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Coupe du Monde FIBA 2014

Une médaille historique

Bellenger/IS/FFBB
Julien Guérineau (à Madrid) - 13/09/2014
En battant la Lituanie (95-93), l’Equipe de France a remporté la médaille de bronze de la Coupe du Monde 2014. C’est la première fois que les Bleus montent sur le podium dans cette compétition. Une juste récompense dans un tournoi où ils auront notamment éliminé l’Espagne chez elle.
Les absences, les blessures, la fatigue, rien n’aura empêché l’Equipe de France d’aller au bout de son rêve et de remporter la médaille de bronze à la Coupe du Monde. Un résultat exceptionnel qui permet aux Bleus de confirmer leur statut de géants du Monde du basket après l’argent à l’Euro 2011 et l’or à l’Euro 2013. La victoire est d’autant plus spectaculaire que les circonstances n’étaient pas favorables aux Tricolores. Plusieurs d’entre-eux n’ont pas fermé l’œil avant 4h00 du matin et les physiques étaient particulièrement éprouvés avant ce dernier match.
 
Après une première mi-temps équilibrée (42-43) marquée par l’écrasante domination de la Lituanie au rebond, la France a frisé la rupture en fin de troisième quart-temps lorsque Seibutis et Pocius ont commencé à régler la mire de loin (61-69). Mais il était écrit que cette équipe ne quitterait pas l’Espagne les mains vides. "Cette médaille on a été la chercher au mental", se réjouissait Antoine Diot en zone mixte. "Ce qu’on a fait lors de cette compétition est exceptionnel et si nous avons la médaille de bronze autour du cou, ce groupe est vraiment composé de mecs en or. Les jambes n’étaient plus là et la solidarité a beaucoup joué. Si nous nous étions désunis, nous en aurions pris une bonne ce soir."
 
En grand danger, la France a pu compter sur ses cadres pour la ramener à la vie. Nicolas Batum tout d’abord (27 points). Après son festival de loin en demi-finale, l’ailier des Blazers est cette fois allé chercher la plupart de ses points près du cercle ou aux lancers-francs. Boris Diaw ensuite, auteur notamment de deux mouvements techniquement sublimes aux moments les plus chauds. "Boris a fait le travail d’un capitaine et quand il y a eu des shoots importants à prendre, il les a pris", souriait Antoine Diot.


 
Et dans une dernière minute interminable transformée en concours de lancers-francs, les Bleus n’ont pas tremblé à l’image de Thomas Heurtel, insolent d’audace dans les derniers instants et froid comme une lame sur la ligne malgré un 0/2 qui aurait pu semer le doute dans son esprit. "Quatrième c’est la place du con donc bien évidemment que j’ai eu peur. La fin du match a été tellement longue, ça a dû durer une demi-heure", glissait un Joffrey Lauvergne dont la présence au rebond avec Florent Pietrus a pesé lourd dans la balance.
 
A 32 ans, le capitaine Boris Diaw a mené l’Equipe de France à la conquête d’un nouveau podium. C’est sa quatrième médaille remportée avec les Bleus et la première sans le leader incontestable du basket français, Tony Parker. "Cette médaille a beaucoup de valeur. Ça n’a jamais été fait et nous sommes conscients du caractère historique de la chose", a-t-il déclaré. "Nous avons développé une culture de la gagne depuis une dizaine d’années qui nous sert aujourd’hui. Ce ne sont pas des individualités mais un groupe France qui progresse d’année en année. Même si des joueurs changent. Et c’est l’histoire d’une équipe nationale."
 
Symbole de cette nouvelle génération qui, associée à l’ancienne, a mené la France au sommet, Nicolas Batum, jamais rassasié, se projetait déjà vers demain : "On poursuit notre histoire et je pense que l’année prochaine peut être une apothéose." En attendant, le basket français savoure.
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