Equipe de France masculine

Description equipe de france masculin

Pour les livres d’histoire

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13 ans et 58 victoires consécutives en compétition internationale plus tard, les Etats-Unis sont tombés. Il y avait eu l’Argentine (2002 et 2004), la Serbie (2002), l’Espagne (2002), Porto-Rico (2004), la Lituanie (2004) et la Grèce (2006). Les seuls pays à avoir battu les Etats-Unis en mode NBA à une Coupe du Monde ou aux Jeux Olympiques. Il y aura désormais la France. Les spécialistes débattront s’il s’agissait, à Dongguan, du plus grand exploit de l’histoire du basket français. Leur verdict dépendra sans doute de la conclusion de cette Coupe du Monde.

Et les joueurs tricolores l’avaient parfaitement en tête. Au buzzer la joie était contenue. Les célébrations attendront. La France a terrassé un ogre. Mais elle n’a rien gagné. Pas tout à fait d’ailleurs. La victoire de l’Australie sur la République Tchèque à Shangaï l’a directement qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo, en compagnie de l’Espagne. Mais l’Equipe de France 2019 a d’autres idées en tête. "Je ne referai pas la même erreur. Ça nous avait crevé le cœur", a immédiatement rappelé Nicolas Batum en évoquant la victoire en quart de finale sur le grandissime favori espagnol à la Coupe du Monde 2014, suivi d’un revers en demi contre la Serbie. Evan Fournier l’a évoqué de manière moins poétique : "Si on perd les deux prochains matches, on rentre comme des connards à Paris. Sans rien."

Et cette perspective, le groupe de guerriers qui a réalisé un petit chef d’œuvre technique, tactique et mental mercredi soir, ne peut l’imaginer. Il s’est donc immédiatement tourné vers le voyage qui les attend jeudi. Direction Pékin, la cité interdite et l’Argentine de Luis Scola, qui a expulsé l’autre épouvantail du tournoi, la Serbie. "En 2014 on a fait la bêtise", prévenait Vincent Collet. "Peut-être parce que c’était encore plus inattendu. Ce qui est paradoxal parce que ce sont les Etats-Unis aujourd’hui. Une fois que tu as battu Team USA, les trois autres équipes en demi-finale ont les mêmes chances que nous. Pour arriver en finale il faut rester concentrés, ne pas être rassurés. Ce que nous voulons, c’est étonner le Monde."

Les Bleus ont commencé à le faire à Dongguan. En retrouvant notamment leurs valeurs défensives, à l’image de Frank Ntilikina et Andrew Albicy qui ont fait vivre un enfer à Kemba Walker. Et bien évidemment Rudy Gobert, monumental. Ses deux contres décisifs en fin de rencontre ont fini d’écœurer les Américains, tout comme ses 16 prises au rebond, un domaine particulièrement ciblé par Vincent Collet et écrasé par ses troupes (44 à 28) : "Cela faisait deux jours que je disais aux joueurs que si nous étions dominés dans ce domaine, nous n’aurions aucune chance." Statistiquement la France était plus rentable offensivement que son adversaire du soir, mais les athlètes NBA avaient pour habitude de prendre plus de tirs grâce à leur capacité à maîtriser le rebond offensif. Cela n’a pas été le cas en quart de finale et leur option small ball a finalement été punie par les Tricolores.

Excités, les joueurs devaient l’être au sortir d’un match historique. Mais les leaders du groupe, comme ils l’ont fait depuis le début de la campagne, ont rapidement rappelé chacun à la réalité : le top 4 ne vaut pas une médaille. "Contre l’Australie nous étions déçus. A 0h01 nous sommes passés à autre chose. Contre les Etats-Unis nous sommes contents. A 0h01 on passe à autre chose", a prévenu Nicolas Batum avant de quitter la salle. Et Vincent Collet, fin connaisseur de son sport, d’évacuer ce moment d’anthologie : "On se retournera plus tard. Il faut avancer et se projeter." Le génie argentin Facundo Campazzo les attend vendredi à Pékin.

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Dongguan
Date d’écriture: 
Mercredi, 11. Septembre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
La France a mis fin à 13 ans d’invincibilité des Etats-Unis en compétition internationale. Mais elle n’a qu’un objectif en tête désormais, disputer la finale de la Coupe du Monde à Pékin.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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428844

Comme dans un rêve !

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Les yeux dans les yeux. Ils voulaient les jouer les yeux dans les yeux. Et c’est ce qu’ils ont fait. La NBA continue de faire rêver. Mais depuis 20 ans, les Français ont appris à la découvrir puis à l’apprivoiser. Mercredi soir, ils voulaient la dominer.

La première mi-temps a été l’application parfaite de tout ce que le staff technique tricolore souhaitait voir appliquer. A commencer par le contrôle du rebond. Principale faiblesse tricolore depuis le début de la compétition, les Français ont fait des dégâts dans ce domaine des deux côtés du terrain. Avec le double avantage de s’offrir des secondes chances mais également de priver les Américains du jeu de transition qu’ils affectionnent. Et sur demi-terrain, les extra-terrestres deviennent presque mortels. Kemba Walker parfaitement contenu par la paire Ntilikina-Albicy, c’est Donovan Mitchell qui créait le jeu.

En face, patiemment, les Bleus plaçaient la balle dans les mains d’Evan Fournier et insistaient plus que jamais sur la présence poste bas de Rudy Gobert. Le pivot du Jazz renvoyait rapidement sur le banc Myles Turner puis imposait ses centimètres près du cercle, provoquant les fautes pour passer à 10 reprises sur la ligne des lancers-francs avec une réussite remarquable (9 réussites). 12-8 après six minutes, puis 27-22, 36-31, 45-37, la France faisait constamment la course en tête, forte de sa capacité à contrôler le rythme du match.

L’écart atteindra même les 10 unités (63-53) en tout début de deuxième mi-temps avant que Gregg Popovich ne renonce totalement à aligner un intérieur sur le terrain. Le small-ball absolu de Team USA portait alors ses fruits à la faveur de deux tirs primés qui semblaient lui redonner de l’allant et de quelques courts instants d’inattention d’une Equipe de France qui encaissait un 9-20 en cinq minutes. L’éculée expression chaque erreur se paye cash prenait alors toute sa dimension. Deux rebonds échappés, une passe mal assurée et le show Donovan Mitchell pouvait se mettre en branle. 14 points dans le troisième quart-temps. Un bombardement qui laissait le bateau France proche du chavirage.

Mais les marins bleus souquaient ferme et colmataient les brèches autour d’un Rudy Gobert gigantesque au rebond. Frank Ntilikina sortait deux énormes tirs pour reprendre le momentum. Un spectaculaire 13-2 redonnait l’avantage à la France sur une nouvelle pénétration de Fournier puis un dunk de Gobert (80-76). L’exploit était là, le rêve à portée de main. Celle de Ntilikina à nouveau. Celle de Gobert qui contrait tour à tour Walker et Mitchell. Les Américains craquaient sur la ligne des lancers-francs. Pas Nando De Colo qui envoyait la France au septième ciel et en demi-finale contre l'Argentine.

France bat Etats-Unis  89-79

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Coupe du Monde 2019
Auteur: 
par Julien Guérineau, à Dongguan
Date d’écriture: 
Mercredi, 11. Septembre 2019
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L’Equipe de France est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du Monde après sa victoire 89-79 sur les Etats-Unis. Un exploit monumental.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

Faire chuter le mythe

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Double champions du Monde. Triple champions olympique. Vincent Collet l’a parfaitement résumé. Les Américains sont les maîtres du Monde. La planète basket est à leur pied et depuis une demi-finale perdue à la Coupe du Monde 2006 au Japon, contre la Grèce, ils n’ont plus connu la défaite en compétition officielle. Comment, dès lors, espérer face à cet Everest ? Comment rêver de l’ivresse des cimes et de celle d’une victoire qui constituerait un fabuleux exploit pour le basket français ?

Pendant l’été, Team USA a été frappée par une spectaculaire vague de forfaits. Toutes les stars attendues ont tour à tour fait faux bond. Au final, un seul membre des trois All-NBA Teams a fait le voyage jusqu’en Chine : Kemba Walker. Un nombre identique à celui de l’Equipe de France, Rudy Gobert ayant accompagné le nouveau meneur des Celtics dans le troisième cinq idéal. Malgré cette saignée, l’exceptionnel réservoir américain leur permet d’aligner des équipes compétitives même en piochant parmi les troisièmes ou quatrièmes couteaux. Son aura d’invincibilité a cependant disparu dès la préparation, les Etats-Unis s’inclinant face à l’Australie à Melbourne. Lors de leur deuxième match de poule à la Coupe du Monde, il a fallu un impensable 0/4 aux lancers-francs dans les cinq dernières secondes de la Turquie pour arracher une victoire en prolongation. C’est une certitude, aucune escouade estampillée NBA n’a affiché une telle vulnérabilité. "Jusqu’à preuve du contraire nous sommes vivants", a déclaré Vincent Collet lundi soir. Mais jusqu’à preuve du contraire leurs adversaires restent les meilleurs.

Le statut de favori est cependant fragile en Chine, comme l’a démontrée l’élimination surprise de la Serbie contre l’Argentine. Un résultat aux conséquences lourdes pour la zone Europe. Même en cas de défaite (et à condition que l’Australie élimine la République Tchèque), la qualification directe pour les Jeux Olympiques serait encore d’actualité mercredi soir. "On peut aussi penser qu’on pourrait être qualifiés directement avant de penser à un rattrapage", souriait Vincent Collet à l’évocation du résultat des Serbes. Un trait d’humour qui ne masque pas la réalité d’un duel pour lequel les Bleus ne partent pas avec les faveurs des pronostics. "Je ne pense pas que notre pourcentage de chance soit aussi élevé que je l’entends ici ou là. Les Etats-Unis restent la meilleure équipe de la compétition. Et c’est une équipe qui élève toujours son niveau quand les matches couperets arrivent… Il va falloir sortir le match d’une carrière."

Et surtout retrouver des jambes après un transfert éprouvant de plus de 8 heures qui a empêché les Français de s’entraîner mardi. Retard d’avion, trafic dense, rien n’aura été épargné à des joueurs qui, s’ils mesurent l’ampleur de la tâche, ont tout fait pour se remobiliser quelques minutes après la défaite contre l’Australie. "Si la victoire est là, l’histoire n’en sera que plus belle", estime Nicolas Batum. "Je les ai tous battus ces mecs-là… On les connaît. On joue avec eux, contre eux. Le monde du basket a changé. Ce n’est plus 1992, personne ne prend des photos. Mais ils restent les favoris et il faudra faire le match parfait pour les battre."

Un match parfait notamment en défense, 48 heures après avoir encaissé 100 points pour la première fois de l’histoire de l’équipe nationale en Coupe du Monde. "Si on défend comme contre l’Australie, ce n’est pas la peine qu’on y aille", prévient Rudy Gobert tandis que son coach listait la capacité de ses troupes à résister à la pression sur les porteurs de balle et le contrôle du rebond comme des points clés. Il y a cinq ans, l’Equipe de France avait éliminé l’Espagne, chez elle, en quart de finale de la Coupe du Monde. En 2019 le défi est tout aussi grand.

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Dongguan
Date d’écriture: 
Mardi, 10. Septembre 2019
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L’Equipe de France affronte les Etats-Unis mercredi à 13h00 (en direct sur Canal + Sport) avec en jeu une place en demi-finale de la Coupe du Monde et potentiellement un billet direct pour les Jeux Olympiques.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

Une immense frustration

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Les compétitions internationales ont ceci de cruel, tordu ou injuste, selon les points de vue, qu’elles réservent parfois des croisements compliqués à des équipes héroïques. C’est le cas cette année de l’Argentine, séduisante et invaincue, jetée dans les pattes de la Serbie en quart de finale. Le perdant du dernier match du groupe, à Nankin, savait pertinemment que son destin mondial passerait par une confrontation avec les Etats-Unis. Pour le vainqueur, la République Tchèque. Un grand écart absolu.

Lundi, contre n’importe quelle équipe, l’Equipe de France aurait sans doute rejoint les vestiaires avec une quinzaine de points d’avance. Elle a livré une partition remarquable, travaillant pour libérer une triplette extérieure Fournier-Batum-De Colo intenable (33 points), maîtrisant parfaitement le ballon (aucune balle perdue à la pause !) et se battant sur les pick n’roll et main à main incessants de son adversaire du soir.

Mais l’Australie n’est pas une équipe comme les autres. Candidate à une médaille, vainqueur des Etats-Unis en préparation, elle possède une impressionnante puissance de feu que les Bleus ne sont que très partiellement parvenus à limiter. Résultat des courses, c’est au coude à coude que les duettistes se sont offert 15 minutes de break (46-46). Principal cause des maux tricolores, Patty Mills, feu-follet insaisissable, virevoltait.

En début de troisième quart-temps, le meneur des Spurs s’est lancé dans un duel éblouissant avec Evan Fournier. Les deux hommes ont écœuré leurs chiens de garde successifs, pourtant réputés pour leurs qualités défensives. Fournier particulièrement, se déchaînait, signant 14 points consécutifs pour commencer à faire craqueler l’armure australienne. Vincent Collet profitait de ce coup de chaud pour l’associer à De Colo et la France signait alors un 10-0 spectaculaire, notamment en déviant plusieurs ballons qu’elle transformait en panier facile. L’apport d’Andrew Albicy était à cet instant déterminant, tout comme la présence d’un Gobert sevré de ballons mais totem inamovible dans sa raquette.

Pour la première fois une équipe semblait prendre le dessus (70-61). Mais Mills repartait dans ses raids meurtriers pour s’assurer que le money-time serait irrespirable (75-71). Le festival pyrotechnique se poursuivait dans le dernier quart-temps. Alors que les Bleus avaient été punis par l’adresse de loin australienne, c’est dans la raquette qu’ils prenaient l’eau. Les deux poids lourds se rendaient coup pour coup, les talents offensifs prenant définitivement le dessus. Nando De Colo maintenait les siens en vie sur deux paniers plein de sang-froid mais Matthew Dellavedova parvenait à provoquer des fautes et à 5 secondes du buzzer, il donnait l’avantage à l’Australie 98-99. Sur l’ultime possession, l’Equipe de France avait une chance de trouver un shoot pour l’emporter mais Patty Mills surgissait pour une interception décisive devant De Colo.

La défaite est minime mais les conséquences immenses. La France se déplacera à Dongguan demain matin aux aurores. Un long voyage pour y défier les maîtres du Monde.

Australie bat France  100-98

Les réactions
Vincent Collet : "Le match était tellement fou que si la balle était arrivée à destination, je sentais Nando tout à fait capable de faire la décision. C’est un crève-cœur parce que nous avons fait un match incroyable. Au-delà de ce que je pouvais espérer sur le plan offensif. En défense, en première mi-temps, nous avons été un peu bercés par la douce musique de l’attaque. Au détriment de quelques stops. Ensuite nous avons rectifié le tir mais c’est devenu fou. Même avec l’intensité et l’organisation défensive, l’attaque a toujours un coup d’avance. Deux bonnes défenses ont été mises ce soir en difficulté. J’ai félicité mes joueurs pour ce très grand match. Pour des spectateurs neutres ça devait être sympa, le plus grand du tournoi. Je leur ai demandé de ne pas baisser la tête dans le vestiaire. Nous avons un quart de finale contre la plus forte équipe de la compétition. Mais jusqu’à preuve du contraire nous sommes en vie. Ce qui est préoccupant c’est le déplacement de demain. Merci à l’organisation qui nous ramène à Shenzhen puis après en bus à Dongguan. Il va falloir gérer la fatigue du déplacement en plus de celle du match alors que les Américains sont déjà sur place. Mais on va tout donner pour réussir l’impossible exploit."

Nando De Colo : "C’est beau de scorer 98 points ce soir mais on en prend 100. Il n’y pas d’autres problèmes que la défense. C’est une équipe qui bouge bien et par moment on a réussi à les stopper. Mais au moindre relâchement ils nous sanctionnent. Pour aller le plus loin possible il faudra passer par les Etats-Unis."

Nicolas Batum : "L’Australie est une équipe qui fait 25-26 passes décisives par match. Quand ils bougent la balle ils sont très forts. On a eu du mal à arrêter leur pick n’roll. Quand on met 98 points, avec la défense qu’on propose depuis le début du tournoi, on ne doit pas perdre. C’est dur. Maintenant à nous de rester ensemble et d’avancer. Avec nous, tout peut arriver. On doit être déçus mais à 00h01 il faut passer à autre chose."

 

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Nankin
Date d’écriture: 
Lundi, 9. Septembre 2019
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Au terme d’une rencontre légendaire, l’Equipe de France a échoué d’un souffle face à l’Australie (98-100) et croisera donc avec les Etats-Unis en quart de finale de la Coupe du Monde.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

Tous en bleu !

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Surtitre: 
FFBB Store
Auteur: 
Sylvain Bourdois Chupin
Date d’écriture: 
Lundi, 9. Septembre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
Affichez vos couleurs pour supporter l'Equipe de France. A l'occasion de la Coupe du Monde, le FFBB Store, la boutique officielle de la FFBB vous propose une large gamme de produits Jordan pour vous habillez aux couleurs des Bleus. Découvrez sans plus attendre cette nouvelle collection.

Se simplifier la route

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L’Australie n’a jamais gagné de médaille en compétition internationale. Ni aux Jeux Olympiques. Ni à la Coupe du Monde. En 2016, à Rio, elle a longtemps survolé les débats avant de s’effondrer en demi-finale contre la Serbie puis de craquer dans les dernières secondes face à l’Espagne, pour le bronze. Trois ans plus tard, les Boomers, qui ont longtemps pensé pouvoir aligner la star des Sixers Ben Simmons avant que celui-ci renonce à la compétition, veulent en finir avec les frustrations. Les Bleus, qui avaient été sèchement battus à Rio (66-87) sont face à un immense défi pour espérer décrocher la première place de leur poule, préserver leur invincibilité et éviter, selon toute vraisemblance même si mathématiquement rien n’est fait, les Etats-Unis en quarts de finale : "On aborde le match sans la pression d’avoir à gagner pour se qualifier pour les quarts et malgré tout l’ambition de finir ce groupe à la première place", a souligné Vincent Collet lors du point presse de dimanche. "Les Américains montrent qu’ils sont au-dessus. L’objectif est si possible de les éviter en quarts même s’ils n’ont pas démontré qu’ils étaient imbattables."

Quatrième attaque du tournoi, deuxième à la passe, l’Australie est avant tout une équipe qui se connait par cœur, très hiérarchisée et portée par un meneur de jeu, Patty Mills, capable de débloquer les situations compliquées. Et par l’odeur des médailles alléché, l’ancienne doublure de Tony Parker aux Spurs n’a pas hésité à annoncer que son équipe visait l’or. "Ils ont la chance d’avoir un intérieur très passeur avec Andrew Bogut", analyse Collet. "Leur jeu sans ballon est sans doute le meilleur de la compétition. On essaye nous aussi de développer ça. On se ressemble dans l’organisation défensive en revanche." A 34 ans, Bogut, dans un style moins aérien que Rudy Gobert, reste un formidable défenseur sur lequel viennent s’échouer les arrières pourchassés notamment par le soldat Matthew Dellavedova. Si la profondeur de banc des Aussies est sujet à caution, la répartition des rôles est claire au sein d’un collectif où Joe Ingles joue un rôle capital. "Le créateur c’est lui. C’est lui qui fait briller tout le monde", prévient Vincent Collet. La mission de le stopper devrait revenir à Nicolas Batum, dont l’impact défensif a été souligné par son entraîneur.

Placée dans la partie de tableau la plus difficile, l’Equipe de France a jusqu’à présent parfaitement respecté son tableau de marche. Pour se simplifier la vie, elle doit poursuivre sa série en exploitant ses forces et notamment l’impact au scoring du duo De Colo-Fournier. "Mais attention, on ne les aura pas tous les soirs à 45 points", avertit Vincent Collet, conscient que l’attaque tricolore s’était cassée les dents sur la défense matchup lituanienne en seconde mi-temps. Mais les sourires, même ébréchés, étaient vite réapparus sur les visages français pour conclure l’affaire dans le money-time. A l’heure de comparer le cru 2019 avec ses prédécesseurs, l’entraîneur des Bleus a souligné la singularité d’un groupe encore jeune et déterminé à s’écrire une histoire. Elle passera par l’Australie, lundi à 14h00.

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Nankin
Date d’écriture: 
Dimanche, 8. Septembre 2019
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Qualifiée dans le top 8 mondial, assurée de disputer au minimum un TQO en juin prochain, l’Equipe de France vise la première place de sa poule avec un choc contre l’Australie, lundi à 14h00 (en direct sur Canal + Sport).
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

Nando toujours maestro

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Il avait débuté sa Coupe du Monde dans la douleur : 3 points à 0/3 et 5 balles perdues en 18 minutes. Une partition à des années lumières de ses standards d’Euroleague. Immanquablement Nando De Colo était donc au coeur de plusieurs interrogations : sa forme physique, sa complémentarité avec Evan Fournier, son statut de remplaçant. Autant de questions que le nouveau joueur du Fenerbahçe Istanbul a fait taire en une petite semaine et trois matches, le dernier en date contre la Lituanie, conclu avec 21 points, 3 rebonds, 4 passes et un dernier fade-away décisif à 15 secondes du buzzer.

A 32 ans, De Colo a passé l’âge de se poser des questions. Du haut de ses 172 sélections, il a analysé la situation après l’Allemagne avec le pragmatisme détaché qui le caractérise : "C'était un match sans et à partir de là, il faut savoir quel joueur est dans le match et qui ne l'est pas pour arriver au plus important : gagner." La France ne fait que ça depuis le début de la compétition et De Colo semble avoir trouvé le rythme comme sixième homme de luxe. Une situation pas complètement inhabituelle pour celui qui a débuté à 10 reprises sur le banc en Euroleague avec le CSKA Moscou cette saison. "C'est un peu plus la mentalité européenne. Aux Etats-Unis, le cinq majeur a une importance beaucoup plus grande. Je l'expliquais à Evan Fournier dernièrement. Le cinq majeur est présent dans les temps forts du match et ce n'est pas forcément le début de la rencontre. Moi je dois juste trouver mon rythme dans l'équipe."

Samedi soir, il a surgi au diapason d’un Evan Fournier déchaîné lors des premières minutes. Et la deuxième lame s’est avérée aussi tranchante que la première. "On avait déjà vu qu’ils pouvaient jouer ensemble et c’est très positif. Toutes les grandes équipes ont besoin de fers de lance", s’est félicité Vincent Collet. "Evan était en transe au début. Je l’ai sorti pour ne pas qu’il prenne sa deuxième faute. Et quand Nando est rentré, il a pris le relais."

A la veille de débuter la compétition, Nicolas Batum avait souligné à quel point il trouvait Nando De Colo plus vocal que par le passé, plus impactant dans son discours. Une dimension que l’intéressé reconnaît, estimant que ses 5 années passées au CSKA Moscou avaient fait beaucoup pour son leadership. De ses mots et de ses shoots, l’Equipe de France aura encore besoin dans 48 heures face à l’Australie. Placée dans la partie de tableau la plus périlleuse de la Coupe du Monde, seule une victoire lui permettra d’éviter l’ogre américain en quarts de finale.

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
par Julien Guérineau, à Nankin
Date d’écriture: 
Samedi, 7. Septembre 2019
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Le double champion d’Euroleague a fait parler son expérience et son talent pour se montrer décisif en fin de rencontre face à la Lituanie.
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Bellenger/IS/FFBB

La victoire en tremblant

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Les Italiens les appellent les fuoriclasse. Les surdoués. Les hors normes. De ceux qui vous font changer de dimension. Evan Fournier et Rudy Gobert rentrent incontestablement dans cette catégorie. Comme ils l’ont fait à plusieurs reprises dans cette Coupe du Monde, les deux compères ont survolé le début de rencontre. Le premier en attaque, le second en défense. Le premier vous effleure telle une caresse pour se défaire de son défenseur, laisser l’aide sur place et déposer un shoot soyeux dans le cercle. Le second déploie ses immenses segments, effraie un cinq entier et transforme la raquette en zone interdite.

Rapidement, ils ont été rejoints par des membres de l’ancienne génération. Celle qui a écrit les plus belles pages du basket français. En pleine possession de ses moyens, Nicolas Batum a repris son rôle préféré de parfait lieutenant. Et cette année la France peut s'offrir l’immense luxe de faire sortir du banc celui qui est sans doute le meilleur joueur d’Euroleague depuis son retour de NBA en 2014. Nando De Colo a signé un impressionnant 15 d’évaluation en 9 petites minutes lors de la première mi-temps.

Le quatuor magique a finalement inscrit 46 des 50 points français lors du premier acte, illustrant à merveille la hiérarchisation que souhaitait Vincent Collet avant le début de la campagne. Les Bleus version 2019 connaissent leur rôle et l’exécutent sans état d’âme. Une recette gagnante, la France ayant compté jusqu’à 14 points d’avance (26-12) face à une Lituanie dans un premier temps obnubilée par l’idée de profiter de son avantage de puissance sur certains postes et qui en oubliait quelque peu son basket.

Un écart que le réveil de Jonas Valanciunas, débarrassé de Gobert quelques minutes, réduisait un instant mais qui enflait à nouveau dans des proportions similaires lorsque Amath M’Baye puis Andrew Albicy faisaient mouche de loin (59-42, 25’). Le tableau aurait pu être parfait sans les fautes qui s’abattaient sur les Tricolores. Les Baltes insistaient sur le jeu poste bas, ne parvenaient à inscrire que deux paniers dans le jeu au troisième quart-temps mais passaient leur temps sur la ligne des lancers-francs.

Ils grignotaient irrémédiablement leur retard, les rebonds offensifs, clés de la rencontre selon le staff technique français, s’invitaient soudainement dans la partie alors que la machine offensive tricolore se grippait dangereusement. Les shoots longue distance ne trouvaient plus la cible, Evan Fournier manquait de réussite et Gobert retournait à nouveau sur le banc, sous la menace des fautes. L’inquiétude grandissait à Nankin, transformée en vent de panique lorsque Lukas Lekavicius ponctuait un 5-22 qui voyait la Lituanie repasser en tête pour la première fois depuis la troisième minute (68-69).

Dans un final à couper le souffle, les deux équipes se rendaient coup pour coup, l’une pour sauver sa peau, l’autre pour voir plus loin dans la compétition. Après le superbe réflexe de Gobert de nettoyer le cercle d'un lancer-franc de Valanciunas pour égaliser, Nando De Colo signait un tir extérieur de grande classe et les Bleus faisaient un ultime et décisif stop défensif. Assurée d'une place en quart de finale, la France jouera la première place contre l'Ausralie lundi.

France bat Lituanie  78-75

Réactions
Andrew Albicy :
"On savait que ce serait dur. On a été en difficulté par rapport aux fautes, je préfère ne pas parler de l’arbitrage. Nous avons su mettre les paniers clutch qui nous permettent de jouer la première place. Ce soir chacun a assumé son rôle, notamment nos leaders au scoring. C’est un soulagement. Jamais on ne s’est dispersé, même dans la difficulté. Cela montre qu’on a du caractère. Battre une équipe qui jouait sa vie c’est vraiment bien."

Evan Fournier : "Les fautes leur ont permis de revenir dans le match. Dans ces moments-là tu te dis que tu es seul contre tout le monde et que tu vas gagner le match comme ça. Nous sommes solides. Ce qui les a tués sur la fin c’est qu’ils ne savaient plus sur qui défendre entre Nando et moi. Il met un tir à trois-points, je mets un tir à deux points puis il termine le match. C’est de l’alternance. Nous sommes forts mentalement mais il faut arrêter de lâcher des avances de plus de 15 points."

Vincent Collet : "Nous sommes contents d’être déjà dans le Top 8. Une défaite aurait beaucoup compliquée les choses. Désormais on sait que les Etats-Unis vont finir premiers de l’autre groupe. Si nous avons le bonheur de battre l’Australie nous pourrions jouer la République Tchèque ou la Grèce. Ce soir nous faisons une très bonne première mi-temps. Ensuite ils ont durci, pour ne pas dire pourri la situation. Et nous avons été sanctionnés, sans nous désunir. On s’est mis à rater des tirs que nous ne rations pas auparavant. Nous gardons le gain du match grâce à des actions individuelles de classe de Nando De Colo et Evan Fournier. Et défensivement Nicolas Batum a éteint Grigonis, qui pouvait être le facteur X. Le prochain match est toujours le plus dur et ce sera le cas contre l’Australie."

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Nankin
Date d’écriture: 
Samedi, 7. Septembre 2019
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Chapeau: 
L’Equipe de France a assuré sa place en quart de finale de la Coupe du Monde après sa victoire au bout du suspense sur la Lituanie (78-75).
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">[HIGHLIGHTS] France Lituanie<br>Le résumé de la victoire des Bleus qui leurs assure une place en quart de finale de la Coupe du Monde 2019<a href="https://twitter.com/hashtag/TeamFranceBasket?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#TeamFranceBasket</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/FranceGotGame?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#FranceGotGame</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/FIBAWC?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#FIBAWC</a> <a href="https://t.co/xijwiBFiOU">pic.twitter.com/xijwiBFiOU</a></p>&mdash; Team France Basket (@FRABasketball) <a href="https://twitter.com/FRABasketball/status/1170381040759623680?ref_src=twsrc%5Etfw">September 7, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
match_ID: 
426822

Episode 6 : début de la Coupe du Monde à Shenzhen

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Après leur ultime tournoi de préparation à Shenyang, les Bleus arrivent à Shenzhen pour disputer le premier tour de la Coupe du Monde 2019. Pas de répit pour Vincent Collet et ses hommes qui affrontent d'entrée une équipe d'Allemagne en pleine confiance emmenée par sa star NBA, Dennis Schröder. Le moindre faux pas pourrait coûter cher pour la suite de la compétition. La Jordanie et une surprenante équipe Dominicaine complètent le programme de l'Equipe de France.

Surtitre: 
Team France Basket - Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Guillaume Karli/FFBB
Date d’écriture: 
Vendredi, 6. Septembre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
Pour se mettre en appétit avant le match capital de la deuxième phase de groupe face à la Lituanie ce samedi (14h00 à Nankin), découvrez les coulisses du début de la Coupe du Monde à Shenzhen.
crédit: 
Images et montage : Tommy Hombert/FFBB

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