Patrimoine

Entretien
Mode, basket-ball et patrimoine : le projet Naval Sports Co
Interview avec Hugo Boutin qui a fondé la marque Naval Sports Co en s'inspirant des grandes heures du basket rochelais dont son grand son grand-père fut une figure.
Les archives de l'Alsace de Bagnolet
L’Alsace de Bagnolet est un club qui a marqué l’histoire du basket-ball, aussi bien au niveau francilien que national. Ces derniers mois, l’Alsace a entrepris un travail remar...
Fijalkowski et les Demoiselles du CUC au Panthéon du sport français
Isabelle Fijalkowski est officiellement devenue Gloire du Sport au cours de la traditionnelle cérémonie organisée à la Maison du sport français, siège du CNOSF. Les joueuses d...
Christian Tersac est décédé.
La Commission Patrimoine & Légendes de la FFBB souhaite rendre hommage à l’un de ses membres, Christian Tersac, décédé le 25 octobre dernier.
Les nouveaux académiciens dévoilés
Cette année 6 nouveaux membres et un équipe ont fait leur entrée au sein de l’Académie du Basket français, à l’occasion de l’Assemblée Générale de la FFBB, qui se déroule à Vittel. Ils rejoignent ain...
Une journée ludique et instructive à l'Espace muséal FFBB
L'Espace muséal FFBB a ouvert ses portes au public le samedi 21 septembre,...
La FFBB ouvre ses portes, découvrez son Histoire
A 93 ans, Jacques Dessemme est parti
Claude Hemmerlin nous a quittés

Pages

Académie régionale de Bretagne

Catégorie: 
Surtitre: 
Académie du Basket
Poids: 
-994
Auteur: 
Commission Patrimoine
Date d’écriture: 
Jeudi, 18. Avril 2013
Vignette: 
Chapeau: 
La Ligue régionale de Bretagne vient de mettre en ligne un livret détaillé sur l’Académie du basket bretonne. Fonctionnement, promotions, fiches détaillés sur les académiciens…une synthèse précise sur l’institution et sur les noms qui ont marqué l’histoire du basket en Bretagne.
Tags: 

Lefèbvre, le 1er Français drafté en NBA

Corps: 

Le reportage est daté de février 1961. On voit le géant débonnaire déambuler dans Paris du côté de la place de la République. Les rues sont pavées et un flic avec un képi agite son bâton blanc pour faire la circulation. « Jean-Claude Lefèbvre, le géant du Racing, a recouvré la santé et continue de se promener dans la rue, comme vous et moi, en suscitant simplement un peu de curiosité de ci, de là » commente la voix off. Le Parisien entre dans une cabine téléphonique, forcément en se baissant. Il prend le combiné et appelle un interlocuteur imaginaire. « Ici Jean-Claude Lefèbvre, 2,18 m, 125 kilos, pointure 55… Bien voilà, vous savez tout. »
Ensuite, pendant cinq minutes, les téléspectateurs de l’ORTF eurent droit au même plan fixe : le basketteur et le journaliste assis à la table d’un restaurant. C’est incroyablement kitch. Jean-Claude répond avec un sourire imperturbable à quelques questions dont certaines, avec le recul, nous apparaissent bien sottes. On y apprend que son père fait 1,87 m et sa mère deux centimètres de moins, qu’un arrière-grand-père avait été mesuré à 1,97 m, et aussi que Jean-Claude « n’ose pas remonter plus loin car j’ai peur de trouver des ascendants qui seraient plus grands que moi. A 10 ans, lorsque j’ai fait ma communion, je me rappelle que j’étais plus grand que le curé qui faisait déjà 1,75 m. »
Sinon Vincent Pourchot (2,22m), Jean-Claude Lefèbvre est le plus grand basketteur français de tous les temps, à égalité avec Frédéric Weisz et, pour situer son gigantisme, il faut savoir que la Nationale 1 de l’époque - la Pro A actuelle - ne dénombrait que neuf double mètres. Jean-Paul Beugnot et Pierre Cordevant représentaient les cimes françaises avec leurs 2,04 m. Jean-Claude a tout d’abord pratiqué le lancer du poids au CA Montreuil. Victime d’une entorse du genou, il ira consulter à l’INS le docteur Andrivet, qui le mettra en relation avec Robert Busnel, alors entraîneur de l’équipe de France de basket.
Busnel est persuadé avoir capturé l’oiseau rare avec ce jeune fils de paysan originaire d’Epiais-les-Louvres, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Paris. Lefèbvre laisse tomber les études et Busnel lui donne des cours accélérés de basket quatre heures par jour. Il a déjà 18 ans et ne sait rien faire avec un ballon et ses deux mains. « Pas de muscles, pas de vitesse, pas de détente mais une réelle volonté de réussite malgré les ampoules et les courbatures » écrit Gérard Bosc dans Une Histoire du Basket Français… « Le garçon souffre aussi de quelques difficultés hormonales et porte, comme Krouminch - un pivot soviétique qui a la même taille -, quelques stigmates de gigantisme. Retenu très rapidement en équipe de France - première sélection en février 1957 - il ne fait pas l’unanimité bien que ses prestations ne soient pas mauvaises. A Roanne, où Busnel le place pour s’aguerrir, il n’arrive pas à s’exprimer et perd une année. » De fait, jusqu’à la fin de sa carrière, Jean-Claude va souffrir de l’incompréhension de ses équipiers, de ses adversaires, des autres et de leur « normalité »…

L’université de Stockton et Turiaf
Robert Busnel, lui, estime que le géant peut être l’arme fatale lors des Jeux Olympiques de Rome. Lorsque Jim McGregor le découvre lors d’un tournoi aux Pays-Bas et propose de l’envoyer en formation dans une université américaine, Busnel incite son protégé à tenter l’aventure. McGregor est un globe-trotter polyglotte, qui coachera quantité d’équipes à travers la planète et sera longtemps un agent de joueurs incontournable. « Jolly Jim » a notamment entraîné le Whitworth College à Spokane, dans l’Etat de Washington, entre Seattle et Portland. C’est là-bas qu’il va envoyer le Français, mais dans la fac concurrente, l’université de Gonzaga, une institution privée catholique. Son antre habituel est alors le Gonzaga gymnasium qui ne peut recevoir que 1 500 spectateurs, mais l’équipe peut éventuellement être abritée par le Spokane Coliseum, qui est doté d’une capacité de 7 500 places pour le basket-ball.
Il faut bien comprendre que la NCAA est alors, vue d’Europe, un monde aussi inconnu que les galaxies de l’amas du Centaure. A notre connaissance, Lefèbvre est le premier Français à s’y rendre, du moins dans un major college.  « C’était l’université où avait étudié le chanteur Bing Crosby et je me souviens qu’il avait fait un don pour construire une bibliothèque » nous avait commenté Jean-Claude. C’est bien plus tard que le dreamteamer John Stockton rendra la fac célèbre, puis que Ronny Turiaf et le Brésilien du Mans João Paulo Batista revêtiront le maillot des Bulldogs.
C’est un pote du coach Thor Henry Anderson qui a payé les billets d’avion. Un reportage dans Sport Illustrated raconte que Lefèbvre est arrivé sur place muni de ses pyjamas, de serviettes de toilette, d’une garde-robe modeste mais bien taillée, et de « neuf mots d’anglais » Et aussi d’une paire de baskets, taille 17, trop petite pour lui. Il lui faut du 19, mais pas un magasin n’en possède en ville. Un chausseur promet d’en fournir au plus vite une paire avec une semelle en éponge. Lefèbvre doit suivre des cours d’anglais - avec un professeur particulier -, de théâtre français depuis 1930, d’histoire de la littérature française, de tragédies de Racine et d’économie. « Comme je ne parlais pas anglais, j’ai dû obtenir une autorisation spéciale pour être accepté au college. La première année, j’ai passé les examens en français. La seconde, en anglais. Les études, le basket, c’était quelque chose de sérieux. Je me souviens que trois joueurs avaient été surpris un soir dans une taverne et ils avaient été virés aussitôt de l’équipe. » Sports Illustrated précise que « Lefèbvre a rapidement acheté un dictionnaire français-anglais, quatre bouteilles de lotion de rasage, un appareil photo et un ordinateur portable (sic) pour étudier les schémas de jeu et le tableau noir d’Anderson. » Notre homme se fait également dix dollars d’argent de poche par semaine en effectuant quelques tâches sur le campus, notamment en installant des étagères en hauteur dans la bibliothèque !

50 points dans un match
Le Spokane Chronicle salue l’arrivée du Français, dans sa langue natale, d’un « Golly, Quel Homme ! »  A l’évidence, la présence du big man provoque une grosse effervescence dans la région. Le prestigieux magazine Life viendra également faire un reportage sur le phénomène. Anderson, qui fait à la fois fonction de coach et de promoteur, estime alors que le nombre d’abonnés va passer de 300 à plus d’un millier. « Il semble se déplacer parfaitement et je suis satisfait de son agilité. Son hook shot est vraiment bon pour un big man, mais il a besoin d’expérience, notamment au rebond »  commente-t-il.
La suite des événements ? Elle s’est perdue dans le temps ou reste probablement enfouie dans la mémoire collective des vieux fans de Gonzaga. Les archives nous délivrent juste quelques pistes.
Lefèbvre est équipier de Frank Burgess, qui sera trois fois le top-scoreur de l’équipe - 32,4 points de moyenne en senior, ce qui sera le meilleur score de toute la NCAA -, avant de jouer professionnel à Hawaï dans l’American Basketball League, puis de devenir avocat. Ça n’empêchera pas Jean-Claude, le 18 février 1958 - merci au media guide de Gonzaga ! - de marquer 50 points - avec 20 paniers et 10 lancers - contre Witworth, dans ce que l’on peut appeler le derby de Spokane. Aujourd’hui encore, cette marque constitue la deuxième performance all-time de l’université de Gonzaga derrière les 52 points de Frank Burgess, accomplis trois ans plus tard. Lefèbvre nous dira avoir joué contre un certain Elgin Baylor de l’université de Seattle qui sera ensuite une star des Lakers et un piètre general manager aux Clippers. On n’en sait guère davantage, sinon qu’après le retour du Français au pays, Sport Illustrated notera « qu’après avoir essayé sans succès de faire un basketteur du Français de 7 pieds et 3 pouces Jean-Claude Lefèbvre, Gonzaga continue l’expérience avec un grand Grec George Trontzos, 2,15m, et un Suédois de 2,05m, Hans Albertson. »
« Busnel m’avait envoyé aux Etats-Unis pour que je me perfectionne avec, comme objectif, les Jeux de Rome. Malheureusement, je suis tombé malade et je ne suis pas allé aux JO. Ma maladie s’est prolongée durant un an et je ne suis pas non plus retourné à Gonzaga. Je n’ai pas eu ainsi le loisir de passer mes diplômes » expliquera Jean-Claude.

Il n’ira jamais aux Lakers
Sa draft ? Cette saison-là - 1959-60 -, la National Basketball Association ne compte que HUIT équipes, réparties dans deux Divisions, sachant qu’il n’y en a aucune dans toute la partie ouest du pays. C’est justement le moment que choisissent les Lakers pour partir de Minnesota et emménager à Los Angeles. Ils draftent au 1er tour un certain Jerry West de West Virginia, qui sera leur emblème - et celui de la NBA - pendant quatre décennies. Et puis, ce sont Jim Hagan, Wally Frank… Jean-Claude Lefèbvre est retenu au 9e tour, en 64e position Le premier Français et, probablement, le premier « véritable » Européen de l’Histoire.
Quelle importance accorder à cette draft ? Très relative. Un 9e tour, c’est un gadget. C’est bien sûr son immense taille qui a fait de Jean-Claude Lefèbvre un pionnier. Et puis, les Lakers, en installant la franchise en Californie du Sud, ont cherché à recruter dans le Far West, avec notamment John Werhas de USC et Sterling Forbes de Pepperdine. « Je ne me rappelle plus très bien comment j’ai été averti. Par courrier, je crois. Ce dont je suis sûr, c’est que j’étais déjà revenu en France lorsque j’ai appris la nouvelle. Non, je ne suis pas allé faire le camp des Lakers. De toute façon, comme je le disais, j’étais tombé malade et je ne pouvais plus jouer au basket. » D’ailleurs, si Jan-Claude entretiendra toujours une correspondance avec ses anciens équipiers, plus jamais il ne remettra les pieds aux USA.
Après avoir passé trois mois alité et un an sans jouer, Jean-Claude Lefèbvre portera le maillot du Racing Paris en 2e division. On le verra ensuite à Antibes et Charleville. Entre 1956 et 1963, il aura porté 57 fois le maillot de l’équipe de France avec, à la clé, le Championnat du monde à Rio. Il marquera d’ailleurs à cette occasion 21 et 22 points contre l’URSS. « Jean-Claude était moins physique qu’un Krouminch, mais plus mobile. C’est pour cela, à mon avis, qu’il a intéressé les pros. Comme il avait commencé le basket très tard, il aurait été mûr vers trente ans » nous commentera Jean-Paul Beugnot, considéré à l’époque comme l’un des meilleurs pivots européens.
En fait, Jean-Claude Lefèbvre mettra un point final à sa brève carrière à 26 ans. Il avait entamé des études de kiné à Charleville, tout en étant aide-moniteur dans un centre de rééducation. Et puis, il retournera dans la ferme de ses parents, pour faire de l’élevage de poules, de la céréale, de la betterave. Un peu plus tard, il s’occupera d’une équipe féminine d’un village voisin. On verra plusieurs fois son imposante stature lors de matches à Coubertin, à Paris. Il décèdera en 1999. Sans trop savoir qu’il a marqué à jamais l’histoire du basket français.


Histoire d’un scoop
En 1960, il n’y avait pas Internet, peu de moyens de communication, le basket américain snobait totalement le reste du monde. Combien de basketteurs français s’étaient rendus aux Etats-Unis ? Une poignée non identifiable. « C’est lui qui m’a expliqué ce que voulait dire « drafté ». Je ne connaissais pas ce mot-là. Pour nous, ça ressemblait à une sélection régionale ou quelque chose comme ça… »  nous dira Jean-Paul Beugnot.
Trente ans plus tard, la NBA n’était toujours pas installée en Europe, et se rendre à un match NBA était encore une Aventure avec un grand A. La National Basketball Association ne nous abreuvait pas encore de communiqués et pour obtenir ses fameux media guides, et ses écritures sacrées, il fallait les commander en espérant que le club accepte de nous les envoyer en payant lui-même les frais postaux ! Celui des Los Angeles Lakers, saison 88-89, est tombé entre les mains de l’auteur de cet article, qui s’est mis à le parcourir religieusement. Page 36, un chapitre intitulé « Laker story ». Et cette illumination : « Claude Lefevre (sic) » de Gonzaga au 9e tour de la draft de 1960… Personne à l’époque n’était au courant en France ! Vraiment. C’était une sorte de scoop à retardement. Nous étions remontés jusqu’à Jean-Claude Lefèbvre grâce aux indices donnés par Jean-Paul Beugnot. Il était donc cultivateur en banlieue parisienne. Les témoignages des deux géants du basket français des années 50 inclus dans cet article datent de cette époque. Jean-Paul a rejoint depuis Jean-Claude au paradis des basketteurs.

Pascal Legendre

Catégorie: 
Surtitre: 
Amicale des Internationaux
Poids: 
-994
Date d’écriture: 
Mardi, 16. Avril 2013
Vignette: 
Chapeau: 
Journaliste spécialisé dans le basket depuis 30 ans, fondateur de Maxi-Basket et de divers magazines de sport, auteur du blog ilovebasket.com, Pascal Legendre nous propose ici un article sur Jean-Claude Lefèbvre qui avec ses 2,18m est devenu, il y a un demi siècle, le premier Français drafté par une franchise NBA, les Lakers qui passaient alors de Minneapolis à Los Angeles. Il nous explique comment l'’événement est devenu un scoop trente ans plus tard.

On n'a pas tous les jours 20 ans...

Corps: 

En 1993, Richard Dacoury et ses coéquipiers sont devenus la première équipe française à remporter la plus haute compétition européenne, un mois et demi avant le sacre de l'OM face au Milan AC en football.

Ce docu sera diffusé le dimanche 14 avril à 15h, et rediffusé le lendemain, jour des 20 ans de cette victoire.

Catégorie: 
Surtitre: 
Hommage
Poids: 
-994
Date d’écriture: 
Vendredi, 12. Avril 2013
Vignette: 
Chapeau: 
En partenariat avec la FFBB et la LNB, L'Equipe 21 vous propose le Coup Parfait, un documentaire exceptionnel pour célébrer les 20 ans du sacre européen du CSP Limoges. Ce film réalisé par Nicolas Devirieu sera diffusé sur l'Equipe 21 le dimanche 14 avril à 15h00. En attendant découvrez vite la bande annonce.
Tags: 

A la découverte de Max Joseph-Noël

Corps: 

Max Joseph-Noël : « J’avais honte que ma femme gagne plus d’argent que moi »

Il fut le premier international venu des Antilles. Max Joseph-Noël, 73 ans aujourd’hui, fut une météorite dans le ciel du basket français. Son parcours atypique est vraiment étonnant.
« Les journalistes sont toujours en train d’exagérer ! Je mesure 1,92 m. On m’a signalé à 1,94 m et même parfois 1,96 m. J’ai par contre une envergure de 2,05 m et je sautais un peu plus haut que les autres mais surtout avec les bras, j’allais piquer des balles ou les contrer. C’était ma spécialité comme Serge Ibaka ! Je jouais pivot, j’étais l’un des plus petits du championnat. Je faisais 80 kg à mon arrivée en métropole et après une année j’ai pris 7-8 kg sans faire de muscu. Robert Busnel, qui était le patron de l’équipe de France, disait « faire de la musculation, ça enlève de l’adresse ! » Alors que l’on voyait aux actualités les pros américains, et même les universitaires, qui étaient solides. Il est allé aux Etats-Unis, il a fait venir Bob Cousy (NDLR : meneur de jeu emblématique des Boston Celtics des années 50-60, d’origine française), il a été ébloui, et il fallait tout faire comme les Américains. Comme quoi…

René Lavergne disait de moi que je n’étais pas bon car j’étais un produit de Monoprix ? Pourquoi ? Joe Jaunay était l’entraîneur de Caraman, à 25 km de Toulouse qu’il a fait monter en 1ère division. Je le rencontre à Printafix, un concurrent de Monoprix, en plein centre de Toulouse.

- Monsieur, vous me reconnaissez, je suis Joe Jaunay, le meilleur entraineur de basket de la région.

- Non monsieur !

- Êtes-vous intéressé pour jouer au basket ?

Je lui ai donné mon adresse et il m’a dit qu’il m’écrirait. J’étais sportif mais je n’avais pas fait de sport de haute compétition dans ma jeunesse car à 11 ans j’ai eu le genou gauche pété suite à un accident et on m’avait interdit de faire du sport. J’en ai fait en cachette à Fort-de-France, un peu de foot, un peu de basket. Je suis arrivé en France à 17 ans pour faire ma terminale. Après avoir vu Jaunay, et sans nouvelles de sa part, je suis allé au TUC, le club universitaire, mais on ne s’est pas occupé de moi. Le hasard a voulu que je le rencontre une deuxième fois, l’été suivant, toujours à Printafix. Il avait perdu mon adresse et il m’a demandé si ça m’intéressait toujours, je lui ai répondu que oui.

Tout le mois de juillet il m’a entrainé tout seul, trois heures le matin, trois heures l’après-midi. J’ai débuté de zéro mais j’étais un athlète. En deux mois il m’a appris à récupérer et à remettre dedans. J’avais interdiction de dribbler en match. Dès septembre je me rendais trois fois par semaine à Caraman pour les entrainements. C’était la seule équipe de 1ère division avec un terrain macadamisé en plein air. Il y avait 2.000 habitants dans le village, c’était vraiment le basket à la campagne. J’ai débuté en 1ère division en octobre contre le Racing Club de France qui était champion de France !

Je n’ai joué qu’une année à Caraman. Jaunay est tombé malade, il y a eu un clash avec les dirigeants, le club est descendu en 2e division. Louis Bertorelle, notre vedette, est parti au RCM Toulouse avec Boyer qui faisait 1,96 m. J’ai suivi Jaunay à Castres en Régionale 1. J’ai continué à me former et c’est là que j’ai rencontré ma femme. J’ai rejoint le RCMT, de 1960 à 65. Il y avait Bertorelle et en meneur de jeu mon meilleur ami, Jean Luent (NDLR : futur entraineur d’Orthez et de l’équipe de France).

En 64, à la demande de l’entraîneur André Buffière, j’accepte de faire des stages au Bataillon de Joinville et je suis retenu en équipe de France militaires. Il y avait Alain Gilles, Daniel Ledent, Jacky Renaud, on est champion du Monde à Damas !

J’ai fait ensuite 12 ou 13 matches en équipe de France mais il n’y en a que 7 qui ont compté (NDLR : d’avril 64 à janvier 65). Et là, j’ai dit « terminé ! » J’ai arrêté ma carrière à 27 ans. J’étais en plein boom, mais on était des amateurs chef ! J’étais chargé de famille et j’avais honte que ma femme gagne plus d’argent que moi. J’ai passé mon concours en octobre 1965 et je suis devenu directeur d’hôpital public. J’ai eu des propositions de La Vendéenne de La Roche/Yon et du Stade Clermontois en N2. Refus. Je travaillais 60h par semaine. J’ai été en poste à Dreux et j’ai quand même été entraineur-joueur à l’Alliance, en Régionale.

J’ai suivi l’Euro cet été et j’étais présent à Toulouse pour le France-Canada. Je préfère le basket féminin car les filles jouent plus en équipe. Ah ! si… Jordan, Magic, Bird, Pippen, la Dream Team de Barcelone, ça c’était du basket collectif ! »

Propos recueillis par Pascal LEGENDRE

Catégorie: 
Surtitre: 
Amicale des Internationaux
Poids: 
-994
Date d’écriture: 
Jeudi, 4. Avril 2013
Vignette: 
Chapeau: 
Journaliste spécialisé dans le basket depuis 30 ans, fondateur de Maxi-Basket et de divers magazines de sport, auteur du blog ilovebasket.com, Pascal Legendre nous propose ici une interview de Max Joseph-Noël, le premier Antillais à avoir porté le maillot de l’'Equipe de France (7 sélections en 1964 et 1965).

Max Dorigo, l’'ailier avant-gardiste

Corps: 

 

Né de parents italiens, Maxime Dorigo commence le basket à 14 ans. Il prend la nationalité française lors de son service militaire. C’est pourquoi ses coéquipiers le surnomment affectueusement "Le Rital". A l’aise à mi-distance et en pénétration, l’ailier est un redoutable attaquant. Elégant dans son style de jeu, Max Dorigo peut aussi bien prendre les tirs que faire des passes pour ses partenaires. Il se révèle au championnat d’Europe en 1959 et explose au Mondial en 1963. Il est le meilleur marqueur de ce Mondial et fait parti du meilleur 5. Après cette compétition internationale, il reçoit des propositions de Milan et Varèse, mais il préfère rester fidèle à son club de coeur, l'Alsace Bagnolet, avec lequel il remporte trois titres de champion de France.

Voir le vidéo sur Maxime Dorigo 

 

CV Max Dorigo

Né le 27 septembre 1936 à Paris
1, 92 m
Ailier

En Equipe de France 


Nombre de sélections : 71Nombre de points : 846
Record : 30
Première sélection : le 6 avril 1958 à Barcelone (Espagne) contre l’Espagne
Dernière sélection : le 25 mai 1966 à Paris contre la Chine
- 1 Mondial (1963)
- 1 Euro (1959)
- 1 JO (1960)

Palmarès en Equipe de France  

Médaillé de bronze à l’Euro (1959)

En club


Parcours :
JA Charonne (1950-1955), JDA Ménilmontant (1955-1957), Alsace Bagnolet (1957-1972).
Titres : Champion de France (1961, 1962, 1967)

Palmarès individuel 


Meilleur marqueur du championnat du Monde (1963)Elu dans le meilleur cinq du Mondial (1963)
MVP français (1963)

Distinctions 


Ordre National du mérite : 1971Elu à l’Académie du Basket : 2004
Gloire du Sport : 2011

 

 

Catégorie: 
Surtitre: 
Amicale des Internationaux
Poids: 
-994
Auteur: 
Anne SEIGNER
Date d’écriture: 
Jeudi, 28. Mars 2013
Vignette: 
Chapeau: 
Pour faire vivre l’'histoire du basket au travers de ses « Légendes », l'’Amicale des Internationaux présente une nouvelle vidéo historique consacrée à Maxime Dorigo dit « Max ». Cette vidéo, format 2 mm, a été réalisée par Lorrain FLORES.

Le programme 2013 de l'Amicale

Corps: 
L'Amicale des Internationaux a mis son programme 2013 en ligne. 
Chaque membre de l'Amicale, peut s'incrire dès à présent, pour les différents évènements organisés par la FFBB auprès de Dorothée DIOP
@ffbb.com>
 
Prochain rassemblement : l'Assemblée Générale de l'Amicale des Internationaux qui se tiendra à Paris le samedi 4 mai, un moment fort pour parler des projets 2013 et se retrouver pour un dîner convivial le samedi soir.
 
Le lendemain, 5 mai, les Internationaux sont invités par la FFBB à assister aux Finales de la Coupe de France à Paris-Bercy.
 
Les Internationaux seront également présents lors des matches de préparation des Equipes de France (féminine et masculine) à l'Euro 2013, pour les soutenir.
 
Alors "Tous avec les Bleu(e)s" !
 
Retrouvez le programme de l'Amicale des Internationaux en cliquant ici.
Catégorie: 
Surtitre: 
Amicale des Internationaux
Poids: 
-994
Date d’écriture: 
Mardi, 26. Mars 2013
Vignette: 
Chapeau: 
Retrouvez l'agenda 2013 de l'Amicale des Internationaux.

Décès de Suzy Bastié

Corps: 
La Fédération Française de BasketBall adresse toutes ses condoléances à la famille et aux proches de Mme Suzy Bastié.
 
Les obsèques seront célébrées ce mardi 19 mars à 17h en l’église St Jean de Gaillac (81600). 
Catégorie: 
Surtitre: 
Décès
Poids: 
-994
Date d’écriture: 
Lundi, 18. Mars 2013
Vignette: 
Chapeau: 
Suzy Bastié est décédée ce dimanche 17 mars à l’âge de 79 ans. Sous le maillot de l’'Équipe de France, elle avait participé aux Championnats d'’Europe 1956 et 1958. Elle fût également entraîneur-adjoint de l'Équipe de France féminine de 1968 à 1980 et décrocha une médaille d'’argent au Championnat d'’Europe de 1970.

Cathy Malfois, la référence des années 80

Corps: 

Cathy Malfois débute à 15 ans en Nationale 1 au Clermont Université Club et en Equipe de France à 17 ans. Elle a participé, avec l’arrivée de Pierre Galle, à la montée en puissance de l’AS Montferrand avant de retourner chez le voisin clermontois. Douée techniquement et athlétiquement, l’arrière a étonné par ses capacités et sa facilité. Après le CUC, elle est la première Française à jouer à l’étranger, précisément à Gdansk, en Pologne. Elle est l'une des meilleures joueuses françaises des années 80. Elle est élue dans le top 5 de l'Eurobasket 1977 et dans le top 10 des joueuses du 20e siècle par le magazine Maxi Basket. Après sa carrière de joueuse, elle enchaîne sur celle d’entraîneur. Enfin elle n’oublie pas de transmettre son expérience en écrivant un premier ouvrage sur le mini-basket puis un second sur l'entraînement des adolescents.

Cathy Malfois
Née le 5 août 1955 à Paris
1,81 m
Arrière

En équipe de France
Nombre de sélections : 166
Nombre de points : 1713
Record : 32
Première sélection : le 22 février 1972 à Novi Sad (Yougoslavie) contre la Yougoslavie
Dernière sélection : le 11 septembre 1987 à Cadix (Espagne) contre la Suède
- 1 Mondial (1979)
- 4 Euros (1976, 1978, 1980, 1987)

En club
Parcours joueuse : Clermont UC (1965-1974), Monaco (1974-1975), Toulon (1975-1976), Gdansk (Pologne, 1976-1977), Toulon (1977-1978), Gdansk (Pologne, 1978-1979), Clermont UC (1979-1981), AS Montferrand (1981-1986).
Parcours entraîneur : Assistante Equipe de France Juniors Féminine (1987), Besançon (NF3, 1987-1988), Bourges (1988-1992), Châteauroux (1992-1994), Assistante Equipe de France A’ Féminine (2001), Responsable du Pôle Espoirs de Bretagne (1999-2002).

Titres joueuse :
Meilleure jeune sportive de l'année (1972, tous sports confondus),
Championne de France (1971, 1972, 1973, 1979, 1981).

Titres entraîneur :
Coupe de France (1990, 1991)
Championnat de France N1B (1991)
Championnat de France N2 : 1995

Palmarès individuel :
MVP du championnat de France (1985, 1986)
Elue dans le top 5 européen (Euro 1977)

Distinctions :
Elue à l’Académie du basket : 2008

Anne Seigner

Catégorie: 
Surtitre: 
Légendes du basket
Poids: 
-994
Date d’écriture: 
Mardi, 12. Mars 2013
Vignette: 
Chapeau: 
Pour faire vivre l’'histoire du basket au travers de ses « Légendes », l’Amicale des Internationaux, soutenue par la FFBB, présente une nouvelle vidéo historique consacrée à Cathy Malfois. Cette vidéo, format 2 min, a été réalisée par Solène Salvador.

Fonds Albert Chaminade

Corps: 

C’est ainsi que le fonds Albert Chaminade a fait l’objet d’un don par la famille de cet ancien arbitre international et ancien vice-président de la Fédération. Photographies, correspondance, coupures de presse viennent témoigner de l’activité de Monsieur Chaminade dans le domaine du sport en général et du basket-ball en particulier. Ces Archives ont été classées et décrites par Gautier Sergheraert et sont maintenant consultables à l’aide d’un répertoire numérique détaillé (document qui présente en détail le contenu du fonds d’archives).

Catégorie: 
Surtitre: 
Patrimoine
Poids: 
-994
Auteur: 
Commission Patrimoine
Date d’écriture: 
Vendredi, 1. Février 2013
Vignette: 
Chapeau: 
La Fédération française de basket-ball est dotée d’un Centre de recherche et de documentation. L’une de ses missions essentielles est de proposer aux chercheurs, aux journalistes, aux passionnés, l’accès aux ouvrages et archives qui y sont conservées et collectées. Outre les ressources provenant de l’activité de la FFBB, le Centre a la possibilité de recueillir des fonds d’archives provenant d’autres origines.
Tags: 

Commission du Patrimoine Ile-de-France

Corps: 

"La Ligue Ile de France a créé une nouvelle Commission Régionale du Patrimoine, qui a pour mission de retracer et faire connaître toute l’Histoire du Basketball Francilien. Cette Commission prend toute sa légitimité en 2013 puisque la Ligue fêtera, cette année, ses 80 années d’existence ! Afin de célébrer comme il se doit cet anniversaire, la Commission Patrimoine a décidé de réaliser une médaille commémorative représentant les valeurs de l’Histoire du basket francilien. Elle a choisi de faire participer tous les clubs et tous les licenciés d’Ile de France pour la création du visuel de la médaille.
Nous vous proposons donc de participer au concours en soumettant vos créations à la Ligue. Le gagnant se verra récompenser d’un bon d’achat de 200 €, à la Boutique de la Fédération, lors de l’Assemblée Générale du 15 juin 2013.

Voici les modalités du concours :
- Visuel rond de 61 mm de diamètre pour une médaille de 72 mm (format EPS).
- Le visuel sera sculpté directement dans la masse du métal
- Il devra représenter les 3 valeurs suivantes : Basket – Esprit d’équipe/Solidarité – Héritage intergénérationnel
- Les créations devront être envoyées à Sandra VALLEJO à l’adresse suivante : svallejo@basketfrance.com
- La date limite pour l’envoi des documents est le mercredi 20 février 2013
- La décision sera prise par la Commission Patrimoine le vendredi 8 mars 2013

Nous espérons que vous serez nombreux à participer à ce concours. N’hésitez pas à transmettre ce message à tous vos adhérents !"

Monsieur Michel RAT
Président de la Commission Régionale du Patrimoine

Catégorie: 
Surtitre: 
Ligue Régionale d'Ile de France
Poids: 
-994
Date d’écriture: 
Jeudi, 31. Janvier 2013
Vignette: 
Chapeau: 
La Ligue Ile-de-France de Basket vient de créer sa Commission Régionale du Patrimoine. Cette Commission aura pour vocation de faire connaître et de mettre en valeur l’histoire du basket francilien. Laissons la parole à Michel Rat, Président de cette Commission.
Tags: 

Pages

S'abonner à RSS - Patrimoine
close
Envoyer à un ami

Ce contenu a attiré votre attention et vous souhaitez le partager ? Envoyez le lien de cette page à vos amis et collègues en remplissant simplement le formulaire ci-dessous.

*Les champs obligatoires sont signalés par un astérisque

'