Equipe de France masculine

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Le repos du guerrier

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Il fallait bien que ça arrive un jour. On aurait espéré, naïvement, que ça n'arrive jamais mais Florent Pietrus a décidé de faire le grand saut en mettant fin à sa carrière professionnelle. De Pau-Orthez à Orléans, de la Pro A à la Liga Endesa, de sa Guadeloupe natale à l'Équipe de France, il aura marqué le paysage du basket français et européen. Défenseur hors pair, monstre de combativité, coéquipier modèle et apprécié partout où il est passé, il rejoint ses amis de toujours Tony Parker et Boris Diaw dans le monde d'après.

La folle époque paloise

Arrivé en France en 1996 en provenance de la Guadeloupe pour évoluer en centre de formation de Pau-Orthez en compagnie de son frère Mickaël, Florent Piétrus s'inscrit rapidement dans le projet d'un club de premier plan. Entré en jeu pour la première fois en Pro A le 23 novembre 1999 lors de la 12e journée face à l'ALM Évreux, il inscrit ses premiers points dans le Palais des Sports de Pau, théâtre qui le verra grandir en tant que joueur mais aussi en tant qu'homme. Rotation importante du dispositif de Claude Bergeaud dès la saison 2000/2001, il fait partie de la folle génération paloise qui empoche le titre de Champion de France en 2001 et le triplé historique de 2003 en gagnant le championnat, la Coupe de France et la Semaine des As. Intraitable aux côtés de cadors de la division que sont Cyril Julian, Fred Fauthoux, Rod Sellers, Dragan Lukovski et Kyle Hill, Florent Pietrus forme avec Boris Diaw, son frère Mickaël et Arthur Drozdov un quatuor magique apportant fraîcheur et qualités athlétiques de tous les instants. Après une saison riche en récompenses, Boris Diaw et son frère Mickaël s'envolent pour les États-Unis et la NBA. Florent lui reste à Pau, avec qui il remporte un nouveau titre de Champion de France. Le dernier avant de traverser les Pyrénées afin de jouer en Espagne.

La découverte de la Liga ACB puis le retour en France

Machine à gagner en France, Florent Pietrus le sera tout autant dès son arrivée en Espagne. Il remporte avec Malaga la Coupe du Roi en 2005. La saison suivante, le titre de Champion d'Espagne. À n'en pas douter, Florent Piétrus fait partie de ces joueurs capables d'élever le niveau d'une équipe. Un peu plus effacé statistiquement en attaque que lors de son premier passage en France, il est désormais le socle défensif de son équipe, véritable rempart face aux assauts adverses. Après trois saisons à Malaga, il met le cap sur Madrid pour jouer une saison avec Estudiantes, signant un précieux maintien en première division. Suivront ensuite des saisons à Valence, entrecoupé d'un court passage par Vitoria. Au total, il dispute pas moins de 9 saisons en Espagne, performance de premier choix dans le meilleur championnat d'Europe.
Son retour en France, il ne l'effectue pas dans le Béarn comme l'auraient aimé tous les fans de l'EBPLO mais au SLUC Nancy. Sur place, il va former une redoutable paire d'intérieur aux côtés de l'Américain Randall Falker. Demi-finaliste de Pro A en 2014 et 2015, il décide de rejoindre Gravelines-Dunkerque en 2016. Moins impactant que lors de son passage à Nancy, il joue ensuite quelques mois avec le Paris-Levallois puis Strasbourg avant de terminer sa carrière avec Orléans. Comme d'autres, la pandémie de COVID-19 ne lui a pas permis de lui offrir la sortie qu'il mérite. Une sensation amère pour tous les fans de basket. Lui se dit "heureux et en paix".

Un pilier de l'Équipe de France

Avec les Bleus, Florent Pietrus a là encore tout connu. Guerrier de tous les instants, celui que l'on a surnommé "le ministre de La Défense" a, au même titre que ses coéquipiers de la génération 81-82 Tony Parker et Boris Diaw, fait connaître au basket français la plus belle période de son histoire. De sa première sélection en 2001 aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, Florent Pietrus est resté fidèle au maillot Bleu et se classe comme un modèle à suivre pour les générations futures. Quatrième joueur le plus capé de tous les temps grâce à ses 230 sélections, il a d'abord remporté la médaille de bronze à L'EuroBasket 2005 puis la médaille d'argent en 2011. En 2013 en Slovénie, il va enfin avoir un retour sur investissement, preuve que ses sacrifices ne sont pas restés vains, en remportant le titre de Champion d'Europe. Sa chasse aux médailles continue ensuite en 2014 et 2015. À la Coupe du Monde puis en France lors du Championnat d'Europe, les Bleus terminent 3e, permettant à Florent Pietrus de ramener deux nouvelles breloques à la maison. Après une dernière danse lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016, il déclare la fin de sa carrière en Équipe de France. Un repos mérité.
Plus qu'un défenseur de premier plan, Florent Pietrus aura marqué les esprits par une envie et une rage de vaincre rarement observées. En mettant fin à sa carrière professionnelle, il ne dit pas malgré tout pas au revoir au basket. Il vient de signer en Nationale 2 avec Metz, club ambitieux de la poule D.

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET
Auteur: 
Clément Daniou
Date d’écriture: 
Jeudi, 10. Septembre 2020
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Chapeau: 
Figure emblématique du basket français, Florent Pietrus a annoncé hier soir mettre fin, à 39 ans, à sa carrière professionnelle.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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All-NBA Defensive Teams : Rudy Gobert de nouveau récompensé

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Forcément déçu de ne pas avoir pu conserver son titre de meilleur défenseur de la saison au profit du "Greek Freak", Rudy Gobert pourra se consoler avec une quatrième invitation dans le meilleur cinq défensif de la saison. Largement plebiscité par les votants, le pivot du Team France Basket a récolté 85 votes pour le meilleur cinq et 10 pour le deuxième. Avec 180 points obtenus, il se classe devant des habitués de la récompense, Marcus Smart ou Kawhi Leonard et juste derrière Ben Simmons, Anthony Davis et donc Giannis Antetokounmpo. 

Surtitre: 
NBA Awards
Auteur: 
Clément Daniou
Date d’écriture: 
Mercredi, 9. Septembre 2020
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Chapeau: 
Pour la quatrième année consécutive, Rudy Gobert fait partie du premier cinq défensif de la saison. Bien entouré, il s'ajoute au meilleur défenseur de l'année Giannis Antetokounmpo, à l'intérieur des Los Angeles Lakers Anthony Davis, l'arrière des Boston Celtics Marcus Smart et le meneur des 76ers de Philadelphie Ben Simmons.
crédit: 
NBA
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DPOY : Rudy Gobert détrôné

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On en revaît. Malheureusement, ce ne sera pas le cas. Rudy Gobert n'est plus le meilleur défenseur de l'année en NBA. Vainqueur du trophée en 2018 puis 2019, le joueur du Jazz est détrôné par le Grec Giannis Antetokounmpo. Avec 187 points obtenus (6 1ère place), Rudy Gobert est devancé par l'intérieur des Lakers Anthony Davis avec 200 points (14 1ère place) et donc la star des Bucks qui domine largement ce classement avec 432 points (75 1ère place). 

Même sans trophée individuel, la saison de Rudy Gobert en NBA aura été de grande qualité. Toujours en course dans la "Bulle" d'Orlando à ce jour (le Jazz mène 3-2 contre Denver à l'heure où ces lignes sont écrites), il a de nouveau augmenté sa moyenne aux rebonds avec 13.5 prises par match, tout en y ajoutant 15.1 points et 2.0 contres.

Encore plus responsabilisé offensivement depuis la reprise, Rudy Gobert a vu sa moyenne de points être encore augmentée, passant à 17.6 points sur les 5 rencontres jouées face à Denver. Dans le match 3, il a même établi son record de points marqués en Playoffs avec pas moins de 24 points. 

 

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET
Auteur: 
Clément Daniou
Date d’écriture: 
Mercredi, 26. Août 2020
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Sacré Defensive Player Of The Year en 2018 et 2019, Rudy Gobert ne réalisera pas le triplé. Il est devancé dans les votes par Anthony Davis et Giannis Antetokounmpo, qui a largement dominé les débats avec 75 premières places obtenues.
crédit: 
Chris Elise
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Rudy Gobert en route vers le triplé ?

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Sacré en 2018 et 2019, Rudy Gobert pourrait réaliser un incroyable triplé s'il venait à être une nouvelle fois élu meilleur défenseur de la saison en NBA. Finaliste cette saison dans sa catégorie aux côtés de deux joueurs exceptionnels que sont Giannis Antetokounmpo et Anthony Davis, l'international français réalise une nouvelle saison pleine avec sa franchise des Jazz d'Utah.

Avec 15.2 points marqués, 13.6 rebonds (son chiffre le plus haut en carrière) et 2 contres par match, Rudy Gobert a tous les atouts pour réaliser la passe de trois même si la concurrence sera très rude. 

 

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET
Auteur: 
Clément Daniou (FFBB)
Date d’écriture: 
Dimanche, 9. Août 2020
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La NBA a annoncé hier les trois finalistes pour les trophées de l'année. Et Rudy Gobert est en course pour remporter son troisième titre de meilleur défenseur de la saison.
crédit: 
NBA
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Viens défier Tony Parker sur un match de Basket 3X3 !

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Aujourd’hui, nous sommes à 4 ans de l’ouverture des Jeux de Paris 2024. 

A cette occasion, Paris 2024 lance son club et invite tous les licenciés à venir défier le meilleur des athlètes Français.

Et ça commence par...Tony Parker le 26 juillet

Saisissez le code de la fédération française de basket FFBBPARIS2024 lors de votre inscription pour augmenter vos chances d’être sélectionné pour ce défi unique.

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Surtitre: 
Paris 2024
Auteur: 
Kévin Bosi (FFBB)
Date d’écriture: 
Mercredi, 22. Juillet 2020
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Catégorie 2: 
Chapeau: 
Le Club Paris 2024 est lancé. Pour vivre des expériences incroyables et écrire l'histoire des J.O. de Paris 2024, rejoins le Club et essaie de défier Tony Parker ce dimanche 26 juillet dans un match de Basket 3X3.
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Comment ça va Nicolas Batum ?

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Comment s’est passé la reprise pour les Hornets ?
On a repris mardi 2 juin. Le gouverneur de Caroline du Nord avait tout bloqué jusqu’à présent, pour de bonnes raisons. Le plus important c’est la santé publique. Les choses sont très limitées, très sécurisées, avec pas mal de règles. Nous ne pouvons jouer que 45 minutes, avec quatre joueurs et un coach maximum présent sur le terrain. Mais ça permet de revoir les gars et retrouver quelques sensations.

Les conditions ont l’air extrêmement strict…
Effectivement. Il faut se changer chez soi, prendre sa douche chez soi. Pas le droit de s’arrêter sur le chemin de la salle. Ensuite il faut faire voiture-terrain, terrain-voiture sans croiser personne, escorté par un membre du staff médical. Le tout masqué.

A quoi ressemblent ces entraînements ?
Nous n’avons pas accès à la musculation. Donc ils ont amené le matériel nécessaire sur le terrain. Il y en a un pour le physique et un pour le shoot.

Avais-tu pu jouer à domicile pendant le confinement ?
J’ai un demi-terrain dans le jardin avec un panier. C’était pas mal. J’ai de la chance, j’ai au moins pu jouer avec mon fiston pendant deux mois.

Cela a dû être particulier ce changement de rythme…
C’était le grand point positif du confinement. De dormir quasiment trois mois de suite dans le même lit. Cela a été assez rare dans ma carrière. Ne pas bouger. Ne pas prendre l’avion. Etre à la maison avec ma femme et mon fils. Profiter de moments que nous n’avons pas l’habitude d’avoir entre la NBA et l’Equipe de France où le rythme est assez dingue. Se dire que demain tu ne pars pas pendant un mois. Sans calendrier. C’était un bon moment.

Tu avais adressé une lettre ouverte aux fans de Charlotte il y a quelques mois pour évoquer votre situation. Dans quel but ?
Ce n’était pas forcément une lettre ouverte. Un journaliste local m’a demandé si j’étais d’accord pour une interview. Que les choses se passent bien ou mal je n’ai jamais rien caché, toujours parlé ouvertement. Pendant 15 ans j’ai vécu beaucoup de bons moments mais depuis 18 mois je fais face à une situation pas évidente. Cela fait partie du métier. J’ai répondu à ses questions. Cela n’a pas tourné comme je le souhaitais, comme le club et les fans le souhaitaient. C’est de ma faute même s’il y a plusieurs facteurs. Ça arrive. Mais ça ne remettra pas en cause ces 15 ans. Je ne pensais pas que cet article entraînerait autant de réactions. Le lendemain le coach et le general manager m’ont dit qu’il respectait mon attitude. Ils m’ont dit qu’il était rare que les joueurs restent positifs dans ces circonstances. J’essaye d’être là quand même et de contribuer. La franchise a pris une autre direction. Je le comprends et je l’ai vécu dans l’autre sens quand j’étais jeune et que les vétérans étaient poussés vers la sortie. C’est la vie, ce n’est pas grave. Je gagne bien ma vie et je n’ai pas à me plaindre.

En quoi ton rôle de dirigeant de LDLC ASVEL a-t-il influencé ton analyse de la situation ?
C’est marrant. Je fais beaucoup de réunions et je vais enchaîner deux heures comme dirigeant puis deux heures comme joueur. Je change de casquette. Dans un rôle je dois prendre en compte un certain côté du business. Et dans un autre je ne peux pas accepter certaines choses. Je dois jongler. Un peu schizophrène.

A quoi ressemble le marché ?
Je reste parfois debout jusqu’à deux heures du matin pour regarder, fouiner, parler de l’équipe. On échange énormément avec tout le staff pour mettre sur pieds la meilleure équipe possible. Pour l’instant cela se passe plutôt bien.

Tu es de plus en plus actif sur les réseaux sociaux et sur le e-sport.
J’aime tellement le basket que j’essaye de rester à son contact de différentes façons. J’ai fait quelques interviews avec First Team et nous avions évoqué l’idée de faire une sorte de radio libre une fois par mois pour parler de tout et de rien. Pendant le confinement nous avions tous du temps libre. Parler basket en apportant ma vision différente et mon expérience c’est intéressant. Discuter, débattre, partager c’est cool. Le e-sport c’est tout frais mais c’est le début de nouveaux projets.

Cela permet de réunir des sportifs de tous les horizons…
L’idée est géniale. Rudy Gobert a commencé avec Evan Fournier, Frank Ntilikina et Vincent Poirier. Tony Parker a ouvert à d’autres sportifs et d’autres univers. C’est amusant de mettre de côté nos activités habituelles et que tout le monde puisse assister à ça.

Avec le report des Jeux Olympiques, comment envisages-tu la compétition en 2021 ?
C’est dommage pour cet été. Nous étions dans une bonne dynamique. Mais je ne m’inquiète pas. Vincent Collet et son staff ont été reconduits. C’est bien, on ne change pas une équipe qui gagne. L’aventure était belle à la Coupe du Monde même si nous n’avons pas réussi à réaliser ce qu’on souhaitait accomplir. Nous ne sommes que 4 à avoir vécu les Jeux en comptant Thomas Heurtel. Cela va être une première pour beaucoup. Et il n’y a rien au-dessus des Jeux en tant qu’athlète. L’expérience sera inoubliable et en plus on a la chance d’avoir Paris 2024 dans la poche. On fera tout pour décrocher la médaille qui nous manque depuis 20 ans.

Tu as 11 ans d’expérience en Equipe de France. S’il fallait comparer les campagnes, comment les classerais-tu ?
J’ai toujours dit que 2011 était la meilleure équipe. L’EuroBasket était particulier. On arrivait enfin où on devait être. Le top 4. La finale contre l’Espagne. C’était la campagne la plus aboutie. Nous sommes tous assez d’accord. On n’avait pas le droit de se tromper. Rater les Jeux 2012 aurait été compliqué. Cela a permis d’enchaîner. En 2013 nous sommes champions en faisant trois bons derniers matches. 2014 c’était la surprise. 2015 la désillusion et 2016 l’enchaînement. Cela m’a fait du bien de faire une coupure ensuite. Mon top 3 c’est 2011, 2019, 2013.

As-tu évoqué la victoire en Coupe du Monde sur les Etats-Unis avec tes coéquipiers des Hornets ?
En fait dans le bus, après avoir battu les Américains on s’est dit : on vient de créer une super team. Ils vont revenir surmotivés avec une armada assez folle. Le monde entier le sait. Après on a des arguments. C’est comme au début des années 2010 avec le mélange des générations. Nando et moi arrivons à terme (il rigole). Evan Fournier et Rudy Gobert sont les patrons, les tauliers. J’ai aimé ce qu’Evan a fait. Le patron des 10 prochaines années c’est lui. En 2006 nous étions 5e et heureux. En 2019 nous étions médaille de bronze et pas contents. Cela montre l’évolution du basket français. Et derrière il y a encore beaucoup d’atouts autour. Cela s’est vu avec les qualifs, la France reste compétitive même sans les joueurs Euroleague ou NBA.

Une question concernant le documentaire The Last Dance, tu as préféré ne pas trop te mouiller à propos de la comparaison Michael Jordan-LeBron James ?
Ce sont les deux premiers. C’est clair. Même si Kareem Abdul-Jabbar n’est pas loin. De 4 à 10 on peut parler ensuite. Mon argument c’est de dire qu’il est injuste de juger LeBron James alors qu’il n’a pas terminé sa carrière. Pour l’instant Jordan est numéro un et il le restera peut-être. Parce que quoi que LeBron fasse, ce sera sans doute moins « iconic » comme on dit aux Etats-Unis que ce que Jordan a pu faire. Mais on ne peut pas juger tant qu’il n’a pas fini.

Au sujet des Bulls on a souvent souligné vos similarités avec Scottie Pippen. Qu’as-tu pensé du traitement qui lui était réservé dans The Last Dance ?
C’est mon idole. Depuis que j’ai 7-8 ans. Il faut remettre dans le contexte de l’époque des Bulls. Ce que j’ai aimé c’est d’avoir compris comment Rodman s’est comporté. Comment Pippen s’est comporté. S’il a vraiment agi comme le documentaire l’a montré par rapport à ses négociations de contrat, sa blessure et bien ça ne change rien au fait qu’il reste mon idole. Ça ne remet pas en cause ses 17 ans de carrière, ses deux médailles olympiques ou son passage aux Blazers que j’ai adoré.
 

Interview complète :

Surtitre: 
Equipe de France masculine
Date d’écriture: 
Jeudi, 11. Juin 2020
Vignette: 
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On est allé prendre des nouvelles de Nicolas Batum : les conditions de reprise de l'entrainement à Charlotte, son top 3 des Equipes de France, son regard lucide sur cette saison avec les Hornets, son idole Scottie Pippen dans The Last Dance, les Jeux Olympiques en 2021 et bien d'autres sujets.
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Vincent Collet et Valérie Garnier confirmés jusqu'en 2021

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Vincent Collet a été confirmé et son contrat prolongé à la tête de l’Équipe de France masculine jusqu’aux Jeux de Tokyo, qui ont été reportés du 23 juillet au 8 août 2021. Le technicien multi médaillés avec l’Équipe de France travaillera à plein temps pour la FFBB à partir de juin 2020.

Vincent Collet interviendra dans différents domaines comme les Équipes de France jeunes, le Pôle France BasketBall – Yvan Mainini, sur l’organisation des entraînements liés au Projet de Performance Fédéral, à la formation des cadres et d’autres sujets liés à sa fonction de technicien.

Dans le même temps, la fédération a confirmé les fonctions de Patrick Beesley en qualité de Général Manager du Team France Basket pour une année supplémentaire, et de Boris Diaw en qualité de Général Manager adjoint.

Valérie Garnier a été confirmée et son contrat prolongé à la tête de l’Équipe de France féminine jusqu’aux Jeux de Tokyo. Tout comme son homologue masculin, Valérie Garnier travaillera à plein temps pour la FFBB à partir de juin 2020 et interviendra dans différents domaines concernant les Équipes de France jeunes et les contenus techniques liés au haut niveau, à la performance et à la formation.

L’ancienne capitaine de l’Équipe de France féminine et recordwoman du nombre de sélections en Bleues (262), Céline Dumerc, qui jouera la saison prochaine avec son club de Basket Landes (LFB), prendra dans un avenir proche les fonctions de Général Manager de l’Équipe de France féminine, notamment lors des prochaines fenêtres internationales. Elle interviendra également, lorsque son calendrier sportif le lui permettra, sur les Équipes de France jeunes, auprès des joueuses du Pôle France BasketBall - Yvan Mainini et lors des Camps Nationaux de la FFBB.

Surtitre: 
Equipes de France
Auteur: 
Service de Presse FFBB
Date d’écriture: 
Jeudi, 7. Mai 2020
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Chapeau: 
Le président de la Fédération Française de BasketBall, Jean-Pierre Siutat et le Directeur Technique National, Alain Contensoux, ont annoncé ce jour la prolongation des contrats de Vincent Collet et Valérie Garnier jusqu’aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo qui se dérouleront durant l’été 2021. Dans le même temps, Patrick Beesley et Boris Diaw ont été maintenus dans leurs fonctions et Céline Dumerc viendra renforcer le staff des Bleues dans les mois à venir.
crédit: 
(Crédit : Bellenger/IS/FFBB)

Comment ça va Axel Toupane ?

En confinement à Paris, Axel Toupane nous donne de ses nouvelles. En plus de sa rééducation, suite à sa blessure au tendon d'Achille en février; Axel parle de sa vie de businessman, du déclic en arrivant en NBA, des ses sources d'inspirations et de l'importance du passage à Kaunas dans son parcours personnel.

Comment ça va Axel Toupane ?

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Comment ça va Axel ?
Ça va super, confiné à la maison comme tous les Français. Je n’ai pas de souci de santé, ma famille non plus, donc c’est l’essentiel. J’essaie de rester en forme, de m’entrainer et de faire 2-3 trucs à côté, donc ça se passe bien.

Tu es à Paris, tu es rentré avant le confinement ?
Non, en fait je rentrais à Paris, quoiqu’il arrive avant le confinement. Vu que j’étais blessé au tendon d’Achille, j’allais commencer ma rééducation à Clairefontaine. Je suis arrivé trois jours avant, et ils ont annoncé le confinement la veille du début de la rééducation. Donc on a tout annulé.

Justement, c’est un peu particulier la rééducation que tu es en train de vivre, non ?
Oui c’est clair. Après j’ai de la chance quand même parce que j’étais déjà blessé depuis un mois et la lésion a pu cicatriser. Et là je rentrais dans un phase plus active avec du renforcement. Il y a pas mal de chose que je peux faire à la maison. Et on va dire que le temps joue pour moi. Ce n’est pas idyllique mais on va dire que je m’en sors bien.

Sur le papier tu en as pour combien de temps avant d’être opérationnel ?
C’est 3 mois normalement, donc ça va jusqu’au 15 mai. La saison est vraisemblablement finie donc il n’y a pas d’échéances qui arrivent, je vais avoir plus de temps pour récupérer.

Comment tu occupes ton temps ? Tu es en colloc’, comment vous faites pour ne pas vous marcher dessus ?
Ça se passe bien, ça n’est pas une collocation « forcée ». On a de la chance, on a un appartement assez grand. On a de la place. On a chacun notre intimité, donc c’est cool. Je suis avec mes 2 meilleurs amis, on est vraiment sur la même longueur d’onde, on a la même vision des choses, donc ça se passe super bien. Donc pour moi, je m’entraîne tous les matins, on fait l’effort de bien manger, je lis pas mal à côté. On regarde un ou deux films le soir et voilà, ça passe assez vite. Je me suis aussi lancé dans le Vlog donc ça m’a pris un peu de temps donc c’était cool.

"Comment c’est possible que je ne savais pas tout ça avant ?"

Tu disais récemment que la lecture était importante pour toi, tu peux nous expliquer d’où vient le déclic ?
Quand je suis arrivé en NBA, je me suis rendu compte de tout le business qui entourait la NBA et les joueurs NBA. Que j’avais des coéquipiers ou des joueurs que j’ai rencontrés qui au final étaient de vrais businessmen. Et quand ils me parlaient business ou qu’ils m’expliquaient qu’ils avaient investi dans tel ou tel projet, j’étais un peu perdu. Donc d’abord c’était une vraie approche business, et puis après, tu te rends compte que pour parler business il faut avoir un certain niveau de connaissance. De connaissance de soi ou de connaissances plus spécifiques. C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il fallait que je me développe personnellement, d’où la lecture et la philosophie. Donc à la base c’est vraiment le côté business qui m’a intéressé, mais pour en arriver là il faut passer par d’autres choses, dont le développement personnel. J’ai pris cette route-là et franchement je ne le regrette pas. Je suis super content, je découvre plein de trucs tous les jours et je me dis : mais putain comment c’est possible que je ne savais pas tout ça avant ? ou que je n’étais pas au courant que ça se passait comme ça avant ? Maintenant c’est beaucoup mieux. Même en étant en Europe, je peux avoir des conversations avec de vrais joueurs NBA et parler business et il n’y a pas vraiment d’écart, donc c’est sympa.

Donc ce côté business c’est au contact des joueurs NBA. La caricature des joueurs NBA qui ne font que jouer au basket et qui n’ont aucun autres centres d’intérêt n’est pas exacte ?
Oui c’est du pipeau ! En fait c’est Lebron James qui a un peu commencé ça, quand il y a eu la polémique "shut up and dribble". Un personnage politique aux Etats-Unis avait dit aux athlètes qu’il fallait juste qu’ils la ferment et qu’ils dribblent. Et voilà, Lebron il a construit un empire donc c’est le parfait exemple. Après j’ai d’autres exemples : mon père a repris ses études alors qu’il finissait sa carrière de joueur. Ça aussi ça m’a marqué. J’étais petit mais je le voyais en pleine saison il faisait la route entre Clermont et Limoges deux à trois fois par mois pour aller étudier. Donc ça m’a marqué. Et après la chance que j’ai aussi c’est d’avoir mes deux meilleurs amis qui sont dans ce milieu-là, qui sortent de grosses écoles de commerce et qui sont entrepreneurs. Et qui jouaient au basket aussi. Donc eux ils ont fait la transition avant, donc ça m’a aussi énormément aidé.

Tu as un projet sur la lecture avec Amath M’Baye, c’est ça ?
Non, ça c’est vraiment le projet d’Amath. Il a commencé un club de lecture en ligne pour les sportifs pour justement les pousser à s’ouvrir, à proposer leurs lectures favorites. C’est lui qui a commencé tout ça, et vu qu’on est cousin, je l’aide un peu. Mais c’est vraiment son projet.

"Kaunas, c’est vraiment le club nation, on a rapidement eu accès à des gens qui étaient haut placés"

Ton projet business c’est Heex, c’est ça ?
Oui c’est ça. Heex c’est une start-up qui fait de la gestion de données pour voiture autonome. Comment ça s’est passé ? En fait quand je suis parti de NBA pour aller en Lituanie à Kaunas et que j’avais cette envie de me développer et d’apprendre, mes deux meilleurs amis sont venus avec moi pour une majeure partie de l’année. On s’est rendu compte qu’en Lituanie, ils étaient super avancés et pointus dans tout ce qui est nouvelle technologie. Vu que là-bas, Kaunas, c’est vraiment le club nation, on a rapidement eu accès à des gens qui étaient haut placés, à des gens du gouvernement, à des gens qui avaient fait fortune dans les crypto-monnaies, plein de personnes intéressantes. Mon meilleur ami, Bruno, qui à l’époque avait déjà une start-up dans les voitures électriques, a eu l’idée de monter un projet dans les voitures autonomes. Donc on a commencé en fin d’année à Kaunas à étudier le marché. Pour moi c’était la première fois que je retournais au bureau. Comme je disais on a fait des trucs assez basiques : études de marché, concurrence, etc. Après ils sont rentrés à Paris, ils ont continué à bosser sur le projet. Ils ont réussi à recruter Arnaud de la Fortelle, un ingénieur considéré comme le meilleur en France dans ce domaine. Et voilà quelques mois plus tard, ils sont venus me pitcher le projet. Et comme je l’avais vu naître, ça avait du sens pour moi. En plus la tech c’est un secteur qui est super important, c’est un peu le nouveau secteur où les gens puissants se retrouvent, où les choses se passent. Il y a beaucoup de sportifs qui investissent dans la tech, donc ça avait du sens que je rejoigne ce secteur. Donc on peut dire que toutes les étoiles se sont alignées et au final je me suis retrouvé dedans à investir et à être un ambassadeur. Et c’est aussi ce projet qui m’a permis de me familiariser avec tout l’écosystème de Paris, l’écosystème start-up. Donc c’est super cool.

Tu gardes des contacts avec des joueurs de l’Equipe de France ?
Oui bien sûr. Le dernier avec lequel j’étais au téléphone c’est Frank. Je garde des contacts avec Frank, Amath, avec Evan on se texte parfois, j’ai eu Nando aussi, Mathias il n’y a pas longtemps. En général on est tous en contact, on se texte de temps en temps, mais eux c’est les derniers que j’ai eus un peu plus longuement.

Parlons de l’Equipe de France, quels souvenirs tu gardes de la Coupe du Monde en Chine ?
Franchement exceptionnel, super aventure entre potes. Vraiment il y avait une super ambiance dans l’équipe, joueurs, staff, staff médical, tout le monde vraiment. Un groupe soudé et on a réussi à faire quelque chose de vraiment significatif en gagnant cette médaille de bronze, en battant les Américains en quart de finale. Donc vraiment un super souvenirs, une super expérience.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la saison prochaine ?
Déjà de passer un bon été, de bien me rétablir. Un bon été de travail. L’an prochain je ne sais pas trop ce que je vais faire. Franchement là avec la situation actuelle on n’a pas trop de visibilité. Donc la santé avant tout, le reste on ira le chercher.

L'interview complète :

Surtitre: 
Team France Basket
Auteur: 
Guillaume Karli/FFBB
Date d’écriture: 
Mercredi, 29. Avril 2020
Vignette: 
Chapeau: 
En confinement à Paris, Axel Toupane nous donne de ses nouvelles. En plus de sa rééducation, suite à sa blessure au tendon d'Achille en février; Axel parle de sa vie de businessman, du déclic en arrivant en NBA, des ses sources d'inspirations et de l'importance du passage à Kaunas dans son parcours personnel.

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