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Coupe du Monde 2019

L'art du rebond

Par Julien Guérineau, à Pékin - 14/09/2019
L'Equipe de France cherchera à évacuer sa frustration lors du match pour le bronze, dimanche à 10h (en direct sur Canal + Sport).

Deux déceptions différentes seront face à face dimanche à Pékin. La France n'a pas existé face à l'Argentine. L'Australie a eu le match en main contre l'Espagne, craquant en double prolongation, Patty Mills ayant même le lancer-franc de la victoire entre les mains.

Les deux équipes rêvaient d'or. L'une d'elle repartira de Pékin les mains vides. Les Australiens, qui n'ont jamais gagné la moindre médaille internationale, ont déjà connu pareille désillusion aux Jeux de Rio. Une conclusion identique serait un crève coeur pour une équipe qui est apparue marquée physiquement après 50 minutes d'un combat de tous les instants face aux Espagnols, à l'image de Matthew Dellavedova qui n'a pas terminé la rencontre, victime de crampes.

Les Bleus, de leur côté, ont tenté de panser leurs plaies, autant physiques que psychologiques. "C'était compliqué. La nuit a été courte. Des douleurs se révèlent quand l'adrénaline descend", a reconnu Evan Fournier. La victoire face aux Etats-Unis avait fait naître les espoirs les plus fous. Ne pas considérer la possibilité de conquérir une deuxième médaille mondiale consécutive comme une immense opportunité serait une erreur que le staff technique veut à tout prix éviter. "Il ne faut surtout pas laisser les jouers s'isoler", a insisté Vincent Collet. "Au contraire il faut libérer la parole. Connaître leur ressenti. Et savoir ce qu'on a envie de faire ensemble. On a parlé de pourquoi nous sommes venus ici et pourquoi il faut rebondir. Je pense que les joueurs en ont conscience."

Après sept semaines ensemble, les joueurs feront de ce dernier rendez-vous se dont ils auront envie. La tactique aura sa part, quelques jours seulement après un match de poule transformé en festival offensif (défaite 98-100), l'approche psychologique et l'intensité proposée feront sans doute la différence. Un genou qui grince, une cheville qui se bloque, un dos en compote, une fatigue générale, il faudra tout oublier pour une dernière danse. "Dans 15 ans on s'en foutra des points, des kilomètres. On se rappellera de la médaille", avance Rudy Gobert.

Le bronze donnerait une autre dimension à une campagne qui devait faire oublier le couac de l'Euro 2017. "La médaille validerait la naissance d'une équipe", estime Vincent Collet. "On a construit une nouvelle équipe qui a un avenir. C'est certain. Demain c'est le début des Jeux Olympiques pour moi."

 

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