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Coupe du Monde FIBA 2014

Les Bleus veulent y croire

Bellenger/IS/FFBB
Julien Guérineau (à Grenade) - 09/09/2014
L'Equipe de France affronte l'Espagne mercredi à 22h00 (en direct sur Canal + Sport) en quart de finale de la Coupe du Monde, à Madrid. Les Bleus auront eu près de quatre jours pour préparer cette rencontre au sommet et trouver des raison d'espérer face au favori pour la médaille d'or avec les Etats-Unis.
La grosse cote 
Antoine Diot : "C’est un match qu’on pense pouvoir gagner. On doit regarder la réalité en face. L’Espagne est favorite, joue à domicile, aligne la meilleure équipe de son histoire. Mais c’est un match de basket. Personnellement j’ai perdu contre l’Islande une rencontre que je n’aurais jamais dû perdre (ndlr : en 2006 en poule à l’Euro juniors conclu par la médaille d’or). On ne sait jamais ce qui peut se passer. Ils auront peut-être un peu plus de pression et on cherchera à les jouer les yeux dans les yeux. En poule les balles perdues nous ont fait très mal. Cela va être important d’imposer notre rythme parce que s’ils commencent à courir, sur l’euphorie ça s’annonce compliqué. L’Espagne c’est un rouleau compresseur qui te met la pression pendant 40 minutes."
 
La force intérieure
Florent Pietrus : "L’équipe d’Espagne sans Pau Gasol c’est une bonne équipe mais ce n’est pas la même chose. Il leur apporte beaucoup, sur le terrain et au niveau de la sérénité qu’il dégage. C’est un joueur exceptionnel qui évolue avec beaucoup de confiance. Affronter un Gasol c’est difficile. Deux c’est encore plus compliqué. Notre chance c’est qu’ils n’ont qu’un ballon ! Il faudra les sortir de leur zone de confort. Comme tous les joueurs talentueux ils n’aiment pas trop le jeu physique. Quand ils sortent Serge Ibaka rentre donc il va falloir se serrer les coudes, baisser la tête et avancer."


 
La rivalité
Joffrey Lauvergne : "Même si je suis un jeune international, je la ressens. Quand je ne jouais pas en bleu je soutenais l’Equipe de France. C’était plus une vision de supporter. Après quand tu entends les anciens en parler tu le ressens. Au niveau du public, même si ce n’est jamais méchant tu vois qu’il préférerait que tu perdes à tous les coups ! Ils soutiennent toutes les équipes qui jouent contre toi. Ce sont des choses qui me plaisent bien et qui peuvent te pousser vers l’avant."
 
Des raisons d’espérer
Boris Diaw : "La semaine dernière on ne joue pas un grand match. On peut limiter beaucoup nos erreurs. Je ne me voile pas la face, je sais qu’ils sont très forts. Si on réalise un match quasi parfait, c’est jouable. Mais on ne gagnera pas en faisant un match moyen. A la fin je veux surtout qu’on ne nourrisse pas de regrets. Il va falloir faire preuve de dureté parce que s’ils peuvent installer tranquillement leur jeu c’est là qu’ils sont à leur meilleur niveau."