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EQUIPE DE FRANCE MASCULINE - TQO DE MANILLE 2016

Renfort de luxe

FIBA
par Julien Guérineau, à Manille - 08/07/2016
En civil contre les Philippines, en tenue sur le banc face à la Nouvelle-Zélande, Nicolas Batum sera bien sur le terrain samedi à 15h00 pour la demi-finale du TQO contre la Turquie.
C’est un renfort de luxe. De grand luxe même. D’une valeur de 120 millions de dollars très précisément. Deux jours après avoir signé son nouveau contrat avec les Charlotte Hornets, Nicolas Batum va pouvoir faire ses débuts avec l’Equipe de France dans la campagne 2016. Depuis le coup d’envoi du rassemblement des Bleus il était en stand-by, présent avec le groupe mais limité à des entraînements sans contact. Le dénouement rapide espéré de ses négociations contractuelles avait poussé le staff tricolore à prendre un risque, celui de ne disputer le TQO qu’avec 11 joueurs jusqu’aux demi-finales, avant de récupérer leur ailier à tout faire. Tout s’est déroulé selon un plan imaginé à l’avance et si la "letter of clearance" de la NBA a mis quelques heures à parvenir à la FFBB, ne lui permettant pas d’aller plus loin que l’échauffement jeudi soir, Batum sera sur le terrain contre la Turquie, probablement dans le cinq de départ. "Si Nicolas rentre de la bonne façon, on sait que sur son apport athlétique il va nous aider dans les deux combats qui nous attendent", se félicite Vincent Collet. "Le danger serait de trop en faire. Mais je lui fais confiance."
 
Pour le joueur c’est une délivrance et la conclusion d’un fol été qu’il avait du mal à imaginer sans Equipe de France, après la conclusion cruelle du dernier EuroBasket : "Je ne voulais pas louper cette échéance. Je suis passé par toutes les émotions avec cette équipe et en étant un cadre du groupe c’était important pour moi d’être présent au TQO. Je me dis également que si j’avais mis mes lancers-francs en demi-finale contre l’Espagne nous n’en serions pas là. On ne le saura jamais. Donc je voulais tout mettre en œuvre, en fonction de mes obligations contractuelles, pour être là très vite." Depuis son arrivée lundi, Batum s’emploie à évacuer la fatigue du voyage Dallas-Tokyo-Manille avec le préparateur physique Frank Kuhn, multipliant les tours de terrain et les sprints pendant que ses coéquipiers terminent leurs concours de shoots. "C’était un très long vol et avec le décalage horaire je suis un peu perdu. Mais j’essaye de m’entraîner physiquement et de pas mal courir. Je me sens bien désormais. Je n’ai pas eu de test, je rentre directement dans le vif du sujet dans un match couperet. Cela va être surtout mental même si j’imagine que je vais un peu galérer pour prendre le rythme." Pour des Bleus qui souffrent depuis le début du TQO au rebond et dans la réussite de loin, l’apport de Batum devrait s’avérer décisif afin de décrocher une qualification olympique, seule conclusion imaginée : "Tout peut arriver mais perdre est un scenario qu’on n’a pas envisagé."