Ligue Féminine

Que deviens-tu...Sandra Le Dréan ?
"Ma période à Valenciennes a été incroyable"
Sandra Le Dréan est une icône du basket français (8 saisons LFB, 216 matches joués). Passée par Aix-en-Provence, elle a fait les beaux jours de Valenciennes entre 2000 et 2006 et de l'Équipe de F...
Landerneau toujours plus haut
Notre bilan 2019-2020 des clubs de Ligue Féminine se poursuit avec le huitième épisode consacré à Landerneau. Pour sa deuxième saison dans l'élite, le club breton se mêla...
"Fervente supportrice du Reims BF "
Star du basket français au début des années 2000 avec Bourges puis Valenciennes, Audrey Sauret a remporté sept fois de suite le championnat de Ligue Féminine entre 1999 et 200...
Charleville coupé dans son élan
Le bilan club par club de la saison 2019-2020 de Ligue Féminine s'attaque, pour son septième épisode, aux Flammes Carolo. Après un début de saison compliqué, les joueuses ardennaises semblaient avoir trouvé le bon rythme ces dernières semaines.
Roche Vendée s'était relancé
Sixième épisode de notre bilan 2019-2020 des clubs de Ligue Féminine avec Roche Vendée. Un effectif stable a permis aux Tigresses de bien lancer leur saison mais un trou d'air début 2020 a plongé...
Saint-Amand pas maître chez lui
Nouvel épisode de notre bilan 2019-2020 des clubs LFB avec aujourd'hui Sain...
"Londres est un peu comme un bouquet final"
Nantes dans le creux de la vague
"Je suis dans mon collège d'enfance"

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"Ma période à Valenciennes a été incroyable"

Corps: 

Comment vas-tu Sandra ?
Ca va, on doit s'adapter à cette nouvelle façon de vivre. Je suis à la maison, j'ai stoppé mon activité professionnelle pour l'instant et j'espère la reprendre rapidement. J'ai deux enfants donc mes journées sont bien chargées.

Que deviens-tu ?
J'ai arrêté ma carrière à Prague (en 2010). Je suis retournée à la faculté des sports de Prague où j'ai passé un diplôme de préparateur physique et coach sportif. Ca m'a pris une année puis j'ai intégré l'équipe 2 de Prague, l'équipe réserve avec des jeunes joueuses. Je me suis occupée de la préparation physique et de la réathlétisation post blessure. Ca m'a beaucoup plu. En 2013 on est rentrés en France et j'ai eu deux enfants. J'avais mis tout ça en suspens. On est arrivé en 2016 à Dinan et au bout de 4-5 mois j'ai lancé mon activité de coach sportif individuel. J'ai commencé avec une personne puis le bouche à oreille a fait son effet, j'entraîne maintenant une dizaine de personnes qui veulent courir, se remettre en forme, se gainer, se muscler. Je vais chez eux pour leur donner des cours de sport.

Tu as donc retrouvé la Bretagne...
Oui. On a fait un passage au Puy-en-Velay pendant deux ans où mon mari avait trouvé un poste. Il a été démarché pour aller en Bretagne, il m'a demandé si je connaissais Dinan. J'ai dit oui. Ca me permettait de me rapprocher de ma famille que j'avais quittée à l'âge de 15 ans. Ca m'a fait du bien de la retrouver par ici.

Est-ce que tu joues encore au basket ?
Pas du tout. A part dans le jardin avec mes enfants, on a obligatoirement installé un panier. Je me suis mise à d'autres sports que je n'avais pas pu faire quand j'étais basketteuse comme le ski, le vélo.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
J'aime bien regarder les matches à la télé. Je dirais 7. Il n'y a plus beaucoup de joueuses que je connais, avec qui j'ai joué. Il y a Elodie Godin. Je regarde plutôt les matches d'Euroligue avec Bourges, Lyon sur Youtube.

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Ca a toujours été une question à laquelle j'ai eu beaucop de mal à répondre. Forcément le titre de championne d'Europe avec l'Équipe de France a été un grand truc. Au niveau club, toute ma période à Valenciennes a été quelque chose d'assez incroyable, les deux titres de championnes d'Europe ont été des grands moments, le partage avec les supporters.

Et le moins bon ?
A l'époque où je jouais, toutes les défaites ont été difficiles à digérer mais avec le recul je pense ces défaites nous ont permis de progresser, d'avancer. Ce n'est pas toujours une mauvaise chose de perdre. Le petit regret que j'ai c'est le quart de finale aux Jeux Olympiques (en 2000 à Sydney, perdu contre la Corée du Sud), les Jeux dans leur ensemble ont été un grand moment, je reste très heureuse d'avoir pu vivre ça. On se dit qu'on aurait peut être pu avoir un podium si on avait passé ce quart.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
J'ai encore des contacts avec Claire Tomaszewski, j'ai eu Edwige Lawson récemment, ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas eue au téléphone. J'appelle de temps en temps Elodie (Godin) avec qui j'ai joué à Prague. Isabelle Fijalkowski aussi mais ça fait un petit moment que je ne l'ai pas appelée. On se perd un peu de vue, on ne s'appelle pas pendant un an et un jour on s'appelle et c'est comme si c'était hier. J'ai revu Jean-Pierre Siutat lors d'un déjeuner à Rennes, ça m'a fait plaisir. Il a appelé Nathalie Lesdema, ça faisait une éternité que je ne l'avais pas eue, ça m'a fait super plaisir. On ne s'appelle pas forcément mais ce sont des filles que je garde dans mon coeur. C'était une période particulière de ma vie, on a vécu des trucs assez incroyables.

Son parcours

1992-1995 Centre Fédéral
1995-2000 Aix-en-Provence
2000-2006 Valenciennes
2006-2010 Prague (Rép. Tchèque)

Son palmarès

En Équipe de France (214 sélections A)
Championne d'Europe en 2001
Médaillée d'argent à l'Euro en 1999

En club
Vainqueur de l'Euroligue en 2002 et 2004
Championne de France LFB en 2001, 2002, 2003, 2004 et 2005
Vainqueur de la Coupe de France en 2000, 2001, 2002, 2003 et 2004
Vainqueur du Tournoi de la Fédération en 2002, 2003, 2004 et 2005
Vainqueur de l’Open LFB en 2003 et 2004
Championne de République Tchèque en 2009

Distinctions
MVP française de LFB en 2005
MVP du Tournoi de la Fédération en 2003
MVP Espoir de NF1A en 1996
Membre de l'Académie du Basket depuis 2015
Coq d'or FFBB en 2010

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Surtitre: 
Que deviens-tu...Sandra Le Dréan ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 27. Mai 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Sandra Le Dréan est une icône du basket français (8 saisons LFB, 216 matches joués). Passée par Aix-en-Provence, elle a fait les beaux jours de Valenciennes entre 2000 et 2006 et de l'Équipe de France féminine. L'ancienne ailière a retrouvé sa Bretagne natale après plusieurs années en République Tchèque où elle avait terminé sa carrière.
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Landerneau toujours plus haut

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A l'image des spots publicitaires d'une chaîne de télévision au début des années 90, Landerneau est le petit club qui monte. "On est en plein dans nos objectifs, on avait l'espoir de faire mieux que la saison passée ce qui équivalait à au moins une sixième place et donc une qualification européenne. A l'arrêt du championnat on était cinquième ce qui nous a permis d'obtenir cette qualification. C'est historique pour le club" explique Stéphane Leite, entraîneur du LBB depuis 2014. Pourtant, la saison avait mal démarré puisqu'après un mois de compétition, la formation finistérienne n'avait gagné qu'un match sur quatre. Trois victoires de rang en novembre puis une série de cinq début 2020, notamment contre des concurrents directs comme Basket Landes et Charleville-Mézières, ont placé les Bretonnes dans la lutte pour la quatrième place. "On est satisfaits de ça même si la fin de saison me laisse amer et notamment la défaite à Nantes" concède le coach.

"On avait à coeur d'avoir une équipe plus stable que par le passé en conservant quelques joueuses. On a eu des gens pros, ça c'est important. Et aussi des gens prêts. Ashley Bruner a été décisive sur le rebond, l'intensité défensive. Taylor Wurtz a su mettre les tirs quand il fallait, il y a l'expérience de Virgnie Brémont et Kalu, remarquable pour sa première saison LFB" explique Leite. On ne peut que donner raison au technicien breton quand il évoque Ezinne Kalu. Quatrième meilleure marqueuse du championnat (15.5 pts), la Nigériane a crevé l'écran au même titre que ses compatriotes Promise Amukamara (Charnay) et Evelyn Akhator (Charleville-Mézières) avec qui elle a décroché le titre de champion d'Afrique en août 2019.

Leite et ses joueuses ont fait le boulot avec un bilan positif en Ligue Féminine (9v-7d). "On aurait voulu fêter ça sur le terrain, tout le monde est parti. On avait tous un objectif, on y est arrivé. On s'est tous mis en ordre de marche pour la saison prochaine et quand on se retrouvera, on va porter un toast mais ça ne sera pas la même chose. Il n'y a pas la même saveur" regrette le coach. Mais replonge rapidement dans son obsession de "continuer à évoluer". "On se posait la question d'être capable de pérenniser ce projet. Le club se structure et l'année prochaine on le verra d'autant plus sur la structuration interne" promet-il. Cette volonté de vouloir toujours faire mieux, il se l'applique également et l'arrivée de l'Eurocoupe en Bretagne coche une nouvelle case dans son plan de carrière : "Coacher en coupe d'Europe est quelque chose qui me faisait envie. Je suis content de le faire, qui plus est avec Landerneau".

Bizuth sur la scène européenne, Landerneau se veut prudent même si "en tant que compétiteur on va essayer de chercher à sortir des poules". "Ma priorité basket, vu le niveau en LFB qui est très fort, sera de se servir de la coupe d'Europe pour engranger de l'expérience" prévient Leite. Pour mener à bien cette double mission, il pourra compter sur Kalu, Brémont ("elle apportera son intelligence et de la sérénité"), Elodie Naigre ("elle continue à évoluer positivement"), Myriam Djekoundade ou encore l'emblématique Marie Butard, au club depuis 2010. "J'aurais voulu en garder d'autres mais on n'a pas pu le faire" en pensant à l'Américaine Taylor Wurtz ("un crève-coeur") qui quitte le Finistère en raison des contraintes réglementaires de l'Eurocoupe.

Côté arrivées, trois recrues ont été dévoilées. Hortense Limouzin ("elle fera parler d'elle en Ligue Féminine") quitte Saint-Amand et épaulera Brémont à la mène alors que l'ailière roumaine Gabriela Marginean fera son retour en France (vue à Arras en 2011-12). Enfin, l'Allemande Luisa Geiselsöder (20 ans), récemment draftée par Dallas en WNBA (21è position), fait déjà rêver son futur entraîneur : "Il y a un projet qui me plaît vraiment avec cette jeune joueuse, je suis excité de travailler avec elle. Elle a un état d'esprit et une éthique de travail irréprochables".

Landerneau Bretagne Basket (5ème)

Bilan : 9 victoires - 7 défaites
Meilleure marqueuse : Ezinne Kalu (15.5 pts/match)
Meilleure passeuse : Virginie Brémont (4.6 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Elodie Naigre (6.0 rbds/match)
Meilleure évaluation : Ezinne Kalu (15.7 /match)

Les autres bilans
Episode 1 - Charnay attendait son heure
Episode 2 - Nantes dans le creux de la vague
Episode 3 - Tarbes restait serein
Episode 4 - Saint-Amand pas maître chez lui
Episode 5 - Villeneuve d'Ascq filait en playoffs
Episode 6 - Roche Vendée s'était relancé
Episode 7 - Charleville-Mézières coupé dans son élan

Catégorie: 
Surtitre: 
LFB - Bilan 2019-2020
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Vendredi, 15. Mai 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Notre bilan 2019-2020 des clubs de Ligue Féminine se poursuit avec le huitième épisode consacré à Landerneau. Pour sa deuxième saison dans l'élite, le club breton se mêlait à la lutte pour une place dans le carré de tête.

"Fervente supportrice du Reims BF "

Corps: 

Comment vas-tu Audrey ?
Ca va bien. Je suis sur Nantes avec mon fils, c'est un peu sport entre le faire travailler, la maison et mon travail. Au moins ça occupe sur cette période qui est un peu frustrante, avec de l'incertitude. C'est pas le genre de situation que j'aime, je préfère maîtriser les choses.

Que deviens-tu ?
Lors de ma dernière saison (en 2012-2013), j'ai commencé une formation de manager général au CDES (Limoges), c'est quelque chose qui m'attirait beaucoup. D'ailleurs le projet que j'avais avec Lyon quand j'y ai signé était d'avoir une fin de carrière puis derrière de travailler sur l'extra-sportif. Ca c'est terminé autrement mais j'ai quand même fini ma formation. J'ai ensuite été embauchée à Charleville (Pro B) où j'ai fait trois ans. Et je suis arrivée à Nantes où je viens de finir ma deuxième saison en tant que manager général (Hermine de Nantes, Pro B).

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Je dirais 7. Aussi surprenant que ça puisse paraître, je suis un peu plus la Ligue Féminine 2, par attachement familial. Je suis fervente supportrice du Reims Basket Féminin (dont son père, Philippe Sauret, est le Président).

Quel est ton plus beau souvenir de carrière LFB ?
Il y en a beaucoup. Je pense au premier titre, c'est souvent celui qui marque un peu plus et puis il y a le titre conquis sur le terrain de Bourges avec Valenciennes (en 2001). C'était une première fois pour nous quand on l'a fait avec l'USVO. C'était ma deuxième série de 5 ans avec Valenciennes, il y avait Laurent (Buffard). Ca avait une saveur particulière étant donné la rivalité qu'il y a eu entre Bourges et Valenciennes sur les 15 années de ma carrière. C'est forcément un moment fort que d'aller conquérir un titre sur le terrain d'un club qui dominait à ce moment là le basket français et européen.

Et le moins bon ?
Le pire ça reste le Final Four perdu en Sicile face à Bourges (à Messine en 2001). On fait une grosse erreur défensive et on perd au buzzer. C'était le premier titre européen qu'on attendait, on avait tout gagné cette saison là et la seule chose qu'on a laissé échapper c'est l'Euroligue. Au-delà de perdre, ce qui n'est pas insultant puisque c'était contre Bourges qui avait déjà eu deux titres, c'est la manière dont on a laissé échapper ce match. Ca a été une vraie frustration.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Je suis restée proche de Nicole Antibe et pour celles en activité, Johanne Gomis, Elodie Godin. En fait je suis en contact avec des joueuses contre qui j'ai joué. Après selon les réseaux basket, je croise aussi Isabelle (Fijalkowski), Yannick (Souvré), Cathy (Melain). Cette année j'ai eu moins de temps mais j'essaye de voir des matches sur Nantes ce qui me permet de recroiser beaucoup de têtes du basket féminin. Je suis toujours contente de recroiser les filles que j'ai pu cotoyer, soit par amitié, soit par connaissance via le basket.

Son parcours

1990-1993 Centre Fédéral
1993-1998 Valenciennes
1998-2000 Bourges
2000-2005 Valenciennes
2005-2007 Ekaterinbourg (Russie)
2007-2009 Tarente (Italie)
2009-2010 Schio (Italie)
2010-2011 Parme (Italie)
2011-2013 Lyon

Étés 2001-2002 Washington (WNBA, USA)

Son palmarès

En Équipe de France (202 sélections A)
Championne d'Europe en 2001
Médaillée d'argent à l'Euro en 1999

En club
Vainqueur de l'Euroligue en 2002 et 2004
Championne de France LFB en 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004 et 2005
Championne de France NF1A en 1994
Vainqueur de la Coupe de France en 2001, 2002, 2003 et 2004
Vainqueur du Tournoi de la Fédération en 1994, 1997, 1998, 1999, 2000, 2002, 2003, 2004 et 2005
Vainqueur de l’Open LFB en 2003 et 2004
Championne d’Italie en 2009
Vainqueur de la Coupe d’Italie en 2010

Distinctions
MVP française de LFB en 2004
Élue dans le 5 majeur français des 20 ans de la LFB
MVP du Tournoi de la Fédération en 1997
MVP du All Star Game LFB en 2004
MVP Espoir de NF1A en 1995

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Audrey Sauret ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 13. Mai 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Star du basket français au début des années 2000 avec Bourges puis Valenciennes, Audrey Sauret a remporté sept fois de suite le championnat de Ligue Féminine entre 1999 et 2005. Championne d'Europe avec les Bleues en 2001, double vainqueur de l'Euroligue avec l'USVO, elle a été élue dans le 5 majeur français des 20 ans de la LFB (9 saisons, 218 matches joués).

Charleville coupé dans son élan

Corps: 

Au soir du 30 novembre et après une sixième défaite en 7 journées de championnat, Charleville-Mézières errait dans les profondeurs du classement, là où on ne l'avait que très rarement vu en 10 saisons de Ligue Féminine. Des contre-performances qui trouvent leur origine dans la préparation choatique des Flammes selon Amel Bouderra : "Il y avait une très belle entente, tout le monde acceptait son rôle. Mais ni Kim (Mestdagh), ni Katie Lou (Samuelson) n'étaient là. On n'était pas au complet. Notre première partie de saison a été à l'image de la préparation avec des blessures, des joueuses qui arrivent et une équipe qui essaye de se construire. En fait le début de saison a été notre préparation. C'était dur".

Après un mois de compétition, Nadia Colhado voyait sa saison prendre fin, Samuelson repartait aux Étas-Unis pour se soigner (elle fera un bref retour pour la journée 11) et Mestdagh arrivait enfin, titre WNBA en poche mais sans rythme puisque la Belge n'a que très peu joué avec Washington. Seule lumière dans la nuit ardennaise, la réussite des Flammes en Eurocoupe (5v-1). "Tout le monde a voulu bien faire pour trouver des solutions ensemble. La mayo a commencé à prendre avec un match référence juste avant Noël, une victoire contre Lattes Montpellier. Et puis c'est parti, les Flammes étaient lancées !" savoure Amel Bouderra. Un déclic qui correspond aux arrivées d'Evelyn Akhator, double championne d'Afrique avec le Nigéria, et Shae Kelley. Cet ajustement d'effectif a rapidement porté ses fruits et surtout permis au collectif de retrouver de bonnes conditions à l'entraînement avec 10 joueuses et de l'intensité. "De part leur personnalité et leur performance, elles ont très vite intégré le groupe. Ca a aussi mis moins de pression sur Endy (Miyem) qui jouait beaucoup et apporté une certaine stabilité à l'équipe" se satisfait la capitaine ardennaise.

A partir de décembre, le rouleau-compresseur carolo s'est mis en route : 8 victoires en 9 matches de Ligue Féminine, 5 victoires et un match nul en Eurocoupe. Jusqu'où Charleville aurait pu aller ? "Honnêtement on n'a jamais parlé d'ambitions, on était juste très heureuses d'être sur notre lancée et on avait hâte de grappiller les échelons, de continuer notre remontada. Il y avait de beaux challenges quand tout s'est arrêté : le quart retour d'Eurocoupe à Basket Landes, la réception de Lyon, on devait aller à Roche Vendée, Bourges. On est tristes de finir sur une note pareille car on venait de trouver notre connexion, notre alchimie. Ca se passait très bien depuis janvier" avoue, contrariée, A. Bouderra.

D'un point de vue personnel, la native de Mulhouse a vécu un exercice 19-20 à l'image de son équipe : "Et heureusement ! Si une meneuse excelle du début à la fin mais pas son équipe c'est qu'il y a un souci. J'ai eu du mal à trouver mes marques au début, avec cette pression de vouloir bien faire les choses, aider l'équipe à réussir". Avec des stats en recul par rapport à ses dernières saisons, l'Alsacienne ne voit pourtant pas poindre de lassitude alors qu'elle évoluera pour la quartorzième saison consécutive dans la cité d'Arthur Rimbaud : "Ce n'est pas dans mon caractère. Si à un moment j'avais eu le sentinement de m'ennuyer ou de ne plus prendre de plaisir à Charleville, j'aurais pris la décision de partir. Et mon rôle évolue, il y a 14 ans j'étais la rookie puis j'ai pris du galon, je suis devenue capitaine et maintenant je suis l'ancienne du club. J'ai d'autres champs d'action dans l'équipe".

Prudent en raison de la crise sanitaire et économique qui touche le monde du sport, le club ardennais n'a pas encore communiqué sur son recrutement. "L'équipe aura un joli visage, le club veut de la stabilité" indique Amel Bouderra qui n'en dira pas plus. On sait déjà que Sara Chevaugeon (Lyon), Djéné Diawara (Villeneuve d'Ascq) et Giorgia Sottana (Schio, ITA) ne seront plus là. Le nom de Tima Pouye est lui sorti dans les médias. Poste 2 très créatrice, elle pourrait vite se mettre la Caisse d'Épargne Arena dans la poche si elle reste sur sa lancée tarbaise. "Notre public aime la folie mais surtout la combativité, une vraie valeur ardennaise" prévient pour conclure la gardienne du temple.

Flammes Carolo Basket Ardennes (6ème)

Bilan : 9 victoires - 7 défaites
Meilleure marqueuse : Evelyn Akhator (14.9 pts/match)
Meilleure passeuse : Amel Bouderra (5.4 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Evelyn Akhator (9.6 rbds/match)
Meilleure évaluation : Evelyn Akhator (20.0 /match)

Les autres bilans
Episode 1 - Charnay attendait son heure
Episode 2 - Nantes dans le creux de la vague
Episode 3 - Tarbes restait serein
Episode 4 - Saint-Amand pas maître chez lui
Episode 5 - Villeneuve d'Ascq filait en playoffs
Episode 6 - Roche Vendée s'était relancé

Catégorie: 
Surtitre: 
LFB - Bilan 2019-2020
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mardi, 12. Mai 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Le bilan club par club de la saison 2019-2020 de Ligue Féminine s'attaque, pour son septième épisode, aux Flammes Carolo. Après un début de saison compliqué, les joueuses ardennaises semblaient avoir trouvé le bon rythme ces dernières semaines.

Roche Vendée s'était relancé

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Parti comme une fusée après une démonstration lors du MAIF Open LFB (victoire 100-60 contre Villeneuve d'Ascq), Roche Vendée est resté dans la lignée de la saison 2018-19 conclue à la cinquième place. Seules deux arrivées dans l'effectif (Kendra Chery et Marielle Amant) ont permis de faire gagner de précieuses semaines au RVBC qui a enchaîné les victoires en octobre (4-0). "Notre première partie de championnat est plus que satisfaisante" avance Caroline Heriaud, la capitaine des Tigresses. La découverte de l'Eurocoupe a fait franchir un cap au club vendéen mais a ensuite causé leur perte : "Quand on se fait éliminer en janvier, ça nous met dans un trou noir. On a passé plus de deux mois sans gagner".

Entre le 5 janvier et le 1er mars, le RVBC a perdu huit rencontres de suite. "Dans cette période, on a essayé de trouver une multitude d'explications. C'est notre première saison en Eurocoupe, on sort des poules et on a un tour éliminatoire à notre portée contre Besiktas, on gagne là-bas mais on se fait éliminer, ce sont les aléas du sport. L'euphorie qui nous portait depuis le début de la saison a été brisée, on a eu beaucoup de mal à s'en remettre" avoue la meneuse. La blessure d'Uju Ugoka, indisponible pendant deux mois, a aussi pénalisé Roche Vendée. "Et on a peut-être montré notre meilleure facette jusque-là, on n'aurait pas pu tenir tout le reste du championnat. Mais de là à avoir un tel trou d'air..." ajoute, lucide, Heriaud.

Cette série de défaites aurait-elle pu faire exploser l'équipe ? Pas du tout selon la meneuse : "Ce qui fait notre force, c'est une très bonne cohésion que ce soit entre les coaches, les joueuses. On est restés solidaires même si certains jours ça n'était pas facile. On a continué à s'entraîner, à travailler car on savait que ça allait payer. Rien n'avait vraiment changé, on était juste dans une mauvaise passe". Sorties de cette spirale négative avec une victoire contre Lattes Montpellier puis à Landerneau, les Vendéennes semblaient revenues sur la bonne route. Mais la pandémie Covid-19 a définitivement stoppé leur élan : "On est frustrées que ça se termine de cette manière".

Une double frustration pour la joueuse de 3x3 dont la participation aux Jeux de Tokyo passait par un TQO en Inde, reporté. "Je pense au staff et à l'ensemble de l'Équipe de France qui travaillent depuis plusieurs années. On ne peut que comprendre la situation et je ne vois pas comment ça aurait pu se passer différemment" concède t-elle. Mais pas de quoi entamer sa motivation : "On prend notre mal en patience. C'est toujours une fierté de porter le maillot de l'Équipe de France. Je suis ravie de le faire tous les étés avec le 3x3. La compétition va forcément me manquer et j'ai hâte de porter ce maillot à nouveau".

A la rentrée, Caroline Heriaud, qui débutera sa sixième saison en Vendée, retrouvera C. Samson, O. Monpierre, M. Amant et S. Lucet. Côté ambition, elle "vise d'abord le maintien. Après on verra ce que l'on est capable de faire. En coupe d'Europe, on a prouvé qu'on pouvait sortir des poules. Les dirigeants auront peut-être un autre discours mais en tant que compétitrice, je veux passer un tour de plus par rapport à cette année". Les étrangères Ngoyisa, Bailey, Touré et Ugoka ne seront plus là tout comme Kendra Chery annoncée dans les Landes. Le secteur intérieur reposera sur les Américaines Kristina Higgins (Cegled, Hongrie) et Tiffany Clarke, deuxième meilleure joueuse à l'évaluation en LF2 avec Angers. Ornella Bankolé, venue de Lattes Montpellier, devrait avoir plus de responsabilités.

Roche Vendée BC (7ème)

Bilan : 7 victoires - 9 défaites
Meilleure marqueuse : Jasmine Bailey (12.8 pts/match)
Meilleure passeuse : Caroline Heriaud (3.6 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Uju Ugoka (6.7 rbds/match)
Meilleure évaluation : Jasmine Bailey (11.7 /match)

Les autres bilans
Episode 1 - Charnay attendait son heure
Episode 2 - Nantes dans le creux de la vague
Episode 3 - Tarbes restait serein
Episode 4 - Saint-Amand pas maître chez lui
Episode 5 - Villeneuve d'Ascq filait en playoffs

Catégorie: 
Surtitre: 
LFB - Bilan 2019-2020
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Jeudi, 7. Mai 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Sixième épisode de notre bilan 2019-2020 des clubs de Ligue Féminine avec Roche Vendée. Un effectif stable a permis aux Tigresses de bien lancer leur saison mais un trou d'air début 2020 a plongé le RVBC dans le doute.

Saint-Amand pas maître chez lui

Corps: 

Avant d'entamer l'exercice, Fabrice Fernandes, l'entraîneur du SAHB, souhaitait que son équipe soit "plus stable, notamment à domicile où il faut arriver à faire peur et gagner plus de matches". Si les aficionados de Maurice Hugot ont répondu à l'appel du coach avec une belle affluence, signe que le basket au féminin dans le Hainaut vit toujours malgré la disparition de Valenciennes en 2008, les joueuses n'ont pas réussi à transformer les paroles en actes.

"Le début de saison a été bon avec une victoire à l'Open et à Charnay, on gagne aussi à Charleville-Mézières, un gros du championnat. Puis il y a eu quelques blessures et des changements, ça a été plus difficile. En janvier, on regagne contre des adversaires directs comme Tarbes et Nantes Rezé" indique le stratège nordiste. Avec une seule victoire en huit rencontres à domicile, le mal est identifié mais pas l'origine comme le confesse F. Fernandes : "On a fait des bons matches, on a souvent mené que ce soit contre Lattes Montpellier, Roche Vendée mais sans aller au bout et être devant à la fin. Est-ce que c'est trop de jeunesse ? Un manque d'une joueuse leader, capable de tuer le match ? Mais on n'a jamais pris de claque, sauf contre Charnay".

La présence d'un public toujours plus nombreux a t-il inhibé les Green Girls ? "Bien sûr. Pour les filles, dans les moments forts en deuxième mi-temps il fallait être efficace. Je pense que la peur de mal faire était là aussi. On n'a pas réussi à trouver de solution pour gagner plus de matches chez nous" avoue le technicien.

Bonne pioche parmi les recrues de l'intersaison, Aaryn Ellenberg a terminé meilleure marqueuse de l'équipe alors que les performances de Natalie Burton (4.1 pts/match) n'ont pas été à la hauteur de son statut d'internationale. La pivot Opal aura néanmoins été "une belle rencontre" pour Fernandes. Arrivée en janvier à la place de l'Australienne, Pauline Akonga s'est rapidement fondu un groupe "sain, qui travaille et vit bien ensemble". A 38 ans et 11 saisons en LFB (dont 6 à Saint-Amand), la Congolaise bondit toujours (14.6pts et 6.4rbds). L'entraîneur a également apprécié les performances de Hortense Limouzin qui a "assumé son rôle de première meneuse de jeu", Assitan Koné ("elle a explosé pour sa vraie deuxième saison en LFB") et Marie Mané (7.1pts), un pari après une saison blanche.

De ce trio, seule Koné portera les couleurs vertes à la rentrée. Les étrangères (Coulibaly, Solopova, Ellenberg et Akonga) ne seront plus là. Les jeunes Shayane Poirot-Allard (19 ans - Calais) et Morgane Armant (20 ans - Montbrison) arrivent de LF2 et l'intérieure Marina Ewodo (21 ans) revient en France après un cursus universitaire complet à Riverside (USA/NCAA). Le gros coup réalisé par le staff hennuyer concerne Alexia Dubié (Plagnard) qui quitte Bourges pour le Nord. La meneuse de 30 ans vivra sa 13ème saison en LFB : "Elle a été intéressée par le projet. Elle est passée par des bons clubs et nous apportera de la rigueur dans le contrôle du jeu et de l'équipe. On sait que ce n'est pas une joueuse très scoreuse mais j'attends qu'elle aille sur un territoire qu'elle ne connaît pas trop ou qu'elle n'a jamais eu l'occasion d'explorer" espère Fabrice Fernandes.

Saint-Amand Hainaut Basket (9ème)

Bilan : 5 victoires - 11 défaites
Meilleure marqueuse : Aaryn Ellenberg (15.4 pts/match)
Meilleure passeuse : Hortense Limouzin (4.0 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Natalie Burton (6.6 rbds/match)
Meilleure évaluation : Pauline Akonga (12.6 /match)

Les autres bilans
Episode 1 - Charnay attendait son heure
Episode 2 - Nantes dans le creux de la vague
Episode 3 - Tarbes restait serein

Catégorie: 
Surtitre: 
LFB - Bilan 2019-2020
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Jeudi, 30. Avril 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Nouvel épisode de notre bilan 2019-2020 des clubs LFB avec aujourd'hui Saint-Amand Hainaut Basket. Neuvième au classement, le club nordiste se dirigeait, pour la troisième saison de suite, vers les playdowns.

"Londres est un peu comme un bouquet final"

Corps: 

Comment vas-tu Clémence ?
Je vais très bien, en confinement comme un peu tout le monde. Je suis dans ma maison à côté de Saint-Amand, avec un bout de jardin et à côté de la forêt. Ca nous fait un peu d'air libre pour aller souffler un petit peu.

Que deviens-tu ?
J'ai arrêté tout de suite après les Jeux Olympiques (en 2012), j'avais préparé ma reconversion durant cette année. J'ai enchaîné, en 2013, avec quatre années d'études de kiné. J'ai eu mon diplôme et depuis je travaille dans un cabinet libéral à Lille.

Est-ce que tu joues toujours au basket ?
Non pas vraiment. Je m'entraîne un petit peu, je suis allée dans des clubs amateurs pour courir, me dépenser, continuer à jouer mais officiellement je ne joue plus. Je fais plein d'autres choses maintenant.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Entre 3 et 4. Je suis de loin les grands événements mais pas forcément sur les réseaux sociaux ou les médias en général. C'est plutôt par les anciennes joueuses ou celles qui sont encore dans le circuit et avec qui je suis encore en contact.

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Il y en a deux. Forcément la médaille à Londres qui est l'aboutissement d'un travail collectif débuté quand Pierre (Vincent) est arrivé à la tête de l'Équipe de France. C'est un peu comme un bouquet final. Et puis il y a aussi, sur le côté émotionnel même s'il n'y a pas d'échelle de valeur de ce point de vue, la remontée en LFB avec Saint-Amand (défaite en finale du Final Four contre et à Charleville-Mézières en 2010). Il y a eu les déboires avec la disparition de Valenciennes, on est toutes parties à Saint-Amand. Remonter l'année d'après a été une grande satisfaction, collective et individuelle.

Et le moins bon ?
C'est lié à ça. A l'époque j'avais signé à Valenciennes, avec l'Euroligue, toute l'histoire, les joueuses emblématiques, les résultats. Tu arrives et un an après, il n'y a plus rien, au niveau politique, financier, plus personne ne suivait. Ca a été dur à encaisser.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Oui quelques unes. Il y a Alexia Kusion, Yacine Sene... Je dois d'ailleurs l'appeler. Ma vie a beaucoup changé mais ça fait partie de mon histoire, je n'ai pas tout quitté d'un coup.

Son parcours

1998-2001 Centre Fédéral
2001-2002 Calais
2002-2003 Valenciennes
2003-2004 Villeneuve d'Ascq
2004-2006 Nice
2006-2008 Tarbes
2008-2010 Union Hainaut (LFB/NF1)
2010-2012 Saint-Amand Hainaut Basket

Son palmarès

En Équipe de France (117 sélections A)
Médaillée d'argent aux Jeux Olympiques en 2012
Médaillée de bronze à l'Euro en 2011
Médaillée de bronze à l'Euro U16 en 1999

En club
Vainqueur du Challenge Round LFB en 2008

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Clémence Beikes ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 29. Avril 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Née à Grande-Synthe, Clémence Beikes est une figure du basket nordiste (9 saisons LFB, 210 matches). Passée notamment par Calais, Valenciennes, Villeneuve d'Ascq et Saint-Amand-les-Eaux (Union Hainaut et SAHB), l'arrière, médaillée d'argent aux Jeux Olympiques de Londres, vit toujours dans la région hennuyère.

Nantes dans le creux de la vague

Corps: 

Habitué aux places d'honneur depuis son arrivée en LFB (3 victoires au Challenge Round), le NRB est en difficulté sportive sur les deux dernières saisons. Sauvées in extremis en mai 2019, les Déferlantes fonçaient vers une nouvelle opération commando pour garder leur place dans l'élite. "On avait anticipé une saison difficile, on n'a pas été déçu. Elle a été difficile d'un bout à l'autre parce qu'on fait partie des petits budgets de la LFB" avoue Jean-Pierre Ciglia, le Président du NRB. Pour le boss des Déferlantes, la priorité était "à la remise à niveau du fond de réserve qui nous prive d'une joueuse".

"On avait un effectif réduit mais de qualité sur le 5 majeur et derrière plus compliqué avec des jeunes joueuses sur le banc"  indique Ciglia. Il est vrai que Jacinta Monroe et Antonia Delare, présentes plusieurs fois parmi les meilleures performances de chaque journée, ainsi que Clarince Djaldi-Tabdi ont mis le bleu de chauffe pour porter leur équipe. Avant l'arrêt du championnat, les Déferlantes sortaient un peu la tête de l'eau avec deux victoires de rang contre Tarbes et Landerneau : "Ca nous a repositionné. Si la saison allait au bout, on avait la capacité à nous sauver sur le terrain. On avait récupéré tout le monde, avec un état de forme satisfaisant, prêt à défendre notre chance. La fin de saison un peu en queue de poisson laisse un goût amer".

Au rayon des satisfactions, Jean-Pierre Ciglia regarde d'abord du côté du centre de formation : "Nos U15 et U18 étaient en tête de leur poule respective en championnat de France Élite. On a redressé la situation par rapport à l'année passée". Puis évoque les finances avec notamment "l'assainissement des comptes du club et le remboursement d'une dette depuis 2014. On va terminer l'année avec cet objectif d'avoir remis le club à flot d'un point de vue financier. C'était un gros combat en dehors du terrain". Un travail de l'ombre nécessaire pour un club qui a connu la tempête il y a six ans.

Une page va surtout se tourner au NRB avec le départ du coach emblématique Emmanuel Coeuret, arrivé sur les bords de Loire en 2012, remplacé par le duo Aurélie Bonnan - Camille Aubert, deux anciennes joueuses du club. "On était au bout d'une logique. On voulait réinsuffler un nouvel élan avec des personnes qui ont la fibre du club, la fibre locale, et un niveau de combativité. Quand vous jouez les playdowns, il faut se battre. Aurélie a le profil et l'équipe ne sera pas la même que les années passées"  confie Ciglia. Comme d'autres clubs, les incertitudes actuelles pèsent sur le budget et la visibilité est faible. Le patron nanto-rezéen assume là encore sa stratégie : "On a pris le parti d'attendre, de voir clair. On ne dépensera pas l'argent que l'on est pas sûr d'avoir. Il nous manque encore trois joueuses, je ne peux pas sécuriser les finances pour les engager".

Néanmoins, plusieurs noms ont déjà été officialisés. Samantha Hill, internationale canadienne, vient réactiver le lien avec le pays à la feuille d'érable comme l'indique J-P Ciglia : "C'est une filière historique qui nous a plutôt réussi dans le passé. Samantha arrive avec de bons échos de la part de ses coéquipières passées par Nantes". Bintou Marizy (Diémé), de retour en France après un passage en Hongrie, va apporter son expérience à la mène où Camille Lenglet continuera son apprentissage. Marie Mané, qui vient de réaliser sa meilleure saison en LFB (7.1pts de moyenne), arrive de Saint-Amand. Enfin, la jeune intérieure Hatoumata Diakité (1m91 - 18 ans) quitte Charleville-Mézières, où elle a joué 2 matches, pour lancer sa carrière professionnelle. "C'est un effectif pas encore au complet et il y a peu de perspectives de garder des joueuses qui étaient là cette année"  regrette Jean-Pierre Ciglia.

Nantes Rezé Basket (11ème)

Bilan : 4 victoires - 12 défaites
Meilleure marqueuse : Jacinta Monroe (16.4 pts/match)
Meilleure passeuse : Merve Aydin (3.8 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Jacinta Monroe (9.2 rbds/match)
Meilleure évaluation : Jacinta Monroe (21.6 /match)

Les autres bilans
Episode 1 - Charnay attendait son heure

Catégorie: 
Surtitre: 
LFB - Bilan 2019-2020
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Jeudi, 23. Avril 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Deuxième épisode du bilan de la saison 2019-2020 de Ligue Féminine avec les Déferlantes du Nantes Rezé Basket. Un NRB qui a navigué en eaux troubles depuis le MAIF Open LFB et qui va tourner une page de son histoire avec le départ d'Emmanuel Coeuret, entraîneur depuis 2012.

"Je suis dans mon collège d'enfance"

Corps: 

Comment vas-tu Marion ?
Ca va plutôt bien, il fait beau. On vit à la campagne, dans une maison avec un extérieur donc on est mieux loti que les gens qui sont en ville, dans un appartement. Les petits peuvent s'amuser et on fait notre petite marche quotidienne d'une heure.

Que deviens-tu ?
J'ai eu deux enfants. J'en ai profité au maximum pour les élever comme ils ont peu d'écart. Depuis septembre je travaille au collège où j'étais, à Amou. Des postes d'assistants d'éducation à temps plein se sont libérés, ce qui me laisse le temps de préparer le concours d'auxiliaire de puériculture. Je me laisse deux ans pour l'avoir puis il y a un an d'école ensuite. Donc pour le moment je suis dans mon collègue d'enfance.

Est-ce que tu joues toujours au basket ?
J'ai repris cette année à Amou en pré-nationale. Je ne savais pas trop ce que ça allait donner avec mes genoux, le médecin m'a dit oui pour un entraînement dans la semaine. Ca fait du bien, le basket et le sport co me manquaient.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Je dirais 6. J'essaye de regarder les résultats du week-end sur l'application de la FFBB. Je vais voir les stats de temps en temps mais je ne suis pas à fond. Je ne vais plus trop à Basket Landes comme je suis à 45 minutes de Mont-de-Marsan. J'essaye d'y aller sur des gros matches, si je peux voir les filles qui jouent en face. Quand c'est Bourges, je vois Olivier (Lafargue).

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Le plus beau c'est la finale des Jeux Olympiques forcément et en deuxième le titre de NF1 et la montée en Ligue Féminine avec Basket Landes. Il y a aussi une demi-finale de playoffs contre Bourges. Ca reste des choses qui marquent.

Et le moins bon ?
Quand on m'annonce que je ne peux plus jouer à haut-niveau. J'avais prévu de jouer un an de plus. Sinon j'ai le souvenir d'un match contre Challes-les-Eaux à Saint-Sever où on prend un tir à 10 mètres à la dernière seconde de leur ailière australienne (Carly Wilson), un tir venu d'ailleurs qui nous fait perdre.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Il y a Gaëlle (Skrela), le fait d'être maman toutes les deux, on échange des photos. Emmeline (Ndongue) et Anaël (Lardy) sont très prises par leur boulot mais j'échange que ce soit appel ou SMS, Cap's (Céline Dumerc) aussi de temps en temps.

Son parcours

1999-2004 Amou Bonnegarde Nassiet
2004-2007 Tarbes
2007-2015 Basket Landes

Son palmarès

En Équipe de France (56 sélections A)
Médaillée d'argent aux Jeux Olympiques en 2012
Médaillée de bronze à l'Euro en 2011

En club
Championne de France NF1 en 2008

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Marion Laborde ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 22. Avril 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Figure du basket dans le Sud Ouest, Marion Laborde n'a pas eu le parcours classique de la basketteuse professionnelle. Après trois ans à Tarbes pour lancer sa carrière, elle s'est engagée avec Basket Landes, club auquel elle est restée fidèle de 2007 à 2015. Au total, elle a passé 9 saisons en Ligue Féminine et joué 174 matches.

Charnay attendait son heure

Corps: 

Le plus grand défi de la formation charnaysienne aura été réussi lors de l'intersaison, à peine les confettis du titre de champion de France LF2 2019 balayés. Derrière le Président Jean-François Jaillet, le club a mis les bouchées doubles pour être prêt au coup d'envoi. Un dévouement que salue l'entraîneur de Charnay Matthieu Chauvet : "Beaucoup d'efforts ont été faits comme des aménagements considérables au niveau de la salle. Il y a aussi tout le travail des dirigeants et de la municipalité".

Si les débuts des Pinkies en LFB n'ont pas été un succès d'un point de vue comptable (5 défaites), le contenu sur le terrain laissait penser que la formation dirigée par Matthieu Chauvet avait sa place. Lors des quatre premiers matches, l'écart au score n'était que d'un peu mois de 6 points en moyenne et "on gagne notre premier match au mois de novembre ce qui n'est pas si éloigné que ça" indique le technicien. Une première victoire qui coïncide avec l'arrivée de l'Américaine Kristen Mann. La basketteuse-chanteuse a apporté son expérience de la Ligue Féminine (plus de 200 matches joués en 8 saisons) à un groupe qui en manquait cruellement.

Entre le MAIF Open LFB et l'arrêt prématuré du championnat, le CBBS s'est battu contre les équipes de son calibre. Avec l'avantage sur Saint-Amand et les réceptions de Nantes Rezé (J20) et Tarbes (J21) à venir, Charnay semblait en ballottage plutôt favorable. La prudence restait de mise pour Matthieu Chauvet : "On n'a pas fait de pronostics. La fin de saison pouvait être positive mais il fallait gagner les matches sur le parquet. On aurait peut-être démarré les playdowns sans l'épée de Damoclès en étant éventuellement dernier".

Le Covid-19 a brisé l'ambition charnaysienne d'acquérir le maintien sur le terrain. Pour le coach, "cette saison est une satisfaction sur le plan global. On a montré notre faculté à jouer notre place en LFB, sans être ridicule. Les partenaires ont très bien suivi, ils sont plus actifs. Jouer en LFB est un booster par rapport à ça mais on reste dans une petite salle, le point d'amélioration est là sur les saisons futures. Une nouvelle page de l'histoire du club s'est écrite".

A la rentrée, l'essentiel pour M. Chauvet sera de "garder une ossature, de la stabilité, avec des filles qui ont déjà travaillé avec moi". Mais il ne pourra plus compter sur son leader Laëtitia Guapo, l'une des révélations de la saison LFB et numéro 1 mondial de 3x3, qui s'est engagée avec Bourges où elle découvrira l'Euroligue. "Bien sûr qu'on aurait aimé la garder. Je suis heureux et fier qu'elle aille jouer à Bourges. On n'est pas là pour garder les joueuses, j'attache beaucoup d'importance pour l'épanouissement personnel" confie Chauvet. Pauline Lithard ("elle a fait sa vraie première saison en tant que titulaire et elle a progressé"), Sixtine Macquet, Prescilla Lezin ainsi que l'internationale nigériane Promise Amukamara porteront toujours les couleurs du CBBS. Enfin Romane Jeanneaux, qui a manqué une grande partie de la saison en raison d'une blessure, sera également là puisque le club "a décidé de lui donner une deuxième chance".

Charnay Bourgogne Basket Sud (12ème)

Bilan : 4 victoires - 12 défaites
Meilleure marqueuse : Laëtitia Guapo (12.5 pts/match)
Meilleure passeuse : Laëtitia Guapo (4.0 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Laëtitia Guapo (5.8 rbds/match)
Meilleure évaluation : Promise Amukamara (12.6 /match)

Catégorie: 
Surtitre: 
Ligue Féminine - Bilan 2019-20
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mardi, 21. Avril 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Le 10 avril dernier, la saison de Ligue Féminine a été définitivement arrêtée en raison de la pandémie de Covid-19. La LFB vous propose de dresser le bilan des 12 équipes et d'évoquer les perspectives pour la saison prochaine avec un acteur du club. Charnay, le promu, ouvre le bal.

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