Equipe de France masculine

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Tombés au combat

Corps: 
Un an après avoir perdu dès le match d’ouverture de l’EuroBasket, l’Equipe de France a connu le même sort à l’occasion de la Coupe du Monde. Mais si la rencontre de 2013 contre l’Allemagne avait suscité bien des inquiétudes, la prestation face à une équipe d’un tout autre standing, le Brésil, impose une toute autre lecture. "Mes sentiments sont mitigés", admettait ainsi Vincent Collet. "Je considère que tous les joueurs ont été dans l’esprit au niveau de l’investissement défensif. Mais c’est une équipe encore jeune et tout est important dans ce type de match : un ballon qui traîne, un ballon qu’on égare, peuvent faire la différence." Un ballon qui tourne autour du cercle également, comme celui sur le tir du poste de Thomas Heurtel qui aurait pu réduire l’écart à deux points à 50 secondes du buzzer. Dos au mur les Bleus ont alors joué la carte des fautes et sont finalement venus mourir à deux unités, un écart qui pourrait avoir son importance en cas d’égalité entre plusieurs équipes à l’heure des comptes.
 
Mais les calculs sont très éloignés des esprits du staff tricolore, qui voudra avant tout retenir quelques points positifs dans ce match. Le premier quart-temps aura par exemple été une belle illustration de l’efficacité à laquelle peuvent prétendre les Bleus lorsqu’ils font vivre la balle autour de leur plaque tournante, Boris Diaw. "La deuxième faute de Boris a d’ailleurs été un élément important du match", regrettait Vincent Collet. "Je ne pouvais pas faire autrement que de le protéger. Il m’a fallu le coacher alors que nous dominions. S’il avait plus joué nous aurions pu tirer un plus grand avantage de notre bon premier quart-temps." Le 18-11 des dix minutes initiales n’a pas duré et la France, plus statique, a été perturbée par l’agressivité défensive des Brésiliens. "Face à une équipe qui a des grands dessous, qui connaît ses rotations et qui est présente dans les aides, il faut les faire bouger beaucoup plus", pointait du doigt Boris Diaw. "Nous aurions pu pousser un peu plus le ballon mais cela part d’un rebond propre et ça n’a pas été le cas car ils mettent beaucoup de pression ce qui gêne les sorties", analysait Rudy Gobert, convaincant lors du premier acte.


 
Le pivot du Jazz, comme ses collègues du secteur intérieur, a en effet livré un combat courageux face à la triplette Varejao-Nene-Splitter. Au final ce trio NBA pointe à 19 points à 8/20 aux tirs même si à la longue, leur puissance s’est ressentie dans la conquête des rebonds offensifs. "Nous avons plutôt fait un bon boulot sur leurs grands puisque pas un ne met 10 points", estimait Gobert. "Mais dès que tu te relâches, tu es puni. Ils sont plus costauds et ils ont vite fait de te mettre un coup d’épaule pour te dégager." "J’avais espéré ne pas concéder plus d’une petite dizaine de rebonds offensifs. 16 c’est trop", remarquait de son côté Vincent Collet, frustré de constater que plusieurs stops défensifs accouchaient finalement de deuxièmes chances qui s’avèreront fatales. Des rebonds et la maîtrise du meneur du Barça Marcelinho Huertas, auteur de 11 points dans le dernier quart-temps.
 
Battus par un adversaire direct dans la course à la deuxième place de la poule derrière l’épouvantail espagnol, les Bleus doivent immédiatement se projeter sur leur rendez-vous avec la Serbie, très facile contre l’Egypte (85-64). "On n’a pas le temps de gamberger même si la défaite fait mal : on joue à 15h30", soulignait le sage Florent Pietrus tandis que Nicolas Batum souhaitait voir ses coéquipiers afficher un visage tout aussi combattif demain : "Ça n’affecte pas le moral mais ça énerve de perdre de deux points. Il faudra avoir la même envie et la même hargne demain tout en gommant quelques erreurs." Contre une équipe qui dominé la France l’an passé à l’Euro et il y a quelques jours en préparation, Vincent Collet attend de ses joueurs un niveau d’exigence encore plus élevé : "Nous avons été mauvais contre eux à Pau. Nous verrons si nous avons appris de cette leçon."
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Face à un candidat au podium l’Equipe de France a échoué d’un souffle lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde (63-65). Après un superbe premier quart-temps la puissance du Brésil, au rebond offensif notamment, a fini par peser sur les débats.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Sur le papier ils nous sont supérieurs"

Corps: 
Quelle est votre réaction au forfait de Ian Mahinmi ?
 
Ce n’est jamais une bonne nouvelle car même si le joueur qu’on rappelle a fait une partie de la préparation il va falloir qu’il se remette dans le bain. Kim est arrivé hier soir et n’a pas pu s’entraîner avec nous. Donc s’il sera dans les 12 on ne compte pas trop sur lui pour le premier match. Cela modifie quelque peu la hiérarchie d’équipe. Lors de ces derniers matches, nous avons observé, regardé, hésité entre Ian et Rudy Gobert pour débuter les matches. Cette blessure va responsabiliser un peu plus Joffrey Lauvergne et Rudy. Rudy est un jeune joueur qui manque cruellement d’expérience et qui a peu joué en NBA. Nous avons le souci de le rendre efficace, rentable. On pensait que ce serait sur des périodes plutôt courtes et par la force des choses nous allons devoir les allonger. Je veux avoir une pensée pour Ian Mahinmi qui est venu quand nous étions dans la difficulté. Il est arrivé hors de forme et a beaucoup travaillé pour retrouver son niveau. Ian était effondré d’avoir à prendre cette décision.
 
Son forfait sera-t-il particulièrement pénalisant contre le Brésil, très puissant dans le secteur intérieur ?
 
Lors du dernier match contre l’Australie Ian avait donné dix bonnes minutes où il avait apporté sa puissance, son volume physique et impacté Aaron Baynes. Aujourd’hui nous allons devoir répondre au défi imposé par les Brésiliens. Le jeu intérieur est leur point fort évident. La bataille du rebond sera capitale. Leur pilonnage intérieur est facteur de fautes et avoir un pivot en moins peut être problématique sur ce type de match.
 
Le tableau de cette Coupe du Monde semble déséquilibré…
 
Sur le papier notre groupe est fort et celui avec lequel nous allons croiser l’est également. Le huitième de finale sera donc compliqué. Ensuite, par rapport aux éventuels croisements en quarts de finale, si on considère que l’Espagne a toutes les chances de finir à la première place, il vaut mieux ne pas finir troisième de la poule. Mais notre calendrier ne nous permettra pas d’être dans la position des calculateurs. En ouvrant le tournoi contre le Brésil et la Serbie, nous n’avons qu’une chose à penser : les battre pour pouvoir choisir entre la première et la deuxième place. Mais je veux surtout penser à la qualification en huitièmes. Le passé a montré que l’Equipe de France n’avait pas beaucoup de marge face à des adversaires réputés plus faibles. On connaît peu l’Egypte et l’Iran. L’autre élément à prendre en compte c’est que la Serbie me semble forte. Elle nous a dominés en préparation. Si nous n’avions pas Boris Diaw, ils jouaient sans Nenad Krstic et Milos Teodosic. C’est un des outsiders du tournoi. Quant au Brésil il a l’avantage de venir avec ses meilleurs joueurs. Nous l’avons vu jouer plus que tous nos autres adversaires. Sur le papier ils nous sont légèrement supérieurs. Mais c’est un match d’ouverture et à nous d’en profiter pour créer une petite surprise.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
L'Equipe de France débute sa Coupe du Monde ce soir à 18h00 face au Brésil (en direct sur Canal+ Sport). Une rencontre déjà décisive dans la perspective d'obtenir le meilleur classement possible avant les huitièmes de finale.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"En 2010 j’étais spectateur"

Corps: 
Quel sentiment prédomine à quelques heures du début de la Coupe du Monde ?
 
L’impatience. Cela fait longtemps que la préparation a débuté et maintenant on veut vraiment commencer. On veut connaître une montée d’adrénaline. On veut qu’il se passe quelque chose pour briser la routine. On a la chance de faire un métier où aucun match ne se ressemble, où il y a des nouveautés souvent et en Equipe de France, tout est très cadré, minuté. Les sportifs professionnels ne sont pas spécialement fans de ça… moi le premier. Tu n’es pas chez toi et donc il faut trouver des occupations ou être blindé au niveau séries et films sur ton ordinateur.
 
Et qu’avez-vous trouvé ?
 
Nous sommes allés acheter 5 Nintendo DS dans un magasin à côté. Tout le monde se met en ligne pour jouer. J’en profite aussi pour faire des choses que je fais moins d’habitude et beaucoup parler. On passe plus de temps à table à échanger sur des sujets souvent éloignés du basket. C’est très sympa surtout que ce sont des joueurs que tu verras très peu pendant la saison. Je prends ma dose. Ce matin par exemple j’ai passé du temps à discuter avec notre intendant, Théo Souman, que j’avais connu avec les 20 ans et moins en 2009 : de sa femme, de ses enfants, sa vie à Paris. Des choses simples.
 
Le vieux cliché du groupe qui vit bien est-il une réalité ?
 
Le plus important c’est d’avoir des résultats sur le terrain. C’est ce que les gens vont retenir. Tu peux avoir une équipe qui vit très bien, si elle se rate, on va entendre que les mecs n’ont pas mouillé le maillot. Mais bien s’entendre avec des coéquipiers que tu côtoies non stop, c’est important. En club, s’il y a un problème, tu vas à l’entraînement, tu fais ton travail et tu rentres chez toi. En Equipe de France ça serait compliqué s’il n’y avait pas cette entente.
 
Il y a 4 ans vous vous apprêtiez à débuter en sélection au Mondial 2010. A quel point les choses sont-elles différentes aujourd’hui ? 
 
J’avais trop pris comme une fin en soi d’être retenu pour le Mondial. Participer à la compétition c’était un truc incroyable. J’étais émerveillé par les salles, je regardais Navarro passer : wouahh ! Pas impressionné mais content d’y être. Je me faisais tout petit. Spectateur de la chose. Aujourd’hui je me sens investi d’une mission, même si je sais qu’elle ne sera pas forcément énorme. Donc je serai prêt pour amener ma pierre à l’édifice.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Quatre ans après son dernier passage chez les Bleus, Edwin Jackson retrouve l'équipe nationale, à nouveau dans le cadre de la Coupe du Monde. Mais cette fois, le meilleur marqueur de la Pro A veut changer son approche du tournoi.
crédit: 
Bereflex/FFBB

"Je n’ai pas de raison d’être content"

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L’ennui commence en général à se faire sentir à quelques heures d’une grande compétition. Qu’en est-il ?
 
On s’est tous acheté des DS pour jouer à Mario Kart en réseau. Mais je confirme, on se fait chier…
 
Pouvez-vous comparer l’excitation avant de débuter une Coupe du Monde à celle que vous ressentiez dans les compétition de jeunes ?
 
Dans les premières compétitions tu es comme un fou. Un gamin. Tu veux avoir ton maillot ! En A tu sais à quoi t’attendre et tu es là pour gagner.
 
Avez-vous beaucoup travaillé sur le Brésil depuis quelques jours ?
 
On a effectivement bien étudié leur jeu à la vidéo. On a commencé il y a deux jours et ça sera encore le cas aujourd’hui. Après on sait bien ce qu’ils vont faire : mettre la balle à l’intérieur sur Nene et Splitter et jouer le pick n’roll dans l’axe. On se concentre surtout sur nous. Des ajustements peuvent être faits mais ça ne bouleversera pas les grandes lignes de ton jeu.
 
Comment jugez-vous vos prestations lors de la préparation (5,9 pts à 40,0% en 13 minutes) ?
 
Des hauts et des bas… Le tournoi de Strasbourg ? Je ne sais pas trop quoi en penser mais je laisse tout ça derrière moi. J’apprends tous les jours dans un groupe nouveau avec un coach qui me demande des choses différentes et avec un statut que je n’avais jamais connu en Equipe de France.
 
Est-ce comparable avec le statut d’un rookie en NBA ?
 
Non… En club tu as le temps de travailler, de faire des erreurs. En équipe nationale tu n’a pas le temps. Quand je suis drafté en 20, les Nuggets savent que je ne vais pas leur apporter 20 points par match. Le GM va rechercher le juste milieu entre gagner et faire travailler le jeune. Ici on n’est pas là pour progresser mais pour gagner. C’est une Coupe du Monde. En NBA tu as 82 matches, pas de montées, pas de descentes. Il faut que je trouve comment aider l’Equipe de France. Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question d’état d’esprit : rester positif et dans ce que veulent le coach et les leaders.
 
21 ans et déjà retenu pour une Coupe du Monde. Cela n’a pas l’air de vous émouvoir…
 
Je n’ai pas de raison d’être content… C’est bien de faire partie du groupe France mais si on finit 8e, je serais dégoûté. Par contre le jour où on aura une médaille je te dirais que je suis le plus heureux du Monde.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
A 21 ans, Evan Fournier est le benjamin de l’Equipe de France et dispute déjà une Coupe du Monde. Mais le joueur du Magic est ambitieux et ne veut pas se satisfaire de cette première réussite.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Pas facile à avaler"

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Lésion du bourrelet glénoïdien de l’épaule gauche. Un faux mouvement a ravivé une pathologie ancienne pour Ian Mahinmi jeudi à l’entraînement et après un échange entre les staffs médicaux de l’Equipe de France et des Indiana Pacers, le forfait s’est imposé pour le pivot des Bleus. Des examens complémentaires permettront de déterminer la durée de l’indisponibilité, même si le médecin de l’Equipe de France, Serge Petuya, a évoqué une absence potentielle de 2 à 3 mois.
 
Dans quelles circonstances vous êtes-vous blessé ?
 
Je ne peux pas encore rentrer dans les détails mais j’ai une instabilité à l’épaule qui s’est refait sentir sur les deux dernières journées d’entraînement et plus particulièrement hier. Les examens n’ont pas été bons et nous avons décidé de stopper l’aventure. La blessure m’empêche de jouer. L’épaule se déboîte, se remboîte… Les risques sont donc élevés. Pour ma santé il est mieux de m’arrêter. Ensuite ma franchise était en droit de demander des examens encore plus poussés pour déterminer comment soigner et déterminer les délais de retour.
 
S’agit-il d’une blessure ancienne ?
 
Tout à fait. La blessure a été contractée avant les playoffs. Mais ça ne m’avait pas empêché de jouer. Je n’ai pas raté un entraînement ni un match.
 
Quelle a été votre réaction à l’annonce du sérieux de la blessure et donc de votre forfait ?
 
Cela m’a touché. Comme tout le monde le sait je suis revenu au sein de l’Equipe de France par la petite porte. Je voulais aider l’équipe suite aux blessures de certains et aux absences d’autres. Ce n’est pas facile à avaler le fait de ne pas jouer la Coupe du Monde à la veille du début de la compétition. Je n’ai pas passé une très bonne nuit mais ce sont des choses qui arrivent dans la vie d’un athlète de haut niveau.
 
Que retiendrez-vous de votre retour en Equipe de France ?
 
Que du positif. La sélection m’avait manqué. Ce passage m’a redonné l’envie de goûter à ce genre d’aventure dans l’avenir. Je commençais à me sentir mieux physiquement et forcément j’ai un sentiment d’inachevé.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
Vignette: 
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A la veille du début de la Coupe du Monde FIBA 2014, Ian Mahinmi, est revenu en conférence de presse sur la blessure qui va le priver de la compétition.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

Mahinmi forfait, Tillie rappelé

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Victime d’un faux mouvement lors de l’entraînement de jeudi matin, Ian Mahinmi a ressenti une vive douleur à l’épaule gauche, l’empêchant de poursuivre la séance.

Le joueur a passé une IRM dans l’après-midi qui a révélé une lésion incompatible avec la poursuite d’une activité sportive.

Ian Mahinmi est donc forfait pour la Coupe du Monde 2014.

Le staff de l’Equipe de France a décidé de rappeler Kim Tillie qui a participé à 4 rencontres de préparation cet été. Il arrivera à Grenade vendredi dans l’après-midi.

Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Date d’écriture: 
Jeudi, 28. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Touché à l'épaule gauche, Ian Mahinmi (2,11 m, 27 ans) doit renoncer à la Coupe du Monde. Kim Tillie (2,11 m, 26 ans), actuellement en préparation avec son club de Vitoria, rejoindra l'Equipe de France ce vendredi, à la veille du début de la compétition.
crédit: 
Bellenger / is / FFBB

Les Bleus à Podgorica en février 2021

Corps: 

C'était l'Allemagne ou le Monténégro et c'est finalement le dernier pays cité qui a raflé la mise. Comme son homologue Allemande, la Fédération Monténégrine de basket s'était portée candidate à l'organisation de la dernière fenêtre de qualification à l'EuroBasket 2022 à domicile. Après la France et le Palais des Sports de Pau, c'est donc le Monténégro et le Sportski centar Moraca, l'antre du Buducnost, qui accueilleront les Bleus, la Grande-Bretagne et l'Allemagne du 15 février au 22 février 2022 prochain.

L'Équipe de France jouera d'abord un "match à l'extérieur" contre le Monténégro le samedi 20 février 2021 puis un "match à domicile" contre la Grande-Bretagne le lundi 22 février 2022. En tête du groupe G avec 3 victoires et 1 défaite, il suffit à la France de remporter un de ces deux matchs pour valider sa qualification pour l'EuroBasket 2022 qui se tiendra du 1er septembre au 18 septembre 2022 en Allemagne, Italie, Géorgie et République tchèque.

Pour rappel, les trois équipes les mieux classées de chaque groupe, à l'exception des groupes qui incluent les pays hôtes, se qualifieront pour le FIBA EuroBasket 2022. Pour les groupes contenant les pays hôtes, le pays hôte et les deux autres équipes les mieux classées seront qualifiés pour le FIBA EuroBasket 2022. C'est le cas de la France dans le groupe G qui a l'obligation de laisser la Grande-Bretagne ou le Monténégro derrière elle pour se qualifier.

Les matchs de l'Équipe de France 

Premier tour

Match

Lieu (Ville – Salle)

Vendredi 21 février 2020 – 20h00

Allemagne – France : 83-69

Vechta (Rasta Dome)

Lundi 24 février 2020 – 18h45

France – Monténégro : 85-66

La Roche-sur-Yon (Vendéspace)

Vendredi 27 novembre 2020 – 18h00

Grande-Bretagne – France : 56-79

Pau (Palais des Sports)

Dimanche 29 novembre 2020 – 15h00

France – Allemagne : 86-74

Pau (Palais des Sports)

Vendredi 19 février 2021

Monténégro – France

Podgorica (Sportski centar Moraca)

Lundi 22 février 2021

France – Grande-Bretagne

Podgorica (Sportski centar Moraca)

Toutes les "Bulles" de février 2021

Groupe A: - Gliwice (Pologne) : Espagne, Israël, Pologne, Roumanie
Groupe B - Perm (Russie) : Estonie, Italie, Russie, Macédoine du Nord
Groupe C - Vilnius (Lituanie) : Lituanie, Danemark, Belgique, République tchèque
Groupe D - Ankara (Turquie) : Turquie, Croatie, Suède, Pays-Bas
Groupe E: - Tbilissi (Géorgie) : Finlande, Serbie, Géorgie, Suisse
Groupe F: - Kiev (Ukraine) : Slovénie, Hongrie, Ukraine, Autriche
Groupe G: - Podgorica (Monténégro) : France, Allemagne , Grande-Bretagne, Monténégro
Groupe H: - Riga (Lettonie) : Bosnie-Herzégovine, Lettonie, Bulgarie, Grèce

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TEAM FRANCE BASKET - QUALIFICATIONS EUROBASKET 2022
Auteur: 
Clément Daniou
Date d’écriture: 
Vendredi, 4. Décembre 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Le conseil d'administration de la FIBA Europe a annoncé aujourd'hui les pays hôtes chargés d'organiser les "bulles" pour les derniers matchs de qualification à l'EuroBasket 2022 en février 2021. Dans le groupe G la France se rendra à Podgorica, capitale du Monténégro.
crédit: 
Bacot/FFBB
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Cordinier reprend son vol

Corps: 

Andrew Albicy, Paul Lacombe, Mathias Lessort ou encore Amath M’Baye ont remporté une médaille de bronze avec les Bleus lors de la Coupe du Monde 2019. Leur place lors de la compétition mondiale, ils l’ont notamment obtenue en brillant à l’occasion des fenêtres de qualification. Des rendez-vous qui nourrissent les réflexions du staff technique de l’Equipe de France, comme en février dernier suite aux débuts de Guerschon Yabusele. "Ces joueurs on les utilise pour gagner les matches mais on les regarde aussi pour la suite", remarque Vincent Collet. A Pau, celui qui a sans doute marqué le plus de points est Isaïa Cordinier.

L’arrière de Nanterre 92 est arrivé dans le Béarn dans une forme éblouissante. 3e évaluation française de la Jeep®Elite (14,4 pts, 6,2 rbds), 7e évaluation d’EuroCup (15,8 pts, 5,8 rbds, 3,0 pds), son choix de rester en banlieue parisienne cet été semble pleinement pertinent : "Je savais qu’à Nanterre j’avais des responsabilités qui m’attendaient. Je m’entends très bien avec Pascal Donnadieu et c’est devenu presque comme une seconde maison."

En Equipe de France, Cordinier a été logiquement installé dans le cinq majeur et a séduit. Non pas par des chiffres qui donnent le tournis mais par un engagement constant des deux côtés du terrain et une capacité à apporter dans des domaines déterminants lorsqu’il s’agit de construire la meilleure équipe possible : intensité, rebond, justesse, défense. "Je voulais montrer que j’avais progressé et que je pouvais apporter plus que lors de mes deux premières sélections. Mais il ne fallait pas tomber dans le piège et vouloir trop en faire", note-t-il.

Drafté en 2016 par les Atlanta Hawks, ses droits ont été depuis cédés aux Brooklyn Nets qui surveillent de près son évolution. Trois ans après sa décision d’effectuer une saison blanche pour soigner ses genoux, Cordinier devrait être particulièrement courtisé dans quelques mois. "Je me lève tous les matins et je travaille pour aller un jour en NBA. Et je suis quelqu’un d’assez têtu", sourit-il à propos de son avenir américain. Mais en attendant c’est l’Equipe de France qui profite de sa polyvalence. A 24 ans, celui qui rêve de marcher dans les pas de son père Stéphane, 72 fois international en handball et présent aux Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996, a peut-être signé un long bail avec la sélection.

Surtitre: 
Team France
Auteur: 
Par Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Jeudi, 3. Décembre 2020
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Chapeau: 
Après avoir découvert l'Equipe de France en février dernier, Isaïa Cordinier (1,96 m, 24 ans) s'est installé dans le cinq majeur des Bleus à la faveur de performances impressionnantes avec Nanterre 92.
crédit: 
Julien Bacot/FFBB
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Il fallait l’inviter

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Attablé à un restaurant sévillan avec sa famille lundi, Yakuba Ouattara a été quelque peu pris de court par l’appel des dirigeants de la FFBB. Son déjeuner vite expédié, il a sauté dans un avion pour rejoindre l’Equipe de France à Pau, mardi dans l’après-midi, d’abord comme 13e homme, puis finalement avec l’assurance de disputer les rencontres, Axel Toupane ayant dû quitter ses coéquipiers prématurément. Dimanche, il a dynamité la défense allemande, terminant à 24 points à 9/16 aux tirs. "Ce n’est pas la première fois que ça arrive", souriait Vincent Collet à propos de la réussite des renforts de dernière minute. "Quand nous avions fait la sélection Yakuba était blessé et on ne savait pas quand il serait en mesure de revenir. Aujourd’hui il a été important, non seulement par ses points mais aussi par l’énergie qu’il a apportée."

Pour sa 14e sélection l’ancien élève du centre de formation de Chalon a pulvérisé son record de points en Equipe de France. Une sélection qu’il avait fréquentée pour la première fois lors de la préparation à l’EuroBasket 2017. Après avoir par la suite flirté avec la NBA en signant un two-way contract avec Brooklyn avant de retrouver Monaco, Ouattara a découvert cette année le championnat espagnol avec le Betis Séville. Bien installé dans la rotation andalouse (8,7 pts en 20’), il n’a cependant disputé six des douze rencontres de Liga Endesa du fait de sa blessure. Revenu sur les terrains le 31 octobre, sa parenthèse internationale devrait l’aider à poursuivre sa montée en puissance : "Ça valait le coup de venir. Je suis super content d’avoir été appelé et je voulais montrer que même si j’étais le dernier je pouvais performer… C’est un peu conte de fée."

Ancien vainqueur du concours de dunks du All Star Game LNB, athlète d’une explosivité exceptionnel, Ouattara a encore agressé le cercle avec efficacité face aux Allemands tout en signant deux paniers primés qui ont largement contribué à faire le break. "Le coach nous a rappelé que nous avions perdu le match aller comme ça. La première mi-temps ce n’était pas notre vrai visage défensivement", commentait le héros du soir, satisfait d’avoir laissé le jeu venir à lui. "Je me suis dit que je devais faire ce pour quoi Vincent m’a convoqué. Il me connaît très bien."

A 8 mois des Jeux Olympiques, Ouattara a pleinement conscience que la concurrence est rude à l’arrière. Mais il sait également que le staff porte un regard attentif aux productions des mobilisés des fenêtres FIBA. "J’espère faire partie de la préparation. Je donnerai le meilleur de moi-même et ensuite ça sera le choix du coach." Un coach qui en a fait son energizer dimanche, appréciant le coup de chaud de celui qui est allé chercher son record de points au milieu d’un quatrième quart-temps incandescent (11 pts). "Je savais… on sait des choses comme ça", concluait-il dans un sourire.

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET - QUALIFICATIONS EUROBASKET 2022
Auteur: 
Par Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Dimanche, 29. Novembre 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Appelé de dernière minute pour disputer les deux rencontres de qualification pour l’EuroBasket 2022 à Pau, Yakuba Ouattara en a profité pour exploser son record de points face à l’Allemagne.
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Julien Bacot/FFBB
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L’Euro en ligne de mire

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35 joueurs différents ont participé pour la France aux qualifications pour la Coupe du Monde ou à l’EuroBasket. Pour un bilan de 13 victoires et 3 défaites. Aucun autre pays européen ne peut se prévaloir d’une telle réussite et ce bilan souligne la grande qualité des joueurs français et la profondeur du réservoir tricolore. Les défaites de la Grèce, de l’Espagne, de la Lituanie et de la Serbie lors de cette nouvelle fenêtre démontrent à quel point l’exercice est périlleux pour les meilleures nations du Continent.

Il y aurait beaucoup à dire sur la pertinence de ces phases de qualification en plein cœur de la saison. Et beaucoup a été dit. Si l’idée d’offrir au public (en temps normal) la possibilité de voir son équipe nationale évoluer à domicile est louable, la mise en pratique se heurte aux réalités d’un basket mondialisé dont les rapports de force sont bien éloignés de ceux du football, qui met en pause ses championnats pour que Neymar, Mbappe et autre Messi rejoignent leur sélection.

L’Equipe de France a parfaitement su s’adapter à des circonstances particulières et ceux qui l’ont représentée à Pau ont, une nouvelle fois, parfaitement rempli leur mission. A deux rencontres de la fin des qualifications, la route pour l’EuroBasket est dégagée. Il faudrait un effondrement dans les grandes largeurs pour que les Bleus ne voient pas la compétition continentale dans 22 mois, même si la victoire de la Grande-Bretagne sur le Monténégro rend la chose légèrement plus incertaine.

Contre l’Allemagne, comme en février dernier, les Tricolores ont attaqué la rencontre sur un tempo assez éloigné de leurs standards. Après sept minutes de jeu, ils affichaient un 9/11 aux tirs tandis que l’Allemagne pointait à 8/12. Une orgie offensive peu en phase avec le discours sur l’identité défensive tenu par le staff technique. Si Andrew Albicy à l’extérieur et Mathias Lessort dans la raquette faisaient du petit bois de leur adversaire direct, les Français souffraient tout autant dans les duels.

En difficulté pour tenir leurs vis-à-vis, parfois inattentifs dans le contrôle du rebond, ils laissaient les hommes d’Henrik Rödl installer relativement paisiblement leurs systèmes. Ces derniers restaient constamment dans la roue avec une belle répartition des points et une confiance retrouvée après leur défaite vendredi contre le Monténégro.

Les murs des vestiaires ont quelque peu tremblé à la pause (42-41) et sans surprise les débats se durcissaient. Les arrières français montaient d’un cran leur intensité sur les porteurs de balle et de l’autre côté du terrain, Lessort continuait d’imposer sa puissance près du cercle. Seules ses difficultés aux lancers-francs (3/8) l’empêchaient de faire totalement fructifier son travail de sape.

Les courses et la fluidité envolées, les passages sur la ligne se multipliaient lors du troisième quart-temps. Un exercice dans lequel la France laissait échapper trop de munitions pour espérer créer le moindre écart (61-59, 30’). C’est un passage en mode char d’assaut de Jerry Boutsiele qui allait faire la différence. Le pivot du CSP se fendait de 7 points consécutifs pour lancer le money-time. Après la puissance, c’est l’adresse qui prenait le relais, servie par Yakuba Ouattara. L’appelé de dernière minute, débarqué de Séville mardi, enchaînait dunk et tir primé pour donner de l’air à son équipe (75-65). Il poursuivait son chef d'oeuvre pour terminer à 24 points, son record international. Un moment bousculée, l'Equipe de France a trouvé les ressources pour quitter Pau le coeur léger. L'EuroBasket lui tend les bras.

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET - QUALIFICATIONS EUROBASKET 2022
Auteur: 
Par Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Dimanche, 29. Novembre 2020
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Chapeau: 
L’Equipe de France a parfaitement négocié la deuxième fenêtre des qualifications à l’EuroBasket en remportant deux victoires en trois jours. Dimanche, elle a dominé l'Allemagne 86-74.
crédit: 
Julien Bacot/FFBB
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