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Nationale Masculine 1

"M’épanouir avant tout"

27/11/2007
Auteur de 23 points le week-end dernier face à Toulouges, l’arrière de GET Vosges David Thevenon a ainsi signé l’une de ses plus belles sorties du début de championnat. Entretien avec un homme qui semble avoir trouvé son équilibre en NM1.


Y a-t-il une Limoges connection à GET Vosges ?
C’est surtout le fruit du hasard. En tous cas il n’y a pas d’union au programme. Nous ne sommes pas tous passés au CSP au même moment. Personnellement j’ai joué avec Baptiste Cransac qui lui a été entraîné par Philippe Maucourant. Cela crée des relations privilégiées quand il s’agit de recruter un joueur.

GET Vosges a choisi il y a un an de redescendre en N1, quel est aujourd’hui le discours au sein du club ?
Dans l’esprit des dirigeants le but est de prolonger la dynamique de la fin de saison dernière et de préserver les qualités humaines du groupe. C’était leur principale préoccupation dans leur recrutement avec également l’idée de faire mieux au niveau du classement (7e). Le but pour le club en descendant en N1 a toujours été de se structurer. Ce choix était en fait celui de l’ambition même si de l’extérieur ce n’était pas évident à comprendre. J’en ai d’ailleurs parlé longuement avec le Président et l’entraîneur. Ce que j’en retire c’est que les personnes qui sont ici aiment leur région et leur club. Sentant qu’ils n’allaient pas dans la bonne direction, ils ont choisi de descendre et c’est très louable.

Votre recrutement en provenance de Limoges va dans ce sens de l’ambition…
J’ai toujours choisi mes équipes parce que le discours était en accord avec ma philosophie. Et depuis que je fais du basket je crois que le discours de GET Vosges est celui que j’ai le plus apprécié. C’est honnête, c’est sain, sans promettre monts et merveilles. Personnellement j’ai connu des clubs qui voulaient remonter à court ou moyen terme. Il n’y a qu’à Prissé que j’avais fini deuxième alors que cette saison-là, il n’y avait qu’une montée. Les boules (il rigole). J’ai été déçu dernièrement par l’atmosphère en Pro B. Quand j’ai fait le bilan de la saison, il n’y avait pas grand-chose à retirer humainement parlant. Les nombrilistes j’ai du mal avec eux. Le niveau n’a pas d’importance, je veux m’épanouir avant tout. Donc je me sens plus en adéquation avec la Nationale 1.

Propos recueillis par Julien Guérineau
Interview extraite du BasketBall Magazine n°729 d’octobre 2007

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