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NM1 - Saison 2019-2020

« On a été un peu trop timide »

03/06/2020
La première partie de championnat compliquée, la concurrence dans le département ou encore la valeur de Raphaël Desroses, Sylvain Mousseau revient avec nous sur la première année du club en NM1

Comment s’est passée cette première expérience en NM1 pour le club ?
Je pense que l’on a été un peu trop timide. Tout de suite par rapport à la composition des poules, cela ne nous a pas cassé mais ça a été peut être un alibi. En plus de cela, sans joueur étranger, on avait un peu cette étiquette de promu à qui on promettait pas mal de difficultés et on ne l’a pas renié.
Quand on perdait, on se disait que l’on était dans une poule compliquée avec Boulogne, Caen, Le Havre etc… Sur le début de championnat on a été un peu trop complexé. Le premier match on avait bien imaginé le prendre à domicile face à Vitré et cela nous a fait mal de le perdre avec un tel écart surtout qu’on allait à Boulogne et on recevait Le Havre juste après. Moi le premier on a été un peu  trop respectueux de l’adversaire et un peu trop dans cette mentalité de « jouer le maintien ». Du coup en revenant le lundi à l’entrainement on n’avait pas forcément la rage que l’on avait la saison dernière en NM2.
Sur le début des matchs retours on a vu que l’on était capable de jouer les yeux dans les yeux avec n’importe quelle autre équipe, on bat Boulogne et Angers chez nous, et à l’extérieur on était souvent dans les matchs.

Après des débuts compliqués, l’équipe a trouvé son rythme, surtout à domicile.
Oui surtout à domicile, malheureusement on n’a pas réussi à prendre de match à l’extérieur, on perd à Lorient au buzzer sur un rebond, à Challans c’est après prolongation. A domicile oui, car on avait un jeu basé sur l’adresse, et cela nous convenait mieux à domicile.

Raphaël Desroses est l’un des « gros CV » de NM1, qu’est ce qu’un joueur comme lui apporte à un groupe ?
Beaucoup de choses, c’est un grand monsieur du basket. C’est de l’experience, c’est de la sécurité, il rassure, il encourage. Que ce soit avec les joueurs ou avec le staff il apporte son expérience. Surtout que j’ai un fonctionnement où j’aime bien communiquer et discuter avec mes joueurs donc il m’aide aussi au quotidien. C’est vraiment un gars génial, un compétiteur. Pour un groupe et pour un coach c’est une plus-value inestimable.

Le groupe a progressé ensemble et vous gardez une grande partie de l’effectif, de bon augure pour la saison prochaine ?
Oui dans un premier temps on va viser le maintien à la fin de la première phase, ce qui nous permettrait d’être au alentour de Février sécurisé par rapport à la descente et après c’est un tout autre état d’esprit car on est libéré et on peut accroché les playoffs, mais on n’en est pas là. L’objectif sera vraiment d’accrocher cette poule intermédiaire dans un premier temps.
On a fait le choix de la continuité avec le groupe car il y a des fidèles du club avec qui on a envie de continuer, car ils ont montré qu’ils pouvaient jouer et apporter des choses à l’équipe en NM1. On essaye de renforcer aussi avec ce qui pouvait nous manquer cette saison.

Dans le 92 il y a 2 clubs de Jeep Elite, et 2 clubs de NM1, sans compter les grands clubs parisiens dans les autres sports, c’est un vrai challenge pour rester au plus haut niveau ?
Oui, de notre côté on aimerait bien avoir une certaine longévité dans cette division. On a pas la prétention pour le moment d’aller plus haut mais déjà si on pouvait se stabiliser et faire de ce club un club stable de NM1 avec une mentalité où l’on fait jouer les joueurs français et chercher aussi des jeunes joueurs pour qui on pourrait être un tremplin avant d’aller voir plus haut.
C’est vrai que le 92 et l’Ile de France en général est une terre dense de basket.

Est-ce que Vanves peut s’installer durablement en NM1, à l’image de Rueil qui l’a fait étape par étape ?
Rueil est un bon exemple, cela fait maintenant 10 ans qu’ils sont en Nationale 1 et d’ailleurs quand ils sont montés c’était contre nous en playoffs. Je suis impressionné par le travail qui est fait par Julien Hervy à Rueil car c’est une équipe référence maintenant de la division. Chaque saison il se fait « piller » ses meilleurs joueurs mais il arrive toujours à faire des équipes solides qui se qualifient pour les playoffs.
C’est un bel exemple pour nous, on aimerait bien être dans 10 ans là où ils en sont.

Faire jouer les joueurs français, les jeunes, c’est un autre objectif du club ?
On essaye de se positionner sur ce créneau effectivement. Faire un mélange entre joueur d’experience comme Raphaël Desroses ou comme j’avais avant Stephen Brun ou Sami Driss, pour qu’ils transmettent des choses aux plus jeunes. Raphaël s’oriente aussi vers des postes d’entraineurs, il aime entrainer, il aime s’occuper des jeunes, il aime transmettre et ça pour moi c’est super important.
Le club essaye aussi dans les catégories en dessous de se structurer petit à petit. Il y a quelques années il n’y avait pas beaucoup d’équipes en région et maintenant on essaye de dynamiser tout ça avec un encadrement de qualité. On est en CTC avec le club de Meudon qui est en Nationale 3.