Equipes de France jeunes

Lab France BasketBall 2020

104 joueurs des Equipes de France jeunes 5X5 et 3X3, 28 entraîneurs nationaux, des cadres des Equipes de France A, le tout sous l'égide de Vincent Collet et Valérie Garnier. Retour en vidéo sur la 1ère édition du Lab France BasketBall qui s'est déroulé la semaine dernière à l'INSEP.

 

Retour en vidéo sur la première édition

Surtitre: 
Lab France BasketBall
Auteur: 
Kévin Bosi (FFBB)
Date d’écriture: 
Mercredi, 2. Septembre 2020
Vignette: 
Chapeau: 
104 joueurs des Equipes de France jeunes 5X5 et 3X3, 28 entraîneurs nationaux, des cadres des Equipes de France A, le tout sous l'égide de Vincent Collet et Valérie Garnier. Retour en vidéo sur la 1ère édition du Lab France BasketBall qui s'est déroulé la semaine dernière à l'INSEP.
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Lab France BasketBall, symbole du retour au jeu

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Aucune compétition internationale. C’est la réponse logique que la FIBA a donné à la pandémie de COVID-19 qui sévit encore sur notre planète. Étapes cruciales des Équipes de France 5x5 et 3x3, séniors et jeunes, ces compétitions rythment les étés de la Fédération. Cette dernière a donc cherché à innover en mettant en place le Lab France BasketBall, nouveau rendez-vous qui devrait devenir un incontournable de la vie fédérale.

Une grande première

"Nous sommes une nation forte du basket mondial. Et le travail de la Direction Technique Nationale est de préparer l’avenir et d’apporter toutes les évolutions techniques nécessaires pour nous maintenir au plus haut niveau. Pendant le confinement nous avons réfléchi à la meilleure manière de reprendre le jeu." Les mots d’Alain Contensoux, Directeur Technique National et Directeur Général de la Fédération Française de BasketBall sont forts. Alors que le monde vit une période particulièrement difficile et que le sport semble relégué au second plan, les hautes instances de la FFBB  réfléchissent à la meilleure manière de reprendre le chemin des parquets. La réponse est alors vite trouvée. Elle se nomme le Lab France BasketBall. Pendant quatre jours, et pour la première fois, les Équipes de France jeunes (U16, U17, U18, U20) et 3x3 (A, U23, U18) se sont donc réunies dans le temple des sports olympiques, à l’INSEP. "Le Lab avait trois objectifs. Le premier c’est la transmission des valeurs d’attachement au maillot des Équipes de France. Le second de réunir les Équipes de France jeunes pour préparer les futures échéances. Le troisième les rencontres intergénérationnelles", précise Jacques Commères, le Directeur de la Performance et des Équipes de France.

Le Lab au jour le jour

Le rassemblement a débuté dès dimanche pour tous les staffs techniques, réunis en séminaire autour de Valérie Garnier et Vincent Collet. "Valérie et Vincent nous ont fait partager leur vision du basket de demain et nous ont fait part des axes de travail sur lesquels nous devions nous concentrer pour préparer les olympiades 2024, 2028 et 2032. C’était un moment très fort et très riche en enseignements", note Alain Contensoux.
Les joueuses et les joueurs des différentes Équipes de France jeunes et 3x3 sont arrivés lundi après-midi, apportant bonne humeur et sourire de tous les instants lors des traditionnels shooting photos et vidéos. Ils étaient ainsi plus d’une centaine à prendre leur marque avant de débuter mardi matin un travail par poste dirigé par Valérie Garnier et Vincent Collet, entraîneurs des Équipes de France A. Pendant près de 4h les jeunes joueuses et joueurs ont pu s’aguerrir au contact de ce qui se fait de mieux en France, profitant de conseils techniques qu’ils devraient mettre à profit lors de leur retour en club. Direction ensuite le stade de football de l’INSEP pour une photo symbole en plein air afin de mieux respecter la distanciation physique. Perché sur une nacelle en hauteur, le photographe Hervé Bellenger réalisait le cliché iconique. Gestes barrières toujours en tête les 150 acteurs de ce rendez-vous, n’enlevaient leur masque qu’au moment du déclenchement. L’après-midi, les jeunes des Équipes de France profitaient d’un moment de partage là encore inédit. Boris Diaw, ancien capitaine emblématique et désormais General Manager des A était présent pour aiguiller les jeunes masculins dans leur prise de parole aux côtés de Florent Pietrus, Frank Ntilikina, Axel Toupane et Lahaou Konaté alors que Céline Dumerc, Sandrine Gruda, Olivia Epoupa, Endy Miyem et Alexia Chartereau faisaient de même avec les féminines.
Mercredi et jeudi jusqu’à midi, le Lab continue de battre son plein aux abords du bois de Vincennes entre colloques et entraînements. Plus qu’une réussite, cette première édition prouve que le retour au jeu est attendu de tous. "L’objectif du Lab France BasketBall, c’était de partager ensemble. C’est une première dans le basket français et sans doute dans le sport collectif français d’avoir l’ensemble des Équipes de France jeunes, des entraîneurs A et de jeunes, des internationaux A qui travaillent et réfléchissent ensemble à l’avenir du basket français" conclut Alain Contensoux.

Surtitre: 
LAB FRANCE BASKETBALL
Auteur: 
Clément Daniou
Date d’écriture: 
Mercredi, 26. Août 2020
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Sevrée de compétitions internationales cet été, la Fédération Française de BasketBall a mis en place le Lab France BasketBall à l’INSEP pendant quatre jours. Une première réussie.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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"Parfois je leur disais : stop, arrêtez le pressing"

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Difficile à imaginer mais six mois avant d’écraser l’Euro U16, Bernard Faure se posait pas mal de questions sur le potentiels de ses ouailles. Au traditionnel tournoi de Sakarya que les Bleuets disputent chaque année en Turquie, la France était tombée sur un os. "En février, la Lettonie nous avait battus de 30 points", se souvient Bernard Faure. "On s’est dit en revenant : comment on va pouvoir les jouer ? Nous n’avions pas existé." Mais les quelques semaines qui vont suivre vont largement changer la donne. En juin, Frank Ntilikina obtient son passeport français après de longues démarches administratives. Le staff technique intègre également dans le groupe Adam Mokoka (Gravelines) et Abdoulaye Ndoye (Cholet). "Ils ont bonifié l’équipe", admet Bernard Faure qui croise également les doigts pour que Killian Tillie, très souvent blessé et ménagé en préparation, soit opérationnel le jour J.

Avec ses renforts sur les lignes extérieures, la France change de style de jeu. Son entraîneur sait que la valeur défensive de son équipe a fait un bond phénoménal et décide d’exploiter au maximum les qualités de ses troupes et sa profondeur de banc. "Quand tu as beaucoup de joueurs tu as les moyens de développer une défense haute et conquérante. Yves Pons et Digué Diawara qui étaient les 11e et 12e homme n’auraient pas été loin du cinq majeur avec d’autres générations." Les Bleuets appliquent donc une pression tout terrain de tous les instants. Une agressivité et un engagement qui font mouche dès le premier entre-deux. Le Danemark est pulvérisé de 54 points ! La Pologne écrasée de 38 unités. La Russie repart avec 39 points dans les valises. "Nous étions dans une bulle, sans réfléchir à ce que l’adversaire pensait de nous", explique Bernard Faure. "Certaines équipes lâchaient en se disant que ce n’était pas la peine de lâcher de la gomme contre nous. Et moi parfois je disais aux gars : stop, arrêtez le pressing… Ils étaient tellement enthousiastes."

Personne ne parvient à ralentir le train tricolore qui terrifie la concurrence. Malgré leur inexpérience, les U16 ont compris que leur intensité et la répartition des temps de jeu constitueraient leur force. "Ce qui est difficile c’est de récupérer les joueurs qui évoluaient 30 minutes avant et qui risquaient de lâcher. Il a fallu expliquer. Et quand tu gagnes tout le monde comprend." En finale, la France retrouve la Lettonie, qui évolue à domicile. Dans la petite salle de l’Electrum Olympic Centre de Riga, les locaux résistent une mi-temps avant d’exploser face à Bathiste Tchouaffe (16 pts), élu dans le cinq idéal du tournoi et Killian Tillie, MVP de l’Euro après un dernier acte exceptionnel : 25 points, 18 rebonds, 3 passes décisives, 5 interceptions, 2 contres pour une évaluation gargantuesque de 45 ! 10 ans après, l’Equipe de France U16 retrouve la première marche du podium. Sans l’ombre d’un doute. "Ce qui m’a le plus marqué ce sont les coaches adversaires venus nous dire : qu’est-ce que vous avez travaillé, vous étiez injouables pendant la compétition", sourit Bernard Faure.

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ÉQUIPES DE FRANCE JEUNES
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Vendredi, 21. Août 2020
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En août 2014, l’Equipe de France U16 survole le Championnat d’Europe de la catégorie. Neuf matches, neuf victoires, 26,7 points d’écart en moyenne. Domination totale.
crédit: 
FIBA
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"Une ambiance à la limite de l’hostilité"

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Trois ans seulement après son dernier titre en U16, l’Equipe de France est remontée sur le toit de l’Europe en 2017. Un titre sans doute pas aussi spectaculaire dans sa construction que celui de la génération 98 mais marqué du sceau de deux joueurs au talent hors du commun. "Ce n’est pas faire injure aux autres de le dire", prévient Bernard Faure. "Et les autres ont d’ailleurs compris qu’ils pouvaient nous emmener loin et se sont mis à leur service. C’est un signe d’intelligence." Killian Hayes et Théo Maledon ont disputé l’Euro U16 avec un statut qu’aucun autre joueur français n’avait aussi tôt dans sa carrière. Tous les deux sont alors considérés comme les meilleurs prospects européens de leur catégorie d’âge, ce qui n’était pas le cas d’un Nicolas Batum ou d’un Frank Ntilikina en U16. "C’était différent effectivement", admet Bernard Faure. "On n’a pas forcément l’habitude de s’occuper de ces joueurs. Deux joueurs qui étaient des U16 mais deux joueurs qui étaient prêts. La difficulté était déjà de les faire cohabiter."

Les deux adolescents n’ont ni le même caractère, ni les mêmes habitudes de travail. Ils représentent ce qui constitue la force de la formation française : la complémentarité entre le Pôle France et les centres de formation. Malédon, l’introverti aussi exigeant envers lui-même qu’envers les autres, évolue à l’INSEP. Hayes, le flamboyant arrière choletais, flirte déjà avec l’équipe première en Jeep®Elite. "Killian s’entraînait avec les pros. Et les pros, pour l’entraînement de 9h du matin, ils ne sont pas forcément à fond", sourit son entraîneur. Mais le fils de DeRon, l’ancien shooteur d’élite maugeois, est un compétiteur hors pair. Et lorsque l’Euro débute, il prend le contrôle des opérations avec l’apport d’une troisième lame extérieure, Timothé Crusol.

La France contrôle le money-time face à l’Italie (+5) et la Russie (+2) avant de s’offrir une promenade de santé contre l’Estonie (+19). Les huitièmes de finale l’opposent à la Suède. Un face à face a priori déséquilibré mais les Scandinaves vont sortir le match parfait et il faudra un Crusol décisif pour se sortir du guêpier. "Ils ont joué en marchant", remarque Bernard Faure. "Mais nous sommes montés en régime ensuite. Notre basket s’est mis en place et Théo a pris le relais à partir des quarts." Si Hayes raflera le titre de MVP pour l’ensemble de son œuvre, c’est bien le capitaine qui aura rayonné lors de ses trois dernières sorties : 19,0 points, 6,3 rebonds, 4,3 passes décisives et 5,0 interceptions de moyenne.
En finale, les Bleuets affrontent le Monténégro dans un Moraca Sports Center chauffé à blanc. L’antre habituel du Buducnost en Euroleague est pris d’assaut par 5.000 spectateurs venus pour déstabiliser la jeunesse tricolore. "C’était une ambiance à la limite de l’hostilité", se rappelle Bernard Faure. "Mais notre début de match exceptionnel tue le public. On a douché la salle." Un monumental 22-2 en sept minutes permet en effet aux U16 de contrôler les débats pour offrir au basket français sa troisième médaille d’or de la catégorie.

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ÉQUIPES DE FRANCE JEUNES
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mardi, 18. Août 2020
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Portée par deux talents hors normes, Killian Hayes et Théo Malédon, l’Equipe de France U16 remporte le titre de championne d’Europe en 2017, au Monténégro.
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FIBA
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"J’ai demandé à Batum de rater exprès"

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"Je me disais qu’il fallait laisser la place." Au début de l’année 2004, Lucien Legrand (55 ans à l’époque), n’est pas encore certain de s’installer sur le banc des U16 pour son septième Euro dans la catégorie. "Jean-Pierre de Vincenzi m’avait dit : tu me fais chier : fais une dernière campagne ! Il a bien fait d’insister." Quelques mois plus tard, le directeur du Pôle France, monte pour la première fois sur un podium européen. Et sur la plus haute marche. Il évacue ainsi des années de frustration avec notamment deux 4e places en 1997 et 1999. "La place du con elle te reste en travers de la gorge", sourit Legrand. "Le titre ça me fout encore la chair de poule d’en parler. Mon rêve c’était ça."

La route vers les sommets n’a pourtant pas été jonchée de roses. La génération 88-89 ne survole pas son sujet et sa première sortie est une sortie de piste contre la Turquie : 45-53. Les Bleuets corrigent cependant le tir pour signer trois succès consécutifs mais un revers face à la Russie lors de la deuxième phase rebat les cartes. La dernière journée qui doit délivrer le nom des deux demi-finalistes est celle de toutes les incertitudes. Mais surtout celle de tous les calculs. Les Russes dominent l’Italie de Danilo Gallinari en milieu d’après-midi. Au moment de rentrer sur le parquet contre l’Espagne, la France sait donc qu’une victoire ou une défaite de 5 points ou moins lui ouvre les portes du dernier carré.
Les Espagnols, déchaînés, sont en position de force quand débute le quatrième quart-temps (42-51). Mais les troupes de Lucien Legrand réagissent, portées par Nicolas Batum. Discret depuis le début de la compétition, l’ailier du Mans change de braquet, vexé notamment par un coup de coude d’un adversaire. Les U16 recollent et dans les dernières secondes, les Espagnols, conscients qu’ils ne pourront récupérer le point-average, font tout pour ne pas gagner et envoyer le match en prolongation. "A mon dernier temps-mort je demande à Nicolas Batum de rater délibérément ses lancers-francs", se rappelle le coach. "Il ne voulait pas. Mais parfois il faut accepter de perdre pour gagner." L’Espagne l’emporte 65-66 mais ce sont les Tricolores qui célèbrent… la défaite.

Passés très près de la correctionnelle, les jeunes français vont saisir l’opportunité qui leur est offerte de retrouver turcs puis russes. "Les mecs avaient un esprit de vengeance", estime Lucien Legrand. "On a fait une séance vidéo contre la Turquie en les challengeant : est-ce que toi tu peux faire une erreur de moins ? Tu peux prendre un rebond de plus ? Et ils ont répondu." En demi-finale, l’arrière Abdoulaye M’Baye est impeccable (19 pts, 7 rbds) pour mener une remontada diabolique dans le dernier quart-temps (22-5). En finale, quatre joueurs dépassent les 10 unités, Ludovic Vaty domine la raquette (12 pts, 19 rbds) tandis que Nicolas Batum confirme son profil de couteau-suisse (10 pts, 9 rbds, 4 pds, 4 blks). Le 15 juillet, l’Equipe de France U16 remporte ainsi la première médaille de l’histoire de la catégorie. Le 16, Lucien Legrand, pour son anniversaire, rentre à Paris une médaille d’or autour du cou.

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ÉQUIPES DE FRANCE JEUNES
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Vendredi, 14. Août 2020
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Chapeau: 
Pour sa dernière sur le banc d’une équipe nationale, Lucien Legrand se voit offrir par les U16 le plus beau des cadeaux d’adieu : sa première médaille internationale. Et du plus précieux des métaux.
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FIBA
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"Ces joueuses-là ne me connaissaient ni d’Ève ni d’Adam"

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"Ces joueuses-là ne me connaissaient ni d’Ève ni d’Adam. J’avais été débarqué de l’équipe nationale en 2006 et en 2009 les gens ne te connaissent déjà plus. J’arrive avec mes méthodes, les gens ont un décodeur pour traduire mon accent. L'autre chose qui m'étonne c'est que si Yannick Souvré ou Valérie me Garnier me vouvoie toujours, cette génération-là me tutoie." Ancien sélectionneur de l’Équipe de France féminine avec qui il a remporté le Championnat d’Europe 2001, Alain Jardel est quelque peu dépaysé lorsqu’il fait son retour sur le banc des entraîneurs. Alors qu’il est cadre technique à la Fédération Française de BasketBall, le DTN Jean-Pierre de Vincenzi lui propose de reprendre les U20 féminines, une proposition quelque peu surprenante pour un coach qui a déjà tout connu ou presque avec les A. "Pour moi ce n’était absolument pas un retour en arrière. Au contraire, ça a été un très grand plaisir que l’on m’a fait pour que je puisse reprendre le chemin de l’entrainement, surtout à l’âge canonique de 63 ans", annonce-t-il tout sourire.

Formateur très respecté aux méthodes miracles, Alain Jardel arrive à la tête d’une génération 89 menée par Mélanie Plust et Marielle Amant. Particulièrement confiant à l’entame de la compétition, il voit déjà en ses joueuses la possibilité d’obtenir une nouvelle médaille d’or. "Je vois les gamines arriver, je sais qu’on va faire un truc. On a une armada, notamment au niveau des postes intérieurs, c’était fabuleux". En Pologne, le technicien ne va pas se tromper. Trop au-dessus, trop dominantes, les Bleuettes ne vont pas faire dans le détail en remportant leurs matchs avec un écart moyen de 18 points pour s’adjuger le titre suprême. En finale, l’Espagne et ses futures stars que sont Marta Xargay, Alba Torrens ou encore Laura Nicholls ne vont pas voir le jour. Une victoire écrasante pour les Françaises de 24 points dans un match marqué par le chantier dans la raquette de Marielle Amant (20 points, 13 rebonds) et Doriane Tahane (18 points, 4 rebonds) ainsi que par la vista de Mélanie Plust (15 points, 6 rebonds, 2 interceptions). "Il y avait un effectif formidable sur tous les postes" note Alain Jardel. "C’est un très grand souvenir."

Pourtant, cette victoire interroge toujours l’entraîneur désormais âgé de 74 ans. Sur les 12 joueuses championnes d’Europe cette année-là, seules Marielle Amant, Ana Maria Filip et Amel Bouderra effectueront une carrière internationale avec les A alors que leurs adversaires espagnoles d’un soir ont connu les sommets internationaux. Impensable au départ pour Alain Jardel. "J’ai eu une génération qui eut pu être exceptionnelle. Pour moi elle l’était mais pour un tas de raisons ces joueuses-là n’ont pas donné ce qu’elles promettaient." Doriane Tahane mettra fin à sa carrière professionnelle précocement en 2010. Mélanie Plust deviendra une solide joueuse de LFB sans réussir à intégrer le groupe final des A pour une compétition internationale. Un comble pour Jardel. "Comment se fait-il que l’on puisse compter sur les doigts d’une main les joueuses ayant fait une mini-carrière internationale avec les A ? C’est ces questions-là qu’il faut se poser." Le parcours de ces joueuses aura toujours de quoi faire parler, n’empêche qu’en 2009 ces dernières nous auront fait rêver.

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ÉQUIPES DE FRANCE JEUNES
Auteur: 
Clément Daniou
Date d’écriture: 
Mercredi, 12. Août 2020
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Catégorie 2: 
Chapeau: 
Revenu aux affaires lors du Championnat d’Europe U20 en 2009 avec les Bleuettes, Alain Jardel, champion d’Europe 2001 avec les A, va mener son équipe à une nouvelle médaille d’or.
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FIBA
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"Avec Julie Barennes nous n’étions pas amis au départ"

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Avant la spectaculaire collection signée Arnaud Guppillotte, Francis Denis était le grand spécialiste des podiums chez les jeunes. Champion d’Europe avec les U16 en 2001, son arrivée à la tête des U20 pour un Euro 2004 disputé à domicile s’était conclue sur une médaille d’argent après une défaite en finale contre la Russie. Un an plus tard, Denis retrouvait une génération 85-86 qu’il avait mené au titre en U16. "Elles savaient comment je fonctionnais", souligne-t-il. "Et réciproquement. Je ne pense pas qu’il y avait de la lassitude. J’avais envie de gagner. Et elles aussi. Mais l’équipe n’était plus la même."
Le principal changement est l’absence au cœur de la raquette d’Elodie Godin. A 20 ans, la Berruyère est déjà un élément important de la rotation d’Alain Jardel chez les A. Sans elle les Bleuettes sont condamnées au small ball avant l’heure. Pas une joueuse ne dépasse les 1,86 m et l’inquiétude est bien réelle de ne pas tenir le choc dans la peinture. "Mais j’ai toujours été sur le podium. Donc le but c’était toujours d’être dans les 4", sourit Francis Denis. "Certaines avaient progressé mais nous n’étions pas au complet. C’est un problème récurrent avec les U20."

Sur le terrain, l’équipe trouve rapidement son rythme de croisière. Elle rend une copie parfaite en préparation : 7 matches, 7 victoires. Et l’installation à Brno, en République Tchèque ne grippe pas la belle machine. Mieux même, lors des rencontres serrées, la France trouve systématiquement la solution. L’Espagne (+4) et l’Ukraine (+1) sont écartées et le tableau final s’ouvre devant les Tricolores.  La Grèce ne fait pas un pli en demi-finale (+25) et la Pologne, malgré un avantage énorme de taille sur tous les postes, n’oppose pas beaucoup plus de résistance (+15). Quatre ans après le titre européen en U16, la génération 85-86 s’offre un deuxième sacre. Avec comme artificière en chef Julie Barennes, magistrale dans les moments les plus chauds : 31 points et 15 rebonds contre l’Espagne, 38 points dans le dernier carré. Celle qui est aujourd’hui installée sur le banc de Basket Landes et l’exigeant Francis Denis n’avaient pourtant pas débuté leur collaboration du bon pied : "J’ai appris à la découvrir. Quand elle est arrivée, nous n’étions pas vraiment amis", en rigole le coach. "C’est une fille qui avait l’habitude de vivre très décontractée. En totale contradiction avec ce qu’on attendait. Et c’était contagieux. Ils nous arrivaient souvent de nous fâcher. Mais elle était compétitrice. Et lors de ma dernière compétition j’en ai fait ma capitaine. On a gagné cinq médailles ensemble."

Chez ces U20 2005, Florence Lepron et Pauline Krawzczyk poursuivront leur parcours chez les A. Fatimatou Sacko et Johanne Gomis sont devenus des piliers de la LFB. D’autres ont rencontré le succès loin des parquets. Pas une surprise pour Francis Denis. "Au-delà du potentiel basket, sur le plan humain c’était des filles qui savaient réussir. Des filles de très grande qualité. Je prends l’exemple de Clarisse Costaz, qui a fait Sciences Po. J’ai toujours défendu le fait qu’il n’y avait pas que le basket qui compte. Il faut assumer sa vie au-delà du terrain."

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ÉQUIPES DE FRANCE JEUNES
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Lundi, 10. Août 2020
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En 2005, en République Tchèque, l’Equipe de France U20 remporte le premier titre européen de son histoire dans la catégorie.
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FIBA
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"Favoris ? Ils étaient Champions d’Europe U16 !"

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Un Championnat d’Europe U18 qui se déroule en plein mois de décembre. C’est ce qu’a vécu la génération 98 lors de l’année 2016. Initialement prévue au mois de juillet en Turquie, la compétition est décalée en fin d’année. La raison ? Dans la nuit du 16 au 17 juillet, une partie de l’armée turque tente d’organiser un coup d’État afin de renverser le pouvoir en place et son président Erdogan, sans succès. "Il faut savoir que ça a été très compliqué pour cette équipe. En plus de la tentative de coup d’État en Turquie, il me manquait un garçon comme Killian Tillie qui était blessé ou encore la nationalité de Sekou Doumbouya qui n’existait pas au mois de juin mais qui existait en octobre suivant", analyse Tahar Assed, entraîneur de l’équipe et actuel Directeur du Pôle France BasketBall. Championne d’Europe U16 en 2014, la génération 98 emmené par Frank Ntilikina et Baptiste Tchouaffé arrive donc à Samsun avec l’étiquette de favori collée en grand sur le front. "C’était aussi bien dans la tête des adversaires que dans celles des joueurs", note Tahar Assed.

Placés dans la poule de la mort en compagnie de la Russie, la Slovénie et la Serbie, les Bleuets vont être incroyables de maîtrise et se qualifier pour les quarts de finale en étant invaincus. Après avoir renvoyé à ses études la Bosnie-Herzégovine, la France va renverser l’Italie et la Lituanie pour s’octroyer le titre suprême sous l’impulsion d’un Ntilikina de gala (23 points, 9 passes décisives à 8/11 puis 31 points à 11/16 dont 7/10 à 3 points). "Ce qui m’a le plus intéressé dans cette compétition c’est d’avoir réussi à créer un intérêt commun. Quand on sait qu’au départ tous les joueurs n’étaient potentiellement pas tous présents ou que certains se questionnaient sur l’effectif, il a vite fallu trouver un vecteur commun pour que tout le monde soit sur la même longueur d’onde."

Plus qu’une somme d’individualités, l’équipe coachée par Tahar Assed est étonnante de partage et d’entraide. En retrait et peu en réussite sur les trois matchs de poule, le leader Frank Ntilikina fait grise mine. Bien secondé par Sekou Doumbouya, dominateur et meilleur scoreur de l’équipe même s’il participe alors au Championnat d’Europe avec deux ans d’avance, celui qui sera surnommé The French Prince par les fans New-Yorkais quelques mois plus tard va se réveiller progressivement pour éclabousser de son talent les matchs à enjeux. "Il a fait un super travail en demi-finale et en finale. Il a pris le leadership et c’est à ça que l’on reconnait les grands joueurs. C’était extraordinaire mais si les autres n’avaient pas été à la hauteur lors des premiers matchs, est-ce qu’il aurait pu finir de cette manière ? On  va d’abord remercier tous les copains qui ont bossé dès le premier match", lance Tahar Assed. Avant d’enchaîner. "S’il n’y avait pas eu des joueurs comme Baptisté Tchouaffé, Bastien Vautier, Digue Diawara… Tous ces garçons que l’on met parfois dans l’ombre à côté de joueurs comme Ntilikina. Ils ont mis la main à la pâte pour qualifier l’équipe. J’accorde autant d’importance à ceux qui ont qualifié l’équipe. Puis Frank nous sort deux derniers matchs de très haut niveau et on le remerciera jamais assez pour ça."

Dix ans après la génération 88-89, l’Équipe de France U18 masculine est de nouveau sur le toit de l’Europe. Aujourd’hui et avec du recul, cette génération 98, bien aidé par Sekou Doumbouya (2000) et Ivan Février (1999), peut se targuer d’avoir réussi là où beaucoup ont échoué. En plaçant trois joueurs en NBA puisque Adam Mokoka s’est greffé aux deux autres précédemment cités, un top joueur de Jeep Élite en la personne d’Abdoulaye N’Doye et pléthores de joueurs à surveiller de très près comme Bathiste Tchouaffé, Digue Diawara, Ivan Février ou Bastien Vautier, elle peut aisément être considérée comme un millésime.

Surtitre: 
ÉQUIPES DE FRANCE JEUNES
Auteur: 
Clément Daniou (FFBB)
Date d’écriture: 
Samedi, 1. Août 2020
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Dans des conditions très particulières, la génération 98 va mettre la main sur la médaille d’or lors du Championnat d’Europe U18 2016.
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FIBA
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"Par solidarité, toutes les autres ont raté"

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Quelles sont les probabilités pour qu’une équipe qui n’a inscrit que 31 points en 40 minutes vous crucifie à 6,75 m pour envoyer la finale d’un championnat d’Europe en prolongation ? Faibles sans doute. C’est pourtant la mésaventure survenue à l’Equipe de France U20 face à l’Espagne en 2014. Une rencontre marquée par l’invraisemblable maladresse des deux équipes qui manqueront 98 des 130 tirs tentés ce soir de juillet à Udine. "Avant le début de match on avait décidé avec l’équipe qu’on marquerait 80 points", rigole Jérôme Fournier. "Et puis Clarince Djaldi-Tabdi rate une fois, deux fois, dix fois. Par solidarité, toutes les autres l’ont suivie pour éviter qu’elle ne se trouve dans une trop grande détresse." 14-20 à la mi-temps pour l’Espagne, 26-22 après trois-quarts temps pour la France et encore 34-31 à cinq secondes du buzzer donc. "C’était une gabegie… Mais un chef d’œuvre sur le plan défensif… j’aimerais qu’on le dise !", insiste le coach des Bleuettes qui sourit, a posteriori, de l’erreur tactiques de ses protégées qui auraient pu s’épargner cinq minutes supplémentaires en envoyant les Espagnoles sur la ligne des lancers-francs sur la dernière possession : "Je ne sais pas si elles ne m’ont pas écouté. Ou si je n’ai pas fait preuve d’assez d’autorité. Il ne reste pas moins que j’avais précisé qu’il ne serait pas bête de faire faute."

Mais alors que Marième Badiane a changé sur un écran destiné à libérer Leticia Romero, la future internationale décide qu’elle va contrôler sa vis-à-vis… qui réussit son seul tir primé de la rencontre. "Mais derrière, elle devient la reine du match", précise Jérôme Fournier. "Je la soupçonne d’avoir délibérément provoqué la prolongation pour s’offrir du temps en plus." Les 5 points de Badiane et un contre monumental permettent aux Bleuettes de se détacher et Olivia Epoupa cimente, sur la ligne des lancers-francs, son statut de MVP de la compétition après avoir été récompensée en U16 et en U18, fait unique dans les annales du basket européen.

Pied de nez du destin, l’Equipe de France avait connu sa seule défaite du tournoi en ouverture de l’Euro, contre l’Espagne, sur un score déjà famélique (42-48). "C’est une génération qui ne savait pas marquer de points. Donc je n’étais pas affolé. Mais elle avait un caractère hors norme en revanche", pointe du doigt Jérôme Fournier. La blessure en préparation de Marine Johannès a encore plus amoindri les possibilités offensives d’un groupe qui a fait preuve d’une solidité psychologique à toute épreuve, en remportant cinq rencontres sur un écart inférieur ou égal à six points. Championne d’Europe en U18, vice-championne du Monde en U19, la génération 94 conclut ainsi sa course folle dans les compétitions de jeunes sur la plus haute marche du podium.

Surtitre: 
ÉQUIPES DE FRANCE JEUNES
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Samedi, 8. Août 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Au terme d’un des matches les plus pauvres offensivement de l’histoire des compétitions européennes, les U20 ont remporté l’Euro 2014 face à l’Espagne.
crédit: 
FIBA
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