Equipe de France A féminine

Que deviens-tu...Sandra Le Dréan ?
"Ma période à Valenciennes a été incroyable"
Sandra Le Dréan est une icône du basket français (8 saisons LFB, 216 matches joués). Passée par Aix-en-Provence, elle a fait les beaux jours de Valenciennes entre 2000 et 2006 et de l'Équipe de F...
"Londres est un peu comme un bouquet final"
Née à Grande-Synthe, Clémence Beikes est une figure du basket nordiste (9 saisons LFB, 210 matches). Passée notamment par Calais, Valenciennes, Villeneuve d'Ascq et Saint...
"Je suis dans mon collège d'enfance"
Figure du basket dans le Sud Ouest, Marion Laborde n'a pas eu le parcours classique de la basketteuse professionnelle. Après trois ans à Tarbes pour lancer sa carrière, e...
"Ma mère me résume les matches"
Joueuse de Ligue Féminine de 2005 à 2018 (334 matches), Anaël Lardy a rangé ses basket voilà bientôt deux ans. Elle vit désormais en Haute-Savoie où elle gère et anime une salle de sport avec son compagnon.
2e chapeau pour les Bleues
La FIBA a dévoilé les chapeaux pour le tirage au sort des TQO féminins du 27 novembre prochain.
Les Braqueuses, 10 ans après
Le 20 juin 2009, l’Équipe de France féminine remportait l’EuroBasket, en Lettoni...
De l'argent puissance 4
Retrouver nos valeurs
La France s'incline face à la Turquie

Pages

"Ma période à Valenciennes a été incroyable"

Corps: 

Comment vas-tu Sandra ?
Ca va, on doit s'adapter à cette nouvelle façon de vivre. Je suis à la maison, j'ai stoppé mon activité professionnelle pour l'instant et j'espère la reprendre rapidement. J'ai deux enfants donc mes journées sont bien chargées.

Que deviens-tu ?
J'ai arrêté ma carrière à Prague (en 2010). Je suis retournée à la faculté des sports de Prague où j'ai passé un diplôme de préparateur physique et coach sportif. Ca m'a pris une année puis j'ai intégré l'équipe 2 de Prague, l'équipe réserve avec des jeunes joueuses. Je me suis occupée de la préparation physique et de la réathlétisation post blessure. Ca m'a beaucoup plu. En 2013 on est rentrés en France et j'ai eu deux enfants. J'avais mis tout ça en suspens. On est arrivé en 2016 à Dinan et au bout de 4-5 mois j'ai lancé mon activité de coach sportif individuel. J'ai commencé avec une personne puis le bouche à oreille a fait son effet, j'entraîne maintenant une dizaine de personnes qui veulent courir, se remettre en forme, se gainer, se muscler. Je vais chez eux pour leur donner des cours de sport.

Tu as donc retrouvé la Bretagne...
Oui. On a fait un passage au Puy-en-Velay pendant deux ans où mon mari avait trouvé un poste. Il a été démarché pour aller en Bretagne, il m'a demandé si je connaissais Dinan. J'ai dit oui. Ca me permettait de me rapprocher de ma famille que j'avais quittée à l'âge de 15 ans. Ca m'a fait du bien de la retrouver par ici.

Est-ce que tu joues encore au basket ?
Pas du tout. A part dans le jardin avec mes enfants, on a obligatoirement installé un panier. Je me suis mise à d'autres sports que je n'avais pas pu faire quand j'étais basketteuse comme le ski, le vélo.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
J'aime bien regarder les matches à la télé. Je dirais 7. Il n'y a plus beaucoup de joueuses que je connais, avec qui j'ai joué. Il y a Elodie Godin. Je regarde plutôt les matches d'Euroligue avec Bourges, Lyon sur Youtube.

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Ca a toujours été une question à laquelle j'ai eu beaucop de mal à répondre. Forcément le titre de championne d'Europe avec l'Équipe de France a été un grand truc. Au niveau club, toute ma période à Valenciennes a été quelque chose d'assez incroyable, les deux titres de championnes d'Europe ont été des grands moments, le partage avec les supporters.

Et le moins bon ?
A l'époque où je jouais, toutes les défaites ont été difficiles à digérer mais avec le recul je pense ces défaites nous ont permis de progresser, d'avancer. Ce n'est pas toujours une mauvaise chose de perdre. Le petit regret que j'ai c'est le quart de finale aux Jeux Olympiques (en 2000 à Sydney, perdu contre la Corée du Sud), les Jeux dans leur ensemble ont été un grand moment, je reste très heureuse d'avoir pu vivre ça. On se dit qu'on aurait peut être pu avoir un podium si on avait passé ce quart.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
J'ai encore des contacts avec Claire Tomaszewski, j'ai eu Edwige Lawson récemment, ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas eue au téléphone. J'appelle de temps en temps Elodie (Godin) avec qui j'ai joué à Prague. Isabelle Fijalkowski aussi mais ça fait un petit moment que je ne l'ai pas appelée. On se perd un peu de vue, on ne s'appelle pas pendant un an et un jour on s'appelle et c'est comme si c'était hier. J'ai revu Jean-Pierre Siutat lors d'un déjeuner à Rennes, ça m'a fait plaisir. Il a appelé Nathalie Lesdema, ça faisait une éternité que je ne l'avais pas eue, ça m'a fait super plaisir. On ne s'appelle pas forcément mais ce sont des filles que je garde dans mon coeur. C'était une période particulière de ma vie, on a vécu des trucs assez incroyables.

Son parcours

1992-1995 Centre Fédéral
1995-2000 Aix-en-Provence
2000-2006 Valenciennes
2006-2010 Prague (Rép. Tchèque)

Son palmarès

En Équipe de France (214 sélections A)
Championne d'Europe en 2001
Médaillée d'argent à l'Euro en 1999

En club
Vainqueur de l'Euroligue en 2002 et 2004
Championne de France LFB en 2001, 2002, 2003, 2004 et 2005
Vainqueur de la Coupe de France en 2000, 2001, 2002, 2003 et 2004
Vainqueur du Tournoi de la Fédération en 2002, 2003, 2004 et 2005
Vainqueur de l’Open LFB en 2003 et 2004
Championne de République Tchèque en 2009

Distinctions
MVP française de LFB en 2005
MVP du Tournoi de la Fédération en 2003
MVP Espoir de NF1A en 1996
Membre de l'Académie du Basket depuis 2015
Coq d'or FFBB en 2010

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Sandra Le Dréan ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 27. Mai 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Sandra Le Dréan est une icône du basket français (8 saisons LFB, 216 matches joués). Passée par Aix-en-Provence, elle a fait les beaux jours de Valenciennes entre 2000 et 2006 et de l'Équipe de France féminine. L'ancienne ailière a retrouvé sa Bretagne natale après plusieurs années en République Tchèque où elle avait terminé sa carrière.
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"Londres est un peu comme un bouquet final"

Corps: 

Comment vas-tu Clémence ?
Je vais très bien, en confinement comme un peu tout le monde. Je suis dans ma maison à côté de Saint-Amand, avec un bout de jardin et à côté de la forêt. Ca nous fait un peu d'air libre pour aller souffler un petit peu.

Que deviens-tu ?
J'ai arrêté tout de suite après les Jeux Olympiques (en 2012), j'avais préparé ma reconversion durant cette année. J'ai enchaîné, en 2013, avec quatre années d'études de kiné. J'ai eu mon diplôme et depuis je travaille dans un cabinet libéral à Lille.

Est-ce que tu joues toujours au basket ?
Non pas vraiment. Je m'entraîne un petit peu, je suis allée dans des clubs amateurs pour courir, me dépenser, continuer à jouer mais officiellement je ne joue plus. Je fais plein d'autres choses maintenant.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Entre 3 et 4. Je suis de loin les grands événements mais pas forcément sur les réseaux sociaux ou les médias en général. C'est plutôt par les anciennes joueuses ou celles qui sont encore dans le circuit et avec qui je suis encore en contact.

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Il y en a deux. Forcément la médaille à Londres qui est l'aboutissement d'un travail collectif débuté quand Pierre (Vincent) est arrivé à la tête de l'Équipe de France. C'est un peu comme un bouquet final. Et puis il y a aussi, sur le côté émotionnel même s'il n'y a pas d'échelle de valeur de ce point de vue, la remontée en LFB avec Saint-Amand (défaite en finale du Final Four contre et à Charleville-Mézières en 2010). Il y a eu les déboires avec la disparition de Valenciennes, on est toutes parties à Saint-Amand. Remonter l'année d'après a été une grande satisfaction, collective et individuelle.

Et le moins bon ?
C'est lié à ça. A l'époque j'avais signé à Valenciennes, avec l'Euroligue, toute l'histoire, les joueuses emblématiques, les résultats. Tu arrives et un an après, il n'y a plus rien, au niveau politique, financier, plus personne ne suivait. Ca a été dur à encaisser.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Oui quelques unes. Il y a Alexia Kusion, Yacine Sene... Je dois d'ailleurs l'appeler. Ma vie a beaucoup changé mais ça fait partie de mon histoire, je n'ai pas tout quitté d'un coup.

Son parcours

1998-2001 Centre Fédéral
2001-2002 Calais
2002-2003 Valenciennes
2003-2004 Villeneuve d'Ascq
2004-2006 Nice
2006-2008 Tarbes
2008-2010 Union Hainaut (LFB/NF1)
2010-2012 Saint-Amand Hainaut Basket

Son palmarès

En Équipe de France (117 sélections A)
Médaillée d'argent aux Jeux Olympiques en 2012
Médaillée de bronze à l'Euro en 2011
Médaillée de bronze à l'Euro U16 en 1999

En club
Vainqueur du Challenge Round LFB en 2008

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Clémence Beikes ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 29. Avril 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Née à Grande-Synthe, Clémence Beikes est une figure du basket nordiste (9 saisons LFB, 210 matches). Passée notamment par Calais, Valenciennes, Villeneuve d'Ascq et Saint-Amand-les-Eaux (Union Hainaut et SAHB), l'arrière, médaillée d'argent aux Jeux Olympiques de Londres, vit toujours dans la région hennuyère.

"Je suis dans mon collège d'enfance"

Corps: 

Comment vas-tu Marion ?
Ca va plutôt bien, il fait beau. On vit à la campagne, dans une maison avec un extérieur donc on est mieux loti que les gens qui sont en ville, dans un appartement. Les petits peuvent s'amuser et on fait notre petite marche quotidienne d'une heure.

Que deviens-tu ?
J'ai eu deux enfants. J'en ai profité au maximum pour les élever comme ils ont peu d'écart. Depuis septembre je travaille au collège où j'étais, à Amou. Des postes d'assistants d'éducation à temps plein se sont libérés, ce qui me laisse le temps de préparer le concours d'auxiliaire de puériculture. Je me laisse deux ans pour l'avoir puis il y a un an d'école ensuite. Donc pour le moment je suis dans mon collègue d'enfance.

Est-ce que tu joues toujours au basket ?
J'ai repris cette année à Amou en pré-nationale. Je ne savais pas trop ce que ça allait donner avec mes genoux, le médecin m'a dit oui pour un entraînement dans la semaine. Ca fait du bien, le basket et le sport co me manquaient.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Je dirais 6. J'essaye de regarder les résultats du week-end sur l'application de la FFBB. Je vais voir les stats de temps en temps mais je ne suis pas à fond. Je ne vais plus trop à Basket Landes comme je suis à 45 minutes de Mont-de-Marsan. J'essaye d'y aller sur des gros matches, si je peux voir les filles qui jouent en face. Quand c'est Bourges, je vois Olivier (Lafargue).

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Le plus beau c'est la finale des Jeux Olympiques forcément et en deuxième le titre de NF1 et la montée en Ligue Féminine avec Basket Landes. Il y a aussi une demi-finale de playoffs contre Bourges. Ca reste des choses qui marquent.

Et le moins bon ?
Quand on m'annonce que je ne peux plus jouer à haut-niveau. J'avais prévu de jouer un an de plus. Sinon j'ai le souvenir d'un match contre Challes-les-Eaux à Saint-Sever où on prend un tir à 10 mètres à la dernière seconde de leur ailière australienne (Carly Wilson), un tir venu d'ailleurs qui nous fait perdre.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Il y a Gaëlle (Skrela), le fait d'être maman toutes les deux, on échange des photos. Emmeline (Ndongue) et Anaël (Lardy) sont très prises par leur boulot mais j'échange que ce soit appel ou SMS, Cap's (Céline Dumerc) aussi de temps en temps.

Son parcours

1999-2004 Amou Bonnegarde Nassiet
2004-2007 Tarbes
2007-2015 Basket Landes

Son palmarès

En Équipe de France (56 sélections A)
Médaillée d'argent aux Jeux Olympiques en 2012
Médaillée de bronze à l'Euro en 2011

En club
Championne de France NF1 en 2008

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Marion Laborde ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 22. Avril 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Figure du basket dans le Sud Ouest, Marion Laborde n'a pas eu le parcours classique de la basketteuse professionnelle. Après trois ans à Tarbes pour lancer sa carrière, elle s'est engagée avec Basket Landes, club auquel elle est restée fidèle de 2007 à 2015. Au total, elle a passé 9 saisons en Ligue Féminine et joué 174 matches.

"Ma mère me résume les matches"

Corps: 

Comment vas-tu Anaël ?
Ca va très bien, dans les conditions actuelles. Je suis très épanouie dans ma nouvelle vie.

Que deviens-tu ?
Avant que ma carrière ne s'arrête j'avais déjà anticipé. J'ai passé mon diplôme de coach sportif pendant la dernière année. Avec mon copain, alors rugbyman à Leucate, on avait un projet commun d'ouvrir une salle de sport. Ma dernière saison a été très compliquée avec des grosses blessures et notamment une à l'épaule qui m'a fait souffrir. J'ai eu ce diplôme puis on a commencé à chercher une salle à nous. On l'a ouverte à Sévrier, à côté d'Annecy en Haute-Savoie.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
C'est mieux d'être honnête ou pas ? On va dire 2 (rires). J'ai pas mal de nouvelles de certaines joueuses, je suis un peu sur les réseaux sociaux mais ça s'arrête là. C'est plutôt ma mère qui me résume les matches, elle est encore à fond. Je suis tellement prise par ma salle que c'est compliqué. Étant à la fois gérante et coach ça fait beaucoup de boulot. Je suis allée cette année à l'Open mais pas encore à Lyon. Je suis assez pris en fait.

Quel est ton plus beau souvenir de LFB ?
Bizarrement ce n'est même pas un titre. Ce serait plutôt lors de ma saison à Challes-les-Eaux, on avait joué un match de playoffs à la salle polyvalente. C'était particulier parce qu'il y avait toute ma famille dans les tribunes. C'était au-delà du basket, au niveau émotion c'était énorme. Certainement l'un de mes plus beaux souvenirs. Si on veut parler de titre, celui de championne d'Europe en 2009.

Et le moins bon ?
Mes pires souvenirs ce sont les non-sélections en l'Équipe de France les deux années des Jeux Olympiques.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Oui je pense à Marion Laborde, Gaëlle Skrela. En plus jeune il y a Ornella Bankolé. Je ne les ai pas régulièrement mais de temps en temps. Je suis un peu une sauvage aussi et je n'ai pas trop le temps. Heureusement qu'il y a les audios qui existent, c'est bien pratique.

Son parcours

2003-2005 Centre Fédéral
2005-2009 Clermont-Ferrand
2009-2011 Bourges
2011-2012 Challes-les-Eaux
2012-2013 Prague (Rép. Tchèque)
2013-2014 Arras
2014-2018 Lattes Montpellier

Son palmarès

En Équipe de France
Championne d’Europe en 2009
Médaillée d'argent à l'Euro en 2013 et 2015
Médaillée de bronze au Mondial Espoirs en 2007
Médaillée de bronze à l’Euro Espoirs en 2006
Médaillée de bronze à l’Euro Juniors en 2005

En club
Championne de France LFB en 2011 et 2016
Vainqueur de la Coupe de France en 2010, 2015 et 2016
Vainqueur du Match des Champions LFB en 2016
Championne de République Tchèque en 2013

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Anaël Lardy ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Jeudi, 19. Mars 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Joueuse de Ligue Féminine de 2005 à 2018 (334 matches), Anaël Lardy a rangé ses basket voilà bientôt deux ans. Elle vit désormais en Haute-Savoie où elle gère et anime une salle de sport avec son compagnon.

2e chapeau pour les Bleues

Corps: 

La France, qui disputera sa qualification olympique du 6 au 9 février à Bourges a été versée dans le chapeau 2 avec les 3 autres pays accueillant un TQO.

Surtitre: 
Equipe de France féminine
Auteur: 
Sylvain Bourdois Chupin
Date d’écriture: 
Vendredi, 22. Novembre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
La FIBA a dévoilé les chapeaux pour le tirage au sort des TQO féminins du 27 novembre prochain.

Les Braqueuses, 10 ans après

Corps: 

Céline Dumerc, Elodie Godin, Emilie Gomis, Sandrine Gruda, Emmanuelle Hermouet, Pauline Krawczyk, Anaël Lardy, Florence Lepron, Cathy Melain, Endéné Miyem, Emmeline Ndongue, Isabelle Yacoubou...avec leur entraineur Pierre Vincent, elles sont devenues championnes d’Europe, en 2009, à Riga, après une victoire en finale sur la Russie (57-53) et une prestation collective remarquable à l’image de leur parcours dans la compétition.

9 rencontres, 9 victoires et un 2ème titre européen pour le basket français après les filles en Or de 2001. Il s'agit de la première médaille d’une série en cours de 6 breloques européennes d’affilée. Les Braqueuses ont ouvert en 2009 l’une des plus belles pages de l’histoire du basket-ball français. Elles ont été célébrées par le public venu assister au MAIF Open LFB, au Stade Pierre de Coubertin à Paris, au cours d’un hommage.

Catégorie: 
Surtitre: 
MAIF OPEN LFB 2019
Date d’écriture: 
Samedi, 5. Octobre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
Le 20 juin 2009, l’Équipe de France féminine remportait l’EuroBasket, en Lettonie, au terme d’un parcours parfait. 10 ans après cette victoire majeure, la Fédération Française de BasketBall, à l’occasion du MAIF Open LFB 2019, a rendu hommage à celles qui sont devenues les Braqueuses.

De l'argent puissance 4

Corps: 

2013, 2015, 2017 et désormais 2019. La belle série des médailles d’argent des Bleues à l’Euro s’est poursuivie cette année en Lettonie et en Serbie. Une constance au plus niveau continental porteuse d’espoir pour un groupe France rajeuni.

Après une première phase maîtrisée face à la République Tchèque (74-61), le Monténégro (88-53) et la Suède (71-65), la Belgique attendait l’Équipe de France en quarts de finale. Eliminées par les Belgian Cats au même stade lors de la Coupe du Monde 2018, les partenaires d’une Sandrine Gruda stratosphérique (33 points) prenaient leur revanche, après prolongation (84-80).

Pour le sixième EuroBasket féminin consécutif, les Bleues atteignaient le dernier carré et se dressait ensuite sur leur route la surprenante équipe de Grande-Bretagne. Discrète jusque-là, Marine Johannes sortait de sa boîte au meilleur moment (20 points) pour envoyer la France en finale (63-56).

Comme il y a deux ans, c’est l’Espagne qui allait jouer les trouble-fêtes et priver les Bleues d’un nouveau titre, 10 ans après celui des Braqueuses à Riga (Lettonie). Dépassées dès les premières minutes et en difficulté face à l’attaque ibérique, Endy Miyem et ses coéquipières montaient, pour la quatrième fois de suite, sur la deuxième marche du podium à Belgrade (66-86).

Les 12 médaillées d’argent à l’EuroBasket féminin 2019

Valériane Ayayi, Marième Badiane, Ornella Bankolé, Alexia Chartereau, Sara Chevaugeon, Olivia Epoupa, Marine Fauthoux, Sandrine Gruda, Bria Hartley, Marine Johannes, Endy Miyem, Iliana Rupert
Entraîneur : Valérie Garnier - Assistants : Olivier Lafargue, Grégory Halin, Rachid Meziane

Catégorie: 
Surtitre: 
MAIF Open LFB 2019
Date d’écriture: 
Samedi, 5. Octobre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
A l’occasion du MAIF Open LFB 2019, l’Équipe de France féminine, médaillée d’argent à l’Euro en juin dernier, a été honorée sur le parquet du Stade Pierre de Coubertin.

Retrouver nos valeurs

Corps: 

"Un premier avertissement." Les mots de l’entraîneur de l’Équipe de France féminine Valérie Garnier en conférence de presse d’après-match sont tranchants. Nécessaires peut être pour piquer au vif son équipe, que l’on a vu timorée la veille contre la Turquie.

Opposée à la Russie qui a disposé de la Serbie vendredi, l’Équipe de France sait que la tâche s’annonce encore difficile. Actuellement 10e nation au ranking FIBA, la Russie reste toujours une équipe difficile à manoeuvrer. Les jeunes Serbes en ont fait les frais hier et se sont logiquement écroulées en fin de rencontre.

Il est nécessaire pour les Bleues de retrouver des ressources défensives, notamment dans la bataille du rebond où elles ont été dominées par la pivot du Fenerbahçe Kiah Stokes. Face aux grands gabarits Russes, sécuriser le rebond sera primordial pour permettre à la France de développer du jeu rapide. Les Françaises auront besoin ce soir de retrouver un peu de fraîcheur et de l’adresse, les 4000 spectateurs attendus à la Glaz Arena ne demandant que ça pour exulter.

Actuellement dans la deuxième phase de sa préparation, l’Équipe de France sait qu’aucun cadeau ne lui sera fait dans sa quête de médaille à l’Euro 2019 et il faut qu’elle se prépare à cela. Avec un groupe talentueux et remobilisé, la rencontre de ce soir sonne comme un vrai test.

Surtitre: 
EQUIPE DE FRANCE FÉMININE - PRÉPA EURO FÉMININ
Auteur: 
Clément Daniou (FFBB) / sur place à Rennes
Date d’écriture: 
Samedi, 15. Juin 2019
Vignette: 
Chapeau: 
La France a subi le premier revers de sa préparation à l’Euro 2019 hier soir à la Glaz Arena de Cesson-Sévigné. Face à la Turquie, les Bleues ont semblé en deçà de leur niveau réel et se sont inclinées 65-74. Face à la Russie ce soir, elles devront afficher un meilleur visage.

La France s'incline face à la Turquie

Corps: 

Les Tricolores connaissent une entame plus que délicate. En panne d’adresse et dominées au rebond, les joueuses de Valérie Garnier subissent et prennent un premier éclat dans le premier quart-temps : 13-21.

La défense de zone très agressive des Turques continue d’annihiler le jeu d’attaque des Bleues. Les nombreux changements sont sans effet immédiat et l’écart gonfle (15-32, 17 pts de retard à la 15e !). Il faut alors un tir à 3 pts de Marine Johannes pour stopper un fâcheux 0/8 à 3 pts, bien suivi par Sara Chevaugeon, pour ramener les françaises à 11 longueurs à 4’46 de la pause : 21-32. Plus en place défensivement et avec un meilleur rythme, la France fait enfin jeu égal et rejoint les vestiaires avec seulement 8 pts de retard, grâce notamment à un tir au buzzer, façon Marine Johannes (qui termine meilleure marqueuse de la rencontre avec 15 pts, 4 rebonds et 3 passes en 28 min), à 3 pts : 29-37.

En 3e période la défense turque est de nouveau en place et l’adresse semble de nouveau échapper aux Tricolores qui peinent à scorer alors que tout semble plus facile pour les coéquipières d’Alben, qui reprennent le large à la fin du 3e quart : (+14) 43-57.

Dans l’ultime période, malgré son retard au score conséquent, la France ne lâche rien. Les Bleues se battent sur toutes les balles à l’image d’Olivier Epoupa, auteure d’une action d’éclat sur interception. Malgré un rapprochement dans les dernières minutes la maîtrise est Turque ce soir et la France s’incline pour la première fois dans cette préparation sur le score de 65 à 74.

L’intérieure Turque, Kiah Stokes est élue MVP Pierre Lannier de cette rencontre (10 pts en 25 min - 5/7 aux tirs - 10 rebonds) 

France - Turquie : 65 à 74 (Glaz Arena : 3212 spectateurs)

Valérie Garnier, entraîneur de l'Equipe de France féminine : "Comme je l’ai dit aux joueuses, on a oublié nos valeurs ce soir. On n’a pas été efficace dans notre sélection de tirs. Ils faut retrouver notre identité, celle qu’on a essayé de mettre en place depuis le début de la préparation. Il faut retrouver des ressources défensives et notamment aux rebonds où Stokes nous a dominé. On a été gênée par leur alternance défensive. C’est la première fois depuis le début de la préparation qu’on est en difficulté. C’est un avertissement mais ce match doit rester une piste de travail intéressante."

Marine Johannès : "On a déjoué ce soir, ce n’était pas l’Ukraine en face. On n’a pas fait un bon match mais c’est mieux que ça arrive maintenant que pendant l’Euro.
Notre sélection de shoot n’était pas bonne, avec beaucoup de tirs compliqués, pas dans le bon timing. Les Turques font un bon match mais nous nous sommes mises toutes seules en difficulté."

 

Serbie - Russie : 67-76
Lors de la première rencontre du tournoi de Rennes, c’est la Russie qui l’emporte face à la jeune équipe Serbe : 76-67. Après avoir pris un bon départ les joueuses de Vladan Cubric se laissent remonter par la Serbie de Marina Maljkovic qui prend 7 longueurs d’avance à la pause sur un tir au buzzer : 42-35. En seconde mi-temps les Russes font la différence sur de l’adresse et sur l’agressivité offensive, qui offre un nombre important de lancers-francs (24/27) et permet à la Russie de l’emporter de 9 points.

Samedi 15 juin, la France jouera à 20h30 contre la Russie. 18h00 : Serbie / Turquie

Billetterie : cliquez ici

Surtitre: 
Equipe de France féminine - Prépa Euroféminin
Auteur: 
Fabrice Canet / FFBB sur place à Rennes
Date d’écriture: 
Vendredi, 14. Juin 2019
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
A Rennes, les joueuses de l’Equipe de France s’inclinent lors de leur 3e match de préparation, face à la Turquie 65-74. Maladroites et dominées défensivement les joueuses de Valérie Garnier devront réagir demain face à la Russie à 20h30 à la Glaz Arena de Cesson-Sévigné.

12 Filles en Or

Corps: 

Pour la première fois de son histoire, l’Équipe de France féminine fut sacrée championne d’Europe en 2001, sur le territoire national, au Mans. Cela eu pour effet de propulser le basket féminin sous les projecteurs médiatiques.

Cette nuit-là, Ilona Kostine s’était retrouvée dans une boîte de nuit du centre du Mans, invitée par ses équipières de Bourges avec qui elle avait gagné l’Euroligue quelques mois auparavant. Seulement le champagne a dû lui paraître bien amer. La Russie venait d’échouer en finale de l’Eurobasket (68-73) et ce sont les Françaises qui riaient, dansaient, savouraient ce moment unique.
En ce début de XXIe siècle, la Russie était encore une référence du basket féminin européen même si elle n’était pas la superpuissance qu’avait constitué feu l’URSS, vingt-et-une fois championne du continent. Ce soir-là, Maria Stepanova, si reconnaissable avec ses jambes interminables qui la propulsent à 2,02m, réalisa un double double (12 points et 10 rebonds), Elena Baranova et Ioulia Skopa scorèrent 14 points chacune, et Ilona Korstine effectua ses habituelles contorsions sous le cercle, mais jamais les Bleues ne furent fébriles, même quand les Russes semblèrent pouvoir revenir à leur hauteur dans le troisième quart-temps.
« Je vais vous surprendre en disant que je n’étais pas plus énervé que d’habitude, que je n’ai pas eu d’inquiétude majeure, même au retour des Russes. C’est étonnant le sentiment de calme que j’avais ce matin, on est allé faire une séance de détente au stade, en plein air, où on s’est bien amusé. Sans crispation. Les filles ont franchi un palier » commentait après coup le coach Alain Jardel.
« C’est toute la confiance qu’on a accumulée depuis 1999. On croit en certaines choses, on espère beaucoup et on a conscience qu’il ne faut plus stresser », surenchérissait Cathy Melain faisant référence au parcours de son équipe à l’Euro précédent et aux JO de Sydney. La première fois, les Françaises avaient butté lors du dernier acte face au pays hôte, la Pologne, la deuxième fois en quart de finale au bénéfice de la Corée du Sud qu’elles auraient probablement battu neuf fois sur dix.

Cathy Melain élue MVP de l’Euro

Sérénité, c’est le mot qui résume tout le parcours de l’Équipe de France, à Orléans et au Mans. Elle remporta ses huit matches et n’a donc jamais démâté même quand les vents étaient défavorables contre l’Espagne. Cette équipe réunissait des joueuses d’âges différents (32 ans pour l’aînée Yannick Souvré, 22 ans pour la benjamine Edwige Lawson), qui n’étaient pas toutes copines en dehors du terrain, mais qui étaient réunies sur un intérêt commun : gagner. « Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette osmose. Nous sommes douze joueuses qui sommes interchangeables. Certaines jouent plus que d’autres mais on ne le sent pas. Et c’est rare les équipes où on ne sent pas la différence entre celles qui jouent et celles qui ne jouent pas », faisait remarquer Laure Savasta.
La France s’appuya tout de même sur un cinq particulièrement performant avec Yannick Souvré à la mène, Audrey Sauret et Cathy Melain à l’extérieur, Nicole Antibe et Isabelle Fijalkowski à l’intérieur. Plus Sandra Le Dréan et Edwige Lawson comme principales rotations. Si une tête dépassait du groupe, c’est celle de Cathy Melain au sommet de son art et élue MVP de la compétition. « Elle sait tout faire et ses coéquipières, ses entraîneurs et probablement ses adversaires, vous diront tous que c’est une joueuse complète. Moi qui la connais bien, je dirais totale. Car pour Cathy, le basket c’est sa vie. Pas un magazine, pas un match télévisé ne lui échappe. Elle en mange matin, midi et soir. Pour son plaisir mais également pour son éducation car Cathy est une perfectionniste, une ambitieuse qui voit toujours plus haut », analysa Yannick Souvré.

Sur les chaînes généralistes

Distant lors du quart et de la demi-finale, le public d’Antarès au Mans sut se mobiliser vocalement pour la finale. « C’est ça l’avantage du terrain, le public a su nous encourager et je remercie celui du Mans et tous les autres qui ont compris qu’au-delà d’une aventure sportive, il s’agit d’une aventure humaine », s’enthousiasma Alain Jardel.
De fait, les 12 filles en or ont profondément marqué les esprits. C’était la première fois qu’une Équipe de France de basket était Championne d’Europe. Demi-finale et finale furent diffusées sur France Télévisions ce qui assurait inévitablement une caisse de résonnance supérieure. Les jours suivants, les joueuses et leur coach furent les invités de différentes chaînes de télévision et de stations de radio, les unes aux Mandrake d’Or de Jean-Pierre Foucault, les Valenciennoises à Télé Matin, Yannick Souvré, la plus sollicitée, à On a tout essayé de Laurent Ruquier. « C’est la première année où les médias généralistes s’intéressent à nous et à la Ligue parce que les douze Championnes d’Europe y jouent », nota la capitaine des Bleues.
Le Président de la Fédération, Yvan Mainini, avait également savouré de voir les Françaises investir la plus haute marche du podium. « Il y a des moments comme cela où il y a une forte envie de chialer, quand on entend La Marseillaise parce qu’on se dit qu’on y est quand même un peu pour quelque chose pour en être arrivé là. »

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20 ans LFB
Auteur: 
Texte : Pascal Legendre
Date d’écriture: 
Lundi, 6. Novembre 2017
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La Ligue Féminine de Basket fête ses 20 ans. Tout au long de la saison, la LFB vous propose de découvrir ou redécouvrir, les faits marquants, les équipes, les entraîneurs ou encore les joueuses qui ont fait sa légende. Aujourd'hui, et alors que s'ouvre la première fenêtre de qualification à l'Euro féminin 2019, retour sur l'épopée victorieuse des Bleues en 2001.
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