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Préparation EuroBasket 2015

Promenade de santé

Bellenger/IS/FFBB
À Villeurbanne, Julien Guérineau (FFBB) - 09/08/2015
L'Equipe de France a facilement disposé de la Russie dimanche soir à Villeurbanne (93-55). Elle s'envolera mardi matin pour la Serbie où l'opposition qui l'attend à Belgrade sera d'un tout autre niveau.

Trois stars d’Euroleague, Viktor Khryapa, Andrei Vorontsevich et Sasha Kaun (CSKA) et trois joueurs NBA, Alexei Shved (Knicks), Sergey Karasev (Nets) et Timofey Mozgov (Cavs), la liste des absents de l’équipe nationale russe est impressionnante. Sortie dès le premier tour de l’EuroBasket 2013, la Russie n’a plus grand-chose à voir avec la formation qui était montée sur la troisième marche du podium des Jeux Olympiques de Londres en 2012 pour les adieux internationaux du fabuleux Andrei Kirilenko. Après quatre galops d’essais victorieux à domicile contre l’Estonie et la Chine, les Russes ont été sèchement rappelés à l’ordre par la Serbie samedi soir à l’Astroballe (56-75).

Dans sa configuration actuelle le groupe d’Evgeny Pashutin devra se battre pour sortir des poules à l’EuroBasket. Le contraste était à  ce titre terrible avec l’ambitieuse Equipe de France, en démonstration pendant tout le premier quart-temps. 11-0 en un peu moins de trois minutes, 28-11 après dix minutes avec un pourcentage de réussite spectaculaire et une capacité à mettre une pression défensive à laquelle les joueurs russes, souvent peu référencés sur la scène européenne, ne pouvaient faire face. Vitaly Fridzon, un des rescapés des années dorées, semblait ainsi accablé de voir certains de ses coéquipiers vendanger passes et paniers faciles.

Les Bleus ne connaissent pas ce type de problématique et le staff technique a sans doute apprécié la bonne tenue de ses joueurs du banc. L’écart a continué d’enfler, lorsque Vincent Collet a commencé à rentrer dans ses rotations, pour flirter avec la barre des 30 points. La difficulté dès lors est de ne pas tomber dans la facilité. Travers auquel n’échappera pas la France en milieu de deuxième quart-temps puis au retour des vestiaires, Fridzon initiant un 10-23 rendant le score plus présentable (51-37). Le moment choisi par Boris Diaw et Nando De Colo, tous les deux très en jambe, pour remettre le pied sur l’accélérateur, imités quelques secondes plus tard par Nicolas Batum auteur d’un alley-oop renversé de toute beauté suivi d’une interception et d’un dunk. De quoi remplir d’aise une Astroballe à guichets fermés. Un public qui aura également l'occasion d'assister à l'expérience tours jumelles tentée par Vincent Collet en fin de rencontre, Alexis Ajinça et Rudy Gobert se partageant la peinture.  Un passage intéressant qui aura contribué à établir le plus gros écart de l'histoire face à notre adversaire du jour.

La seule bonne nouvelle du jour pour la sélection russe a été la décision de la FIBA d’autoriser le pays à participer à l’EuroBasket, dans moins d’un mois à Montpellier, alors que la Fédération avait été suspendue il y a quelques jours. Les Français, eux, voudront se rappeler qu’en 2007, en préparation, ils avaient ridiculisé la Russie de 36 points à Paris avant de se faire éliminer en quart de finale de l’EuroBasket par cette même équipe, un mois plus tard.

France bat Russie 93-65

Tony Parker : "C’est toujours compliqué d’aborder ce type de rencontre. La Russie n’est pas aussi forte qu’elle pourrait l’être mais il fallait rester concentrés. C’est ce qu’on a fait… Mais la vraie réponse sera de reproduire cela face à une plus grosse équipe, mercredi. Nous sommes appliqués et on a bien joué ensemble. Vincent Collet trouve ses rotations et ce soir le banc a bien répondu. Evan, Charles et Alexis ont fait de bonnes entrées et j’ai bien aimé l’essai des twin towers sur la fin. Je trouve qu’on fait tous les efforts nécessaires, après cela n’apporte aucune garantie sur l’issue de l’Euro."

Vincent Collet : "Face à un adversaire certes moins fort, ce match nous a permis de progresser sur certains points, notamment dans le jeu de démarquage. La même équipe dans trois semaines fera tout pour nous ralentir davantage. Il faudra être prêt à affronter ces difficultés. D’où la nécessité d’alterner entre jeu rapide et jeu placé. Notre adresse à trois-points n’a pas été bonne mais globalement les choix et les positions étaient bonnes. Je hiérarchise les matches et celui de mercredi sera un sommet de notre préparation. Nous sommes persuadés qu'ils vont nous agresser et il faudra être capable de développer du jeu, de résister. Et les deux matches suivants nous serviront pour trancher définitivement quant à la sélection finale pour l'EuroBasket."

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