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Coupe du Monde FIBA 2014

Sérieux et appliqués

Bellenger/IS/FFBB
Julien Guérineau (à Grenade) - 01/09/2014
Les Bleus ont parfaitement saisi l’opportunité qui leur était offerte de faire tourner l’effectif en disposant tranquillement de l’Egypte 94-55. Ils remportent ainsi un deuxième succès avant une journée de repos demain.
Les joueurs français avaient sans doute en tête la victoire surprise du Sénégal sur la Croatie lors du premier match de la journée de lundi. Boris Diaw n’a pas manqué de féliciter sur Twitter les représentants du pays de son père et a peut-être mis en garde ses coéquipiers. Pas question de se compliquer la vie face à une formation égyptienne apparue bien limitée lors des deux premières rencontres. Les Bleus ont en tout cas fait preuve d’application et de sérieux pour tuer dans l’œuf tout suspense. 
 
13-4 en cinq minutes, 35-17 en quinze, le travail a été vite fait et bien fait. La pression défensive et les longs segments tricolores ont totalement annihilé l’attaque adverse qui n’a tenu que par l’adresse de son shooteur Ibrahim El Gammal. "L’état d’esprit était le bon. Si je n’avais pas de crainte sur une défaite éventuelle, on aurait pu s’embêter. Mais les joueurs ont été responsables", estime Vincent Collet qui a pu économiser Nicolas Batum (14 minutes) et Boris Diaw (8 minutes). "On a permis à certains joueurs de se reposer, à d’autres de trouver du rythme. On également pu tester des choses qui pourraient nous servir dans les prochains matches. Donc c’est une bonne journée. Mais le gros morceau du menu arrive dans deux jours."
 
Mercredi soir, la France retrouvera en effet l’Espagne. Mais en attendant elle pourra apprécier un jour de repos et se féliciter du rendement de ses joueurs de banc. Evan Fournier, en difficulté depuis le début de la compétition (0 pt, 0/7 aux tirs), a trouvé le chemin du cercle et effectué un passage intéressant au poste de meneur. Un alignement qui lui permet d’avoir plus souvent la balle en main et ainsi de retrouver des sensations : "Lors de l’Euro U18 en 2009 j’avais très mal commencé et j’avais fini dans le cinq du tournoi. Donc je suis déjà passé par là. Voir la balle rentrer ça fait du bien même si tout n’est pas top, notamment à trois-points. J’ai fait deux ans de NBA sans compétition internationale et je sens clairement que le jeu est différent. "


 
Autre remplaçant en vue lundi soir, Kim Tillie a pu totalement lancer sa Coupe du Monde. Rappelé de dernière minute pour prendre la place de Ian Mahinmi, blessé, l’intérieur de Vitoria n’était pas entré en jeu contre le Brésil et n’avait pu masquer son stress lors de ses trois minutes contre la Serbie. Ses qualités offensives ont été pleinement exploitées face à l’Egypte. "Hier je n’étais pas du tout dans le rythme. Je n’avais pas fait d’entraînement et je n’avais pas mes marques. L’Egypte c’est le genre de match où le coach peut faire tourner. Mais il faut que les cadres fassent le boulot dès le début parce que si tu es à égalité à la mi-temps… Là tout le monde s’est concentré sur les consignes et ça s’est bien passé. Quand tu rentres il ne faut pas se relâcher afin de maintenir l’écart et montrer que tu peux aider l’équipe."
 
L’intensité des Bleus est restée constante pendant 40 minutes et la France en a profité pour établir l’écart le plus conséquent de son histoire lors d’un Mondial (+27 auparavant face au Liban en 2010). Avec 31 passes décisives pour 38 paniers inscrits, de la course, de l’adresse, l’ensemble du groupe a pu faire le plein de confiance avant son rendez-vous face à l’Espagne. "On va essayer de résister à leur furia", prévient Vincent Collet. "C’est leur Coupe du Monde et ils ne parlent que de leur finale contre les Américains. Ils sont en marche et quand il accélèrent c’est très impressionnant."
 
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