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EQUIPE DE FRANCE A FEMININE

De la fierté et des larmes

par Julien Guérineau, à Rio - 20/08/2016
Bellenger/IS/FFBB
Trois mois après le début de sa campagne 2016, l’Equipe de France a conclu son parcours par une défaite qui la prive d’une médaille olympique.

A l’heure des bilans il y aura une deuxième qualification consécutive pour les demi-finales des Jeux Olympiques. La présence dans la rotation de trois joueuses de 22 ans et moins. Les ressources mentales et physiques pour vivre une campagne de trois mois d’Angers à Rio. La capacité à faire face à l’adversité et à performer en dépit de l’absence sur blessure de deux titulaires (Céline Dumerc et Diandra Tchatchouang). Mais les faits objectifs n’avaient que peu de poids samedi après-midi face aux larmes des Bleues. Pendant que les joueuses serbes faisaient voler Marina Maljkovic dans les airs, un après avoir remporté l’EuroBasket face à la France, les Tricolores étaient vaincues par l’émotion.

Frustrées car conscientes qu’elles ont offert aux Serbes le bâton pour les battre, laissant échapper 20 ballons souvent transformés en paniers faciles par les Championnes d’Europe. "Les Serbes se nourrissent des erreurs des autres", regrettait Marielle Amant. "Et nous en avons fait beaucoup et à ce niveau de compétition, à ce moment-là c’est évident que c’est sanctionné. On y croyait toutes et c’est dur de finir comme ça." En concédant 28 points dans un troisième quart-temps fatal, l’Equipe de France a ruiné tous les efforts fournis pour revenir sur des Serbes extrêmement agressives et techniquement remarquables dans leurs un contre un. "Pendant 2-3 minutes on est inattentive et cela nous coûte le match", estime Gaëlle Skrela. "La Serbie est une équipe qui a du caractère et de l’orgueil. On sait qu’elles jouent à l’envie. On ne fait pas un bon début de match mais on parvient quand même à revenir à égalité à la mi-temps. C’est surtout ensuite qu’on perd trop de ballons, des choses faciles, beaucoup de jeu rapide, ce qu’elles adorent. Certes c’est dû à leur agressivité mais avec un peu plus de maîtrise et de patience on aurait pu en éviter plusieurs ce qui leur aurait donné moins de munitions et moins d’énergie."

C’est bien évidemment dans ces situations que l’absence de Céline Dumerc se sera fait sentir. Particulièrement marquée par la défaite, Gaëlle Skrela sait qu’à 33 ans, elle vient de voir disparaître un rêve olympique et que l’opportunité ne se représentera plus : "Je sais que ce qu’on a vécu c’était inespéré. Mais quand tu arrives là c’est difficile de terminer sur une défaite. On nous voyait mortes quand Céline s’est blessée. On a gagné des matches à l’arrache au premier tour, en quart de finale on sort un gros match pour passer et on n’a pas été ridicules contre la meilleure équipe du Monde. C’est une belle compétition mais avec tout ce qu’on a donné on voulait se récompenser avec la médaille de bronze. Et c’est le match où on fait le plus de bêtises. Il faut apprendre à gagner ces matches. Et j’espère que les filles qui sont jeunes reviendront aux Jeux… et gagneront ce type de match."

Les joueuses de l’Equipe de France doivent désormais digérer leur déception et se projeter sur leur saison en club. Tout en ayant en tête que dès le 19 novembre, au Colisée à Chalon, elles reprendront le fil de leur aventure internationale avec des qualifications pour l’EuroBasket 2017.

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