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EQUIPE DE FRANCE A FEMININE

Retour aux affaires

Bellenger/IS/FFBB
par Julien Guérineau, à Rio - 12/08/2016
En difficulté depuis le début de la campagne 2016, Sandrine Gruda a retrouvé des sensations face au Brésil avec un double double dominateur.

17,8 points et 8,2 rebonds de moyenne. Deuxième marqueuse et quatrième rebondeuse de l’EuroBasket 2015. C’est le type de production à laquelle Sandrine Gruda avait habitué ses coéquipières. Gênée par les blessures cette saison, la 7e marqueuse de l’histoire de l’Equipe de France était en souffrance depuis plusieurs semaines. Mais face à l’Australie, les premiers signes d’amélioration étaient perceptibles. Jeudi soir, contre le Brésil, Gruda s’est fendue d’un double-double (17 pts, 10 rbds), retrouvant définitivement le sourire et le transmettant à son entraîneur. "Sandrine comme ça, change l’équipe", estime Valérie Garnier. "Elle s’est centrée sur le fait de se faire respecter en défense et sur le rebond pour ensuite lâcher prise en attaque. Elle n’a pas joué pendant six mois et il y a beaucoup de choses à retrouver : le terrain, la confiance."

Désormais utilisée en sortie de banc, la Martiniquaise a attendu son heure, expédié les questions sur son rendement personnel et finalement trouvé la lumière : "Il a fallu être patiente, il a fallu persévérer. Aujourd’hui je me sens de mieux en mieux et je suis contente." A quelques mètres d’elle, en zone mixte, Endy Miyem souriait à l’évocation du retour aux affaire de sa compère de la raquette. "Nous savions toutes que c’était là…" Quelques fade-away typiques de son arsenal offensif, des jaillissements au rebond, un contre monumental sur Souza et plus globalement une aisance et une fluidité plus conformes à ses habitudes, ont confirmé ce sentiment. "Leur confiance en moi était capitale. Elles m’ont porté jusque-là. C’est important d’être bien entourée", glisse Gruda à propos de ses coéquipières, évacuant rapidement sa légère frayeur lorsque sa cheville tournera au cœur du troisième quart-temps : "J’ai connu pire. C’est accessoire. Je me suis arrêtée. Même si on prend deux points, parfois il faut savoir s’arrêter."

Après quatre rencontres, l’Equipe de France a son billet en poche pour les quarts de finale, avec une sérieuse option sur la deuxième place de la poule. Son application défensive est de retour et sera nécessaire pour ralentir des Japonaises qui carburent à 76,8 points de moyenne et ont poussé les Australiennes dans leurs derniers retranchements. Une équipe modèle réduit et contre laquelle la géante australienne Liz Cambage a réalisé un véritable massacre (37 pts, 10 rbds). La perspective de poursuivre sa renaissance pour Gruda ?

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