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Coupe du Monde FIBA 2014

Objectif atteint

Bellenger/IS/FFBB
Julien Guérineau (à Madrid) - 06/09/2014
Les Bleus ont dominé la Croatie 69-64 en huitième de finale de la Coupe du Monde. Comme en 2006 au Japon, ils intègrent le top 8 mondial. La France va retrouver sur sa route le favori de la compétition, l’Espagne, mercredi soir à 22h00.
L’Equipe de France a atteint l’objectif qu’elle s’était fixée avant le début de la Coupe du Monde : atteindre les quarts de finale. Malgré des absences de marque les Bleus ont démontré qu’ils avaient de la ressource et de jeunes joueurs capables de lui assurer une place parmi le gratin de la planète basket. "Nous étions affaiblis et c’est une satisfaction d’aller en quart de finale. Mais je ne veux pas faire de bilan avant un match qui doit être un sommet", souriait Vincent Collet après la rencontre. "On va jouer contre une équipe exceptionnelle qui est à son apogée et à domicile. Mais même s’il n’existe qu’une seule chance, il faut la jouer à fond. Les jouer est un privilège. Ne le gâchons pas."

Pour obtenir le droit de défier à nouveau la Roja, les Bleus ont écarté la Croatie, candidate annoncée à une médaille. Un match pourtant bien mal engagé à la suite d’un premier quart-temps cauchemardesque, sans rythme et sans adresse, marqué par un famélique 3/19 aux tirs. "Heureusement qu’on défend. Être devant d’un point à la mi-temps en shootant à 30% ça tient du miracle", soufflait ainsi Nicolas Batum. Les Bleus ont en effet cette capacité à éteindre leurs adversaires et l’ont prouvé samedi soir. Mis à part Bogdan Bogdanovic (27 pts) et Ante Tomic (17 pts) les autres joueurs majeurs croates ont été rayés de la carte : 5 sur 34 pour le quintet Lafayette-Saric-Rudez-Ukic-Simon. Un investissement défensif symbolisé par l’envolée de Boris Diaw pour un contre digne de ses plus belles années juniors lors du premier quart-temps. Le capitaine tricolore a pourtant vécu une soirée difficile de l’autre côté du terrain mais son entraîneur ne s’en émeut guère. "On joue mieux avec lui que sans lui. Avec Boris on ne peut pas se focaliser que sur les paniers. Il fait briller les autres et a été remarquable défensivement en mettant Saric sous clé."



Rapidement, la France est parvenue à effacer son débours des dix minutes initiales (7-15) grâce notamment à l’entrée déterminante d’Evan Fournier. Le benjamin du groupe s’est révélé tranchant et tandis que Florent Pietrus donnait le ton défensivement, l’arrière du Magic alternait tir de loin et agressivité vers le cercle. "Je rate encore mes lancers-francs mais il y a du mieux. Ce soir on gagne grâce à la défense. Il va falloir construire sur ce succès. Je ne sais pas si j’ai trouvé le déclic mais j’ai essayé de mettre du rythme, c’est mon rôle en sortie de banc." Vincent Collet n’hésitera pas à l’heure de le remettre directement sur le terrain au retour des vestiaires. Une option payante puisque ses points sur contre-attaques ont enfoncé une Croatie à côté de son basket qui offrait à Nicolas Batum plusieurs occasions de martyriser les cercles du Palacio de Deportes.

Mais ces Bleus new-look ont les défauts de leurs qualités et leur "légèreté" de l’aveu même de leur coach, leur joue souvent des tours. A +16 (46-30) à la fin du troisième quart-temps quelques choix douteux remettront les Croates dans le sens de la marche. Bis repetita dans le quatrième à +9 (63-54) alors que Mickaël Gélabale semblait avoir assuré l’essentiel. Les troupes de Jasmin Repesa serviront inlassablement leur génial pivot Tomic pour se rapprocher avant que Bogdanovic de loin ne donne des sueurs froides au staff français (66-64 à 50’ du buzzer). "J’ai mis en avant deux joueurs dans le vestiaire : Thomas Heurtel et Evan Fournier", analysait Vincent Collet en conférence de presse. "Et en même temps j’ai expliqué qu’Evan, après avoir fait des choses magnifiques, a failli remettre les Croates dans le match en se précipitant sur la zone. Et Thomas, après avoir gagné le match avec deux passes magnifiques et un panier exceptionnel sur Tomic, tombe un peu dans l’euphorie. A très haut niveau il faut de l’émotion mais garder la tête froide pour gérer les possessions. Nous avons quatre jours pour franchir un cap dans ce domaine. Cela compte autant que le talent. Cela fait partie de nos faiblesses récurrentes."
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