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"On a vite senti qu’il pouvait se passer quelque chose"

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*Propos recueillis le 01/05/2020

Est ce que c’était une surprise de retrouver votre équipe a ce niveau ?
Une surprise d’être dans le Top 5 ? Objectivement oui, si on m’avait dit en début d’année que l’on finirait dans le Top 5 avec le recrutement tardif que l’on a fait et avec le fait d’avoir su très tard notre accession en NM1 j’aurais signé tout de suite. C’est vrai que l’on n’avait pas les noms les plus référencés de la division mais on a réussi à avoir des joueurs complémentaires. La mayonnaise a plutôt bien prise dès le début de la saison, on était à 1 victoire et 2 défaites mais on avait joué Pont de Cheruy chez eux et cela s’est joué dans la dernière minute et on avait bien tenu face à Saint Vallier donc on a vite senti qu’il pouvait se passer quelque chose.
On a réussi à aller arracher quelques résultats à l’extérieur ce qui nous a permis de vivre une saison qui était au delà de nos espérances du début de saison, mais qui était méritée aux vues de ce que l’on a proposé tout au long de l’année.

Quel était l’objectif du club en début de saison ?
On va dire qu’il y a deux objectifs en NM1 : les équipes qui veulent être dans le Top 5 pour jouer la montée et les autres qui veulent éviter de se faire peur et être dans le groupe C. L’objectif c’était de renter dans les 10 pour donner au club le temps de se structurer après une intersaison où l’on a du faire un peu tout dans l’urgence. L’idée était de se maintenir rapidement.

Les attentes vont elles monter la saison prochaine ? Le club se voit-il jouer la montée d’ici quelques années ?
Avant de parler de montée il faut faire les choses par étape. Il faut que le club se stabilise, on a la chance depuis 2 ans d’avoir une dynamique positive à Avignon, on a fait une très bonne saison en NM2, on a fait une très bonne saison en NM1, on sent un petit engouement qui est entrain de se créer au niveau des supporters et des partenaires. J’espère que la crise que l’on traverse actuellement ne va pas trop ralentir cet élan mais la première des choses est de stabiliser ce club de l’USAP en NM1 qui est déjà un très bon niveau où il y a un spectacle de qualité. Si structurellement on avance pourquoi pas aller regarder au dessus mais ce n’est pas la priorité du club pour le moment.

Comment vous avez réagi à l’arrêt des compétitions ? Sûrement un peu de frustration de ne pas jouer les playoffs ?
La première chose c’est le pragmatisme, où l’on se dit que l’aspect sanitaire est bien évidemment prioritaire. Le deuxième point c’est vrai qu’avec la saison que l’on vivait, la bonne dynamique du groupe sur et en dehors du terrain, ce rôle de « petit poucet » du groupe A, c’est vrai que l’on était impatient de se frotter aux gros budgets de la poule A et de voir si on pouvait rivaliser. Il y a une part de frustration de ne pas avoir pu aller au bout de l’aventure mais ce qui prime maintenant c’est la fierté de ce que l’on a réalisé.

Comment en tant que coach vivez-vous cette période ? Il va falloir reconstruire un effectif avec sûrement des inconnus au niveau budgétaire?
Je suis certainement le coach le plus préparé à cela de France. La saison dernière j’ai connu les mêmes incertitudes. Jusqu’au 1er Aout on ne savait pas si on allait évoluer en NM1 ou NM2, j’avais 5 joueurs sous contrat et derrière il fallait faire des plans en fonction des 2 divisions avec des variables budgétaires. Ce que je regarde en premier actuellement c’est de voir les joueurs qui sont sous contrat et essayer de définir des profils de complémentarité, je regarde l’état du marché tout simplement.
C’est vrai que ce n’est pas évident car pour le moment on ne sait pas quand le championnat reprendra, nous n’avons pas pour le moment l’enveloppe budgétaire définitive, donc c’est important d’être à l’écoute de ce qui se fait à droite gauche, et se préparer à être réactif. Il faut prendre son mal en patience et se préparer le mieux possible.

Comment se passe le confinement de votre côté ?
Le gros point qui est différent pour nous sportif de haut niveau c’est de passer plus de temps en famille. Le fait de faire les devoirs avec les enfants, de passer beaucoup de temps à la maison c’est génial. Pendant la saison on est assez souvent sur la route pour des déplacements, il y a les entrainements, c’est un métier passion mais il y a des contraintes de temps. On peut rattraper des moments en famille que l’on ne pouvait pas avoir aussi fréquemment pendant la saison.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Mardi, 5. Mai 2020
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Invité en NM1 à la dernière minute l’été dernier, l’USAP a surpris tout le monde en allant chercher une place dans le Top 5 de sa poule. François Sence, sur le banc depuis deux saisons, nous parle de la belle saison de son équipe mais aussi des perspectives d’avenir pour le club.
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Photo: US Avignon Pontet

« Les supporters du Nord sont des gens qui connaissent le basket »

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Le SOMB a joué les premiers rôles en première phase, qu’est ce qui a bien marché cette année ?
On a eu un groupe qui s’est super bien entendu du début à la fin. On était vraiment une bande de potes mais cela ne nous empêchait pas de nous pousser pendant les entrainements. Il y avait vraiment un esprit de compétition pendant la semaine et c’est cela qui nous a amené à faire de bons résultats. On a eu quelques faux-pas mais on sait comment est ce championnat, tout peut se passer. Par exemple on a perdu à Vanves alors que le week-end précédant on battait Le Havre.

Tu es au club depuis 3 saisons, cette équipe était la mieux construite pour toi ? La plus compétitive ?
Oui. On avait une équipe qui avait trouvé son identité qui était la défense. On était capable de mettre des points mais on affichait toujours une capacité à pouvoir stopper l’adversaire. Même contre les grosses équipes on a rarement pris des cartons et c’était vraiment ça notre force.

L’objectif du club est clair, le SOMB vise la montée, quelque chose d’atteignable dès la saison prochaine ?
Actuellement l’effectif n’est pas complet donc je n’ai aucune visibilité sur quelles seront les forces de l’équipe la saison prochaine. La moitié de l’effectif est à refaire. J’imagine que le coach et les dirigeants vont mettre tout ce qui est en leur pouvoir pour avoir une équipe encore compétitive et viser le haut de tableau. Quelques clubs ont déjà avancé, nous, les dirigeants veulent faire attention et prendre leur temps.

On parle beaucoup des belles ambiances dans les salles du Nord, tu as joué à Gravelines, Orchies et maintenant Boulogne-sur-Mer, tu peux nous en parler un peu ?
Comme je le dis souvent, les supporters du Nord sont des gens qui connaissent le basket, des passionnés et c’est souvent à double tranchant. Ils vont pousser énormément quand les joueurs se battent sur le terrain, mais au contraire ils vont voir très vite si il y a des joueurs qui ne se donnent pas à fond, ils sont très exigeants et ne vont pas hésiter à nous le dire. Mais on ne peut pas en vouloir aux supporters d’être passionnés, au contraire, on a besoin de cela pour avancer.
Les derbys c’est quelque chose de spécial. Malheureusement nous n’étions pas dans la poule d’Orchies mais on a pu vivre un derby en Coupe de France contre Le Portel et c’était incroyable.

Personnellement tu as encore réalisé une saison solide, quels sont tes objectifs à moyen et long terme pour ta carrière ?
Mon objectif est de remonter en Pro B mais pas forcément le plus rapidement possible car actuellement je suis dans une équipe et dans une division où j’ai des responsabilités. Mon objectif est de pouvoir monter avec un club, j’ai envie de vivre une saison en étant un joueur majeur d’une équipe qui joue le titre. A Boulogne c’est l’objectif, on a échoué 2 fois en demi-finale, cette saison je nous voyais vraiment aller au bout. Mon objectif est vraiment de trouver le meilleur projet. 

Comment se passe le confinement de ton côté ?
J’ai la chance d’avoir des jumelles de 2 ans qui me prennent énormément de temps donc je ne m’ennuie jamais, on s’occupe d’elles avec ma femme. J’ai redécouvert aussi la PlayStation, je n’y avais pas touché depuis longtemps. Comme beaucoup de monde je me suis lancé dans « The Last Dance » aussi.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Dimanche, 3. Mai 2020
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Au club du SOMB depuis 3 saisons, Hugo Dumortier reste l’un des piliers du club. Il nous parle de ses objectifs, des ambiances des salles du Nord et du beau parcours de l’équipe cette saison.
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Photo: Audrey Akakpo

« Le coach voulait que je prenne mes responsabilités »

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Tu as grandi au Canada, peux-tu revenir sur ton parcours ?
Je suis d’origine française mais j’ai grandi au Canada, j’ai fait toutes mes études là bas et j’ai été à l’université de Carlton qui se situe à Ottawa. J’ai passé 5 ans en universitaire puis j’ai commencé ma carrière professionnelle en 2016 à Epinal avec le GET Vosges. C’était une bonne experience même si un peu difficile car j’ai du changer de position. À l’université je jouais plus poste 4 et j’ai du m’adapter pour jouer sur le poste 3. On a fait plutôt une bonne saison avec Epinal puis j’ai décidé de continuer ma carrière au Canada les deux saisons suivantes.
Cette année j’ai décidé de revenir en France, j’ai remarqué que c’était ici que je voulais faire ma carrière, j’aime beaucoup la France j’ai de la famille aussi ici donc c’est super que je puisse les voir. La NM1 c’est une bonne ligue, elle a changé depuis mon passage en 2016 mais cette saison était encore une bonne experience pour moi.

Quelles différences peux-tu noter entre la formation en France et au Canada/Etats-Unis ?
On dit souvent que le basket américain est plus athlétique et moins structuré, mais à l’université où j’ai évolué il y avait un système très précis qui ressemble beaucoup au basket européen donc pour moi cela n’a pas été un énorme choc.
Par contre je vois vraiment la différence entre le basket proposé au Etats-Unis et le basket européen. En Europe c’est beaucoup plus structuré, il y a beaucoup moins de un contre un.

Tu étais cette saison le joueur le plus utilisé dans ton équipe (37 minutes de temps de jeu de moyenne), tu avais vraiment un rôle de leader ?
Le coach m’avait prévenu qu’il voulait que je prenne mes responsabilités assez vite. Je suis arrivé tard pendant la préparation car j’avais ma saison au Canada, mais dès mon arrivée le coach voulait que je comprenne bien les systèmes et notamment quelques situations où je pouvais être agressif. Grâce au coach, cela a été facile pour moi d’agresser le panier et de prendre mes responsabilités. Je pense qu’il m’a beaucoup aidé tout au long de la saison.

Mulhouse a alterné le bon et le moins bon (13V, 13D) mais avait assuré sa place dans le groupe B, on peut dire que c’était une première phase réussie ?
Oui je pense que le club était satisfait de notre parcours jusqu’à présent. Se qualifier pour la poule du milieu, se battre pour une place en playoff c’était l’objectif pour cette première saison en NM1.On était sur une bonne dynamique à la fin de la phase 1 et je pense qu’on avait tous hâte de débuter la phase 2 et de pouvoir se mesurer aux équipes de l’autre poule. Mais je pense qu’au niveau des objectifs on a bien rempli notre mission.

Quels sont tes objectifs pour l’avenir ? T’installer durablement en NM1 ou aller voir plus haut ? Dans un autre pays ?
Pour le moment j’aimerais voir ce qui se passe en France, j’aimerais voir si la Pro B est une possibilité pour la saison prochaine. A long terme j’aimerais faire carrière en Jeep Elite si cela est possible. Mais si tout se passe bien je vise la Pro B pour la saison prochaine.

Comment se passe le confinement à Montréal ? Quelles sont les mesures là bas ?
Il y a quelques mesures à suivre oui mais c’est plus relax qu’en France. Quand j’étais à Mulhouse c’était très strict, il y avait un couvre feu, on devait avoir une autorisation pour sortir. A Montréal ce n’est pas vraiment le cas, bien sur on est très fortement conseillé de rester à la maison et dans les magasins il y a une réglementation sur la distance entre les personnes.  On peut toujours aller dans les parcs pour se balader, courir mais nous n’avons pas accès aux terrains de jeux ou aux playgrounds.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Vendredi, 1. Mai 2020
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Guillaume Payen-Boucard est un profil atypique en NM1. Franco-canadien, il a grandi outre Atlantique et vivait cette saison sa 2ème experience en France. Plus gros temps de jeu de la division, il s’est vite imposé comme l’élément principal de cette équipe de Mulhouse.
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Photo: Gérard Héloïse

« La NM1 n’est pas un championnat facile »

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Tu as signé l’été dernier à Caen après 6 ans du côté de Blois, tu cherchais un nouveau challenge dans ta carrière ?
Oui, on peut dire qu’à Blois j’avais presque fait le tour et il fallait que j’aille voir ailleurs. Je pense que pour moi il était temps de partir, c’était la fin d’un cycle là- bas.
Le projet du CBC m’a intéressé, ils descendaient de Pro B et voulaient remonter immédiatement donc c’était un choix logique pour moi car je ne voulais pas arriver dans une équipe qui n’avait pas l’ambition de monter.

Tu as signé pour plusieurs saisons au CBC, c’est un projet qui est solide ?
Oui c’est un beau projet. Ils se sont donné les moyens de remonter cette année en montant une grosse équipe sur le papier. Ce qui nous a fait défaut c’est que la mayonnaise n’a pas forcément bien prise. Je pense que cela s’est assez vite ressenti sur le terrain et ça nous a coûté cher sur certains matchs.

Comment tu définirais la première phase de l’équipe d’un point de vue collectif ?
C’était un peu les montagnes russes, il y a eu un peu de tout. Parfois on était bien sur certains matchs et les matchs suivant c’était l’opposé de ce qu’on avait produit la semaine d’avant. Donc je pense que ce n’est pas facile à évaluer et je pense que tout cela était lié à notre manque de cohésion et sur les matchs compliqués on n’était pas forcément soudés tous ensemble.

Tu as été champion de Pro B 2 fois, une fois champion de NM1, tu vises à nouveau un titre la saison prochaine ?
Oui c’est clairement l’objectif du club, après on sait très bien que la NM1 n’est pas un championnat facile et que toutes les équipes sont difficiles à battre. Il ne faudra pas arriver « la fleur au fusil » comme, je pense, on a pu le faire cette année en début de saison, ce qui nous a coûté cher. Il va falloir aller à la guerre car on sait que dans ce championnat il faut se battre du début à la fin.

Comment t’occupes tu pendant cette période particulière ?
Je suis resté à Caen, comme beaucoup de monde je fais un peu de sport même si ce n’est pas tous les jours facile mais j’essaye de faire quelques activités sportives. Je regarde quelques séries : Casa de Papel, Toy Boy, Empire et Elite.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Mercredi, 29. Avril 2020
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Arrivé cette saison au Caen Basket Calvados, Florian Thibedore revient sur les ambitions du club normand et nous parle de la première partie de saison en dents de scie pour un prétendant à la montée.
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Photo: Caen Basket Calvados

« L’Équipe de France militaire ? Humainement vraiment quelque chose d’énorme »

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Collectivement qu’est ce qui a bien marché à Angers cette saison ?
Ça a pris tout de suite entre les joueurs, tout le monde a trouvé sa place très rapidement. Dès la préparation on a pu travailler dans de bonnes conditions et on a ressenti cela sur le terrain pendant la saison.

L’arrêt des championnats a coupé cette bonne dynamique, comment a réagi l’équipe ?
Ça n’a pas été facile, on se posait beaucoup de questions, on voyait des grands championnats s’arrêter comme la NBA et nous, on continuait à préparer notre premier match de la deuxième phase, donc ce n’était pas une situation facile. C’était une semaine particulière car on allait lancer cette deuxième phase tout en ayant en tête le fait que l’on pourrait s’arrêter à tout moment.
Une fois que tout s’est déclenché et que la fédération a décidé de tout stopper c’était plus simple de notre côté. Pour moi la décision prise est la meilleure option par rapport à la situation sanitaire que l’on est en train de vivre.  

Personnellement tu as réalisé encore une saison solide, quelles sont tes ambitions à ce stade de ta carrière ?
Mon ambition comme depuis quelques années c’est d’aller jouer en Pro B, c’est un championnat que je n’ai pas découvert et au fond de moi j’ai cette envie de me tester au niveau supérieur pour n’avoir aucun regret à la fin de ma carrière.

Toi qui connais bien ce championnat de NM1, comment  vois tu évoluer la division ?
Il y a beaucoup d’équipes qui veulent monter, après personnellement je ne suis pas fan de la formule et de la constitution des poules. Cette saison il y avait 6 prétendants à la montée dans la poule A et seulement 2 dans la poule B. Rester sur un mode géographique sera compliqué à l’avenir car il y a de plus en plus d’équipes avec des gros budgets et des beaux projets.
Après la phase qui est la plus passionnante reste la 2ème phase. Malheureusement on n’a pas pu la commencer, se retrouver entre les 10 meilleures équipes de la division cela aurait été vraiment intéressant.
Pour la saison prochaine c’est une bonne chose que tous les matchs soient pris en compte pour la deuxième phase car il y avait certains matchs qui ne valaient pas grand chose jusqu’ici. Le fait d’enlever les plateaux et de partir sur des playoffs en 3 matchs dès les 1/8ème de final est aussi quelque chose que j’aime beaucoup. C’est une façon de récompenser le public et les partenaires.

Tu as été joué avec l’EDF militaire pendant la saison, tu peux nous en dire un peu plus là dessus ?
Oui, depuis cette année je fais partie de l’Équipe de France militaire, je m’y suis engagé jusqu’aux prochains jeux militaires de 2023. Sur les 12 joueurs cette année il y avait 3 réservistes : mon frère, Kevin Bichard et Tanguy Ramassamy qui joue à Dax. L’équipe peut compter jusqu’à quatre réservistes et le reste ce ne sont que des militaires : des gendarmes, la marine, l’armée de terre et les pompiers de Paris. On devait faire les championnats du monde fin Juin mais cela a été reporté pour le moment. Sinon chaque été il y a un tournoi sur la base militaire de l’OTAN, et en plus de cela il y a des tournois mondiaux ou européens. Tous les 4 ans il y a les jeux militaires. En 2019 c’était en Chine avec plus de 200 000 militaires présents.
Pour nous c’est vraiment différent du contexte professionnel où les statistiques de chacun comptent car tout le monde a sa carrière. En Equipe de France tu défends juste ton maillot et ton pays, point barre. Humainement c’est vraiment quelque chose d’énorme.

Quelles sont tes occupations pendant cette période de confinement ?
Je suis resté à Angers car ma femme continue à travailler. J’ai la chance d’avoir un grand balcon et d’être dans une résidence donc avec un jardin. Je peux prendre l’air avec mon fils et continuer de m’occuper de  lui.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Samedi, 25. Avril 2020
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Jérémy Bichard était l’un des hommes fort de l’EAB Angers cette saison. Il réagit à l’arrêt des championnats, nous explique également son engagement avec l’Équipe de France militaire et ses projets pour sa carrière.
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Photo: Flou2

« La santé de tout le monde passe avant le sport »

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Comment s’est passée ton arrivée à Saint Vallier l’été dernier ? Tu arrivais d’une équipe de Saint-Quentin qui venait de gagner les playoffs.
On ne va pas se le cacher, quitter un groupe aussi soudé et avec une montée acquise après une victoire de un point en finale des playoffs ce n’est jamais facile. Les circonstances ont fait que je n’ai pas eu trop le choix mais j’ai eu la chance de retrouver un projet similaire à Saint Vallier, c’est à dire une volonté de monter. Tout c’est bien passé, je connaissais déjà Vincent Ateba et Ludovic Chelle, mon rôle en tant que poste 4 était très clair dès  le début : apporter toutes mes qualités pour faire en sorte que l’équipe atteigne son objectif.

C’était ta 5ème saison de suite en NM1, c’est une division dans laquelle tu te retrouves bien ?
Oui bien sûr. Je me sentais bien en Pro B aussi mais j’ai du redescendre suite à une blessure et une opération à la cheville. Il fallait que je me relance mais au final je m’y retrouve vraiment bien dans cette division qui d’année en année devient de plus en plus compétitive.

Pour toi, comment la division évolue au fur et à mesure des années ?
Passer à 28 équipes a accentué les écarts entre les équipes du haut de tableau et les équipe du bas de tableau. Ne pas jouer contre tout le monde en première phase peut être aussi dur à juger.
Après il y a du bon, déjà parce qu’il y a énormément d’équipes de NM1, cela permet à de plus « petites équipes » qui aspirent à grandir de s’encrer dans la division, d’être présentes. Nous joueurs, on voit la formule, mais on n’y pense pas trop. On joue pour gagner tous les matchs, point.

Collectivement, vous avez réalisé une première phase plutôt intéressante, cela devait être frustrant de ne pas pouvoir aller plus loin ?
Oui toujours frustrant, surtout que vers la fin de la phase 1 on savait qu’on allait finir dans le Top 5 et on attendait tous, moi le premier, de jouer face aux équipes de l’autre poule. J’adore les matchs avec de l’enjeu comme cela, je sais que c’est le plus dur et c’est pour cela qu’on joue.
Après je suis quelqu’un de très réaliste, j’ai une très grande compréhension de l’état actuel du monde entier. Avec le Covid-19 c’était tout à fait logique de tout arrêter et la santé de tout le monde passe avant le sport.

Justement, comment tu as réagi à l’annonce de l’arrêt des compétitions ?
C’était d’abord une frustration mais après une compréhension totale. Je suis complètement d’accord avec la décision qui a été prise par la FFBB. Ils ont été assez réactifs pour prendre la décision de tout arrêter.

Quelles sont tes occupations pendant ce confinement ? Tu es resté autour de Saint-Vallier ?
Oui je suis à Saint Vallier, comme tous les joueurs de l’équipe sauf Demond Watt qui est rentré à Chicago pour être avec sa famille. Les journées se ressemblent de plus en plus mais j’essaye de m’occuper, je regarde des séries, je fais des petits workouts, des circuits cardio-training. J’essaye de travailler sur des choses que peut-être je n’aurais pas eu le temps de faire pendant la saison.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Jeudi, 23. Avril 2020
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Joueur référencé de la division et vainqueur des playoffs la saison dernière avec Saint-Quentin, Desmond Quincy-Jones a trouvé un autre projet ambitieux à Saint Vallier.
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Photo: Christine Van Roy

« J’ai un rôle d’assistant coach sur le terrain »

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Retrouver l’équipe à ce niveau là, c’était une surprise ?
Une surprise oui et non, en début d’année personne dans l’équipe n’avait vraiment une idée du niveau de la NM1. On avait quelques joueurs qui y avaient déjà joué mais qui n’avaient pas forcément des gros rôles dans leurs équipes donc c’était vraiment une découverte pour beaucoup de monde.
Les dirigeants nous avaient donné l’objectif ambitieux d’aller chercher le Top 5, mais au fur et à mesure des journées on a vu qu’on pouvait aller réaliser notre objectif et même aller chercher plus haut.
C’était notre première saison dans la division, on a fait quelques petites erreurs qui nous coûtent cher à l’arrivée. On perd un match très important à Rueil au buzzer, à Mulhouse on fait un non match… Sans ces petites erreurs on aurait pu  peut être jouer autre chose.

Chaque week-end on retrouvait une équipe du SOPCC dure en défense et sans complexe en attaque, le danger pouvait venir de partout ?
C’était l’objectif du recrutement cette saison, on avait beaucoup de joueurs complémentaires, c’est ce qui faisait notre force en NM2 aussi. Il y avait du talent un peu partout, on jouait en équipe en faisant l’extra passe. Une fois que tout le monde a compris ça, c’est à ce moment que l’on a commencé à bien jouer.

Comment le groupe a vécu l’arrêt de la saison ?
On sort de NM2 et on arrive en NM1 où il y a beaucoup de matchs, c’est un rythme qui est complètement différent. L’arrêt de la saison au départ on pensait que ça serai de courte durée donc les gars appréciaient le fait d’avoir une petite pause. Avec le temps on se dit que c’est quand même dommage, on était 3ème du groupe A. On ne sait pas si on aurait pu atteindre plus haut mais on aurait aimé être une équipe qui n’a peur de personne et qui prend match après match. Pour certains joueurs de mon équipe ça aurait été encore plus intéressant pour montrer ce qu’ils valent à ce niveau là.

Le SOPCC a t il les moyen de s’installer dans la durée dans le haut de la division ?
C’est compliqué de répondre aujourd’hui. Avec la crise actuelle je ne sais pas comment sera l’équipe la saison prochaine. Moi même je ne sais pas encore ce que je vais faire.

Personnellement, tu as réalisé une saison très convaincante, tu as trouvé un bon équilibre à Pont-de-Cheruy ?
Ici je suis loin d’être au niveau que j’avais quand j’étais en Pro, mais j’ai un rôle différent. Je suis plus considéré comme un entraineur dans le club, je m’occupe des U20 et même au sein de l’équipe j’ai un rôle d’assistant coach sur le terrain. Aux entrainements j’essaie d’apporter mon point de vue et mon experience dans ce que l’on fait. Le rythme de la NM1 fait que je dois me gérer alors qu’il y a quelques années je pense que j’aurai pu faire beaucoup mieux que cela.

Quels sont tes projets pour la suite ? Tu suis actuellement une formation d’entraineur avec la Fédération.
Oui je fais la formation DAVB, j’ai eu mon DE-JEPS la saison dernière. J’essaye d’avoir de plus en plus d’outils dans mes bagages, à moyen terme j’aimerais devenir entraineur dans le milieu intermédiaire (NM2, NM3) puis passer mon DES dans quelques années.
Je suis plus attiré par le travail avec des seniors mais les jeunes m’intéressent aussi , surtout ceux qui sont en centre de formation et qui veulent se projeter vers le haut niveau. Les pousser vers leurs objectifs et travailler avec eux c’est quelque chose de super intéressant.

Comment se passe le confinement de ton côté ?
Je suis en province donc je peux sortir 1h pour courir et faire du sport. Je fais toujours de la course et après un peu d’entretien à la maison autour d’exercices de cross-fit. J’essaye de faire de séance de 30-40 minutes chaque jour avec ma femme.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Mardi, 21. Avril 2020
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L’ancien champion de France Pro A avec la Chorale de Roanne Marco Pellin, qui est depuis 2 ans le meneur de Pont De Cheruy, revient avec nous sur cette première saison du SOPCC en NM1 et de son rôle au sein de l’une des équipes qui a le mieux marché cette année dans la division.
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Photo: Gérard Héloïse

« Les joueurs arrivent toujours avec le bon état d’esprit »

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Cette année l’équipe a encore une fois joué les premiers rôles dans la poule B, qu’est-ce-qui a bien fonctionné ?
Ce qui a bien fonctionné c’est avant tout l’état d’esprit de l’équipe, des joueurs. Il y a eu une bonne entente tout au long de la saison.
Les coachs font très souvent de très bon choix tant humainement que sportivement donc le recrutement s’est fait en tenant compte de ces critères et par rapport aux joueurs qui continuaient avec nous.

C’était la 9ème saison de suite en NM1 pour le RAC, comment vous expliquez cette stabilité avec des résultats de plus en plus positifs ?
C’est lié au travail des entraineurs qui proposent un jeu plaisant et qui savent mettre en valeur les qualités de chacun des joueurs qui adhèrent à ce qui leur est proposé. Compte tenu de notre budget, les coachs savent qu’ils n’ont pas beaucoup de marge de manœuvre mais ils font souvent les bons choix.

Cette saison, l’équipe avait 2 joueurs, Armand Mensah et Samuel Eyango-Dingo, qui étaient en licence AS avec la JSF Nanterre. C’est un échange qui a apporté un plus au groupe ?
Ça a été très positif pour les jeunes je pense que c’est toujours bien d’avoir du temps de jeu pour pouvoir performer et progresser. C’était donnant-donnant, la situation a été bénéfique pour les deux clubs. Armand et Samuel ont pu s’appuyer sur l’experience de nos joueurs majeurs qui les ont bien encadrés.

La saison a été marquée par l’arrêt après la première phase, la bonne solution selon vous ?
C’était la seule décision à prendre, le plus important c’est la crise sanitaire. Même si le basket est très important pour nous il faut avant tout préserver le maximum de monde et suivre les consignes. Arrêter les championnats était pour moi la seule solution raisonnable.

Vous vous projetez directement sur la saison prochaine ? Quels seront les objectifs ?
Déjà il va falloir voir l’atterrissage de cette saison, voir comment ça va repartir et quand ça va repartir. On est un peu tous dans le flou, bien sur qu’il faudra reconstituer une équipe performante, maintenant il va falloir voir les conditions dans lesquelles ça pourra se faire.

Pendant cette période inédite, le club, les entraineurs, restent en contact avec les joueurs ?
On reste en contact avec eux évidemment, les entraineurs plus que moi mais je prends des nouvelles de temps en temps pour savoir si tout se passe bien de leur côté. Les joueurs sont des professionnels,  ils savent que leur corps doit rester en forme donc ils se maintiennent en forme autant qu’ils le peuvent.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Dimanche, 19. Avril 2020
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Présidente d’un club de Rueil qui ne cesse de progresser depuis 9 ans en NM1, Hélène Héloïse revient rapidement sur la saison du club francilien et donne son avis par rapport à l’arrêt de la saison.
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Photo: Gérard Héloïse

« Je suis vraiment bien dans cette équipe de Tours »

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Tours a fait partie des meilleures équipes cette saison en NM1, quelles ont été les clés de ce succès ?
Je pense que tout d’abord on avait un groupe qui s’entendait très bien en dehors du terrain, on a eu une affinité qui s’est créée assez rapidement  et on voulait vraiment rester mobilisé tous ensemble avec cet objectif de monter en ProB. Un autre facteur important était que chacun connaissait son rôle au sein de l’équipe, chacun savait ce qu’il avait à faire. Tout le monde faisait bien son boulot donc ça a facilité les choses.

L’UTBM a eu toute la saison une identité d’équipe défensive, physique, c’est quelque chose qui vous tenait à cœur ?
Oui le coach a fait son recrutement par rapport à ça. On pouvait alterner le jeu à l’intérieur avec un cinq de grande taille mais on pouvait aussi présenter un cinq un peu plus « small ball ». Avec ces différentes options on a dérangé pas mal d’équipes pendant la saison. 

Personnellement tu avais très bien commencé la saison, tu as été stoppé par une blessure au genou, ça a été un gros coup d’arrêt pour toi ?
Oui ça a été très dur à encaisser car c’était ma première grave blessure en tant que joueur pro. On a beaucoup réfléchi à une possible opération, le choix n’a pas été facile à faire. Après beaucoup d’examens on a remarqué que mon genou était plutôt en forme donc je suis parti en rééducation juste après. Tout ça aura duré 3 mois et je suis revenu en pleine forme. De mon côté je n’ai jamais vraiment quitté le groupe, j’allais toujours aux entrainements, aux matchs pour toujours resté concerné et ne pas être perdu quand je reprendrais. J’ai repris l’entrainement pendant 15 jours, j’ai eu le feu vert du médecin et malheureusement la saison a été stoppée à cause du coronavirus. 

C’était ta 3ème saison en NM1, une division dans laquelle tu t’épanouis ?
Oui je m’y retrouve bien et je me suis vraiment épanoui dans cette équipe de Tours car mon rôle et les responsabilités qui m’avaient été confiés me correspondaient parfaitement. J’avais surtout mes coéquipiers qui me trouvaient facilement et c’était vraiment sympa.

Comment se passe le confinement de ton côté ? Tu es toujours en contact avec ton club ? Tes coéquipiers ?
Je suis en contact avec tout le monde. On s’appelle de temps en temps , on prend des nouvelles. J’essaye de m’occuper, je suis souvent au téléphone avec ma famille, mes amis, je regarde des films et des séries, un peu de jeux vidéo et du sport aussi.

Des séries ou des films à conseiller ?
En série je viens de finir « La Casa de Papel », j’ai regardé aussi « Power ». Mes coéquipiers vont être contents car j’ai toujours dis que l’univers MARVEL ce n’était pas mon truc mais, depuis le début du confinement, je me suis lancé dedans donc c’est une petite pensée pour eux aussi.

Catégorie: 
Surtitre: 
NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Vendredi, 17. Avril 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Dominant pendant la première partie de saison puis stoppé net par une blessure au genou, Vincent Pourchot, nous livre ses impressions sur la saison 19-20 et nous partage ses occupations pendant le confinement.
crédit: 
Photo : Olivier Barthon

« On est solidaire de cette situation dramatique »

Corps: 

Votre club réalisait jusque-là une belle saison, quelle a été votre réaction à l’annonce de l’arrêt de la compétition ?
On avait beaucoup d’ambition donc évidemment on était déçu de rester un peu sur notre faim. L’arrêt brutal est déstabilisant pour l’ensemble des acteurs et pour la vie du club. Mais cela reste un problème majeur et des conditions qui sont exceptionnelles avec une situation sanitaire sans précédent avec cette pandémie. Donc on est resté un peu sur notre faim pour cette fin de saison tout en étant aujourd’hui solidaire de cette situation dramatique qui traverse le pays et le monde.
Nous aurions été favorable à une reprise des compétitions car le sport est un formidable vecteur de beaucoup de valeurs mais uniquement dans des conditions parfaites de sécurité sanitaire, sportive et économique. Force est de constater qu'aucune de ses cases n'était remplie et que les faits nous donnent raison aujourd'hui. Les incertitudes sont à ce jour au moins aussi grandes et c'est pourquoi devant le nombre de problématiques sportives engendrées par une compétition qui se serait déroulées dans des conditions non-optimales, nous pensons qu'il étaient plus juste pour l'équité sportive générale d'opter pour un arrêt définitif des compétitions sans incidence sportives, positive ou négative.

Vous avez été en contact avec d’autres présidents de club ?
Oui, on a eu une conférence téléphonique il y a quelques semaines où tous les présidents ont pu donner leurs avis sur la saison que l’on souhaitait. La grande majorité des clubs ont partagé la vision qui était la nôtre sur le fait d’arrêter la compétition pour être solidaire de l’ensemble des clubs sportifs, quelle que soit la division. On redémarrera en Septembre prochain comme on a démarré en Septembre 2019.

Sur cette saison, qu’avez vous pensé de votre équipe ?
Très satisfait. C’est ma deuxième saison en tant que Président au STB, j’ai senti une équipe beaucoup plus dynamique, beaucoup plus conquérante, une bonne entente entre les joueurs en dehors du terrain ce qui a permis d’avoir des joueurs qui étaient dans un esprit d’équipe et un esprit de combativité du début à la fin. L’équipe atteignait vraiment un très bon niveau à l’issue de la phase 1.

Vous avez aussi un projet autour de jeunes joueurs.
Oui dans notre équipe nous avions 6 joueurs professionnels et 4 jeunes qui ont montré un excellent visage à côté des joueurs plus expérimentés. Ils ont pu apprendre tout au long de la saison mais aussi apporter leur fougue à l’effectif. Je pense que ce mix avec le centre de formation est une très bonne expérience pour le club et a donné de très bons résultas pour cette première phase de championnat.

Quelles sont les perspectives pour la saison prochaine ? Repartir avec un effectif similaire ou procéder à quelques changements ?
Il y a des contrats qui s’arrêtent au 30 Juin. Aujourd’hui sur ces contrats il n’y a pas encore de vision , mon adjoint travaille beaucoup avec Hervé Coudray sur la constitution de la nouvelle équipe.  Contrairement à l’année dernière où on était les derniers à pouvoir se préparer (ndlr : le STB avait été jusqu’en finale des playoffs) là on est dans le timing. Il y des projets mais rien de finalisé aujourd’hui. Des joueurs resteront évidemment, même chose pour les joueurs du centre de formation qui ont acquis de l’expérience cette saison. Mais il est encore trop tôt pour finaliser l’effectif pour la saison prochaine, on reste en attente également de la décision de la LNB concernant la PRO B et la JEEP Elite.

Vous avez récemment mis à la vente aux enchères des maillots de joueurs au profit des hôpitaux, ce sont des initiatives importantes pour vous ?
Mon adjoint a mis cela en place car il avait vu un autre club sportif le faire et on a trouvé que c’était une très bonne initiative. On en voit de plus en plus en ce moment aux informations ou sur les réseaux sociaux, tous ces clubs qui aident le monde soignant via différentes collectes d’argent. On va réfléchir à d’autres initiatives comme celle-ci dans les prochaines semaines.

Vous restez en contact avec les joueurs pendant cette période de confinement ?
Oui, on a un groupe What’sApp ce qui permet d’être en contact régulier entre le directoire, le conseil de surveillance, les joueurs. L’un d’entre eux a eu un petit bébé il y a quelques jours donc cela a permis de remonter le moral de tout le monde. On est toujours à l’affût pour prendre des nouvelles de nos joueurs qui aujourd’hui sont confinés, avec la difficulté de pas pouvoir s’entrainer.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Mercredi, 15. Avril 2020
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Chapeau: 
Après une belle première partie de saison (18 victoires et 8 défaites), la saison du STB Le Havre a été stoppée à cause de l’urgence sanitaire. Edouard Morlot, Président depuis deux saisons, revient sur cette saison 2019-2020 un peu particulière.
crédit: 
Photo : Paris-Normandie

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