Vous êtes ici

Equipe de France féminine

"Le maillot bleu est devenu comme une deuxième peau"

(Crédit : Bacot/FFBB)
Propos recueillis par Kévin Bosi (FFBB) - 24/01/2020
Dans moins de deux semaines, Sandrine Gruda et les Bleues joueront à domicile leur Tournoi de Qualification Olympique qui doit les conduire vers les J.O. de Tokyo 2020. La troisième meilleure marqueuse de l'histoire se livre à quelques jours de cette échéance importante qu'elle connait bien, pour avoir déjà joué le TQO en 2012 et en 2016.

En 2012, vous participiez à votre premier TQO avec l'Equipe de France féminine, qui n'avait pas connu les J.O. depuis Sydney en 2000. Quels souvenirs gardez-vous de ce tournoi à Ankara (Turquie) ?
C'était nouveau sans vraiment l'être. L'enjeu était différent, celui de se qualifier pour les Jeux Olympiques, mais on se retrouvait dans un contexte d'un tournoi international. À l'époque, seule Edwige Lawson-Wade avait connu les Jeux en 2000. On ne réalisait pas vraiment à ce moment ce que cela pouvait représenter de s'y qualifier, on ne se projetait pas du tout à Londres. En revanche, au moment où on bat la Corée du Sud et où on valide notre billet pour les J.O., je me dis : "Wouah !". Je réalise enfin que je vais disputer cette fameuse compétition prestigieuse, où les athlètes les plus méritants participent, et qui couronne la carrière d'un athlète. Je réalise que je vais participer à cette compétition, que je regardais à la télévision quand j'étais enfant en Martinique, qui me paraissait intouchable. Et là, je vais me retrouver de l'autre côté du téléviseur.

 Quatre ans plus tard, abordez-vous le TQO de Nantes en 2016 d'une manière différente, dans la mesure où vous avez déjà participé aux J.O. ?
Sportivement, je l'appréhende de la même manière, ça reste un tournoi où il faut gagner des matches. En 2016, quand on valide notre ticket pour Rio, le fait d'avoir déjà joué les J.O., je n'ai plus ces étoiles dans les yeux. Par contre, la motivation vient d'ailleurs : il y a toujours cette fierté de représenter le basket français dans cette compétition, et le fait d'avoir déjà goûté en plus à une médaille olympique te donne encore envie de recommencer. J'avais aussi hâte de revivre cet élan de solidarité qu'il existe entre tous les athlètes français, on tisse des liens, on se croise, on s'encourage pour les matches à venir.

Pour la 2ème fois après Nantes, vous allez disputer un TQO à domicile à Bourges dans quelque jours. Que cela vous inspire t-il ?
Je ne m'en lasse pas. Je porte le maillot bleu depuis 2006, j'en suis honoré à chaque fois. C'est un peu devenu comme une deuxième peau. J'ai évolué 13 ans à l'étranger dans ma carrière, je sais ce que c'est d'être français dans un autre pays, je sais ce que cela représente. Rien que le fait d'en parler, j'en ai des frissons. Et pouvoir ressentir tout cela à domicile, c'est incommensurable.

 

Places à partir de 10 euros pour venir soutenir les Bleues au Prado de Bourges pendant le TQO.
Tarifs préférentiels pour les clubs, groupes/CE (à partir de 10 places)

Toutes les offres sont sur :
https://billetterie.ffbb.com