Equipe de France masculine

Description equipe de france masculin

WEB-SERIE | L'intégrale

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Retrouvez l'intégrale de série consacrée à la Coupe du Monde 2019 sur Youtube.

 

 

Surtitre: 
Team France Basket - Préparation Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Guillaume Karli/FFBB
Date d’écriture: 
Mardi, 15. Octobre 2019
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Déjà un mois que l'Equipe de France a décroché la médaille de Bronze de la #FIBAWC 2019. L'occasion parfaite de revivre en 8 épisodes l'odyssée des Bleus du premier stage à Paris jusqu'au dernier match à Pékin.
crédit: 
Images et montage : Tommy Hombert/FFBB

Episode 8 : les Bleus en bronze

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Surtitre: 
[WEB-SERIE] | Coupe du Monde 2019
Date d’écriture: 
Vendredi, 20. Septembre 2019
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L'épisode final : de la joie, des sourires, le succès contre les Etats-Unis, la demi-finale contre l'Argentine et du bronze mondial pour terminer en beauté cette magnifique campagne 2019 !

Les Bleus sont de retour

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De nombreux journalistes avaient fait le déplacement à Pavillon Gabriel à Paris pour accueillir les récents médaillés de bronze de la Coupe du Monde. Le président de la Fédération Française de BasketBall à profiter de cette conférence de presse pour revenir sur le bel été du basket tricolore conclu par cette médaille. Ensuite, tous les joueurs ont pu répondre aux questions des journalistes présents avant de se préter à une petite séance photos. Enfin, une dizaine de joueurs ont été sur les différents plateaux tv, et Rudy Gobert a même croisé Michel Drucker avec qui il a pu échanger au coeur du célèbre studio Gabriel.

 

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Sylvain Bourdois Chupin
Date d’écriture: 
Lundi, 16. Septembre 2019
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Tout juste descendus de l'avion en début d'après-midi en provenance de Pékin, les joueurs de l'Equipe de France ont enchaîné avec un programme marathon : conférence de presse, séances photos, sollicitation médiatique et plateaux TV.
Social_posts: 
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">ÉVÈNEMENT RMC SPORT<br><br>Les Bleus, tout juste revenus de Chine avec une belle médaille de bronze, sont les invités exceptionnels de <a href="https://twitter.com/hashtag/Buzzer?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Buzzer</a>, ce lundi à 21h sur <a href="https://twitter.com/hashtag/RMCSport2?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#RMCSport2</a></p>&mdash; RMC Sport Basket (@RMCSportBasket) <a href="https://twitter.com/RMCSportBasket/status/1173354141244121088?ref_src=twsrc%5Etfw">15 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">. <a href="https://twitter.com/Amath22Juice?ref_src=twsrc%5Etfw">@Amath22Juice</a> et <a href="https://twitter.com/NandoDeColo?ref_src=twsrc%5Etfw">@NandoDeColo</a> (<a href="https://twitter.com/FRABasketball?ref_src=twsrc%5Etfw">@FRABasketball</a> <a href="https://twitter.com/ffbasketball?ref_src=twsrc%5Etfw">@ffbasketball</a>) dans quelques instants sur <a href="https://twitter.com/infosportplus?ref_src=twsrc%5Etfw">@infosportplus</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/FIBAWC?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#FIBAWC</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/MerciLesBleus?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MerciLesBleus</a> <a href="https://t.co/UnMUls7788">pic.twitter.com/UnMUls7788</a></p>&mdash; CANAL+ Basket (@CanalplusBasket) <a href="https://twitter.com/CanalplusBasket/status/1173624655862730753?ref_src=twsrc%5Etfw">16 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">The French Prince <a href="https://t.co/Kpi2iUTKFd">pic.twitter.com/Kpi2iUTKFd</a></p>&mdash; Team France Basket (@FRABasketball) <a href="https://twitter.com/FRABasketball/status/1173612908418408454?ref_src=twsrc%5Etfw">16 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Début de la Conférence de Presse avec la prise de parole du président de la FFBB Jean-Pierre Siutat <a href="https://t.co/q0YgW4DbKE">pic.twitter.com/q0YgW4DbKE</a></p>&mdash; Team France Basket (@FRABasketball) <a href="https://twitter.com/FRABasketball/status/1173602512886292480?ref_src=twsrc%5Etfw">16 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Tellement content d’être de retour a Paris</p>&mdash; Evan Fournier (@EvanFourmizz) <a href="https://twitter.com/EvanFourmizz/status/1173581766327709701?ref_src=twsrc%5Etfw">16 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Paris</p>&mdash; Frank Ntilikina (@FrankLikina) <a href="https://twitter.com/FrankLikina/status/1173596479132491776?ref_src=twsrc%5Etfw">16 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Le podium des promesses

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L’Equipe de France a remporté dimanche à Pékin sa cinquième médaille internationale sur les neuf dernières années. Un résultat doublement satisfaisant. Il affirme la constance au plus haut niveau du basket français mais valide également la naissance d’un nouveau groupe. Un groupe qui a su rebondir après une déception XXL en demi-finale puis une première mi-temps cauchemardesque offensivement contre l'Australie. "Nous agresser c’est ce qu’ont fait les Australiens sauf que cette fois on a eu du répondant", a remarqué Evan Fournier pour qui le bronze ne suffit pas à effacer l’immense frustration d’une occasion perdue. "Nous avons un groupe extraordinaire. On mérite mieux que cette troisième place mais c’est toute la cruauté de ce sport… On aurait dû jouer dans quelques heures."

Ce goût amer, la France doit s’en servir pour continuer à grandir. Dès l’an prochain, à Tokyo. L’assurance de participer aux Jeux Olympiques sans avoir à en passer par un TQO est un luxe dont Vincent Collet connaît la valeur, lui qui avait vu son équipe s’épuiser à aller chercher un billet olympique à Manille, aux Philippines, avant de s’éteindre à Rio. "Ce qui s’est passé en demi-finale, on s’est fait la promesse que ça n’arrivera plus jamais", annonçait-il déjà en zone mixte en évoquant un potentiel quart de finale dans un an. Le sport de haut niveau nécessite de se projeter constamment vers demain. Ses leaders ne pensent qu’à ça et évoquent déjà avec gourmandise un nouveau podium. "Ils ont une ambition que je ne veux pas qualifier de démesurée", sourit leur coach.

Mais en attendant de partir à la conquête du pays du soleil levant, il convient de savourer la conclusion d’une Coupe du Monde folle où les favoris ont terminé loin des médailles. "Ce n’est pas la couleur que l’on voulait. Mais dans 10 ans il y aura quelque chose dans l’armoire à trophée et pas du vide", insistait Rudy Gobert tandis que Vincent Collet louait la capacité de réaction de ses troupes : "Quand on sait que les Serbes sont 5e, que les Américains sont 7e, on peut être contents. Vendredi, j’étais comme certains de mes joueurs… détruit. L’essence du sport c’est de savoir rebondir et de s’accrocher dans la difficulté."

Les Bleus l’ont fait tous ensemble dimanche. Vincent Poirier, très peu utilisé depuis deux matches, a effectué un passage déterminant (8 points, 7 rebonds). Nicolas Batum a sonné la révolte en milieu de troisième quart-temps. Andrew Albicy, présent depuis le début des fenêtres de qualification, a limité Patty Mills et sorti deux tirs à trois-points décisifs. Autant de pièces essentielles autour des leaders De Colo et Fournier (35 points). A Pékin les Bleus 2019 n'ont pas simplement conclu de la meilleure des manières une campagne. Ils ont commencé à écrire la première page de leur histoire.

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Pékin
Date d’écriture: 
Dimanche, 15. Septembre 2019
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Chapeau: 
Les Bleus sont définitivement sortis de l’ombre des glorieux anciens. Ils savourent le bronze mondial et pensent déjà aux succès de demain.
crédit: 
Bellenger / is / FFBB

Les Bleus en bronze

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Le match pour la troisième place est souvent une guerre psychologique. Le moins usé, le moins déçu, le plus concerné l’emporte. Apparue épuisée et abattue, l’Australie a, dès les premières minutes, démontré qu’elle était impatiente de mettre un terme à une triste série qui l’avait vu quitter plusieurs compétitions sur une quatrième place, les précédents olympiques de Séoul, Atlanta, Sydney et Rio restant un traumatisme pour le basket australien.

Joueurs et coaches avaient insisté sur la nécessité de placer la rencontre de dimanche sur un autre terrain que celui de la phase de poule, transformé en une orgie de points qui avait finalement été fatale aux Bleu. Ils l’ont fait mais ont trouvé sur leur passage un spécialiste du sale boulot et des coups de vice. Matthew Dellavedova est vite entré dans les têtes françaises, frustrant Evan Fournier, provoquant Rudy Gobert et s’effaçant de l’autre côté du terrain au profit de Patty Mills, pile électrique en mouvement perpétuel qui inscrivait 8 des 10 premiers points de son équipe pour mettre les Boomers sur de bons rails (4-10).

Vincent Collet concédait à la veille du match que son équipe n’était pas la plus difficile à scouter et partageait avec la presse son inquiétude de voir l’Australie s’adapter au festival de son duo d’arrières Fournier-De Colo, auteur de 57 points lundi dernier. L’annonce était prémonitoire, Baynes et Bogut plantant leur tente sous le cercle pour contester les pénétrations. Une nouvelle fois, Rudy Gobert ne servait que de courroie de transmission en tête de raquette et ne prenait son premier tir qu’à la dernière seconde de la première mi-temps. Avec un famélique 25% de réussite aux tirs, les Bleus rentraient la tête basse aux vestiaires. L’Australie avait tiré un feu d’artifice il y a six jours à Nankin, elle a sorti la boîte outils à Pékin.

15 minutes de repos qui ne changeait pas la donne. Mills bien contenu c’est Joe Ingles qui alimentait la marque, poussant l’avantage des siens jusqu’à 15 longueur (25-40). Un panier à trois-points de Fournier semblait alors débloquer la machine tricolore. Nicolas Batum se démultipliait des deux côtés du terrain pour lancer Poirier au dunk, contrer Baynes ou s’élever à 6,75 m. En sept minutes, l’Equipe de France signait un spectaculaire 25-6, renversant totalement la tendance.
La balle voyageait à nouveau, la course faisait son apparition et Nando De Colo prenait les affaires en main pour garantir un money-time étouffant. Les changements de leader se multipliaient dès lors, Andrew Albicy faisant office d’invité surprise dans l’attaque française. Ses trois tirs primés se révélaient décisifs dans les six dernières minutes. L'Australie au bout du rouleau n'avait plus l'énergie pour donner un ultime coup de rein.

Après 2014, l'Equipe de France retrouve un podium mondial. Une médaille et une qualification olympique qui lui ouvrent de douces perspectives.

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Pékin
Date d’écriture: 
Dimanche, 15. Septembre 2019
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Chapeau: 
Pour la deuxième Coupe du Monde consécutive, l’Equipe de France termine sur le podium après sa victoire 67-59 sur l’Australie pour le bronze.
crédit: 
Bellenger / is / FFBB
match_ID: 
429500

L'art du rebond

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Deux déceptions différentes seront face à face dimanche à Pékin. La France n'a pas existé face à l'Argentine. L'Australie a eu le match en main contre l'Espagne, craquant en double prolongation, Patty Mills ayant même le lancer-franc de la victoire entre les mains.

Les deux équipes rêvaient d'or. L'une d'elle repartira de Pékin les mains vides. Les Australiens, qui n'ont jamais gagné la moindre médaille internationale, ont déjà connu pareille désillusion aux Jeux de Rio. Une conclusion identique serait un crève coeur pour une équipe qui est apparue marquée physiquement après 50 minutes d'un combat de tous les instants face aux Espagnols, à l'image de Matthew Dellavedova qui n'a pas terminé la rencontre, victime de crampes.

Les Bleus, de leur côté, ont tenté de panser leurs plaies, autant physiques que psychologiques. "C'était compliqué. La nuit a été courte. Des douleurs se révèlent quand l'adrénaline descend", a reconnu Evan Fournier. La victoire face aux Etats-Unis avait fait naître les espoirs les plus fous. Ne pas considérer la possibilité de conquérir une deuxième médaille mondiale consécutive comme une immense opportunité serait une erreur que le staff technique veut à tout prix éviter. "Il ne faut surtout pas laisser les jouers s'isoler", a insisté Vincent Collet. "Au contraire il faut libérer la parole. Connaître leur ressenti. Et savoir ce qu'on a envie de faire ensemble. On a parlé de pourquoi nous sommes venus ici et pourquoi il faut rebondir. Je pense que les joueurs en ont conscience."

Après sept semaines ensemble, les joueurs feront de ce dernier rendez-vous se dont ils auront envie. La tactique aura sa part, quelques jours seulement après un match de poule transformé en festival offensif (défaite 98-100), l'approche psychologique et l'intensité proposée feront sans doute la différence. Un genou qui grince, une cheville qui se bloque, un dos en compote, une fatigue générale, il faudra tout oublier pour une dernière danse. "Dans 15 ans on s'en foutra des points, des kilomètres. On se rappellera de la médaille", avance Rudy Gobert.

Le bronze donnerait une autre dimension à une campagne qui devait faire oublier le couac de l'Euro 2017. "La médaille validerait la naissance d'une équipe", estime Vincent Collet. "On a construit une nouvelle équipe qui a un avenir. C'est certain. Demain c'est le début des Jeux Olympiques pour moi."

 

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Pékin
Date d’écriture: 
Samedi, 14. Septembre 2019
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L'Equipe de France cherchera à évacuer sa frustration lors du match pour le bronze, dimanche à 10h (en direct sur Canal + Sport).

Prévenus mais punis

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"Ils ont été meilleurs du début à la fin. De la première à la dernière minute. Domination totale." Rudy Gobert a fait simple et efficace en conférence de presse. Vendredi soir, l’Argentine a surclassé l’Equipe de France. Tactiquement, physiquement, mentalement. En quart de finale, elle avait marché sur la Serbie. En demi-finale elle a fait subir le même sort aux Bleus. "On était prévenus. Pourtant nous n’étions pas prêts, dès le début", admettait Nicolas Batum. "Ils nous sont clairement rentrés dedans. Ils méritent, rien à dire, ils ont été extraordinaires ce soir. On peut avoir la rage mais ils ont été plus forts que nous."

Pendant 40 minutes, les Tricolores ont été repoussés, bousculés, éloignés de leur zone de confort. Jamais ils n’ont pu mettre leur jeu en place et leurs leaders, parfaitement ciblés, ont vécu un calvaire. L’Argentine, intrusive, a mis son nez et ses mains partout. Sur chaque écran, chaque main à main. "Aucune équipe ne nous a avancé sur la tronche comme ça", a soufflé Vincent Collet. "C’est la première fois qu’une équipe vient nous chercher aussi haut, même sur nos grands. On en a parlé mais les joueurs ne se rendaient pas compte que c’était possible. C’est ça le haut niveau. La capacité à s’élever. C’est une leçon d’une demi-finale mondiale."

Symbole de cette nécessité de se transcender dans les grands moments, Luis Scola a conclu le match à 28 points et 13 rebonds mais a surtout lancé son équipe dès les premières secondes. "Ce qu’il a fait est exceptionnel. Il a rassuré son équipe d’entrée de jeu en mettant des paniers incroyables", remarquait Vincent Collet. Et lorsque la France est parvenue un court instant à hausser le ton défensivement, elle s’est trouée aux lancers-francs (13/25) et n’a pas converti les rares tirs ouverts qu’elle était parvenue à se créer ((7/31 à trois-points) : "Tous les joueurs l’ont voulu cette finale. Je ne peux que les défendre dans leur investissement. C’est plus par méconnaissance pour certains. Effet de surprise pour d’autres. Parfois ils avaient l’impression et nous aussi sur le banc, d’avoir sept joueurs face à nous. L’impression de ne jamais être seuls."

Reste désormais à surmonter l’immense déception. La même qui habite les têtes australiennes après une défaite en double prolongation contre l’Espagne. De la capacité des joueurs à se remobiliser pour s’inventer un nouvel objectif, sans doute très éloigné, de celui qui occupait leurs esprits, dépendra la conclusion de la Coupe du Monde 2019. Pour ne pas rentrer, lundi, les mains vides et le cœur en miettes.

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Pékin
Date d’écriture: 
Vendredi, 13. Septembre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
L’agressivité et l’intensité exceptionnelles de l’Argentine ont totalement fait déjouer l’Equipe de France qui n’a jamais pu mettre son basket en place.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

Rendez-vous manqué

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Depuis le début de la Coupe du Monde, l’Equipe de France avait eu le bon goût de jailli des starting blocks. En demi-finale, elle a pris de plein fouet la furia argentine, menée par Luis Scola. A 39 ans le guide de sa sélection a donné une petite leçon de technique et de malice à ses vis-à-vis. 10 points en 7 minutes pour lancer son équipe et faire passer un léger frisson chez des Tricolores trop statiques en attaque et qui laissaient échapper des rebonds qu’ils avaient si bien contrôlés 48 heures plus tôt. La réussite les fuyait et Vincent Collet se tournait rapidement vers son banc pour y trouver une étincelle.

Elle allait venir de Louis Labeyrie et de Nando De Colo. Le premier, blessé dès le deuxième match de la compétition, faisait une entrée salvatrice. Il allait d’ailleurs être le seul à trouver la distance dans les tirs extérieurs, une donnée capitale face à un adversaire optant pour fermer totalement sa raquette. Le second apportait un peu de création pour limiter les dégâts dans un premier temps (14-21, 8’) puis reprendre l’avantage à la suite d’une passe aveugle volleyée géniale qui offrait un dunk à Mathias Lessort (24-23). La balle recommençait à vivre pour compenser les difficultés du leader offensif habituel des Bleus. Evan Fournier était collé comme une sangsue par un Facundo Campazzo qui lui rend 20 centimètres mais qui n’a eu de cesse de le pourchasser autour des écrans, le poussant dans les aides près du cercle. Scola régnait au rebond et sans paniquer l’Argentine reprenait sa marche en avant, concluant le premier acte sur un tir venu d'ailleurs de Campazzo.

Rudy Gobert, abreuvé de ballons face aux Etats-Unis, ne prenait qu’un tir lors des 20 premières minutes et le 2/13 à trois-points ne pouvait que conforter Sergio Hernandez dans ses options défensives. La consigne était donner dans les vestiaires d’alimenter le géant du Jazz. Mais l’exécution restait poussive, laissant un désagréable sentiment d’impuissance malgré les rotations et les essais tactiques, le duo Lessort-Poirier n’apportant pas plus de solutions que l’association Gobert-Labeyrie. Sur le banc, les visages se fermaient tandis que les Argentins produisaient un chef d’œuvre défensif dans la dureté. La France pensait pouvoir perdre un match d’attaque, c’est sur son terrain de prédilection qu’elle était battue.

L’écart enflera jusqu’à 15 points en fin de troisième quart-temps avant un début de retour enclenché par Frank Ntilikina. L’Equipe de France enchaînait plusieurs stops défensifs mais pêchait sur la ligne des lancers-francs au moment de concrétiser ses efforts. A aucun moment elle ne se montrait réellement menaçante pour une Argentine plus dure, plus vicieuse et portée par un Scola touché par la grâce (28 pts). L’occasion était immense de marquer l’histoire. Et l’histoire ne repasse pas souvent les plats. Il faudra être très fort mentalement pour rebondir après une telle désillusion, dimanche après-midi face à l’Australie, pour terminer sur le podium.

Argentine bat France  80-66

Les réactions

Vincent Collet : "C’est une immense déception. La première chose sur laquelle on avait demandé d’insister c’est l’agressivité. L’équipe la plus agressive est souvent celle qui gagne et malheureusement ce n’était clairement pas nous ce soir. On a beaucoup reculé face à leur pression défensive alors que souvent nous l’imposions à nos adversaires. C’était un très mauvais signal. Pour certains c’est un manque d’expérience, de ne pas être tout à fait au niveau d’intensité requis pour une demi-finale de Coupe du Monde. On a subi, au point d’avoir du mal à monter la balle parfois. L’énorme pression défensive nous a poussés à jouer séparés. En plus on a forcé quelques situations. Evan Fournier a été clairement ciblé et la défense de l’Argentine est très différente de celles que nous avions rencontrées. Ils ont eu une journée de plus pour se préparer et leur adaptation était impressionnante. Comme on ne libérait pas les ballons on les a encouragés, renforcés."

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
par Julien Guérineau, à Pékin
Date d’écriture: 
Vendredi, 13. Septembre 2019
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Chapeau: 
L’Equipe de France n’ira pas en finale de la Coupe du Monde. Trahie par son adresse extérieure, elle a été dominée de bout en bout par l’Argentine (66-80).
crédit: 
Bellenger/IS/FFB
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429497

Avant dernier tango

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Ils ne sont pas encore des millions. Mais ils sont quelques-uns. A s’être rendus plus fièrement à l’école jeudi matin. A avoir bombé un peu plus le torse en arrivant au bureau. Les basketteurs du dimanche, jeunes et moins jeunes. Ceux de Charenton, Berck, Rezé ou Horsarrieu. Ceux qui alimentent les forums des réseaux sociaux, se réunissent pour trouver la chaîne qui diffuse leur sport préféré et qui insistaient depuis toujours pour expliquer à leur entourage à quel point leur basket est un sport merveilleux. Et à quel point leur Equipe de France est forte. Cette fois tout le monde en parle. Les Bleus ont terrassé les maîtres du jeu. Peu importe que leur escouade ait été taxée de B, C ou D. Une équipe 100% NBA est tombée et les Bleus sont toujours en course pour décrocher leur étoile à eux. Une médaille d’or est à deux pas. A deux marches. Et aucun ne veut laisser passer cette chance.

L’Argentine est l’exact opposée ou presque des Américains. A Dongguan, la France a affronté 12 joueurs NBA. Il n’y en aura aucun face à eux vendredi à Pékin. Une situation inédite à ce niveau de la compétition. L’âme de l’équipe sud-américaine est Luis Scola. Le deuxième meilleur marqueur de l’histoire de la Coupe du Monde est le seul rescapé de la génération dorée qui a remporté le titre olympique en 2004 à Athènes. Manu Ginobili, Andres Nocioni, Carlos Delfino ou Fabricio Oberto ont raccroché leurs baskets. A 39 ans, l’ancien joueur des Rockets semble inoxydable et a puni la pourtant surpuissante raquette serbe en quart de finale. Si Scola est un totem incontournable, la réussite argentine repose en grande partie sur Facundo Campazzo. Le meneur du Real Madrid est à lui seul un parfait résumé d’un groupe qui dégage une folle énergie. Avec son 1,78 m, cette teigne infatigable, plein de vice et de malice, est un génie de la passe qu’il faudra freiner pour que l’Argentine ne déroule pas un jeu collectif parfois époustouflant. Ses rotations sont limitées en talent, ses intérieurs, en dehors de Scola, ne feront pas rêver les fans chinois, mais le rythme fou de son attaque peut mettre au tapis n’importe quel adversaire.

Contrôler l’euphorie qui porte souvent les troupes de Sergio Hernandez sera une donnée primordiale pour une Equipe de France qui cherchera à rester fidèle à son ADN défensif. "Le risque c’est d’être rassurés et de perdre l’agressivité", prévient Vincent Collet. "Et c’est la première des qualités à amener sur le terrain. Ensuite c’est la concentration et la discipline. En 2014, en demi-finale de la Coupe du Monde, ce qu’on avait demandé était passé à la trappe." Comme pour le quart, les Français n’ont eu que de temps pour se préparer. Le voyage, porte à porte, leur a encore pris 9 heures et la séance d’entraînement prévue en soirée a été annulée. C’est donc à la vidéo puis lors d’un shooting quelques heures avant le match que le staff technique a pu mettre en place son plan de jeu et rappeler aux joueurs que la victoire 77-58 au tournoi de Villeurbanne en préparation n’aura sans doute pas grand-chose à voir avec le duel pékinois. "C’était en France, troisième match en trois jours. Ça ne compte pas", affirme Evan Fournier à propos d’un match où le duo Facundo Campazzo-Nicolas Laprovittola avait été tenu à 3/17 aux tirs. L’arrière du Magic, de son côté, surfe sur une réussite spectaculaire. Cinquième marqueur du tournoi il assume pleinement son rôle de leader et est apparu plus déterminé que jamais devant la presse à moins de 24 heures de la demi-finale, balayant l’idée d’un relâchement après l’exploit américain : "Le piège c’est de passer son temps sur son téléphone à regarder les messages de tes amis, de tes proches. Tout le monde est très content. Mais nous, nous ne sommes pas venus là pour battre les Etats-Unis."

Surtitre: 
Coupe du Monde
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Pékin
Date d’écriture: 
Jeudi, 12. Septembre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
L’Equipe de France affronte l’Argentine, invaincue dans la compétition, en demi-finale de la Coupe du Monde, vendredi à 14h00 (en direct sur Canal + Sport et M6).
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

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