Patrimoine

100 ans de basket sur la Côte d'Azur

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L’ouvrage présente l'histoire du basket-ball en Côte d’Azur. Le travail de recherche remarquable accompli par Bernard Maccario, Pierre Collomb et Francis Dane met en lumière les grands noms, les grandes équipes et les spécificités du développement du basket azuréen. 
https://www.editionsgilletta.com/produit/100-ans-de-basket-sur-la-cote-d...

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Ouvrage
Date d’écriture: 
Mercredi, 22. Juillet 2020
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L'histoire du basket en France a ses spécificités. Le développement de l'activité n'a pas été uniforme sur l'ensemble du territoire et chaque région a ses caractéristiques propres. Un important travail, débouchant sur un ouvrage, a été accompli au sujet de la Côte d'Azur.
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Argent content pour les Bleues

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Invaincue en phase de groupes, après des victoires contre la Slovénie, la Serbie et la Grèce, l’Équipe de France féminine a décroché son billet pour les quarts de finale. La Slovaquie (67-40) puis de nouveau la Grèce, en demi-finale (77-55), n’ont pas résisté à la vague bleue. La France, emmenée par Endy Miyem, élue dans le 5 majeur de la compétition, a ensuite retrouvé son meilleur ennemi en finale, l’Espagne.
Les filles de Valérie Garnier n’ont rien pu faire face à une sélection ibérique au sommet de son art à l’image de la MVP de l’Euro Alba Torrens. L’objectif initial des Bleues a été atteint puisqu’elles ont assuré leur place à la prochaine Coupe du Monde féminine.

(Bellenger/IS/FFBB)


Les joueuses : Marielle Amant, Valériane Ayayi, Alexia Chartereau, Héléna Ciak, Céline Dumerc, Olivia Epoupa, Marine Johannes, Sarah Michel, Hhadydia Minte, Endy Miyem, Gaëlle Skrela, Diandra Tchatchouang
Entraîneur : Valérie Garnier

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Eurobasket féminin 2017
Date d’écriture: 
Lundi, 20. Juillet 2020
Vignette: 
(Bellenger/IS/FFBB)
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En République Tchèque, les Bleues de Céline Dumerc, qui jouait sa dernière compétition sous le maillot tricolore, ont remporté une cinquième médaille de rang à l’EuroBasket féminin. Comme en 2013 et 2015, elles sont reparties avec l’argent autour du cou.
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Du bronze en Pologne

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L’équipe de France féminine est bien armée pour défendre le titre acquis en 2009 aussi, la défaite face à la Turquie en demi-finale, après prolongation, est dure à avaler. Malgré tout, l’équipe, portée notamment par les 26 points de Sandrine Gruda, parvient à battre la République Tchèque et monte sur le podium. Le classement qualifie les Françaises pour un tournoi de qualification olympique…A L’horizon, Londres se profile…

(Bellenger/IS/FFBB)

Les joueuses : Isabelle Yacoubou, Endéne Miyem, Clémence Beikes, Sandrine Gruda, Edwige Lawson, Céline Dumerc, Jennifer Digbeu, Emilie Gomis, Florence Lepron, Marion Laborde, Emmeline Ndongue, Aurélie Bonnan
Entraineur : Pierre Vincent

Les résultats et les équipes : https://archive.fiba.com/pages/eng/fa/event/p/cid//sid/7621/_/2011_FIBA_...

 

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Surtitre: 
Eurobasket féminin 2011
Date d’écriture: 
Lundi, 20. Juillet 2020
Vignette: 
(Bellenger/IS/FFBB)
Chapeau: 
Malgré la déception les Braqueuses confirment leur potentiel en glanant le bronze deux ans après avoir remporté l’or.
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Exploit à Novi-Sad – L’EuroBasket 2005

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En match de barrage, les Français ont réussi contre toute attente à éliminer les favoris serbes. Il s’agit alors d’un des plus grand exploit de l’histoire des Bleus. Malgré l’immense déception de la demi-finale, l’équipe de France masculine se mobilise pour aller chercher face aux Espagnols la troisième place synonyme de premier podium européen depuis 1959.

Les joueurs : Sacha Giffa, Jérôme Schmitt, Mamoutou Diarra, Cyril Julian, Frédaric Fauthoux, Antoine Rigaudeau, Frédéric Weis, Boris Diaw, Tony Parker, Mickaël Gelabale, Florent PIetrus, Mickaël Pietrus
Entraineur : Claude Bergeaud

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Surtitre: 
EuroBasket 2005
Date d’écriture: 
Vendredi, 17. Juillet 2020
Vignette: 
(Bellenger/IS/FFBB)
Chapeau: 
Cruelles 43 dernières secondes de la demi-finale France-Grèce…un match que les Français semblaient avoir en main avec 7 points d’avance et que l’équipe Grecque remportera pourtant avant d’aller conquérir le titre…Un des souvenir les plus durs pour les supporters français…Et pourtant, ce Championnat d’Europe est un grand cru pour l’équipe de France…
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L’argent et l’Olympe - Championnat d'Europe 1999 féminin en Pologne

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Les Française ne s’arrêtent pas en si bon chemin et se qualifient pour la finale aux dépens de la Slovaquie. A domicile, les Polonaises de la regrettée Malgorzata Dydek l’emportent mais les Françaises montent sur le podium et s’installent parmi les équipes qui comptent…Les perspectives des Jeux olympiques de Sydney en 2000 puis du Championnat d'Europe en 2001 sont alléchantes...

Les joueuses : Johanna Boutet, Edwige Lawson, Sandra Le Dréan, Nathalie Lesdema, Cathy Melain, Yannick Souvré, Audrey Sauret, Loëtitia Moussard, Sthéphanie Vivenot, Christine Gomis, Isabelle FIalkowski, Nicole Antibe
Entraineur : Alain Jardel – Assistants : Jacky Commères et Ivano Ballarini

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Championnat d'Europe féminin 1999
Date d’écriture: 
Mercredi, 15. Juillet 2020
Vignette: 
(Musée du Basket)
Chapeau: 
Sous la conduite d’Alain Jardel, une équipe de France enthousiaste et ambitieuse devient la première équipe en sport collectif féminin français à se qualifier pour les Jeux olympiques, grâce à une victoire en quart de finale contre le Yougoslavie.
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Renaissance à l’Italienne - Le Championnat d’Europe féminin 1993

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A Pérouse, les Françaises montent sur le podium après avoir éliminé les Italiennes sur leur terrain lors des demi-finales grâce à un panier de Carole Force. Groupe solidaire mais de caractère…jeune mais encadré par deux joueuses d’expérience, Martine Campi et Paoline Ekambi, la sélection donne beaucoup d’espoirs : Stéphanie Vivenot, Isabelle Fijalkowski, Yannick Souvré, Loetitia Moussard, Corinne Zago ont l’avenir devant elles…

Les joueuses : Odila Santaniello, Amy Cissé, Barbara Weistroffer, Katia Foucade, Martine Campi, Paoline Ekambi, Stéphanie Vivenot, Isabelle Fijalkowski, Yannick Souvré, Loëtitia Moussard, Corinne Zago, Carole Force - entraineur Paul Besson

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Championnat d'Europe féminin 1993
Date d’écriture: 
Mercredi, 15. Juillet 2020
Vignette: 
(Musée du Basket)
Chapeau: 
23 ans après la médaille d’argent au Championnat d’Europe à Rotterdam, trois ans après avoir été rejetées dans le groupe C, les Françaises renouent avec le podium européen.
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Sportail Community partenaire du Club des Internationaux

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Son offre Offline est axée sur du conseil sur-mesure pour accompagner les entreprises dans leur démarche de recrutement des sportifs, les grandes écoles et les organismes de formation professionnelles à promouvoir leurs programmes et dispositifs auprès des sportifs, les institutionnels du sport pour la mise en place de programme d'insertion professionnelle des sportifs.

Ce partenariat  permettra d’étoffer l’offre d’accompagnement des Internationaux entrant dans la démarche d’après carrière.

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Surtitre: 
Club des Internationaux
Date d’écriture: 
Vendredi, 24. Janvier 2020
Vignette: 
Chapeau: 
La signature d’un partenariat avec la société Sportail Community présidée par Paoline Ekambi s’est déroulé en décembre 2020. La démarche de cette société est de favoriser la mise en relation (Online et Offline) entre les sportifs de haut niveau, professionnels ou semi professionnels et le monde de l’entreprise, de la formation et du recrutement. Ce partenariat rentre pleinement dans le cadre de la commission aides et reconversion.

Mode, basket-ball et patrimoine : le projet Naval Sports Co

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Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Hugo et je suis le fondateur de Naval Sports Co. Je suis passionné de basketball et de mode, je suis originaire de La Rochelle et j’habite actuellement à Paris.

Qu’est-ce que Naval Sport Co.?

Une marque de sportswear inspirée de l’épopée sportive du Naval Sport Rochelais, un
club de basket-ball fondé en 1954 à La Rochelle par mon grand-père et ses amis.

Comment votre projet est-il né ?

A l’origine je souhaitais faire une réédition du survêtement historique de Naval, basée sur une photo d’époque, pour l’offrir à mon grand-père. Puis je me suis dit que l’histoire de mon grand-père avec Naval était tellement insolite qu’elle méritait d’être partagée au plus grand nombre. Passionné de mode, créer une marque inspirée de Naval est alors apparu comme une évidence pour raconter cette histoire et rendre hommage à mon grand-père.

Qui était Christian Boutin, l’inspirateur de votre projet ?

Christian Boutin est mon grand-père. Nombreux sont ceux qui considèrent qu’il est à ce jour celui qui a le plus marqué le basket rochelais. Son empreinte a duré plus de 40 ans, depuis la fin des années 40 jusqu’au début des années 90. De plus, sa retraite sportive et professionnelle est survenue l’année de ma naissance, et, jusqu’à mon adolescence, nous nous sommes vus quasiment chaque jour. C’est bien sûr lui qui m’a mis un ballon de basket dans les mains, installé un panneau dans le jardin, et accompagné à tous mes entraînements et matchs. Nous avions une relation très fusionnelle et j’ai grandi en écoutant ses récits de Naval. Il est à la fois mon modèle de réussite professionnelle, mon sportif préféré, mon héros…Ce projet est un moyen de lui rendre hommage.

Comment s’est produite sa rencontre avec le Basket ?

Il a commencé le basket à 21 ans, ce qui, même à l’époque (1948), était très tard. Né dans une famille pour qui le sport ne signifiait rien, il commença à travailler à 14 ansdans l’entreprise de son oncle, ce qui l’occupait  du lundi matin au dimanche midi (!) sans un jour de vacances jusqu’à son départ pour le service militaire. Il habitait à proximité immédiate du terrain de Basket de Rupella (club historiqueRochelais), et deux de ses meilleurs amis jouaient pour le club. Ce n’est qu’au retour de l’armée, et par un incroyable concours de circonstances que cette rencontre eut lieu. Un dimanche d’automne, la réserve de Rupella devait disputer un match, et ils n’étaient que 4. C’est alors que l’un des joueurs de l’équipe première, présent au match, eut l’idée d’aller chercher son ami Christian Boutin pour éviter le forfait. Il essuya d’abord un refus bien compréhensible de ce dernier, mais, à force d’insistance, réussit à le convaincre. Christian Boutin joua donc son tout 1er match sans avoir jamais touché un ballon de basket !!! Malgré cette première expérience qui aurait pu l’en dégoûter à jamais, le virus du basket lui avait été inoculé, et pendant les années qui suivirent, il consacra chaque minute de son maigre temps libre à ce sport.

Dans quelles circonstances le club « Naval Sport » a-t-il été créé ?

Christian Boutin jouait donc dans l’équipe de Rupella depuis la saison 49-50, qui avait vu la création de la division « nationale 1 », élite de l’époque. Après 4 saisons dans l’élite, le club était descendu en « Excellence » et avait manqué d’un cheveu la remontée à la fin de la saison 53-54. Depuis plusieurs saisons, les joueurs se plaignaient des conditions de transport, les dirigeants ayant fait des choix quelque peu surprenants. Pour les destinations qui étaient compliquées à rejoindre par le train, ils avaient acquis tout d’abord un cabriolet Delage datant des années 30, déjà hors d’âge en 1950, et dont le système de chauffage avait été démonté pour pallier le risque d’incendie ! Imaginez la traversée du Massif Central en plein hiver pour aller rejoindre Villeurbanne ou Bellegarde ! Lorsque ce respectable véhicule rendit l’âme, le club eut la riche idée de dénicher un corbillard vaguement aménagé en véhicule de transport par l’installation à l’arrière de 2 bancs de bois se faisant face, ce qui avait l’avantage d’embarquer la totalité de l’équipe. Comble de bonheur, la conduite du véhicule était dévolue à… Christian Boutin qui était malheureusement (pour lui) le seul à posséder le permis « transport en commun ». A l’issue de la saison 53-54, les dirigeants avaient assuré aux joueurs que les déplacements seraient effectués dans des conditions normales dès l’entame de la saison suivante. Or, au 1er match extérieur, le corbillard était toujours en service. La semaine suivante, Christian Boutin, qui était devenu Capitaine de l’équipe à la retraite de l’illustre Gino Falorni, avait prévenu les dirigeants, après avis unanime de ses coéquipiers, que l’équipe refuserait de se déplacer si les engagements promis n’étaient pas tenus. C’est exactement ce qui se produisit à l’occasion du 2ème déplacement de la saison, à la nuance près que seuls 3 joueurs mirent leur menace à exécution. Les autres, plus jeunes, et pour certains fils de dirigeants, avaient été entretemps « retournés » par les instances du club. La sanction, implacable, ne se fit pas attendre. Le lundi qui suivit, lors de la réunion de bureau hebdomadaire du club, il fut voté à la quasi-unanimité l’exclusion des 3 joueurs en question. Seul le secrétaire du club avait voté contre, demandant que lesdits joueurs soient entendus avant la décision du bureau. Les « bannis », même pas convoqués, apprirent leur sort le lendemain en lisant la presse locale ! Dès lors, la saison entamée ne leur permettant pas de changer d’équipe, ils décidèrent de monter leur propre club. C’est au sein des chantiers navals Delmas que la nouvelle structure sportive fut implantée. C’était à l’époque le 1er employeur rochelais, et celui des 2 infortunés coéquipiers de Christian Boutin. D’ailleurs, au début de l’aventure, seuls les salariés du chantier pouvaient intégrer l’équipe, à l’exception de Christian Boutin, pour qui une dérogation avait été prévue. Les premiers pas du « Naval Sport Rochelais » furent quelque peu laborieux, ils ne purent disputer que la coupe Charente Maritime, brillamment remportée, en sus de matchs amicaux et de tournois de fin de saison. L’équipe, outre les 3 « ex-nationaux », avait été complétée par 2 réservistes rupelliens venus les rejoindre par solidarité, ainsi qu’un … marcheur et un lanceur de javelot, toussalariés des chantiers. La logistique fut aussi compliquée, la structure n’était que « semicorporative», et l’aide des chantiers Delmas se résumait à une maigre subvention de fonctionnement. Les joueurs durent ainsi prendre en charge tout l’administratif, et batailler pour obtenir des créneaux d’entraînement sur les divers terrains rochelais. Malgré tout, l’aventure commençait…

Qui sont les cofondateurs Georges Ferron et Ange Bertho ?

Comme vous l’aurez sans doute compris, Georges Ferron et Ange Bertho étaient les 2 autres « dissidents », et c’est ce trio qui décida de la naissance de Naval Sport. Ange Bertho habitait dans la même rue que Christian Boutin, à quelques pas du terrain, et avait joué à Rupella depuis la catégorie cadet. Il fut vice-champion de France junior, et ensuite un joueur majeur de l’équipe 1ère. Georges Ferron, plus jeune, avait aussi fait « ses classes » à Rupella et venait d’intégrer l’équipe senior lorsque la « scission » eut lieu. A l’image de la carrière Basket de CB, Naval Sport Co garde l’empreinte de cette ancrage Rochelais ; pouvez-vous nous évoquer cette carrière et ses liens étroits avec la terre rochelaise ? On peut dire que Christian Boutin fut l’homme d’un seul club, puisque Naval Sport fusionna avec Rupella 15 ans après la scission qui avait provoqué sa naissance. Il débuta donc le basket à 21 ans, et intégra l'équipe 1ère à la fin de sa 2ème année de basket, au cours de la saison 49-50, année de la création de la « Nationale ». Cela semble totalement irréaliste à notre époque, mais sa taille (1.83m) qui faisait de lui le plus grand de l’équipe, ainsi qu’un travail technique acharné lui permirent de réaliser son rêve. Il joua ainsi 5 saisons à Rupella, puis fut l’homme-orchestre de Naval Sport, où il cumulait les rôles de capitaine-entraîneur-manager tout en menant le jeu. Durant les 14 saisons de Naval, il gravit tous les échelons de la « départementale » à la « fédérale », échouant à plusieurs reprises d’un souffle pour la montée en Nationale 2 (pro B de l’époque). Il aura donc connu comme joueur toutes les divisions de la FFBB. Il arrêta de jouer en 1968, à 41 ans, au moment de la fusion avec Rupella, dont il fut l’entraîneur jusqu’en 1973. Il fut ensuite directeur sportif et président du club. Après un titre de champion de France de National 4 en 1984, Christian Boutin allait atteindre son graal, par la montée en Pro B en 1989. Il avait remporté le pari fou de faire retrouver l’élite à son club qui n’avait pas connu pareil niveau depuis plus de 35 ans. Après 2 belles saisons, il décidait de se retirer non sans s’être trouvé un successeur pour assurer la pérennité de son action. A ceux qui lui demandaient la raison de cette décision, il répondait invariablement: « place aux jeunes ! ». Mon grand-père était passionné d’histoire et très attaché à sa ville natale qui n’avait pas de secret pour lui.

Parlez-nous de l’évolution de ce club ?

Naval vécut une épopée sportive extraordinaire : après une saison sans championnat officiel, le club s’inscrit en championnat départemental. Après plusieurs montées successives Naval gravit les échelons jusqu’en Fédéral et retrouve son rival historique Rupella-Sport pour des derbys enflammés. L’apogée de Naval restera la victoire en Coupe Sud-ouest 1963 contre les JSA de Bordeaux et ce malgré deux divisions d’écart ! Les bordelais, faut-il le rappeler, jouaient les premiers rôles en excellence nationale (la proB actuelle), et avaient même réalisé une incursion d’une saison dans l’élite nationale. Ils avaient de plus remporté toutes les éditions de la coupe sud ouest depuis sa création, compétition éminemment sélective, puisqu’elle était ouverte à tous les clubs de la grande région toutes divisions confondues. Naval Sport l’emporte 51-44 et devient le premier club Rochelais à remporter cette coupe. Après des années de rivalité, le club fusionne avec Rupella-Sport pour unifier les forces du basket Rochelais au sein d’un seul et même club. Concernant Rupella, fondé en 1932, le club eut l’immense honneur de faire partie des clubs fondateurs de la Nationale en 1949. Il s’est maintenu pendant 4 saisons dans l’élite, avant de connaître une dégringolade accentuée par la scission de 1954 et la création de Naval. Puis, à la faveur du concours de plusieurs joueurs de la base américaine de La Rochelle, le club fut champion de France Honneur en 1961, et resta à ce niveau jusqu'après la fusion de 1968 puis atteint la Nationale 2 en 1972. La décennie 70 fut ensuite plus sombre, le club redescendit au niveau régional avant de repartir vers les sommets. Après 7 saisons en Pro B, la section professionnelle fut liquidée en 1996, et ce qui restait du club repartit en Nationale 4, puis remonta en Nationale 2 en 1998. Mais le pire est à craindre, Rupella est devenu il y a quelques mois la section basket du Stade Rochelais Rugby, et n’existe plus en tant que tel, après 86 ans d'existence…

Pouvez-vous évoquer pour nous les lieux emblématiques du basket à la Rochelle ?

Le plus fameux est évidemment le mythique terrain de la Lanterne, situé au pied de la tour éponyme. C’est là que Rupella écrivit sa légende en accueillant les plus grands clubs Français de 49 à 51. Le lieu, en plus d’être chargé d’histoire, se situait entre le vieux port et la plage, et était ouvert au vent du large, qui se chargeait de dévier les tirs les plus précis. Quand les conditions étaient défavorables, les scores dépassaient rarement la vingtaine de points. Puis vient bien sûr la salle dite « de l’Encan » car elle fut aménagée au sein de l’ancien marché aux poissons, à proximité immédiate du vieux port. Son architecture était quelque peu surréaliste, avec sa verrière et ses piliers du 19ème siècle, son dédale de couloirs, d’accès, de portes et d’escaliers dérobés qui en faisaient un véritable labyrinthe. On peut aussi évoquer le terrain de Saint Eloi, du nom d’un quartier rochelais, où jouaient les équipes de l’AC St Eloi dans les années 50. Malheureusement, ces lieux n’existent plus, le terrain de la Lanterne, désaffecté à la fin des années 60, est devenu un parking, la salle de l’Encan a été transformée en maison de la culture en 1978, et, dernier à survivre, le terrain de St Eloi, laissé à l’abandon depuis des lustres, connut une 2ème vie en devenant un playground dans les années 90 et 2000, mais a depuis fait place à un triste square vide et sans âme.

D’où vient le mot « Rupella » ?

Rupella est le nom de la cité de pêcheurs ayant donné naissance à la ville de La Rochelle
au 9ème siècle, et qui signifie « petite roche ».

Comment votre marque s’inspire-t-elle de cette épopée ?

Chaque produit est inspirée d’une archive, d’une victoire ou d’un anecdote de l’épopée de Naval. Par exemple la collection « 1963 » célèbre la victoire en Coupe Sud-Ouest grâce à un patch chenille. Il y a aussi la veste « La Lanterne » qui fait référence au terrain ou le tee-shirt « Programme officiel » dont le design s’inspire d’un programme officiel de 1963. Je pars toujours de l’histoire pour ensuite aller vers le produit qui l’exprime le mieux. Par exemple, la lettre B présente sur la veste La Lanterne s’inspire d’un survêtement de l’époque sur lequel chaque lettre était dotée de "boutons-pression" au dos, afin d'être interchangeable à volonté sur les vestes au fil des changements d'effectif, et ainsi pouvoir toujours composer le nom du sponsor historique de Naval Sport : le bar André. A cette époque le sponsoring n’était pas autorisé, ces lettres étaient un moyen de
contourner cette règle.

Comment voyez-vous le futur de Naval sport Co ?

Le but est de lancer le e-shop puis de développer de nouvelles collections notamment le lancement des accessoires (casquettes…) toujours inspirés des archives. J’aimerais aussi aller au-delà du vêtement pour créer des événements comme un tournoi, une exposition…Deux pop-up stores, un à Paris et un à La Rochelle se sont tenus en 2019.

A qui s’adresse votre marque ?

A tous les amoureux de basket-ball bien sûr mais aussi plus largement à toutes les personnes qui se reconnaissent dans l’histoire de Naval et qui sont soucieux d’acheter des produits de qualité faits en France ou aux Etats-Unis.

Quels produits proposez-vous ?

Des tee-shirts, sweaters et vestes faites en France. Nous proposons aussi des produits fait aux Etats-Unis comme des fanions.

La dimension patrimoniale va-t-elle rester au coeur du projet ? Comment cela
sera-t-il conciliable avec une activité commerciale ?

La dimension patrimoniale est l’objectif intrinsèque de la marque, elle restera donc au coeur du projet. Pour être tout à faire honnête elle est précède même la dimension commerciale de rentabilité qu’ont la plupart des marques. Naval est une activité que je développe en plus de mon travail.

Comment se manifeste aujourd’hui l’attachement des supporters de basket
rochelais à leur histoire ? [Quelle place par exemple l’évolution des différents noms
des clubs, les emblèmes (crabe, bouée de secours), les coupes et couleurs, les
matières des tenues, les variations esthétiques depuis les années 50 … ?]

Selon mon point de vue, l’attachement des supporters de basket rochelais à leur histoire est faible sauf chez certaines personnes qui ont vécu les grandes années de Naval et de Rupella. L’histoire du basket Rochelais est peu connue par les nouvelles générations et la marque est aussi là pour remédier à cela. Les emblèmes comme la bouée et le crabe ont disparu après la fusion Naval Rupella. Le club a ensuite gardé ses couleurs historiques bleues et blanches jusqu’en 2018, lorsque Rupella a été absorbé par le Stade Rochelais Rugby. Les changements ne se sont pas faits attendre : abandon des couleurs bleues et blanches, changement de nom, refonte de l’identité visuelle (certains logos ne portent plus le nom du club…).

Quelles sont les couleurs du magnifique survêtement de Naval Sport ? 

Tout simplement noir à lettres blanches. Naval a porté au départ des maillots violets, avec bandes assorties sur les shorts, les chaussettes et les lacets. Ensuite le club est passé au bleu ciel avec la fameuse bouée, en hommage au célèbre restaurant rochelais le « bar andré », soutien historique du club qui se situait juste en face de l’entrée de la salle de l’encan.

Projetez-vous d’en réaliser une réplique ?

En effet c’est un produit qui sortira forcément un jour.

Catégorie: 
Surtitre: 
Entretien
Date d’écriture: 
Mardi, 21. Janvier 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Interview avec Hugo Boutin qui a fondé la marque Naval Sports Co en s'inspirant des grandes heures du basket rochelais dont son grand son grand-père fut une figure.

Les archives de l'Alsace de Bagnolet

Corps: 

Pouvez-vous évoquer succinctement la naissance de l’Alsace de Bagnolet et l’histoire de sa section basket ?

Le club est né en 1908 sous le nom de patronage Saint-Léon. Son fondateur, l’abbé Justin Rouan, était alors âgé de 24 ans et avait été envoyé comme vicaire à Bagnolet, afin d’aider le curé de la paroisse, l’abbé Charles.
En plus de s’occuper de l’Eglise, il souhaitait aussi prendre soin des enfants des quartiers qui n’allaient pas à l’école. Pour ce faire, tous les jeudis et dimanches, il les emmenait en forêt, les amusait avec des jeux collectifs sur le tout premier terrain du patronage (rue de la Capsulerie), et leur donnait des cours de catéchisme. L’objectif de l’abbé Rouan était de faire "des enfants d’aujourd’hui, des hommes grands, forts et bien éduqués".
Le patronage connut un rapide succès et développa très vite différentes sections telles que le-main-à-main, la fanfare, le rallye-cor, la chorale, ou encore l’athlétisme, avec lesquelles il se fit connaître davantage à des concours et compétitions.

En 1918, pour célébrer la reconquête de l’Alsace et de la Lorraine, le président alsacien, Charles Keller, changea le nom du club : le patronage Saint-Léon devint l’Alsace. La section basket apparu au printemps 1924, six ans après que le patronage ait changé de nom pour devenir « l’Alsace de Bagnolet ». La première équipe masculine était composée des joueurs suivants : Adamy, Duchatel, Chauvin, Goussaire, Couppe. Les résultats furent lents au démarrage mais les progrès se firent sentir à partir de 1938 où l’équipe première masculine devint championne de France des patronages, pour ensuite devenir plusieurs fois champions F.S.F. entre 1950 et 1970 et enfin, champions de France en 1961, 1962, 1967. L’équipe première féminine fut créée en 1947 et fut championne de Paris L.P.B.B. (Ligue Parisienne de Basket-Ball) en 1959. En 1966 – 1968 – 1970, elles deviennent championnes F.S.C.F. L’équipe monta ensuite en Fédérale puis en Nationale 1 en 1971-1972 & 1972-1973. L’Alsace de Bagnolet est située rue Francisco Ferrer (ancienne rue des Petits Champs) sur un terrain que l’abbé Rouan, avec l’aide d’un ami, Charles Guillon, a acquis le 26 juillet 1926 à la suite de nombreuses démarches compliquées qui durèrent de 1925 à 1926.

Pouvez-vous raconter votre arrivée à l’Alsace de Bagnolet (engagement dans le cadre d’un service civique puis embauche) ? Quelle est votre mission ?

J’ai été embauchée par l’Alsace en service civique car le club désirait organiser ses archives et mettre en valeur son histoire et son patrimoine. Ayant toujours privilégié les valeurs de famille, partage, et soutien, le club a fait appel à un service civique pour réaliser son souhait. Ma mission est de récupérer toutes les archives qui se trouvent en différents endroits sous différents formats, à savoir : les lettres échangées tout au long des années, les photos des matchs et divers événements, des plans des travaux effectués à l’Alsace, des fanions des clubs rencontrés au cours de matchs… Mon objectif principal est ensuite de les trier, scanner et protéger et classer les documents qui en ont besoin.

Comment se compose le fonds d’archives de l’Alsace de Bagnolet ?

Les docuemnts sont très nombreux et très variés. Il peut s’agir de lettres manuscrites ou tapées à la machine, (internes et externes à l’Alsace), de photos, plans, fanions, drapeaux, tableaux, cahiers, affiches, affichettes, atblettes, programmes, petits films et même photogrammes. Dans les échanges de lettres, j’ai aussi des demandes de fans pour des photos signées, de cartes de félicitations et des documents variés, que je range dans des classeurs individuels. Les dates des archives toutes confondues s’échelonnent des années 1880 à aujourd’hui.

Comment procédez-vous pour classer et conditionner ? Quelles sont les étapes ? Où en êtes-vous ?

Pour classer, répertorier et mettre en valeur les archives je fais plusieurs tris. Je classe les photos par ordre chronologique et événements que je réunis dans des classeurs du même style, transformés en albums photos.
Chaque photo est numérotée, légendée et collée sur feuille canson. Puis, à l’aide d’outils numériques, je les scanne une par une et je les range sur ordinateur dans des dossiers, renommés aussi. Dans un fichier numérique sous forme de tableau Excel, j’inscris toutes les photos afin de tout répertorier. Cela permet à tout individu qui fait une recherche de photos, de la retrouver assez vite. Grâce à un système de filtrage que l’on peut utiliser sur Excel, la recherche peut fonctionner par mot clé, date ou numéro de photo. Je trie toutes les correspondances par villes en tenant compte du club, et par ordre chronologique pour chaque club.
Puis je les range dans des classeurs par ordre chronologique. L’idée est qu’à la fin, tout soit numérisé et rangé sur ordinateur dans des dossiers aux titres clairs et dans des classeurs où les documents papiers sont protégés.

Pour le moment je suis rendue à un classement d’environ 1000 photos en comptant celles qui sont déjà dans les albums, et celles que je n’ai pas encore pu faire développer, mais qui sont déjà renumérotées, mises dans le fichier Excel et rangées dans les dossiers de l’ordinateur. J’ai fait une petite pause photos pour me consacrer aux diverses correspondances entre les clubs que je souhaite finir au plus vite afin de continuer mon travail sur les photos. J’ai aussi commencé un tri des plans qui représentent les différents travaux de l’Alsace que j’ai rangé par bâtiments dans des classeurs et triés par ordre chronologique. J’envisage peut-être de les mettre dans des boîtes d’archives à plat, par bâtiment. Un projet a été lancé avec la F.S.C.F. concernant le drapeau du club que l’on souhaite réparer, et qui a désormais 100 ans. C’est une affaire qui est en cours et on ne sait malheureusement si elle aboutira, vu le coût de la réfection.

Des projets de valorisation sont-ils d’ores et déjà envisagés pour le fonds (mise à disposition de chercheurs, exposition, etc.) ?

Le projet est de réaliser un jour une exposition permanent à l’aide des archives du club. En attendant, les classeurs seront présentés lors de chaque réunion au club (repas amicaux, assemblées géénrales des sections et de l'association, etc.). Il est aussi envisageable de se fournir en matériel adéquat pour mieux protéger les archives.

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Entretien
Date d’écriture: 
Lundi, 30. Décembre 2019
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L’Alsace de Bagnolet est un club qui a marqué l’histoire du basket-ball, aussi bien au niveau francilien que national. Ces derniers mois, l’Alsace a entrepris un travail remarquable de classement et de sauvegarde de ses archives. Claire Huchet, qui a été en charge de ce travail, nous a présenté le projet.

Fijalkowski et les Demoiselles du CUC au Panthéon du sport français

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Les Demoiselles de Clermont ont dominé le basket français dans les années 1960 et 1970 (13 titres de championnes de France entre 1968 et 1981) et brillé sur la scène européenne (5 finales de Coupe d'Europe). Fondée en 1964 sous l'impulsion d'Edith Tavert et sous la présidence de Michel Canque, la section féminine du Clermont Université Club a gravi les marches, depuis le niveau régional jusqu'à l'élite. Au-delà des résultats et du palmarès exceptionnel, les Demoiselles de Clermont ont incarné le développement spectaculaire du basket-ball féminin et l'évolution du sport féminin en général.

Isabelle Fijalkowski a effectué ses premiers pas de basketteuse à Clermont-Ferrand. Trop jeune pour être une "Demoiselle de Clermont", elle fera partie des "12 filles en Or" de 2001. Ce titre de Championne d'Europe avec l'équipe de France est l'un des sommets d'une immense carrière. Son adresse, sa technique, son engagement, sa rigueur lui ont permis de briller dans les équipes les plus performantes et les compétitions les plus relevées en France, en Italie et aux Etats-Unis. 

Palmarès Isabelle Fijalkowski

● 5 fois Championne de France (1992 avec Challes-les-Eaux, 1996 et 1997 avec Bourges, 2001 et 2002 avec Valenciennes) ; 2 victoires en Coupe de France (2001 et 2002) ; 2 victoires au Tournoi de la Fédération (1996 et 2002)

● 2 fois Championne d’Italie (1998 et 1999)

● 2 victoires en Euroligue (1997 avec Côme et 2002 avec Valenciennes)

● MVP du Championnat de France en 1997 et du Championnat d’Italie en 1999

● 204 sélections en Équipe de France. Championne d’Europe 2001. Médaillée d’argent en 1993 et 1999. Médaillée d’argent aux Goodwill Games en 1994

● Clubs successifs : 1988-1991 : AS Montferrand, 1991-1992 : Challes-les-Eaux, 1992-1994 : Stade Clermontois, 1994-1995 : Colorado (NCAA, USA), 1995-1997 : Bourges, Eté 1997 : Cleveland Rockers (WNBA, USA), 1997-2000 : Côme (Italie), Eté 1998 : Cleveland Rockers (WNBA, USA), 2000-2002 : Valenciennes

● Académicienne du Basket 2011

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Surtitre: 
Gloires du Sport
Date d’écriture: 
Jeudi, 12. Décembre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
Isabelle Fijalkowski est officiellement devenue Gloire du Sport au cours de la traditionnelle cérémonie organisée à la Maison du sport français, siège du CNOSF. Les joueuses du Clermont Université Club ont également été honorées au cours de la même soirée, recevant le Trophée du Musée National du Sport.

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