coup de fil de la General Manager. »
L’empreinte de Emmeline Ndongue aux Los Angeles Sparks ne sera pas éternelle comme celles de Valériane Ayayi à San Antonio, Lucienne Berthieu à Cleveland et Houston, Emilie Gomis à New York, Sabrina Palie à Detroit, Audrey Sauret à Washington, et Laure Savasta à Sacramento. Au moins Sabrina Parie peut-elle se féliciter d’être tombée dans l’équipe, le Detroit Shock de Bill Laimbeer, qui sera championne WNBA en 2006. Sauf que Sabrina ne faisait plus partie du roster au moment des playoffs.
La bague de champion, Edwige Lawson-Wade l’a même touchée du bout des doigts puisqu’elle est allée jusqu’en finale avec les Silver Stars San Antonio échouant trois manches à zéro contre ce même Detroit Shock. « Pour réussir là-bas, il faut avoir un coach qui se déplace en Europe. 85%, je dirais, ne connaissent rien du tout à l’Europe », indique Edwige pour insister sur le fait qu’une part de chance est nécessaire dans la réussite de l’entreprise. C’est ainsi que la médaillée d’argent aux Jeux de Londres s’est retrouvée un temps meneuse titulaire au sein de la franchise du Texas.

Sandrine Gruda, la championne

Sandrine Gruda a réussi à décrocher le Graal mais elle a dû en quelque sorte consentir à des sacrifices sportifs. La première partie de sa carrière, elle l’a menée dans une équipe de deuxième zone, le Connecticut Sun où son abatage dans la peinture était reconnu (jusqu’à 13,5 points et 6,3 rebonds en 32’ en 2009).
« Jouer en WNBA m’a permis de me découvrir davantage », disait-elle alors. « Je ne savais pas que je pouvais jouer en 3 jusqu’à ce que je le fasse réellement et pas dans n’importe quel championnat, en WNBA. Je l’ai fait par exemple contre Phoenix et Penny Taylor. Ça n’a pas été facile au début, mais j’ai approfondi mes compétences. »
Après un break de quatre saisons, la Martiniquaise est retournée dans la ligue mais cette fois aux Los Angeles Sparks. Son temps de jeu y a fondu comme neige au soleil (7 matches à 5 minutes de moyenne en 2016) mais au bout du suspense, un titre de champion est venu la récompenser cette année-là et encore une finale l’été dernier.
La morale de l’histoire c’est que même pour les basketteuses, et même pour les plus réfractaires d’entre-elles à l’american way of life, comme Céline Dumerc, jouer en WNBA est comme un rêve qui devient réalité.
« C’est un vrai régal », confiait l’icône du basket féminin français alors qu’elle portait le maillot du Dream. « Quand je rentre dans le Madison Square Garden, j’ai la banane comme une gamine ! Quand je vais à San Antonio, je me dis : « Les mecs étaient champions NBA ici, il y a quinze jours ! » Ce sont des moments forts et c’est un sacré confort. »

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Surtitre: 
20 ans LFB
Auteur: 
Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
Date d’écriture: 
Mardi, 28. Novembre 2017
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La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur les joueuses françaises passées par la WNBA.
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Du succès à l'export

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Ligue Féminine - Journée 7

Roche Vendée - Lattes Montpellier 64-68
Le coup est passé très près pour les Vendéennes. A 20" du terme, elles avaient la balle de match en main (64-66) mais une remise en jeu ratée de Manon Sinico a mis fin au suspense. Tout au long de la partie, le RVBC a fait jeu égal avec les Gazelles d'Ornella Bankolé (15pts). Une bonne entame du BLMA (14-21, 10') puis une réaction des partenaires de Ngoyisa (14pts) ont donné une première mi-temps équilibrée (34-33). Le promu a tenu en deuxième partie avant de lâcher prise dans les ultimes minutes.

Nantes Rezé - Charleville-Mézières 65-87
Lidija Turcinovic aime retrouver ses anciennes équipes. Après les 26pts marqués contre Lattes Montpellier il y a un mois, la Déferlante a sorti le grand jeu contre les Flammes (29pts). Malheureusement insuffisant pour faire tomber le leader ardennais qui, après un départ poussif (22-13, 10'), a pris la mesure de son hôte. Le duo Bouderra (19pts, 9 passes) - Dos Santos (17pts) a porté Charleville-Mézières qui continue d'engranger confiance et victoires.

Hainaut Basket - Bourges 32-94
Nouvelle démonstration des Berruyères avec des internationales bien en jambes à l'image de Marine Johannes (20pts), Alexia Chartereau (16pts) ou encore Valéraine Ayayi (12pts, 7 passes). Un premier quart-temps de mise en route (14-27) puis un deuxième en mode rouleau-compresseur gagné 21-3 ont permis au co-leader du championnat de se mettre au chaud pour le reste du match. Les Nordistes ont bu le calice jusqu'à la lie et ont fini à 62 longueurs des Tango.

Tarbes - Basket Landes 60-63
Une fois encore, le derby du Sud Ouest a tenu ses promesses avec une ambiance de feu et 40 minutes d'un intense combat. Chaque équipe a eu son moment et la décision s'est faite dans les dernières secondes. Michelle Plouffe (10pts, 10rbds) n'a pas tremblé sur la ligne à 1' du terme (60-61), Céline Dumerc (15pts, 7 passes) aurait pu clore les débats mais un 2/4 aux lancers a maintenu le Quai en haleine (60-63 et 15" au chrono). En s'élevant pour l'ultime tir, Angie Bjorklund (19pts) a mordu la ligne et la faute de Skoric n'a donc donné que deux lancers à l'Américaine du TGB qui les a ratés.

Nice - Lyon 67-86
Et de deux pour l'ASVEL. Après Roche Vendée, c'est Nice qui a fait les frais du réveil lyonnais. Bien entrées dans le match (12-26, 10'), Haley Peters (21pts) et ses partenaires n'ont jamais lâché les commandes. Nice est passé un moment sous la barre des 10 points grâce à Géraldine Robert (17pts) mais Lyon a vite remis les gaz. Sandrine Gruda (14pts, 13rbds) et Marième Badiane (18pts) se sont montrées à leur avantage sur la Côte d'Azur.

Mondeville - Villeneuve d'Ascq 58-78
Comme Bourges dans le Nord, Villeneuve d'Ascq n'a pas tremblé à Mondeville. En tête à mi-parcours (19-42), l'ESBVA a géré son avance après le repos. Fred Dusart a pu compter sur Jo Gomis (17pts) et Mame-Marie Sy (10pts, 11rbds). Coté normand, on soulignera la performance de la jeune Ewl Guennoc. Du haut de ses 16 ans et pour son deuxième match en LFB, la Bretonne a étonné avec 10pts et 3 passes (14 d'évaluation) en 30 minutes de jeu.

Catégorie: 
Surtitre: 
Ligue Féminine - Journée 7
Auteur: 
Arnaud Dunikowski (LFB)
Date d’écriture: 
Dimanche, 19. Novembre 2017
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Après 10 jours de trêve internationale, le championnat a repris ses droits ce dimanche avec 6 matches au programme. Toutes les équipes qui jouaient à l'extérieur se sont imposées et les bons points de la journée vont à Bourges, qui a marché sur l'eau à Saint-Amand (94-32), et Basket Landes, vainqueur du derby du Sud Ouest à Tarbes (63-60).

Céline Dumerc lauréate 2017

Corps: 

Avec ses 12,8 points, 4,0 rebonds et 6,6 passes décisives de moyenne en LFB, Céline Dumerc a livré le meilleur exercice statistique de sa carrière et aura été déterminante dans le parcours des Bleues jusqu’en finale de l’EuroBasket Women. Sa popularité et son impact sur les réseaux sociaux sont aussi à souligner. Cap’s a ainsi largement dominé le vote du public organisé sur le site de la Fédération. Encore en LF2 il y a cinq ans, la première saison d’Helena Ciak a l’étranger a visiblement marqué les esprits. Meilleur marqueur français en NBA et meilleur marqueur des Bleus à l’EuroBasket, Evan Fournier complète le podium 2017.

Classement du vote du Trophée Alain Gilles 2017
Céline Dumerc 79 points (6 - 1ère place)
Helena Ciak 56 points (3 - 1ère place)
Evan Fournier 49 points (2 - 1ère place)
Nando De Colo 44 points (1 - 1ère place)
Rudy Gobert 42 points (3 - 1ère place)
Edwin Jackson 15 points
Endy Miyem 14 points
Marine Johannes 7 points
Boris Diaw 7 points
Olivia Epoupa 7 points
Antoine Diot 5 points
Moustapha Fall 5 points

Le jury 2017
Jean-Pierre Siutat (représentant FFBB), Patrick Beesley (DTN), Philippe Legname (LFB), Alain Béral (LNB), Isabelle Fijalkowski (Club des Internationaux), Stephen Brun (personnalité), Yann Ohnona (L’Equipe), François Bontoux (AFP), Michaël Rigollet (Le Journal de Saône et Loire), Régis Schneider (Dernières Nouvelles d’Alsace), Yann Casseville (Basket), David Cozette (SFR Sport), Pascal Legendre (basketeurope.com), Gabriel Pantel Jouve (bebasket.com), le public.

Catégorie: 
Surtitre: 
Trophée Alain Gilles
Date d’écriture: 
Vendredi, 13. Octobre 2017
Vignette: 
Chapeau: 
Le Trophée Alain Gilles, récompensant le meilleur joueur français ou la meilleure joueuse française de la saison 2016-2017, a été décerné à la capitaine de l'Equipe de France Céline Dumerc.
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Céline Dumerc, l’idole des Jeux

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Depuis ses exploits personnels et la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Londres avec l’Équipe de France, Céline Dumerc est la figure emblématique de la Ligue Féminine et l’une des sportives françaises les plus médiatisées.

Que représentait la Ligue quand vous étiez à l’INSEP ?
Ça représentait le haut niveau, le côté professionnel d’une passion que j’avais depuis que j’étais toute petite. Jouer en Ligue, c’était le Graal du basket. A partir du moment où tu avais l’opportunité de jouer en Ligue, tu faisais partie des grandes.

A partir de quand avez-vous imaginé gagner votre vie en jouant au basket ?
J’ai réalisé ça assez tard. A mon époque, quand j’ai commencé le basket, il y avait quand même un petit peu moins de médiatisation, très peu de matches à la télé. Même s’il y avait déjà une équipe féminine en première division à Tarbes, je n’avais pas conscience que l’on puisse faire de sa passion un métier. Ce n’est pas quelque chose qui m’a animée. C’est à l’issue de l’INSEP, quand il a fallu commencer à discuter pour trouver un club où là, concrètement, tu allais négocier ton premier salaire, que j’ai pris conscience que j’allais être rémunérée pour vivre de ma passion, que j’allais en faire mon métier.

Qu’est-ce qui a le plus changé en 20 ans ? Les structures dans les clubs, la qualité des entrainements, le niveau des joueuses ?
Ce ne sont plus les mêmes personnes ! (rires) Il y a vingt ans, j’étais toute jeune et maintenant je suis la plus vieille. Ce qui a le plus changé c’est le professionnalisme dans tous les secteurs et dans tous les clubs. De meilleures structures, plus de suivi, un public présent. Une amélioration à tous les niveaux. Je n’ai que trois clubs à mon actif dans le championnat de France mais quand on en discute avec les filles, le sentiment c’est que les clubs se sont vraiment développés dans le bon côté des choses.

« Au niveau international, on a des résultats et ça passe aussi par les saisons que l’on a en club »

Aujourd’hui, beaucoup de joueuses françaises ont eu au moins une médaille en jeune, c’est la preuve que le niveau s’est considérablement élevé ?
Tout à fait. Je pense sincèrement que le niveau s’est élevé, je dirais s’est homogénéisé. Je n’aime pas trop comparer le basket d’il y a trente ans et même d’il y a dix ans. Mais en tous les cas, il y a de plus en plus de bonnes joueuses. Peut-être y a t-il moins d’éléments qui sortent du lot, comme par exemple aux Etats-Unis où il y a des joueuses de niveau mondial, nous c’est davantage dans le milieu de ce niveau mondial, mais c’est homogène. Au niveau international, on a des résultats et ça passe aussi par les saisons que l’on a en club.

Le regard des gens sur vous, femmes faisant du basket, a t-il changé durant cette période ?
Je pense, dans le sens que l’on est véritablement reconnues comme sportives de haut niveau. Très peu de gens demandent si on est professionnelles, si on a un métier à côté. Ils se rendent compte que même si on est des femmes et que ce sport-là est un petit peu moins médiatisé, les résultats, notamment de l’Équipe de France depuis quelques années, nous ont mis un peu sur les écrans. Les gens connaissent mieux le basket féminin et on est un peu plus reconnues.

Avez-vous discuté du professionnalisme avec d’autres sportives ?
Oui, on en discute quand on a l’occasion de se croiser. Je me rends compte que l’on est très privilégié au niveau du basket. Notre fédération fait beaucoup d’efforts pour que l’on soit au même niveau que les garçons, que l’on ait les mêmes conditions de travail en Équipe de France. On se rend compte qu’au niveau des clubs on est assez en avance, privilégiées, car il y a beaucoup de sportives qui ne sont pas professionnelles alors que quand on discute de leurs journées, elles ont des entraînements quotidiens en plus du boulot qu’elles ont à côté. Nous, on a un sacré confort, on a juste à prendre nos baskets, c’est du luxe.

Jouer au basket, en Équipe de France, en Euroligue, en championnat, s’entraîner, se déplacer, laisse-t-il du temps pour faire autre chose ?
C’est vrai qu’être en Équipe de France, d’être engagée avec son club, plus de faire une Coupe d’Europe, ça ne laisse pas beaucoup de temps. Certaines arrivent à concilier ça avec des études notamment par correspondance, mais il faut vraiment être très motivée. C’est vrai que je ne suis pas trop comme ça. J’ai l’impression que si je me lance dans un autre projet, je ferais les choses à moitié. Même si parfois on ne s’entraîne qu’une fois, la récupération fait aussi partie de notre activité et c’est sûr que les journées sont très chargées. C’est difficile d’avoir un métier ou de faire des études parallèlement si on veut se donner toutes les chances pour essayer de performer au plus haut niveau.

« J’ai eu très peu de blessures et je pense que c’est aussi dû à mon hygiène de vie »

Faut-il prendre soin de son corps en permanence ?
Carrément ! Le corps, c’est notre outil de travail. Au début, on fait quelques bêtises de jeunesse, on veut un peu trop profiter de la vie comme des jeunes qui vont à l’université qui font la fête le jeudi soir. Ça laisse des séquelles. Je l’ai vécu. C’est compliqué de demander à de jeunes athlètes d’être vigilantes. Il faut savoir faire des erreurs pour après rectifier le tir et savoir à quel point l’hygiène de vie est importante pour perdurer à haut niveau. Quand on est en forme, c’est plus facile de faire de bons matches que quand on a fait des excès alimentaires ou autres car la performance est impactée. J’ai fait des erreurs et j’en ai tiré des enseignements. J’ai eu très peu de blessures et je pense que c’est aussi dû à mon hygiène de vie.

Quelle situation préférez-vous, celle avant les Jeux de Londres ou après ?
Sans hésitation, après les Jeux. Ça été un chamboulement personnel avec les retombées médiatiques, il y a eu un véritable engouement pour le basket et j’en ai été un peu la tête d’affiche. Mais après, quand on se déplace dans les salles avec son club et qu’elles sont pleines, que les gens viennent voir « Les Braqueuses », c’est un plus. Quand les gamins et les gamines viennent à la fin des matches demander des autographes avec des étoiles plein les yeux, c’est génial. Certes on ne fait pas du basket pour être reconnu, pour être dans les médias, mais quand on a de la reconnaissance, surtout des plus jeunes, c’est un sacré clin d’œil. C’est plaisant et absolument pas pesant.

Cliquez ici pour accéder à la fiche de Céline Dumerc (16 saisons LFB - 423 matches joués au 5 oct. 2017)

Catégorie: 
Surtitre: 
20 ans LFB
Auteur: 
Pascal Legendre
Date d’écriture: 
Jeudi, 5. Octobre 2017
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Chapeau: 
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur Céline Dumerc et ses 16 saisons en Ligue Féminine.
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Une médaille pour un adieu

Corps: 

Au sommaire : retour sur la médaille d'argent à l'Euro des Bleues, portrait des douze joueuses tricolores, la Coupe du Monde de Basket 3X3 organisée en juin à Nantes et qui sera discipline olympique à Tokyo en 2020, la Pro A, la NM1, les championnats nationaux, le Trophée du Futur, les Equipes de France jeunes, l'Equipe de France masculine...

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Tous les anciens numéros

Surtitre: 
Equipe de France féminine
Auteur: 
Kévin Bosi (FFBB)
Date d’écriture: 
Mercredi, 5. Juillet 2017
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Catégorie 2: 
Chapeau: 
Les Bleues sont revenues de Prague avec la médaille d'argent de l'EuroBasket Women 2017. Un cinquième podium continental d'affilée pour l'Equipe de France féminine qui est à l'honneur du dernier numéro de BasketBall Magazine. Une nouvelle breloque pour Céline Dumerc, capitaine emblématique des Tricolores, qui glane une sixième médaille internationale avant de prendre sa retraite internationale.

Merci Céline !

Surtitre: 
Equipe de France féminine
Auteur: 
Kévin Bosi (FFBB)
Date d’écriture: 
Mercredi, 28. Juin 2017
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Six médailles internationales, 262 sélections avec les Bleues (record pour le basket français), Céline Dumerc a refermé dimanche dernier à Prague le livre de son histoire avec l'Equipe de France. Merci.
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One Shot avec Céline Dumerc

Surtitre: 
Equipe de France féminine
Auteur: 
Kévin Bosi (FFBB)
Date d’écriture: 
Dimanche, 18. Juin 2017
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Jour de repos pour les Bleues à l'EuroBasket Women 2017 aujourd'hui. L'occasion de découvrir un nouvel épisode de #OneShot avec la capitaine tricolore, Céline Dumerc.
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Les adieux de Dumerc et Skrela au public français

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Moment d'émotion à Mulhouse hier soir après la rencontre contre l'Espagne. Gaëlle Skrela et Céline Dumerc ont fait leurs adieux au public après leur dernier match avec le maillot tricolore sur le territoire français. Merci !

Retour en vidéo sur cet instant :
 

Surtitre: 
Equipe de France féminine
Auteur: 
Kévin Bosi (FFBB)
Date d’écriture: 
Lundi, 12. Juin 2017
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Catégorie 2: 
Chapeau: 
Les deux joueuses tricolores ont disputé contre l'Espagne hier à Mulhouse leur dernier match en France avec le maillot tricolore.
crédit: 
(Crédit : Julien Bacot/FFBB)
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En immersion avec Céline Dumerc

Surtitre: 
Equipe de France féminine
Auteur: 
Kévin Bosi (FFBB)
Date d’écriture: 
Lundi, 5. Juin 2017
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Vendredi dernier à Villenave d'Ornon, Céline Dumerc a honoré sa 255e sélection devenant ainsi la joueuse la plus capée de l'histoire du basket français. Retour en immersion sur cette soirée avec la capitaine des Bleues.
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Et de trois pour l'Équipe de France féminine !

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C'est un match historique. Non pas par l'enjeu, mais par ce qu'il représente. Céline Dumerc honore ce vendredi soir à Villenave d'Ornon sa 255e sélection, devenant ainsi la joueuse la plus capée de l'histoire. Et comme un symbole, c'est la capitaine des Bleues qui ouvre la marque. En leader, ses partenaires l'imitent. Miyem, Ciak et Tchatchouang infligent d'entrée un 13-2 aux Monténégrines. Depuis le début du tournoi, les Bleues avaient peiné à être efficace à la fois offensivement et défensivement. Cette fois, elle le sont. Et la tableau d'affichage peut en attester après 10 minutes (25-7).

Le deuxième quart repart de plus belle. Les Tricolores déploient un très joli jeu collectif et parviennent à limiter leurs pertes de balle tout en régalant le public de Villenace d'Ornon. Johannes fait lever les foules (10 points à la pause). Mais le Monténégro parvient enfin à scorer par l'intermédiaire de Skrerovic et Jovanovic. Les Tricolores ont perdu leur réussite et leur efficacité défensive et voient le Monténégro revenir dans leur rétroviseur. Malgré un tir primé de Chartereau, le Monténégro est mené par les Bleues (38-25).

Les Monténégrines continuent de grapiller leur retard, tandis que les Bleues s'oublient quelque fois en défense. Les Tricolores doivent faire face à l'attaque de zone adversaire qui leur pose des problèmes. Il faut l'adresse de Michel, et les points d'Amant, Chartereau et Minte pour que la France conserve son pécule d'avance à l'issue du 3ème quart-temps (54-44).

Les Tricolores repartent un le même rythme. Chartereau de loin, Minte puis Dumerc répond aux assauts de Jovanovic toujours en réussite. Les Bleues restent devant au score et s'imposent une troisième fois en autant de matches. Elles ont désormais rendez-vous à Mulhouse

France bat Monténégro : 66-60

Céline Dumerc, joueuse la plus capée de l'histoire du basket français féminin et capitaine des Bleues : "On a démarré très fort mais on a encore des moments de moins bien. Le match de ce soir est satisfaisant car malgré leur remontée, on a réussi à rester devant surtout face à leur zone qui nous a mis en danger. Concernant ma 255ème sélection, je suis très heureuse et très fière, surtout de l'avoir fait ici en France avec une victoire au bout"

Valérie Garnier, entraîneur de l'Equipe de France féminine : "Le contrat est rempli. On a eu une préparation très courte pour arriver à ce genre de résultat donc c'est positif. Il y a des enseignements sur chaque match, notamment sur le premier (ndlr : les balles perdues). Mais on corrige sur chaque match et c'est très intéressant quand on progresse de cette façon."

Surtitre: 
Préparation EuroBasket Women 2017
Auteur: 
Kévin Bosi (FFBB)
Date d’écriture: 
Vendredi, 2. Juin 2017
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Trois matches et trois victoires. Le bilan des Bleues à Villenave d'Ornon est parfait. Les Bleues sont venues à bout du Monténégro (66-60).
crédit: 
(Crédit : Julien Bacot/FFBB)
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