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EQUIPE DE FRANCE A FEMININE

Punies par Penny

par Julien Guérineau, à Rio - 09/08/2016
Bellenger/IS/FFBB
Trois jours après le revers des masculins, les féminines ont subi le même sort face à l’Australie. Une large défaite (89-71) contre une équipe qui rêve de finale olympique et portée par une exceptionnelle Penny Taylor (40 d’évaluation)

L’Australie est une machine à collectionner les médailles en basket féminin et l’objectif de la cuvée 2016 est à nouveau de monter sur le podium. Le test était donc de taille pour l’Equipe de France, comme celle de Liz Cambage. 2,03 m sous la toise et le profil idéal de l’arme fatale depuis le début du tournoi. Abreuvée de ballons pendant les premières minutes, la géante va imposer son physique près du cercle pour donner le ton. Mais c’est finalement sans elle et dans un style beaucoup plus en finesse que l’Australie va faire le trou.

Absente des Jeux de Londres sur blessure, Penny Taylor, a annoncé qu’elle prendrait sa retraite dans quelques semaines. Mais à 35 ans elle a encore beaucoup de basket en elle. L’ailière, championne du monde 2006 et double médaillée d’argent olympique, a survolé de toute sa classe la première mi-temps. Un écœurant sentiment d’aisance et de facilité qui aboutira à une ligne de statistiques surréaliste : 17 points à 5/5 aux tirs, 5/5 aux lancers-francs et 4 passes décisives. C’est elle qui provoquera le premier décroché (11-19) puis qui lancera un terrible 0-15 en début de deuxième quart-temps. Six longues minutes où les Bleues resteront désespérément muette, trahies par leur adresse (5/25 à cet instant), parfois même à quelques centimètres du cercle (19-36).

Le semblant de révolte initié, comme souvent, par la capacité à voler des ballons et à donner du rythme d’Olivia Epoupa, était rapidement annihilé par Taylor, Taylor et encore Taylor… Avec un zeste de réussite de loin de ses coéquipières et l’exploitation des absences défensives françaises (de 47-60 à 49-69). Malgré le succès face à la Biélorussie, Valérie Garnier avait souligné que les 72 points encaissés dimanche constituaient une vraie source d’inquiétude. Battues dans les duels, légères sur le repli défensif et en grande difficulté sur les pick n’roll les Bleues sont loin de leurs standards habituels.

Offensivement, si elles n’ont pas encore retrouvé l’impact attendu du duo Yacoubou-Gruda, elles ont en revanche eu la (maigre) satisfaction de l’apport que peuvent constituer, depuis le banc, Laetitia Kamba ou Marielle Amant. Mais à la Youth Arena il y avait bien une classe d’écart entre deux équipes présentes sur le podium de Londres en 2012.

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