Valenciennes

Que deviens-tu...Elodie Bertal-Christmann ?
"Aider les gens dans un projet de vie"
Joueuse emblématique de Ligue Féminine avec 12 saisons et 255 matches à son compteur, Elodie Bertal-Christmann a rangé ses baskets et vit désormais à Tarbes où elle travaille dans l'immobilier. U...
"J'ai un Master 1 de Manager Général"
Formée en Seine-et-Marne puis passée par le Centre Fédéral, Krissy Badé a débuté sa carrière professionnelle lors de la première saison LFB en 1998 avec Rennes. Elle a ensuite...
Les succès européens
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou e...
Les clubs LFB disparus
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur ces clubs qui ont fait l'histoire de la...
Le Nord, terre de basket
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui on...

"Aider les gens dans un projet de vie"

Corps: 

Comment vas-tu Elodie ?
Ca va bien. Le confinement se passe bien. C'est chargé car il y a deux enfants à la maison, c'est un peu sport. Je suis maîtresse, éducatrice de jeunes enfants (rires).

Que deviens-tu ?
Je suis conseillère en immobilier chez IAD France. J'avais plusieurs idées pour ma reconversion et l'immobilier m'a toujours passionnée. Quand je changeais de club, c'était un plaisir de pouvoir, même en location, trouver une maison. Si tu n'es pas bien chez toi, tu ne peux pas être bien dans ta vie de tous les jours. Mon cocon, même pour 8 mois, était super important. C'est l'endroit où tu peux te ressourcer. J'ai toujours eu un côté casanier, me retrouver au calme chez moi. J'aime l'échange avec les gens, les aider dans un projet de vie. Chaque bien, chaque client est différent ce qui permet de changer d'univers plusieurs fois dans une journée. C'est génial !

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Je le suis vraiment le championnat donc on va dire 8-9. Je ne suis pas allée voir de match de Ligue Féminine cette année, le basket me manque beaucoup. J'habite toujours à Tarbes, je suis bénévole pour le club des garçons qui joue en NM1 pour garder un pied dans le basket.

Quel est ton plus beau souvenir de LFB ?
Ca pourrait être le titre de championne d'Europe ma première année avec Valenciennes, c'était fantastique. Il y a aussi Perpignan même si c'est de la Ligue Féminine 2. On a eu des moments très compliqués dans ce club. L'année de LF2 (saison 2013-2014), on est remontées, les filles étaient super soudées, il n'y a pas eu une embrouille de la saison. On s'entendait toutes bien. On avait un seul objectif, gagner. Une année extraodinaire, vraiment. Ca restera un de mes plus beaux souvenirs.

Et le moins bon ?
Clairement c'est quand je me suis blessée au ligament croisé au TGB parce que ma carrière ne s'est pas terminée comme prévue, beaucoup trop rapidement.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Je dois voir Claire Tomaszewski tous les 15 jours car elle est sur Tarbes. Adja Konteh aussi, on s'envoie des vidéos des enfants. Je suis aussi en contact avec des étrangères. Je suis restée proche d'Abby Bishop et Angie Bjorklund. Bérangère Dinga-Mbomi, Elodie Godin de temps en temps par message, Pauline Krawczyk. Je profite des occasions pour prendre des nouvelles, discuter un moment. On garde un lien.

Son parcours

1999-2002 Centre Fédéral
2002-2004 Valenciennes
2004-2005 Bourges
2005-2009 Lattes Montpellier
2009-2011 Villeneuve d'Ascq
2012-2014 Perpignan (LFB puis LF2)
2014-2015 Roquebrune Cap Martin (NF1)
2015-2017 Tarbes (LF2 puis LFB)
2017 Lyon
2018 Angers (LF2)

Son palmarès

En Équipe de France jeunes
Médaille de bronze au Mondial Espoirs en 2003
Médaille d'argent à l'Euro Juniors en 2002
Médaille de bronze à l'Euro Cadettes en 1999

En club
Vainqueur de l'Euroligue en 2004
Championne de France LFB en 2003 et 2004
Vainqueur de la Coupe de France en 2003
Vainqueur du Tournoi de la Fédération en 2003 et 2004
Vainqueur de l'Open LFB en 2002 et 2003
Championne de France LF2 en 2014 et 2016
MVP du Final Four LF2 en 2014

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Elodie Bertal-Christmann ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 1. Avril 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Joueuse emblématique de Ligue Féminine avec 12 saisons et 255 matches à son compteur, Elodie Bertal-Christmann a rangé ses baskets et vit désormais à Tarbes où elle travaille dans l'immobilier. Une reconversion logique selon l'intérieure passée par sept clubs en LFB dont Valenciennes, Lattes Montpellier ou encore Villeneuve d'Ascq.

"J'ai un Master 1 de Manager Général"

Corps: 

Comment vas-tu Krissy ?
Ça va plutôt bien, je vis ce confinement avec ma famille dans le Nord.

Que deviens-tu ?
J’ai arrêté après la saison 2014/15 à Aulnoye Aymeries en LF2. J’ai 2 enfants et j’ai travaillé à Arras de 2016 à 2019 en tant que Manager Directrice Sportive en LF2. J’ai eu mon Master 1 Manager Général au CDES de Limoges en novembre 2019 et je termine mon titre professionnel d’assistante comptable en juin. Je suis à la recherche d’un nouveau challenge sportif dans ma région.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Je suis à 6/10 la LFB. J’essaye de suivre les grosses affiches généralement et les finales.

Quel est ton plus beau souvenir de LFB ?
Les titres de Coupe de France en 2007 et 2012 sans hésitation car on est sur terrain neutre à Bercy, une salle mythique, et ça se joue sur un match. Il faut être prêt.

Et le moins bon ?
La demi-finale des playoffs perdue en 2008 avec Valenciennes (contre Lattes Montpellier) car cela signifiait la mort du club de l’USVO.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
J’échange encore de temps en temps avec d’anciennes coéquipières mais on parle moins de basket qu'avant. J’essaye de leur apporter mon soutien, de prendre du recul face à certaines situations que l’on peut vivre dans une saison. Je leur dit de profiter au maximum et de préparer doucement la sortie de piste. C’est important pour bien vivre la fin de carrière.

Son parcours en LFB

1998-1999 Rennes
1999-2002 Villeneuve d'Ascq
2002-2004 Lattes Montpellier
2004-2006 Mondeville
2006-2008 Valenciennes
2010-2013 Arras

Son palmarès en LFB

Championne de France LFB en 2007
Vainqueur de la Coupe de France en 2007 et 2012

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Krissy Badé ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Lundi, 30. Mars 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Formée en Seine-et-Marne puis passée par le Centre Fédéral, Krissy Badé a débuté sa carrière professionnelle lors de la première saison LFB en 1998 avec Rennes. Elle a ensuite joué pour Villeneuve d'Ascq, Lattes Montpellier, Mondeville, Valenciennes et Arras (12 saisons et 320 matches en Ligue Féminine). Elle est restée attachée au Nord puisqu'elle y vit désormais.

Les succès européens

Corps: 

Les clubs français et les coupes d’Europe, c’est une histoire d’amour où l’on retrouve en fil rouge les Tango de Bourges.

Après le Clermont Université Club, cinq fois finaliste de la Coupe des Clubs Champions (C1) dans les années 70, les clubs français ont connu une traversée du désert avant de s’exposer de nouveau à la lumière à partir des années 90. Challes-les-Eaux entra dans l’histoire en 1993 en participant au Final Four de ce qui deviendra l’Euroligue, mais c’est Bourges qui fut le véritable club pionnier en remportant tout d’abord la Coupe Ronchetti (C2) puis trois fois l’Euroligue (1997,1998 et 2001).
Lorsque le CJM Bourges gagna sa première coupe d’Europe, c’était déjà un club de pointe avec 5MF de budget pour l’équipe pro, 125 entreprises partenaires, 2 400 spectateurs en moyenne, huit joueuses et deux entraîneurs pros et une secrétaire à temps partiel. Le président Pierre Fosset avait réuni quelques étoiles dont le coach russe Vadim Kapranov, sa compatriote Elena Koudashova, la Slovaque Anna Kotocova et les Françaises Yannick Souvré, Odile Santaniello, Amy Cissé, Martine Campi bientôt rejointes par Cathy Melain et Isabelle Fijalkowski.
C’est avec un noyau dur d’internationales françaises, y compris Anna Kotocova qui se verra délivrer plus tard le passeport national, que Bourges passa la vitesse supérieure et devient trois fois la meilleure équipe d’Europe. L’édition de 1998 fut particulièrement mémorable puisque le Final Four se tint au Prado de Bourges. En finale, les Tango repoussèrent le Getafe Madrid 76-64 avec 21 points de Odile Santaniello et autant de la Tchèque Eva Nemcova.
« Oui, on est très fortes psychologiquement mais on ne fait rien de particulier pour ça, » confia Yannick Souvré devenue le symbole du basket féminin français qui gagne. « C’est le mystère Kapranov. Il dit peu de choses mais quand il les dit, ça prend une telle ampleur… De nature une femme n’a pas confiance en elle, j’en sais quelque chose. Mais Vadim m’a toujours fait croire que j’étais meilleure que la fille d’en face. »

Deux clubs français en finale de l’Euroligue

2001 fut une année magique pour le basket féminin français. Les « Filles en Or » furent sacrées championnes d’Europe au Mans et, quelques semaines auparavant, deux clubs français s’étaient retrouvés en finale de l’Euroligue, à Messine, en Sicile. Un exploit unique. Cela devait marquer le passage du témoin entre Bourges et Valenciennes. Seulement, ce sont les Berruyères qui réalisèrent le triplé après une victoire sur le fil sur un layup de Cathy Melain, 73-71. La seule défaite de l’USVO de la saison. Yannick Souvré remporta ainsi un nouveau trophée et une invitation à « Tout le monde en parle » de Thierry Ardisson, preuve que les succès des basketteuses ne passaient pas inaperçus.
Une ère se terminait, une autre s’ouvrait, celle de Valenciennes. C’est à Liévin, en terre nordiste et devant ses supporters inconditionnels, que l’USVO remporta la première de ses deux Euroligue avec une véritable Dream Team : Ann Wauters, Allison Feaster, Isabelle Fijalkowski, Audrey Sauret, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Nathalie Lesdema, qui était aussi selon son coach Laurent Buffard « un groupe de filles formidables ».
Le banc de l’USVO était si riche que l’on y trouvait tout au bout une véritable légende du basket mondial, Teresa Edwards, cinq fois médaillée olympique (dont quatre fois en or) et à 37 ans au soir de sa carrière. « Il y a eu un respect mutuel. Ces filles-là sont douées, elles jouaient bien avant que j’arrive et je n’étais pas là pour leur rendre la tâche difficile ni pour leur enseigner quoique ce soit parce qu’elles avaient déjà bien travaillé », commenta l’étoile américaine avec beaucoup d’humilité.

Après Valenciennes, Ann Wauters se met au service de Villeneuve d’Ascq

La C2, que l’on appela Coupe Ronchetti puis Eurocoupe à partir de 2002, a également plusieurs fois souri aux clubs français. Après Bourges en 1995, Tarbes la remporta l’année suivante, puis ce fut au tour de Aix-en-Provence en 2003, lequel tomba en finale trois ans plus tard comme Arras en 2011.
Le passé récent nous a offert de nouvelles belles émotions. C’est face au club belge des Castors de Braine et dans l’atmosphère de kermesse de Charleroi que Villeneuve d’Ascq remporta cette Eurocoupe en 2015.
La présence de Ann Wauters au centre de son dispositif fut déterminante. La légende belge apporta sa taille, sa technique, son expérience et sa sérénité. Le fait d’être huée par ses compatriotes tout au long du match retour ne la troubla pas le moins du monde. Alors que les Villeneuvoises avaient perdu 64-68 dans leur fief, elles balayèrent les Belges au retour, 73-53. Les Guerrières avaient sorti leurs griffes le jour J.
« Il y avait trois facteurs : émotion, engagement, stratégie », commenta Frédéric Dussart, coach de l’ESBVA-LM et prof d’EPS à mi-temps. « Pour la stratégie, j’ai proposé des choses qui ont été validées ou modifiées par les filles, un managérat participatif, comme Claude Onesta au hand. Pour l’engagement, on a ressorti des phrases du match aller où les Belges disaient qu’elles avaient gagné sur le fighting spirit, ce qui fait mal d’entendre ça. Pour l’émotion, on a dit qu’à 12 contre 6 000, il fallait garder le visage fermé, zéro émotion. »
Villeneuve d’Ascq ne put réaliser le doublé. L’année suivante, les Nordistes furent vaincues en finale par Bourges, les deux clubs étant écartés de la phase finale de l’Euroligue. Quinze ans après Messine, deux clubs français s’étaient retrouvés de nouveau ensemble sur une cime européenne.

Catégorie: 
Surtitre: 
20 ans LFB
Auteur: 
Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
Date d’écriture: 
Mercredi, 18. Avril 2018
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur les victoires des équipes françaises en Euroligue et Eurocoupe.
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Les clubs LFB disparus

Corps: 

Séquence nostalgie avec un éclairage sur les clubs qui ont fait la gloire de la Ligue Féminine et qui ont depuis cédé leurs places.

Isabelle Fijalkowski, Sandrine Gruda, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Audrey Sauret, Ann Wauters… La liste des joueuses de renom qui ont porté le maillot de l’Union Sportive Valenciennes Olympic est interminable. Normal, ce club a été deux fois champion d’Europe (2002 et 2004), deux fois finaliste (2001 et 2003) et sept fois champion de France. Le public de l’USVO a été élu deux fois meilleur public de France et la venue du rival berruyer était la garantie de soirées électriques. Valenciennes a disparu du paysage du basket national en étant englouti dans la fusion avec l’Union Saint-Amand Porte du Hainaut pour former l’Union Hainaut Basket. C’était au printemps 2008. Ce sont des supporters qui récupérèrent une partie des trophées qui allaient finir à la poubelle et qui les offrirent à l’ancien coach, Laurent Buffard.

L’ASPTT Aix-en-Provence devenu Pays d’Aix Basket 13 du président Guy Boillon fut longtemps également un pilier de la Ligue Féminine. Le club provençal fut exposé particulièrement par la présence en son sein de 1986 à 1994 d’Odile Santaniello, au total neuf fois MVP française, et par sa victoire en Eurocoupe en 2003 sous la conduite du coach Abdou Ndiaye. C’est en mai 2013 que le club des Bouches-du-Rhône se retira de la Ligue Féminine en demandant sa relégation en LF2 suite notamment à une baisse de 50% da la subvention municipale.

Autre club prestigieux, celui de Challes-les-Eaux Basket, niché dans la banlieue de Chambéry. Ce fut le premier club français a participer au Final Four de l’Euroligue –appelée alors Coupe d’Europe des clubs champions. C’était en 1993. Corinne Benintendi, Frédérique Venturi, Chantal Julien –qui devint ensuite l’une des meilleures arbitres au monde-, Isabelle Fijalkowski, Carole Force et encore les Russes Elena Koudachova et Olga Soukharnova sont passées par la Savoie. Après une première rétrogradation, Challes parvint à rebondir et à revenir en Ligue Féminine pour disparaître de nouveau de l’élite en 2011.

Au cours de son riche parcours, Isabelle Fijalkowski a également fait partie un temps de l’aventure du SCAB 63, un club de Clermont-Ferrand qui a fait perdurer pendant six saisons en LFB la tradition mise en place en ville par l’AS Montferrand et le Clermont Université Club.

Deux autres clubs, du sud-ouest, ont également laissé une trace en Ligue Féminine. Waïti Bordeaux y tint sa place cinq saisons avec des personnalités comme Edwige Lawson, Nicole Antibe, Emmanuelle Hermouët et Marie-Sophie Obama, l’actuelle président de l’ASVEL féminin. Quant au Mourenx Basket Club de coach Valéry Demory, il est devenu célèbre pour avoir attiré 8000 spectateurs au Palais des Sports de Pau, le 12 février 2006, pour le derby contre Tarbes. Un record d’Europe pour du basket féminin en termes d’affluence à cette époque.

Catégorie: 
Surtitre: 
20 ans LFB
Auteur: 
Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
Date d’écriture: 
Lundi, 8. Janvier 2018
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur ces clubs qui ont fait l'histoire de la Ligue mais qui ont disparu du plus haut niveau.
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<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr"><a href="https://twitter.com/hashtag/20ansLFB?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#20ansLFB</a> - Continuons de parcourir l&#39;histoire de la <a href="https://twitter.com/hashtag/LFB?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#LFB</a> avec aujourd&#39;hui la mise en avant de clubs historiques mais malheureusement disparus <a href="https://t.co/tZfY1jLl3K">https://t.co/tZfY1jLl3K</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/USVO?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#USVO</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/PABA13?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#PABA13</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Mourenx?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Mourenx</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/WaitiBordeaux?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#WaitiBordeaux</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/ChallesLesEaux?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ChallesLesEaux</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/SCAB63?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#SCAB63</a> <a href="https://t.co/9LQWBe6jS6">pic.twitter.com/9LQWBe6jS6</a></p>&mdash; LFB (@basketlfb) <a href="https://twitter.com/basketlfb/status/950371199816790016?ref_src=twsrc%5Etfw">8 janvier 2018</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Le Nord, terre de basket

Corps: 

Dans l’histoire de la Ligue Féminine, le Nord-Pas-de-Calais est incontestablement la région numéro 1 de par la quantité et la qualité de ses clubs.

C’est chez lui, à Liévin, à la fin avril 2002 qu’eut lieu l’apothéose du basket nordiste avec le triomphe de Valenciennes alias l’USVO au Final Four de l’Euroligue. 4 500 spectateurs enfiévrés poussèrent les filles de Laurent Buffard à croquer les Slovaques de Ruzomberok en demi-finale (+48) et à batailler pour repousser les Polonaises de Gdynia (+6) en finale.
L’USVO était alors une sorte de Dream Team avec cinq internationales française de haut rang (Isabelle Fijalkowski, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Nathalie Lesdema et Audrey Sauret), la Belge Ann Wauters, 22 ans, la Hongroise Timea Beres et les Américaines Allison Feaster et comme neuvième joueuse Teresa Edwards, quatre fois championne olympique et venue décrocher un dernier trophée la quarantaine approchant.
« Par rapport à l’équipe qu’on avait sur le papier, on se devait d’obtenir des résultats. Toute l’année, tout le monde a été plus ou moins critiqué, chacune à son tour, on s’est remis en question », faisait remarquer Audrey Sauret.
Oubliée la suprématie de Bourges constatée un an auparavant lorsque les équipières de Yannick Souvré avaient soufflé sur le fil la victoire en Euroligue à celles d’Audrey Sauret. En sept ans, l’USVO allait gagner 6 titres de Champion de France, remporter deux Euroligue (2002 et 2004) et participer à deux autres finales (2001 et 2003).
Le vieux rêve du président de l’US Orchies, Robert Leroux, l’un des deux frères à la tête de l’entreprise de chicorée éponyme et de Marc Silvert, sa cheville ouvrière était réalisé alors qu’il n’était plus au club. Car c’est bien d’Orchies que tout est parti, du plus bas niveau jusqu’à un titre national en 1994 et en enrôlant des figures européennes comme la Lettone Ouliana Semenova, la Polonaise Malgorzata Dydek et la Belge Ann Wauters que Marc Silvert alla chercher en Flandres, à Osiris Aalst, alors qu’elle avait à peine dix-huit ans.

Saint-Amand, l’héritier de Valenciennes
Nous étions en 2007-08 quand le Nord-Pas-de-Calais battait un record remarquable avec pas moins de cinq clubs (Arras, Calais, Saint-Amand-les-Eaux, Valenciennes et Villeneuve d’Ascq) en Ligue Féminine. Une preuve de la vitalité du basket local sachant que Roubaix (2003-04) et Armentières (2009-10) sont apparus furtivement parmi l’élite.
La fin de l’épopée, la fusion-absorption avec Saint-Amand, personne ne l’a vu venir. La responsabilité de ce chamboulement est venue directement des hautes sphères politiques locales. Une sorte de Yalta eut lieu en coulisses. A Valenciennes, le foot. A Saint-Amand le basket.
« Ce fut brutal. Mais il n’y avait pas de bons moments pour annoncer ça. Six mois ou un an plus tôt, cela n’aurait pas été idéal pour la sérénité. Sur le fond, je pense que les gens comprennent que c’était la bonne décision », disait le président de la nouvelle entité René Carpentier.
Dix ans plus tard, Saint-Amand Hainaut Basket, sans avoir le prestige de l’USVO, est toujours fidèle au poste de la Ligue Féminine.

Villeneuve d’Ascq dix ans après l’USVO
Ce sont deux autres clubs qui ont porté au sommet européen les couleurs des Hauts-de-France. Tout d’abord Arras Pays d’Artois Basket Féminin, finaliste de l’Eurocoupe en 2011. A l’aller de cette finale, en Israël, les Arrageoises croyaient avoir fait le plus dur en réussissant le nul (61-61) face à Elitzur Ramla mais elles se firent malmener au retour (61-53). Sans doute trop d’attente, trop de pression.
« On était chez nous, un public en folie, toutes les conditions étaient réunies, et on n’y arrive pas. On perd peut-être la finale là-bas lorsqu’on a douze points d’avance. Elles viennent ici, elles y croient. C’est finalement une finale qui s’est jouée en un match », constata Johanne Gomis.
Laquelle Johanne Gomis pris sa revanche dans la même compétition avec Villeneuve d’Ascq et face aux Castors de Braine, en 2015. A l’inverse, les Nordistes étaient mal parties après le match aller à domicile (64-68) mais renversèrent la table au retour (73-53) dans une salle de Charleroi remplie de plus de 6 000 fans acquis très majoritairement à la cause des Belges.
« Ce titre vient récompenser un travail qui ne date pas d’hier », commenta le président Carmelo Scarna. « Je suis arrivé il y a neuf saisons, en 2012, Fred Dusart a pris les rênes, un manager s’est installé (Valentin Cavelier, qui était à Roanne lors du titre de 2007). On a réussi à monter une équipe qui gagnait une ou deux places chaque année. »
Et l’épopée de l’ESBVA-LM n’était pas terminée. Dans la foulée, les Villeneuvoises disputaient leur première finale de Ligue Féminine face à Bourges. Perdue. Puis une autre finale de l’Eurocoupe. Encore perdue et toujours contre Bourges. C’est la saison dernière et cette fois face à Lattes Montpellier en finale des playoffs que Villeneuve d’Ascq obtenait son premier titre de Champion de France, dix ans exactement après le dernier sacre de l’USVO et du basket nordiste.

Catégorie: 
Surtitre: 
20 ans LFB
Auteur: 
Texte : Pascal Legendre - Visuel : Chloé Bérard
Date d’écriture: 
Mardi, 14. Novembre 2017
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, zoom sur le Nord-Pas-de-Calais, pourvoyeur historique de clubs LFB.
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<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr"><a href="https://twitter.com/hashtag/20ansLFB?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#20ansLFB</a> - Zoom sur les <a href="https://twitter.com/hautsdefrance?ref_src=twsrc%5Etfw">@hautsdefrance</a>, terre de basket et ses clubs qui ont passé au moins une saison en <a href="https://twitter.com/hashtag/LFB?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#LFB</a> <a href="https://t.co/RsCJjLMaI5">https://t.co/RsCJjLMaI5</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Valenciennes?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Valenciennes</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/USVO?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#USVO</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Nord?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Nord</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/PasdeCalais?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#PasdeCalais</a> <a href="https://twitter.com/ESBVALM?ref_src=twsrc%5Etfw">@ESBVALM</a> <a href="https://twitter.com/ArrasBasketOff?ref_src=twsrc%5Etfw">@ArrasBasketOff</a> <a href="https://twitter.com/COBCalais?ref_src=twsrc%5Etfw">@COBCalais</a> <a href="https://twitter.com/Hainaut_Basket?ref_src=twsrc%5Etfw">@Hainaut_Basket</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Roubaix?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Roubaix</a> <a href="https://twitter.com/SOA_BASKET?ref_src=twsrc%5Etfw">@SOA_BASKET</a> <a href="https://t.co/uFkCpXTNeB">pic.twitter.com/uFkCpXTNeB</a></p>&mdash; LFB (@basketlfb) <a href="https://twitter.com/basketlfb/status/930364033160699904?ref_src=twsrc%5Etfw">14 novembre 2017</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
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