Ligue Féminine

Bourges fidèle au poste

Corps: 

Les années passent et le club du Cher conserve inlassablement un niveau rarement (jamais ?) vu dans le sport français. En 22 saisons régulières, Bourges a terminé 20 fois à l'une des deux premières places et l'exercice 2019-2020 n'a pas dérogé à la règle : 13 victoires et 3 défaites en championnat domestique plus une place en finale de la Coupe de France et un quart en Euroligue. La routine Tango depuis plus de deux décennies en somme. "Le bilan sportif est plutôt intéressant même si on a eu un début de saison un peu compliqué en ayant un renouvellement d'équipe très important. Ca a été un peu dur de démarrer" indique Olivier Lafargue, l'entraîneur des Berruyères.

Après neuf ans à arpenter les parquets européens et même chinois, la pivot Isabelle Yacoubou a fait son retour en France, à Bourges. Une recrue XXL qui n'aura malheureusement joué que 5 matches de championnat en raison d'un problème médical. "Isa c'est un coup dur mais on a eu Ana Dabovic, blessée pendant un long moment, Alexia Dubié aussi. Sarah (Michel) et Elo (Godin) revenaient elles de blessure en début de saison. Tout ça a été complexe à gérer mais c'est ce qui est parvenu, je le crois, à nous souder. C'est là où on a trouvé notre meilleur équilibre" analyse le technicien. "Une fois qu'Isa a été arrêtée, on savait aussi qu'avec Elo, Alexia (Chartererau), Iliana (Rupert) on avait un secteur intérieur qui était bien. On avait confiance en ces filles là" souligne Lafargue qui compte sur Yacoubou malgré tout : "L'apport d'Isa restera un grand point d'interrogation sur cette année. On aura l'occasion, je l'espère vivement et rapidement, de montrer tout ce qu'elle aurait pu apporter".

Comme souvent, l'équipe du Cher s'est appuyée sur une défense solide, la meilleure de la division (65.6pts encaissés par match en moyenne). Avec un profil de combat, à l'image des Godin, Dabovic ou encore Michel, Bourges a pu avancer loin. "L'identité qu'on veut donner est une chose, celle qu'on se créé en est une autre. Je crois qu'elles ont toutes montré un état d'esprit. Alexia Chartereau l'a dit, elle ne savait pas si on avait le meilleur effectif mais elle pensait qu'on avait peut être la meilleure équipe. Ces filles, quand il a fallu être plus dur, sont arrivées à l'être pour trouver un moyen de gagner les matches" confirme le coach.

Meilleure marqueuse et rebondeuse des Tango, meilleure joueuse française de LFB à l'évaluation (15.9), Alexia Chartereau, qui vivait sa quatrième saison pro à 21 ans, a encore franchit un palier ce qu'atteste son entraîneur : "Alex a pris un rôle encore plus important cette année et elle doit apprendre à le maîtriser. Quand tu es leader d'une équipe sur le terrain, il faut être capable de répondre présent à chaque fois. C'est valorisant et ça lui permet de faire une très belle saison statistique, c'est super que très tôt elle soit dans une physionomie comme ça. Elle est dans un environnement stable où elle va pouvoir continuer à avancer, progresser. C'est intéressant pour elle et pour le club".

A la rentrée, les habitués du Prado ne seront pas dépaysés puisque 7 joueuses resteront au club (Chartereau, Coleman, Eldebrink, Godin, Michel, Rupert et Yacoubou). Côté arrivées, Magali Mendy retrouvera la LFB un an après avoir quitté l'ESBVA-LM pour Gérone (ESP) et Alix Duchet (BLMA) tiendra la mène. Laetitia Guapo, révélation de la saison avec Charnay, va faire un bond en avant avec la découverte de l'Euroligue. La numéro 1 mondial de 3x3 "a un gros volume de jeu et devra avancer sur ce qui fait le très haut niveau" indique son futur entraîneur. Le style berruyer pourrait bien évoluer tant les trois recrues sont connues pour leurs qualités offensives et de création. "Ca serait réducteur de dire qu'elles sont surtout des attaquantes. Ce sont des personnes très athlétiques" prévient Olivier Lafargue. "L'idée est d'amener un petit peu plus de vitesse. On a trouvé notre visage dans la capacité à défendre dur, à jouer sur demi-terrain mais on a de quoi gagner dans la transition offensive, le jeu de courses. Rien ne remplace la vérité du terrain, il faudra y répondre rapidement. Elles seront un excellent complément au groupe qui reste en place. On aura un peu de sang neuf et on peut presque compter Isa, elle va arriver un appétit de jeune fille".

Tango Bourges Basket (2ème)

Bilan : 13 victoires - 3 défaites
Meilleure marqueuse : Alexia Chartereau (13.8 pts/match)
Meilleure passeuse : Sarah Michel (4.2 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Alexia Chartereau (5.8 rbds/match)
Meilleure évaluation : Alexia Chartereau (15.9 /match)

Les autres bilans
Episode 1 - Charnay attendait son heure
Episode 2 - Nantes dans le creux de la vague
Episode 3 - Tarbes restait serein
Episode 4 - Saint-Amand pas maître chez lui
Episode 5 - Villeneuve d'Ascq filait en playoffs
Episode 6 - Roche Vendée s'était relancé
Episode 7 - Charleville-Mézières coupé dans son élan
Episode 8 - Landerneau toujours plus haut
Episode 9 - Basket Landes dans ses standards
Epsiode 10 - Lattes Montpellier à la bonne heure

Catégorie: 
Surtitre: 
LFB - Bilan 2019-2020
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mardi, 26. Mai 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Pour l'avant-dernier épisode du bilan 2019-2020 de Ligue Féminine, place à l'équipe de Bourges, deuxième du classement au moment de l'arrêt de la saison.
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Lattes Montpellier à la bonne heure

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Finaliste des playoffs et de l'Eurocoupe lors de la saison 2018-2019, Lattes Montpellier sortait d'un exercice plus que réussi. Sur cette lancée, les Gazelles ont réalisé un excellent début de championnat. Avec 6 victoires de rang pour débuter, le BLMA planait sur la Ligue Féminine avant de rentrer dans le rang comme le confime Edwige Lawson-Wade, la Directrice sportive du club héraultais : "On a fait une bonne première partie de saison puis on a eu plus de défaites par la suite, à cause des blessures, un effectif diminué, un calendrier infernal. Ca nous a mis un peu dans le dur mais sportivement, en étant troisième du championnat le plus relevé d'Europe, on est content. Devant nous il y a les grosses cylindrées comme Lyon et Bourges, on est à un point ou deux de ces équipes".

Parmi les blessures, la plus notable fut celle de Stephanie Mavunga lors de la 11ème journée. Débarquée de Krasnoyarsk (RUS), l'Américaine née au Zimbabwe s'est vite rendue indispensable avec des statistiques rarement vues en Ligue Féminine (17.3 points, 11.6 rebonds pour 20.6 d'évaluation en moyenne) dont une pointe à 33pts, 17rbds et 41 d'évaluation à Tarbes le 7 décembre. "C'est sûr qu'elle nous a énormément manqué, elle apportait beaucoup dans tous les compartiments du jeu. On a tout de même réussi à faire des bons matches mais on ne peut pas enlever 20 points et 10 rebonds. Sa blessure nous a fait beaucoup de mal" avoue Lawson-Wade. "On ne s'attendait pas à ce qu'une joueuse prenne le relai. C'est en équipe que ça doit se faire. Elle s'est blessée à un moment où le calendrier était très compliqué donc on ne sait pas ce que l'on aurait fait avec elle" tempère l'ancienne Bleue.

En Euroligue, le BLMA a existé et a longtemps évolué dans le haut du groupe B. Au final, le bilan équilibré (7-7) a été terni par une fin de saison régulière délicate (4 défaites consécutives). Les partenaires de Diandra Tchatchouang ont néanmoins réussi à se qualifier pour les quarts de finale, sur le fil. "C'est une saison historique pour nous. Quand on était deuxième, on se pinçait pour voir si c'était vrai, si l'on ne rêvait pas. On a battu des équipes comme Fenerbahce, Kursk. C'est la grosse satisfaction de la saison" confirme la dirigeante. L'autre bonne nouvelle, selon Edwige Lawson-Wade, se situe dans les tribunes : "On a augmenté l'affluence par match de 30%. On sent un véritable engouement porté par la saison dernière, l'épopée européenne. Cette année avec les gros résultats, les gens sont restés et on sent qu'il y a un nouveau Montpellier en place".

Pour la saison prochaine, l'effectif lattois sera chamboulé. Seulement trois joueuses restent (Bernies, Milapie et Tchatchouang) et six s'en vont dont les étrangères Whitcomb, Williams et Mavunga. Alix Duchet (Bourges), Ornella Bankolé (Roche Vendée) et Laetitia Kamba (retraite) ne porteront plus le maillot du BLMA. "On sent que le championnat est très élevé, on n'a pas encore parlé d'objectifs mais ça sera surement de rester dans le top 4. Le championnat est tellement fort, on va essayer d'être dans le haut du championnat" indique la Directrice sportive des Gazelles.

Côté arrivées, Ana Dabovic et Ana-Maria Filip feront leur retour sur les bords de la Méditerrannée. Après trois saisons réussies du côté de Lyon, la Belge Julie Allemand viendra apporter son leadership à la mène et deux Américaines ont été recrutées. Asia Durr, numéro 2 de la Draft WNBA 2019 et coéquipière de Marine Johannes et Bria Hartley à New York l'été dernier, "sera la scoreuse qui va nous apporter un peu de folie" dévoile Lawson-Wade. Quant à Nia Coffey, "une poste 4 qui peut jouer 3, athlétique, qui défend, prend des rebonds, marque", elle aura la lourde tâche de faire oublier Gabby Williams.

Basket Lattes Montpellier Association (3ème)

Bilan : 11 victoires - 5 défaites
Meilleure marqueuse : Stephanie Mavunga (17.3 pts/match)
Meilleure passeuse : Romane Bernies (3.4 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Stephanie Mavunga (11.6 rbds/match)
Meilleure évaluation : Stephanie Mavunga (20.6 /match)

Les autres bilans
Episode 1 - Charnay attendait son heure
Episode 2 - Nantes dans le creux de la vague
Episode 3 - Tarbes restait serein
Episode 4 - Saint-Amand pas maître chez lui
Episode 5 - Villeneuve d'Ascq filait en playoffs
Episode 6 - Roche Vendée s'était relancé
Episode 7 - Charleville-Mézières coupé dans son élan
Episode 8 - Landerneau toujours plus haut
Episode 9 - Basket Landes dans ses standards

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Surtitre: 
LFB - Bilan 2019-2020
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Vendredi, 22. Mai 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Dixième épisode de notre bilan 2019-2020 avec Lattes Montpellier, troisième du championnat lors de l'arrêt définitif le 10 avril dernier.
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"J'ai très peu retouché un ballon"

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Comment vas-tu Claire ?
Ca va. J'ai la chance de pouvoir continuer à bosser en télétravail. Je ne vois pas le temps passer. Ca va aussi bien que ça peut aller dans cette période bizarre.

Que deviens-tu ?
A l'arrêt de ma carrière (en 2012), j'ai repris des études dans l'hôtellerie-tourisme. J'ai fait ça pendant un an et ensuite j'ai intégré une école de commerce sur Tarbes pour préparer un bachelor (Bac+3). Comme j'ai trouvé ma voie, j'ai continué à l'école de commerce à Pau où j'ai passé et obtenu un master en expertise-comptable début 2018. Et à la suite j'ai intégré un cabinet comptable.

Est-ce que tu joues encore au basket ?
Plus du tout. Je ne regrette absolument pas la carrière que j'ai fait et mes choix, j'ai arrêté au bon moment. J'ai très peu retouché un ballon depuis. Ca ne m'a pas manqué plus que ça.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Pour être honnête, je suis de plus en plus loin la LFB. Je vais dire que je suis à 5/10. Je suis le TGB et Basket Landes mais comme je connais de moins en moins de joueuses... Je continue toujours à m'intéresser mais moins qu'avant.

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Il y en a beaucoup. Mes années à Valenciennes, le titre d'Euroligue en 2002 à Liévin, c'étaient mes premières années pro. J'ai cotoyé les plus grandes joueuses du moment, j'en garde des supers souvenirs, on s'entendait vraiment très bien. Cette année-là on a eu la chance de gagner le titre de champion de France mais aussi l'Euroligue qui nous avait échappée l'année d'avant. Devant notre public, en France, c'était génial.

Et le moins bon ?
Ce sont mes blessures qui ont freiné mon évolution. Mon premier (ligament) croisé avant d'arriver à Valenciennes et le deuxième quand j'étais à Clermont-Ferrand. Quand ça arrive tu te fais une raison, c'était écrit, il fallait que ça se passe comme ça. En plus cette année à Clermont, on était dans une situation assez inconfortable, le club était en péril, on n'a pas été payés pendant plusieurs mois. 

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Elodie Bertal forcément parce qu'on vit dans la même ville et on se côtoie régulièrement. Au-delà, j'ai encore des contacts avec Céline Dumerc. Le truc c'est que je ne suis pas vieille mais pas trop jeune (rires)... Les filles qui jouent actuellement, il y en a de moins en moins que j'ai côtoyées. J'ai des contacts avec certaines qui ont arrêté récemment comme Sylvie Gruszczynski, Naura El Gargati, Penda Sy. Je vais régulièrement à Mont-de-Marsan donc je vois Julie Barennes. On a la chance de toutes être plus ou moins dans le sud ouest donc c'est assez sympa de se retrouver régulièrement.

Son parcours

1998-2000 Centre Fédéral
2000-2003 Valenciennes
2003-2007 Tarbes
2007-2009 Clermont-Ferrand
2009-2012 Pays d’Aix

Son palmarès

En Équipe de France (4 sélections A)
Médaillée de bronze au Mondial Espoirs en 2003
Médaillée de bronze à l’Euro Espoirs en 2002

En club
Vainqueur de l’Euroligue en 2002
Championne de France LFB en 2001, 2002 et 2003
Vainqueur de la Coupe de France en 2001, 2002 et 2003
Vainqueur du Tournoi de la Fédération en 2002 et 2003
Vainqueur de l’Open LFB en 2002

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Claire Tomaszewski ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 20. Mai 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Passée par le Centre Fédéral, Claire Tomaszewski est arrivée dans le monde professionnel au milieu des stars de Valenciennes en 2000. Après 12 saisons et 257 matches joués pour l'USVO, Tarbes, Clermont-Ferrand et Aix-en-Provence, la native de Lorraine a tiré sa révérence en 2012 à seulement 30 ans.
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Basket Landes dans ses standards

Corps: 

"Au stade où la saison s'est arrêtée, on était plus qu'à l'heure par rapport aux objectifs. Si on parle de la LFB, on voulait être dans le top 4 à la fin mais rien ne remplacera l'excitation d'une phase finale et des playoffs. La grosse cerise sur le gateau aura été la coupe d'Europe où l'on ne se donne jamais vraiment d'objectif précis sinon celui d'aller le plus loin possible à partir du moment où l'on est sorti des poules. Là on garde un goût d'inachevé avec le quart de finale contre nos amis de Charleville et une saison qui s'arrête, ironie de l'histoire, sur un match nul". Voilà comment Marie-Laure Lafargue, la Présidente du club landais, résume la saison 2019-2020 de son équipe.

Un exercice plus que réussi donc du côté de Mont-de-Marsan et une satisfaction, celle d'avoir placé un duo 100% féminin aux commandes avec Julie Barennes et Shona Thorburn : "On avait un vrai challenge au niveau du coaching. Le travail de fond amorcé dans le club, basé sur les valeurs de transmission et d'identité, paye autour d'une personnalité comme Julie. Elle a su passer le cap sur le plan tactique mais ça ne faisait pas l'ombre d'un doute" confirme M-L Lafargue. Et ça s'est vu sur le parquet selon la Présidente qui ajoute : "On s'est régalé d'un basket comme on l'aime dans le Sud Ouest, fait de vitesse, d'adresse, d'audace offensive tout en étant assis sur des fondementaux défensifs. Les filles n'ont jamais perdu le fil conducteur et ça a permis une vraie adhésion du public et des partenaires". Point culminant de cette osmose landaise, le 1/16è de finale d'Eurocoupe : "On perd de 14 points à l'aller à Cadi La Seu et on leur met un éclat au retour (+31) dans une ambiance de folie" raconte Lafargue. Elle ajoute : "Je suis pleine d'espoir que dans ce contexte si particulier d'adhésion locale, ça sera un élément fondateur pour la relance et le rebond la saison prochaine".

Le club du Sud Ouest continue d'écrire son histoire sans brûler les étapes, une stratégie payante qui lui a permis de stabiliser sa présence dans la première moitié du classement pour la dixième saison de suite comme le confirme Marie-Laure Lafargue : "On travaille avec patience, il faut que la structure continue de mûrir. On a déménagé deux fois, il y a eu une vraie mue administrative et institutionnelle en devenant une SASP. Il faut une structure suffisamment stable pour amortir le pas suivant dont on connait l'exigence". La signature, en 2016, de Céline Dumerc, avait permis de mettre un coup d'accélérateur à cette évolution.

Pour la rentrée, on misera sur la continuité avec sept joueuses qui ont vécu ensemble cette saison (Suarez, Paget, Dumerc, Turcinovic, Ayim, K. Plouffe et Gaye). "La stabilité est un fondement récurrent à Basket Landes. On a toujours eu des piliers solides sur le banc ou sur le terrain. Chaque année, on essaye d'y apporter un petit supplément voire un grand" indique la boss landaise. La jeune Kendra Chéry (Roche Vendée) va poursuivre sa carrière dans le Sud Ouest et le gros coup réalisé par BL se nomme Valériane Vukosavljevic (Ayayi), internationale tricolore rapatriée de Prague, un cador européen : "On connaît ses qualités, elle connaît bien la maison et rejoint un coach qui était sa capitaine de jeu et une guide dans sa phase d'apprentissage". Née à Bordeaux et passée par le Centre Fédéral, Vukosavljevic a débuté sa carrière professionnelle à Basket Landes en 2012. C'est donc une joueuse de premier plan qui fera son retour en Ligue Féminine.

"On est moins dans le contexte de la blague qu'avec Céline à l'époque. On a un trait de caractère qui est l'audace, l'esprit de conquête. C'est un truc de gascon. Pour Valou, il y a une forme de hasard malgré tout sinon que les gens nous observent avec intérêt dans notre stabilité et notre démarche. La notion de fidélité a toujours valu. On s'était promis que ça arriverait un jour, c'est arrivé surement plus tôt que l'on ne l'avait imaginé" conclut Marie-Laure Lafargue.

Basket Landes (4ème)

Bilan : 9 victoires - 7 défaites
Meilleure marqueuse : Miranda Ayim (11.0 pts/match)
Meilleure passeuse : Ana Suarez (4.9 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Aby Gaye (6.1 rbds/match)
Meilleure évaluation : Miranda Ayim (14.1 /match)

Les autres bilans
Episode 1 - Charnay attendait son heure
Episode 2 - Nantes dans le creux de la vague
Episode 3 - Tarbes restait serein
Episode 4 - Saint-Amand pas maître chez lui
Episode 5 - Villeneuve d'Ascq filait en playoffs
Episode 6 - Roche Vendée s'était relancé
Episode 7 - Charleville-Mézières coupé dans son élan
Episode 8 - Landerneau toujours plus haut

Catégorie: 
Surtitre: 
LFB - Bilan 2019-2020
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mardi, 19. Mai 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Le bilan 2019-2020 des clubs de Ligue Féminine entre dans sa dernière ligne droite avec le top 4. Le neuvième épisode s'intéresse à Basket Landes, club désormais historique du championnat et ses 12 saisons consécutives au plus haut niveau.

Landerneau toujours plus haut

Corps: 

A l'image des spots publicitaires d'une chaîne de télévision au début des années 90, Landerneau est le petit club qui monte. "On est en plein dans nos objectifs, on avait l'espoir de faire mieux que la saison passée ce qui équivalait à au moins une sixième place et donc une qualification européenne. A l'arrêt du championnat on était cinquième ce qui nous a permis d'obtenir cette qualification. C'est historique pour le club" explique Stéphane Leite, entraîneur du LBB depuis 2014. Pourtant, la saison avait mal démarré puisqu'après un mois de compétition, la formation finistérienne n'avait gagné qu'un match sur quatre. Trois victoires de rang en novembre puis une série de cinq début 2020, notamment contre des concurrents directs comme Basket Landes et Charleville-Mézières, ont placé les Bretonnes dans la lutte pour la quatrième place. "On est satisfaits de ça même si la fin de saison me laisse amer et notamment la défaite à Nantes" concède le coach.

"On avait à coeur d'avoir une équipe plus stable que par le passé en conservant quelques joueuses. On a eu des gens pros, ça c'est important. Et aussi des gens prêts. Ashley Bruner a été décisive sur le rebond, l'intensité défensive. Taylor Wurtz a su mettre les tirs quand il fallait, il y a l'expérience de Virgnie Brémont et Kalu, remarquable pour sa première saison LFB" explique Leite. On ne peut que donner raison au technicien breton quand il évoque Ezinne Kalu. Quatrième meilleure marqueuse du championnat (15.5 pts), la Nigériane a crevé l'écran au même titre que ses compatriotes Promise Amukamara (Charnay) et Evelyn Akhator (Charleville-Mézières) avec qui elle a décroché le titre de champion d'Afrique en août 2019.

Leite et ses joueuses ont fait le boulot avec un bilan positif en Ligue Féminine (9v-7d). "On aurait voulu fêter ça sur le terrain, tout le monde est parti. On avait tous un objectif, on y est arrivé. On s'est tous mis en ordre de marche pour la saison prochaine et quand on se retrouvera, on va porter un toast mais ça ne sera pas la même chose. Il n'y a pas la même saveur" regrette le coach. Mais replonge rapidement dans son obsession de "continuer à évoluer". "On se posait la question d'être capable de pérenniser ce projet. Le club se structure et l'année prochaine on le verra d'autant plus sur la structuration interne" promet-il. Cette volonté de vouloir toujours faire mieux, il se l'applique également et l'arrivée de l'Eurocoupe en Bretagne coche une nouvelle case dans son plan de carrière : "Coacher en coupe d'Europe est quelque chose qui me faisait envie. Je suis content de le faire, qui plus est avec Landerneau".

Bizuth sur la scène européenne, Landerneau se veut prudent même si "en tant que compétiteur on va essayer de chercher à sortir des poules". "Ma priorité basket, vu le niveau en LFB qui est très fort, sera de se servir de la coupe d'Europe pour engranger de l'expérience" prévient Leite. Pour mener à bien cette double mission, il pourra compter sur Kalu, Brémont ("elle apportera son intelligence et de la sérénité"), Elodie Naigre ("elle continue à évoluer positivement"), Myriam Djekoundade ou encore l'emblématique Marie Butard, au club depuis 2010. "J'aurais voulu en garder d'autres mais on n'a pas pu le faire" en pensant à l'Américaine Taylor Wurtz ("un crève-coeur") qui quitte le Finistère en raison des contraintes réglementaires de l'Eurocoupe.

Côté arrivées, trois recrues ont été dévoilées. Hortense Limouzin ("elle fera parler d'elle en Ligue Féminine") quitte Saint-Amand et épaulera Brémont à la mène alors que l'ailière roumaine Gabriela Marginean fera son retour en France (vue à Arras en 2011-12). Enfin, l'Allemande Luisa Geiselsöder (20 ans), récemment draftée par Dallas en WNBA (21è position), fait déjà rêver son futur entraîneur : "Il y a un projet qui me plaît vraiment avec cette jeune joueuse, je suis excité de travailler avec elle. Elle a un état d'esprit et une éthique de travail irréprochables".

Landerneau Bretagne Basket (5ème)

Bilan : 9 victoires - 7 défaites
Meilleure marqueuse : Ezinne Kalu (15.5 pts/match)
Meilleure passeuse : Virginie Brémont (4.6 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Elodie Naigre (6.0 rbds/match)
Meilleure évaluation : Ezinne Kalu (15.7 /match)

Les autres bilans
Episode 1 - Charnay attendait son heure
Episode 2 - Nantes dans le creux de la vague
Episode 3 - Tarbes restait serein
Episode 4 - Saint-Amand pas maître chez lui
Episode 5 - Villeneuve d'Ascq filait en playoffs
Episode 6 - Roche Vendée s'était relancé
Episode 7 - Charleville-Mézières coupé dans son élan

Catégorie: 
Surtitre: 
LFB - Bilan 2019-2020
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Vendredi, 15. Mai 2020
Vignette: 
Catégorie 2: 
Chapeau: 
Notre bilan 2019-2020 des clubs de Ligue Féminine se poursuit avec le huitième épisode consacré à Landerneau. Pour sa deuxième saison dans l'élite, le club breton se mêlait à la lutte pour une place dans le carré de tête.

"Fervente supportrice du Reims BF "

Corps: 

Comment vas-tu Audrey ?
Ca va bien. Je suis sur Nantes avec mon fils, c'est un peu sport entre le faire travailler, la maison et mon travail. Au moins ça occupe sur cette période qui est un peu frustrante, avec de l'incertitude. C'est pas le genre de situation que j'aime, je préfère maîtriser les choses.

Que deviens-tu ?
Lors de ma dernière saison (en 2012-2013), j'ai commencé une formation de manager général au CDES (Limoges), c'est quelque chose qui m'attirait beaucoup. D'ailleurs le projet que j'avais avec Lyon quand j'y ai signé était d'avoir une fin de carrière puis derrière de travailler sur l'extra-sportif. Ca c'est terminé autrement mais j'ai quand même fini ma formation. J'ai ensuite été embauchée à Charleville (Pro B) où j'ai fait trois ans. Et je suis arrivée à Nantes où je viens de finir ma deuxième saison en tant que manager général (Hermine de Nantes, Pro B).

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Je dirais 7. Aussi surprenant que ça puisse paraître, je suis un peu plus la Ligue Féminine 2, par attachement familial. Je suis fervente supportrice du Reims Basket Féminin (dont son père, Philippe Sauret, est le Président).

Quel est ton plus beau souvenir de carrière LFB ?
Il y en a beaucoup. Je pense au premier titre, c'est souvent celui qui marque un peu plus et puis il y a le titre conquis sur le terrain de Bourges avec Valenciennes (en 2001). C'était une première fois pour nous quand on l'a fait avec l'USVO. C'était ma deuxième série de 5 ans avec Valenciennes, il y avait Laurent (Buffard). Ca avait une saveur particulière étant donné la rivalité qu'il y a eu entre Bourges et Valenciennes sur les 15 années de ma carrière. C'est forcément un moment fort que d'aller conquérir un titre sur le terrain d'un club qui dominait à ce moment là le basket français et européen.

Et le moins bon ?
Le pire ça reste le Final Four perdu en Sicile face à Bourges (à Messine en 2001). On fait une grosse erreur défensive et on perd au buzzer. C'était le premier titre européen qu'on attendait, on avait tout gagné cette saison là et la seule chose qu'on a laissé échapper c'est l'Euroligue. Au-delà de perdre, ce qui n'est pas insultant puisque c'était contre Bourges qui avait déjà eu deux titres, c'est la manière dont on a laissé échapper ce match. Ca a été une vraie frustration.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Je suis restée proche de Nicole Antibe et pour celles en activité, Johanne Gomis, Elodie Godin. En fait je suis en contact avec des joueuses contre qui j'ai joué. Après selon les réseaux basket, je croise aussi Isabelle (Fijalkowski), Yannick (Souvré), Cathy (Melain). Cette année j'ai eu moins de temps mais j'essaye de voir des matches sur Nantes ce qui me permet de recroiser beaucoup de têtes du basket féminin. Je suis toujours contente de recroiser les filles que j'ai pu cotoyer, soit par amitié, soit par connaissance via le basket.

Son parcours

1990-1993 Centre Fédéral
1993-1998 Valenciennes
1998-2000 Bourges
2000-2005 Valenciennes
2005-2007 Ekaterinbourg (Russie)
2007-2009 Tarente (Italie)
2009-2010 Schio (Italie)
2010-2011 Parme (Italie)
2011-2013 Lyon

Étés 2001-2002 Washington (WNBA, USA)

Son palmarès

En Équipe de France (202 sélections A)
Championne d'Europe en 2001
Médaillée d'argent à l'Euro en 1999

En club
Vainqueur de l'Euroligue en 2002 et 2004
Championne de France LFB en 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004 et 2005
Championne de France NF1A en 1994
Vainqueur de la Coupe de France en 2001, 2002, 2003 et 2004
Vainqueur du Tournoi de la Fédération en 1994, 1997, 1998, 1999, 2000, 2002, 2003, 2004 et 2005
Vainqueur de l’Open LFB en 2003 et 2004
Championne d’Italie en 2009
Vainqueur de la Coupe d’Italie en 2010

Distinctions
MVP française de LFB en 2004
Élue dans le 5 majeur français des 20 ans de la LFB
MVP du Tournoi de la Fédération en 1997
MVP du All Star Game LFB en 2004
MVP Espoir de NF1A en 1995

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Audrey Sauret ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 13. Mai 2020
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Star du basket français au début des années 2000 avec Bourges puis Valenciennes, Audrey Sauret a remporté sept fois de suite le championnat de Ligue Féminine entre 1999 et 2005. Championne d'Europe avec les Bleues en 2001, double vainqueur de l'Euroligue avec l'USVO, elle a été élue dans le 5 majeur français des 20 ans de la LFB (9 saisons, 218 matches joués).

Charleville coupé dans son élan

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Au soir du 30 novembre et après une sixième défaite en 7 journées de championnat, Charleville-Mézières errait dans les profondeurs du classement, là où on ne l'avait que très rarement vu en 10 saisons de Ligue Féminine. Des contre-performances qui trouvent leur origine dans la préparation choatique des Flammes selon Amel Bouderra : "Il y avait une très belle entente, tout le monde acceptait son rôle. Mais ni Kim (Mestdagh), ni Katie Lou (Samuelson) n'étaient là. On n'était pas au complet. Notre première partie de saison a été à l'image de la préparation avec des blessures, des joueuses qui arrivent et une équipe qui essaye de se construire. En fait le début de saison a été notre préparation. C'était dur".

Après un mois de compétition, Nadia Colhado voyait sa saison prendre fin, Samuelson repartait aux Étas-Unis pour se soigner (elle fera un bref retour pour la journée 11) et Mestdagh arrivait enfin, titre WNBA en poche mais sans rythme puisque la Belge n'a que très peu joué avec Washington. Seule lumière dans la nuit ardennaise, la réussite des Flammes en Eurocoupe (5v-1). "Tout le monde a voulu bien faire pour trouver des solutions ensemble. La mayo a commencé à prendre avec un match référence juste avant Noël, une victoire contre Lattes Montpellier. Et puis c'est parti, les Flammes étaient lancées !" savoure Amel Bouderra. Un déclic qui correspond aux arrivées d'Evelyn Akhator, double championne d'Afrique avec le Nigéria, et Shae Kelley. Cet ajustement d'effectif a rapidement porté ses fruits et surtout permis au collectif de retrouver de bonnes conditions à l'entraînement avec 10 joueuses et de l'intensité. "De part leur personnalité et leur performance, elles ont très vite intégré le groupe. Ca a aussi mis moins de pression sur Endy (Miyem) qui jouait beaucoup et apporté une certaine stabilité à l'équipe" se satisfait la capitaine ardennaise.

A partir de décembre, le rouleau-compresseur carolo s'est mis en route : 8 victoires en 9 matches de Ligue Féminine, 5 victoires et un match nul en Eurocoupe. Jusqu'où Charleville aurait pu aller ? "Honnêtement on n'a jamais parlé d'ambitions, on était juste très heureuses d'être sur notre lancée et on avait hâte de grappiller les échelons, de continuer notre remontada. Il y avait de beaux challenges quand tout s'est arrêté : le quart retour d'Eurocoupe à Basket Landes, la réception de Lyon, on devait aller à Roche Vendée, Bourges. On est tristes de finir sur une note pareille car on venait de trouver notre connexion, notre alchimie. Ca se passait très bien depuis janvier" avoue, contrariée, A. Bouderra.

D'un point de vue personnel, la native de Mulhouse a vécu un exercice 19-20 à l'image de son équipe : "Et heureusement ! Si une meneuse excelle du début à la fin mais pas son équipe c'est qu'il y a un souci. J'ai eu du mal à trouver mes marques au début, avec cette pression de vouloir bien faire les choses, aider l'équipe à réussir". Avec des stats en recul par rapport à ses dernières saisons, l'Alsacienne ne voit pourtant pas poindre de lassitude alors qu'elle évoluera pour la quartorzième saison consécutive dans la cité d'Arthur Rimbaud : "Ce n'est pas dans mon caractère. Si à un moment j'avais eu le sentinement de m'ennuyer ou de ne plus prendre de plaisir à Charleville, j'aurais pris la décision de partir. Et mon rôle évolue, il y a 14 ans j'étais la rookie puis j'ai pris du galon, je suis devenue capitaine et maintenant je suis l'ancienne du club. J'ai d'autres champs d'action dans l'équipe".

Prudent en raison de la crise sanitaire et économique qui touche le monde du sport, le club ardennais n'a pas encore communiqué sur son recrutement. "L'équipe aura un joli visage, le club veut de la stabilité" indique Amel Bouderra qui n'en dira pas plus. On sait déjà que Sara Chevaugeon (Lyon), Djéné Diawara (Villeneuve d'Ascq) et Giorgia Sottana (Schio, ITA) ne seront plus là. Le nom de Tima Pouye est lui sorti dans les médias. Poste 2 très créatrice, elle pourrait vite se mettre la Caisse d'Épargne Arena dans la poche si elle reste sur sa lancée tarbaise. "Notre public aime la folie mais surtout la combativité, une vraie valeur ardennaise" prévient pour conclure la gardienne du temple.

Flammes Carolo Basket Ardennes (6ème)

Bilan : 9 victoires - 7 défaites
Meilleure marqueuse : Evelyn Akhator (14.9 pts/match)
Meilleure passeuse : Amel Bouderra (5.4 pds/match)
Meilleure rebondeuse : Evelyn Akhator (9.6 rbds/match)
Meilleure évaluation : Evelyn Akhator (20.0 /match)

Les autres bilans
Episode 1 - Charnay attendait son heure
Episode 2 - Nantes dans le creux de la vague
Episode 3 - Tarbes restait serein
Episode 4 - Saint-Amand pas maître chez lui
Episode 5 - Villeneuve d'Ascq filait en playoffs
Episode 6 - Roche Vendée s'était relancé

Catégorie: 
Surtitre: 
LFB - Bilan 2019-2020
Auteur: 
Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mardi, 12. Mai 2020
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Catégorie 2: 
Chapeau: 
Le bilan club par club de la saison 2019-2020 de Ligue Féminine s'attaque, pour son septième épisode, aux Flammes Carolo. Après un début de saison compliqué, les joueuses ardennaises semblaient avoir trouvé le bon rythme ces dernières semaines.

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