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Euro U18 masculins

Génération talents

26/07/2019
Championne d’Europe U16 en 2017, vice-championne du Monde U17 en 2018, la génération 2001, amputée de deux de ses meilleurs joueurs, possède pourtant le talent pour prétendre à un nouveau podium dans la catégorie U18 à l'Euro qui débute samedi en Grèce.

Le coup pourrait être fatal pour une équipe. Théo Malédon et Killian Hayes, le duo qui a mené l’Equipe de France au titre européen en U16 puis à la finale mondiale en U17 ne sera pas de la partie en Grèce pour l’Euro U18. Et pourtant, les Bleuets version 2019 figurent encore parmi les candidats à la victoire finale. Une réalité rendue possible par la spectaculaire profondeur de la génération 2001. "C’est clair que vu le niveau des absents nous sommes contents de pouvoir compter sur un vivier important même si on ne peut pas complètement les remplacer", sourit leur entraîneur, Lamine Kébé. "Tous les ans on repart sur de nouvelles choses pour ne pas tomber dans une forme de confort. Savoir très vite qu’ils allaient être sollicités par d’autres équipes cela a permis d’anticiper les choses et de ne pas travailler dans l’incertitude."

Sans sa traction arrière titulaire, la répartition des points s’annonce chamboulée d’autant que les 2001 ne sont plus seuls. La génération 2002 est également concernée par la compétition estivale et sa qualité laisse supposer que les plus jeunes ne feront pas que de la figuration. La France compte toujours abondance de talents à l’arrière. Mathieu Gauzin est sans doute le joueur dont on attend le plus qu’il profite de l’absence du duo Malédon-Hayes, avec Juhann Begarin, impressionnant l’été dernier en U16. Les deux jeunes hommes ont brillé en 2018 et 2019 au Basketball Without Borders au camp organisé par la NBA et regroupant les meilleurs prospects internationaux hors Etats-Unis.

Parmi les individualités suivies de près, Malcolm Cazalon avait convaincu l’été dernier à la Coupe du Monde. Redoutable en transition, doté de qualités athlétiques impressionnantes, l’ailier gaucher avait quitté l’ASVEL pour Bourg avec l’espoir d’y trouver plus de temps de jeu. 17 apparitions et 66 minutes plus tard, ses débuts dans l’élite n’ont sans doute pas été à la hauteur de ses espoirs. "En stage en février il est revenu avec une grande motivation et un état d’esprit exemplaire. Son enthousiasme est énorme, à lui de l’utiliser à bon escient", estime Lamine Kébé. A ses côtés, les arrières du Pôle France Lorenzo Thirouard-Samson (10,3 pts) et Milan Barbitch (9,7 pts) ont fait preuve de solidité en Nationale 1.

La nouveauté de la cuvée 2019 pourrait venir de la plus grande implication des intérieurs du groupe. "Ce sera une des évolutions. Des garçons ont bien avancé et auront la capacité d’être plus impactant", prédit Lamine Kébé. Essome Miyem semble avoir franchi un cap ces derniers mois tandis que Maxime Carene avait laissé entrevoir son potentiel, notamment défensif, lors de la finale de la Coupe du Monde. Installé aux Etats-Unis depuis deux ans, Moussa Diabaté est de son côté l’un des potentiels les plus intrigants du basket français. Auteur d’un double-double en moyenne à l’Euro U16, son profil polyvalent pourrait vite le rendre indispensable tout comme Yvan Ouedraogo, dans un style plus au sol et plus puissant.

L’ensemble est particulièrement séduisant et toujours aussi ambitieux. "Ces générations sont très confiantes. L’objectif final est évidemment d’être champion. Mais auparavant il faut être premier de sa poule, ne pas se projeter. L’équipe est toute nouvelle, ne l’oublions pas", tempère Lamine Kébé, ravi de la densité du groupe. "Je me dis que je tombe sur de bonnes années. Mais je me dis également que c’est le fruit du travail de la Fédération et des clubs. Tout le monde travaille de mieux en mieux. Des générations creuses, nous n’en aurons presque plus."

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