Equipe de France féminine

Plus forte que les blessures

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A 10 ans, Ornella Bankolé découvre le basket à Monéteau dans l'Yonne. Repérée pour ses qualités d'appuis et de vitesse, elle intègre le pôle espoirs de Dijon puis le Pôle France en 2012. A sa sortie, le club de Calais alors en LFB lui offre son premier contrat professionnel : "J'étais super contente de signer à Calais, dans un projet qui était intéressant pour moi". Membre de l'Équipe de France U18 durant l'été, elle se blesse au genou (ligament croisé) dès l'ouverture du tournoi face à l'Italie et voit ses rêves de Ligue Féminine s'eloigner. "Ca a été très dur mentalement, je me suis dit "tout mais pas maintenant", j'avais beaucoup d'appréhension de devoir revenir de blessure sur une première saison pro. J'étais très inquiète" se rappelle l'arrière.

Après une rééducation menée à un rythme effréné, elle retrouve le terrain et le maillot jaune et bleu du COB avec lequel elle dispute sept rencontres en fin de saison (6,0 points). "J'ai repris assez tôt, il fallait que je me remette en confiance pour faire quelques matches et être apte mentalement à démarrer la saison d'après. Ca m'a mis en confiance de voir que mon genou tenait, de pouvoir faire quelques minutes". Dans son malheur, elle peut compter sur le staff calaisien qui l'aide à remonter la pente : "Dans la rééducation, l'accompagnement, ils ont été au top. J'ai eu une prépa de ouf tout l'été. Ils m'ont remise sur pied". Relégué en LF2, Calais s'appuye sur une Ornella Bankolé à 100% de ses moyens (11,7 points) mais ne parvient pas à retrouver l'élite contrairement à leur jeune ailière qui tape dans l'oeil de Lattes Montpellier, finaliste des playoffs LFB. "Quand Rachid Meziane m'a proposé le projet j'étais très contente de retrouver un club de Ligue Féminine et en plus au BLMA qui a une belle image" confie-t-elle.

Mais le sort semble s'acharner sur l'Icaunaise qui, après sept matches, est touchée à l'autre genou. "La blessure est plus grave parce que les croisés sont touchés mais aussi un autre ligament et le ménisque. Comme j'avais déjà eu ça, je l'ai beaucoup mieux vécu et j'ai basculé tout de suite. Je savais ce qui allait se passer, ce qu'il fallait faire et ne pas perdre de temps. Mentalement j'étais prête". De nouveau sur pied, elle repart avec détermination sous les couleurs lattoises non sans appréhension : "J'étais un peu inquiète. Est-ce que ça va tenir ? Puis j'étais revenue dans un effectif XXL au BLMA, autour de joueuses fortes et expérimentées". Elle réalise pourtant la meilleure saison statistique de sa jeune carrière (7,5 points et 8,3 d'évaluation en 30 matches), obtient ses premières sélections en Équipe de France lors de l'été 2019 et décroche la médaille d'argent à l'Euro. Mesure-t-elle au chemin parcouru depuis sa blessure quatre ans plus tôt ? "J'y pense quand on m'en parle. C'est derrière moi mais je me dis que je suis passée par pas mal d'épreuves, je suis heureuse d'en être arrivée là même si ce n'est pas la fin".

En septembre, Bankolé intégrera une nouvelle équipe puisqu'elle s'est engagée en faveur de Roche Vendée. Avec le RVBC, celle qui porte le numéro 3 en hommage à ceux qui l'inspirent (LeBron James, Maya Moore, Drazen Petrovic) espère franchir un nouveau palier et devenir une joueuse majeure : "Je pars là-bas pour avoir un autre rôle que celui que j'avais à Montpellier, celui d'une remplaçante qui devait apporter. A Roche Vendée j'y vais pour être titulaire, avoir du temps de jeu et montrer de quoi je suis capable".

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La petite histoire de...Ornella Bankolé
Auteur: 
Par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Jeudi, 25. Juin 2020
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Chapeau: 
Découvrez les petites histoires qui font la grande histoire de la Ligue Féminine de Basket depuis 1998. A sa sortie du Pôle France en 2015, Ornella Bankolé faisait partie des plus grands prospects du basket français. Deux graves blessures aux genoux n'ont pas entamé son ascension et sa soif de briller au plus haut niveau.
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"En pleurs à deux minutes de la fin"

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Bonjour Sandra, que deviens-tu ?
Depuis que j'ai arrêté ma carrière, je me suis formée. J'avais déjà préparé un petit peu ma reconversion. J'ai réussi mon DE JEPS et dans le même temps j'ai été embauchée au Comité Départemental du Calvados où je suis CTF (Cadre Technique Fédéral). J'ai énormément de missions : je m'occupe de la sélection départementale féminine U13, depuis deux ans j'ai lancé le championnat 3x3, j'entraîne la section scolaire départementale dans un collège à Caen, il y a la formation de cadres. Mes journées sont bien remplies.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
On va dire 8. J'essaye de suivre pratiquement tout le monde, filles ou garçons ça n'a pas d'importance. Aujourd'hui je suis coach d'une équipe garçons à Douvres en R2. Il n'y a pas plus la LFB, je suis la JeepELITE, la Pro B. Peu importe le sexe, la catégorie, je trouve toujours du plaisir à regarder le basket.

Quelle est l'adversaire la plus coriace que tu as rencontrée ?
En début de carrière c'est Malgorzata Dydek qui est malheureusement décédée. J'arrivais, j'étais toute nouvelle en sélection et voir quelqu'un a plus de 2m (2m18) c'était impressionnant. Et sur la fin de ma carrière c'est Brittney Griner contre qui j'ai pu jouer quand j'étais à Bourges lors de ma dernière année.

La coéquipière la plus fantasque
(Rires) Il y en a plein ! Il y a Virginie Brémont, Gaëlle Skrela, Fati Sacko... Il y en a eu une mutlitude.

Quel match aimerais-tu rejouer ?
La finale de 2001 du championnat d'Europe. J'étais la rookie de l'Équipe de France. Je me rappelle que j'étais en pleurs à deux minutes de la fin, la victoire était quasi acquise. J'aurais été incapable de jouer, j'étais vraiment en larmes. J'aimerais aussi rejouer une demi-finale du championnat de France avec Montpellier, si c'était à refaire je le rejouerais et changerais forcément le score.

Et celui que tu ne voudrais pas rejouer ?
Je pense que c'est celui qui a plus ou moins mis fin à ma carrière. C'est le dernier match de championnat de NF3 juste avant les playoffs pour la montée (avec Douvres), je me pète la cheville. C'est la première grosse blessure de ma carrière et qui a signé la fin totale. Malgré ça, j'ai quand même joué, strappée, le match de la montée. J'étais censée jouer 3 minutes et j'en ai joué 35 avec une douleur indescriptible. La passion a pris le dessus, je ne regrette pas.

Quelle coéquipière aimerais-tu revoir ?
J'ai perdu de vue Laure Savasta. J'aimerais bien la revoir parce que j'ai presque revu toutes celles qui ont fait partie de l'équipe en 2001, je garde le contact avec tout le monde.

Quelle personne a marqué ta carrière ?
C'est la coach d'Istres, Joëlle Belmonte. Je suis arrivée à Istres après une grossesse, hors de forme. Elle a toujours cru en moi et elle savait que j'allais réussir, devenir une basketteuse professionnelle. Elle m'a accompagnée, encouragée, engueulée comme une maman. Elle était un coach hors normes avec un tempérament terrible mais elle m'a transmis cette passion et cette combativité que j'ai eues sur le terrain dès le départ.

Son parcours (133 sélections en Équipe de France)
1992-1995 Effort du Morne Vert
1995-1998 Bourbaki Pau
1998-2001 Istres (NF1 puis LFB)
2001-2004 Bourges
2004-2006 Puig d'en Valls (Espagne)
Eté 2006 Shinshan (Corée du Sud, WKBL)
2006-2008 Lattes Montpellier
2008-2009 Cesis (Lettonie)
2009-2012 Lattes Montpellier
2012-2013 Arras
2013-2015 Mondeville
Oct-Nov 2015 Bourges

Son palmarès
Championne d'Europe en 2001
Championne de Lettonie en 2009
Vainqueur de la Coupe de France en 2011
Championne de France NF1 en 2000

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Que deviens-tu...Sandra Dijon ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Lundi, 22. Juin 2020
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Championne d'Europe avec les Bleues en 2001, Sandra Dijon a illuminé la Ligue Féminine de son sourire et son talent durant 13 saisons (327 matches). Istres, Bourges, Lattes Montpellier, Arras et Mondeville ont pu profiter de la combativité de la pivot martiniquaise sous les paniers. Installée en Normandie, elle forme désormais les joueuses de demain.
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"Les Américaines ne vous respectent pas"

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Ils sont très peu dans le basket français, celles et ceux pouvant se targuer d’avoir une ligne de « champion du monde » inscrite sur leur palmarès. Alexia Chartereau, Lisa Berkani, Francesca Dorby et Maeva Djaldi-Tabdi, elles le peuvent. « Il y a cinq ans, on pouvait dire : Mouais elle est championne du monde, mais c’est en 3x3, ce n’est pas grand-chose…’. Aujourd’hui, le 3x3 a pris tellement d’ampleur qu’avec le temps, je trouve que ce titre a pris plus de valeur et d’importance. Ça a toujours été un honneur et une fierté d’être championne du monde 3x3, mais peut-être que les gens réalisent un peu plus ce qu’on a fait maintenant » analyse Alexia Chartereau, pensionnaire du Pôle France. « Le résultat qu’on a obtenu en 2015 a également permis de commencer quelque chose de nouveau, et lancer une nouvelle ère pour le 3x3 ». Première médaille internationale en 3X3 pour le secteur féminin, 2015 a ouvert la voie à de nombreux podiums les années suivantes, les U18 et U23 féminines ramenant à la France un total de 10 médailles internationales entre 2016 et 2019.

Sorties en quart de finale lors des deux précédentes éditions, les Bleuettes ont débarqué en Hongrie avec peu de certitude. « On ne savait pas trop où on allait, c’était difficile de se jauger. On est arrivé au Mondial sans trop d’objectif. On savait juste qu’on avait une équipe forte physiquement et techniquement, et qu’on allait prendre les matches les uns après les autres » se souvient l’intérieure des Bleues et du Bourges Basket. D’entrée pour le premier match du tournoi, Chartereau et ses coéquipières s’inclinent face à la Chine (10-12). Ce sera leur dernière défaite de la compétition, les Tricolores rectifiant rapidement le pas en 1ère phase, allant jusqu’à éliminer le pays hôte la Hongrie en demi-finale (12-11), puis battre de justesse les Etats-Unis en finale (20-19).

« Juste avant la finale, il y avait le concours de dunks. Nous on était à fond dans notre échauffement car les matches s’enchaînent très vite » se souvient Chartereau. « On était focus, on ne regardait pas le concours. Et je me souviens que notre coach pour nous faire réagir nous avait dit : ‘vous voyez, les Américaines elles sont assises, elles regardent le concours de dunks et ne s’échauffement pas, elles ne vous respectent pas…’. Les entraîneurs aiment bien faire ça. Ça nous a piquées. C’était un match serré et au final on a réussi à prendre l’ascendant, car on n’a pas eu peur d’elles et on a joué les yeux dans les yeux ». Deux tirs primés incroyables de Berkani, un tir à mi-distance de Chartereau dans la dernière minute et un lancer-franc de Berkani à 19 secondes du terme permettent aux Françaises de monter sur la plus haute marche du podium. 

Une première médaille pour les quatre joueuses tricolores dans cet été 2015, qui retrouvent quelques semaines plus tard l’Equipe de France U18 féminine mais cette fois en 5x5, avec laquelle elle remporteront la médaille d’argent à l’Euro. « Je me rends compte maintenant que le 3x3 m’a beaucoup apporté dans mon jeu. Tu n’as pas le choix que de prendre des initiatives, tu ne peux pas attendre que l’autre fasse quelque chose, tu es obligé de créer le jeu. C’est ça qui est top. Ça m’a fait avancer et ça m’a servi après dans le 5x5 ».

Revoir le match :

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Surtitre: 
Equipes de France 3X3
Auteur: 
Kévin Bosi (FFBB)
Date d’écriture: 
Mercredi, 10. Juin 2020
Vignette: 
Chapeau: 
La France avait ramené deux médailles du Mondial 3x3 U18, organisé à Debrecen (Hongrie) en 2015 : le bronze chez les garçons, l’or chez les filles. Dans l’équipe du sacre mondial, on retrouvait une certaine Alexia Chartereau, aujourd’hui joueuse de l’Equipe de France féminine (50 sélections, 350 points), qui se souvient de cette expérience 3x3 internationale, la seule de sa carrière jusqu’à présent.
crédit: 
(Crédit : FIBA)
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"Ma période à Valenciennes a été incroyable"

Corps: 

Comment vas-tu Sandra ?
Ca va, on doit s'adapter à cette nouvelle façon de vivre. Je suis à la maison, j'ai stoppé mon activité professionnelle pour l'instant et j'espère la reprendre rapidement. J'ai deux enfants donc mes journées sont bien chargées.

Que deviens-tu ?
J'ai arrêté ma carrière à Prague (en 2010). Je suis retournée à la faculté des sports de Prague où j'ai passé un diplôme de préparateur physique et coach sportif. Ca m'a pris une année puis j'ai intégré l'équipe 2 de Prague, l'équipe réserve avec des jeunes joueuses. Je me suis occupée de la préparation physique et de la réathlétisation post blessure. Ca m'a beaucoup plu. En 2013 on est rentrés en France et j'ai eu deux enfants. J'avais mis tout ça en suspens. On est arrivé en 2016 à Dinan et au bout de 4-5 mois j'ai lancé mon activité de coach sportif individuel. J'ai commencé avec une personne puis le bouche à oreille a fait son effet, j'entraîne maintenant une dizaine de personnes qui veulent courir, se remettre en forme, se gainer, se muscler. Je vais chez eux pour leur donner des cours de sport.

Tu as donc retrouvé la Bretagne...
Oui. On a fait un passage au Puy-en-Velay pendant deux ans où mon mari avait trouvé un poste. Il a été démarché pour aller en Bretagne, il m'a demandé si je connaissais Dinan. J'ai dit oui. Ca me permettait de me rapprocher de ma famille que j'avais quittée à l'âge de 15 ans. Ca m'a fait du bien de la retrouver par ici.

Est-ce que tu joues encore au basket ?
Pas du tout. A part dans le jardin avec mes enfants, on a obligatoirement installé un panier. Je me suis mise à d'autres sports que je n'avais pas pu faire quand j'étais basketteuse comme le ski, le vélo.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
J'aime bien regarder les matches à la télé. Je dirais 7. Il n'y a plus beaucoup de joueuses que je connais, avec qui j'ai joué. Il y a Elodie Godin. Je regarde plutôt les matches d'Euroligue avec Bourges, Lyon sur Youtube.

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Ca a toujours été une question à laquelle j'ai eu beaucop de mal à répondre. Forcément le titre de championne d'Europe avec l'Équipe de France a été un grand truc. Au niveau club, toute ma période à Valenciennes a été quelque chose d'assez incroyable, les deux titres de championnes d'Europe ont été des grands moments, le partage avec les supporters.

Et le moins bon ?
A l'époque où je jouais, toutes les défaites ont été difficiles à digérer mais avec le recul je pense ces défaites nous ont permis de progresser, d'avancer. Ce n'est pas toujours une mauvaise chose de perdre. Le petit regret que j'ai c'est le quart de finale aux Jeux Olympiques (en 2000 à Sydney, perdu contre la Corée du Sud), les Jeux dans leur ensemble ont été un grand moment, je reste très heureuse d'avoir pu vivre ça. On se dit qu'on aurait peut être pu avoir un podium si on avait passé ce quart.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
J'ai encore des contacts avec Claire Tomaszewski, j'ai eu Edwige Lawson récemment, ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas eue au téléphone. J'appelle de temps en temps Elodie (Godin) avec qui j'ai joué à Prague. Isabelle Fijalkowski aussi mais ça fait un petit moment que je ne l'ai pas appelée. On se perd un peu de vue, on ne s'appelle pas pendant un an et un jour on s'appelle et c'est comme si c'était hier. J'ai revu Jean-Pierre Siutat lors d'un déjeuner à Rennes, ça m'a fait plaisir. Il a appelé Nathalie Lesdema, ça faisait une éternité que je ne l'avais pas eue, ça m'a fait super plaisir. On ne s'appelle pas forcément mais ce sont des filles que je garde dans mon coeur. C'était une période particulière de ma vie, on a vécu des trucs assez incroyables.

Son parcours

1992-1995 Centre Fédéral
1995-2000 Aix-en-Provence
2000-2006 Valenciennes
2006-2010 Prague (Rép. Tchèque)

Son palmarès

En Équipe de France (214 sélections A)
Championne d'Europe en 2001
Médaillée d'argent à l'Euro en 1999

En club
Vainqueur de l'Euroligue en 2002 et 2004
Championne de France LFB en 2001, 2002, 2003, 2004 et 2005
Vainqueur de la Coupe de France en 2000, 2001, 2002, 2003 et 2004
Vainqueur du Tournoi de la Fédération en 2002, 2003, 2004 et 2005
Vainqueur de l’Open LFB en 2003 et 2004
Championne de République Tchèque en 2009

Distinctions
MVP française de LFB en 2005
MVP du Tournoi de la Fédération en 2003
MVP Espoir de NF1A en 1996
Membre de l'Académie du Basket depuis 2015
Coq d'or FFBB en 2010

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Surtitre: 
Que deviens-tu...Sandra Le Dréan ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 27. Mai 2020
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Chapeau: 
Sandra Le Dréan est une icône du basket français (8 saisons LFB, 216 matches joués). Passée par Aix-en-Provence, elle a fait les beaux jours de Valenciennes entre 2000 et 2006 et de l'Équipe de France féminine. L'ancienne ailière a retrouvé sa Bretagne natale après plusieurs années en République Tchèque où elle avait terminé sa carrière.
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"J'ai très peu retouché un ballon"

Corps: 

Comment vas-tu Claire ?
Ca va. J'ai la chance de pouvoir continuer à bosser en télétravail. Je ne vois pas le temps passer. Ca va aussi bien que ça peut aller dans cette période bizarre.

Que deviens-tu ?
A l'arrêt de ma carrière (en 2012), j'ai repris des études dans l'hôtellerie-tourisme. J'ai fait ça pendant un an et ensuite j'ai intégré une école de commerce sur Tarbes pour préparer un bachelor (Bac+3). Comme j'ai trouvé ma voie, j'ai continué à l'école de commerce à Pau où j'ai passé et obtenu un master en expertise-comptable début 2018. Et à la suite j'ai intégré un cabinet comptable.

Est-ce que tu joues encore au basket ?
Plus du tout. Je ne regrette absolument pas la carrière que j'ai fait et mes choix, j'ai arrêté au bon moment. J'ai très peu retouché un ballon depuis. Ca ne m'a pas manqué plus que ça.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Pour être honnête, je suis de plus en plus loin la LFB. Je vais dire que je suis à 5/10. Je suis le TGB et Basket Landes mais comme je connais de moins en moins de joueuses... Je continue toujours à m'intéresser mais moins qu'avant.

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Il y en a beaucoup. Mes années à Valenciennes, le titre d'Euroligue en 2002 à Liévin, c'étaient mes premières années pro. J'ai cotoyé les plus grandes joueuses du moment, j'en garde des supers souvenirs, on s'entendait vraiment très bien. Cette année-là on a eu la chance de gagner le titre de champion de France mais aussi l'Euroligue qui nous avait échappée l'année d'avant. Devant notre public, en France, c'était génial.

Et le moins bon ?
Ce sont mes blessures qui ont freiné mon évolution. Mon premier (ligament) croisé avant d'arriver à Valenciennes et le deuxième quand j'étais à Clermont-Ferrand. Quand ça arrive tu te fais une raison, c'était écrit, il fallait que ça se passe comme ça. En plus cette année à Clermont, on était dans une situation assez inconfortable, le club était en péril, on n'a pas été payés pendant plusieurs mois. 

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Elodie Bertal forcément parce qu'on vit dans la même ville et on se côtoie régulièrement. Au-delà, j'ai encore des contacts avec Céline Dumerc. Le truc c'est que je ne suis pas vieille mais pas trop jeune (rires)... Les filles qui jouent actuellement, il y en a de moins en moins que j'ai côtoyées. J'ai des contacts avec certaines qui ont arrêté récemment comme Sylvie Gruszczynski, Naura El Gargati, Penda Sy. Je vais régulièrement à Mont-de-Marsan donc je vois Julie Barennes. On a la chance de toutes être plus ou moins dans le sud ouest donc c'est assez sympa de se retrouver régulièrement.

Son parcours

1998-2000 Centre Fédéral
2000-2003 Valenciennes
2003-2007 Tarbes
2007-2009 Clermont-Ferrand
2009-2012 Pays d’Aix

Son palmarès

En Équipe de France (4 sélections A)
Médaillée de bronze au Mondial Espoirs en 2003
Médaillée de bronze à l’Euro Espoirs en 2002

En club
Vainqueur de l’Euroligue en 2002
Championne de France LFB en 2001, 2002 et 2003
Vainqueur de la Coupe de France en 2001, 2002 et 2003
Vainqueur du Tournoi de la Fédération en 2002 et 2003
Vainqueur de l’Open LFB en 2002

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Claire Tomaszewski ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 20. Mai 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Passée par le Centre Fédéral, Claire Tomaszewski est arrivée dans le monde professionnel au milieu des stars de Valenciennes en 2000. Après 12 saisons et 257 matches joués pour l'USVO, Tarbes, Clermont-Ferrand et Aix-en-Provence, la native de Lorraine a tiré sa révérence en 2012 à seulement 30 ans.
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"Fervente supportrice du Reims BF "

Corps: 

Comment vas-tu Audrey ?
Ca va bien. Je suis sur Nantes avec mon fils, c'est un peu sport entre le faire travailler, la maison et mon travail. Au moins ça occupe sur cette période qui est un peu frustrante, avec de l'incertitude. C'est pas le genre de situation que j'aime, je préfère maîtriser les choses.

Que deviens-tu ?
Lors de ma dernière saison (en 2012-2013), j'ai commencé une formation de manager général au CDES (Limoges), c'est quelque chose qui m'attirait beaucoup. D'ailleurs le projet que j'avais avec Lyon quand j'y ai signé était d'avoir une fin de carrière puis derrière de travailler sur l'extra-sportif. Ca c'est terminé autrement mais j'ai quand même fini ma formation. J'ai ensuite été embauchée à Charleville (Pro B) où j'ai fait trois ans. Et je suis arrivée à Nantes où je viens de finir ma deuxième saison en tant que manager général (Hermine de Nantes, Pro B).

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Je dirais 7. Aussi surprenant que ça puisse paraître, je suis un peu plus la Ligue Féminine 2, par attachement familial. Je suis fervente supportrice du Reims Basket Féminin (dont son père, Philippe Sauret, est le Président).

Quel est ton plus beau souvenir de carrière LFB ?
Il y en a beaucoup. Je pense au premier titre, c'est souvent celui qui marque un peu plus et puis il y a le titre conquis sur le terrain de Bourges avec Valenciennes (en 2001). C'était une première fois pour nous quand on l'a fait avec l'USVO. C'était ma deuxième série de 5 ans avec Valenciennes, il y avait Laurent (Buffard). Ca avait une saveur particulière étant donné la rivalité qu'il y a eu entre Bourges et Valenciennes sur les 15 années de ma carrière. C'est forcément un moment fort que d'aller conquérir un titre sur le terrain d'un club qui dominait à ce moment là le basket français et européen.

Et le moins bon ?
Le pire ça reste le Final Four perdu en Sicile face à Bourges (à Messine en 2001). On fait une grosse erreur défensive et on perd au buzzer. C'était le premier titre européen qu'on attendait, on avait tout gagné cette saison là et la seule chose qu'on a laissé échapper c'est l'Euroligue. Au-delà de perdre, ce qui n'est pas insultant puisque c'était contre Bourges qui avait déjà eu deux titres, c'est la manière dont on a laissé échapper ce match. Ca a été une vraie frustration.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Je suis restée proche de Nicole Antibe et pour celles en activité, Johanne Gomis, Elodie Godin. En fait je suis en contact avec des joueuses contre qui j'ai joué. Après selon les réseaux basket, je croise aussi Isabelle (Fijalkowski), Yannick (Souvré), Cathy (Melain). Cette année j'ai eu moins de temps mais j'essaye de voir des matches sur Nantes ce qui me permet de recroiser beaucoup de têtes du basket féminin. Je suis toujours contente de recroiser les filles que j'ai pu cotoyer, soit par amitié, soit par connaissance via le basket.

Son parcours

1990-1993 Centre Fédéral
1993-1998 Valenciennes
1998-2000 Bourges
2000-2005 Valenciennes
2005-2007 Ekaterinbourg (Russie)
2007-2009 Tarente (Italie)
2009-2010 Schio (Italie)
2010-2011 Parme (Italie)
2011-2013 Lyon

Étés 2001-2002 Washington (WNBA, USA)

Son palmarès

En Équipe de France (202 sélections A)
Championne d'Europe en 2001
Médaillée d'argent à l'Euro en 1999

En club
Vainqueur de l'Euroligue en 2002 et 2004
Championne de France LFB en 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004 et 2005
Championne de France NF1A en 1994
Vainqueur de la Coupe de France en 2001, 2002, 2003 et 2004
Vainqueur du Tournoi de la Fédération en 1994, 1997, 1998, 1999, 2000, 2002, 2003, 2004 et 2005
Vainqueur de l’Open LFB en 2003 et 2004
Championne d’Italie en 2009
Vainqueur de la Coupe d’Italie en 2010

Distinctions
MVP française de LFB en 2004
Élue dans le 5 majeur français des 20 ans de la LFB
MVP du Tournoi de la Fédération en 1997
MVP du All Star Game LFB en 2004
MVP Espoir de NF1A en 1995

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Que deviens-tu...Audrey Sauret ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 13. Mai 2020
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Star du basket français au début des années 2000 avec Bourges puis Valenciennes, Audrey Sauret a remporté sept fois de suite le championnat de Ligue Féminine entre 1999 et 2005. Championne d'Europe avec les Bleues en 2001, double vainqueur de l'Euroligue avec l'USVO, elle a été élue dans le 5 majeur français des 20 ans de la LFB (9 saisons, 218 matches joués).

Vincent Collet et Valérie Garnier confirmés jusqu'en 2021

Corps: 

Vincent Collet a été confirmé et son contrat prolongé à la tête de l’Équipe de France masculine jusqu’aux Jeux de Tokyo, qui ont été reportés du 23 juillet au 8 août 2021. Le technicien multi médaillés avec l’Équipe de France travaillera à plein temps pour la FFBB à partir de juin 2020.

Vincent Collet interviendra dans différents domaines comme les Équipes de France jeunes, le Pôle France BasketBall – Yvan Mainini, sur l’organisation des entraînements liés au Projet de Performance Fédéral, à la formation des cadres et d’autres sujets liés à sa fonction de technicien.

Dans le même temps, la fédération a confirmé les fonctions de Patrick Beesley en qualité de Général Manager du Team France Basket pour une année supplémentaire, et de Boris Diaw en qualité de Général Manager adjoint.

Valérie Garnier a été confirmée et son contrat prolongé à la tête de l’Équipe de France féminine jusqu’aux Jeux de Tokyo. Tout comme son homologue masculin, Valérie Garnier travaillera à plein temps pour la FFBB à partir de juin 2020 et interviendra dans différents domaines concernant les Équipes de France jeunes et les contenus techniques liés au haut niveau, à la performance et à la formation.

L’ancienne capitaine de l’Équipe de France féminine et recordwoman du nombre de sélections en Bleues (262), Céline Dumerc, qui jouera la saison prochaine avec son club de Basket Landes (LFB), prendra dans un avenir proche les fonctions de Général Manager de l’Équipe de France féminine, notamment lors des prochaines fenêtres internationales. Elle interviendra également, lorsque son calendrier sportif le lui permettra, sur les Équipes de France jeunes, auprès des joueuses du Pôle France BasketBall - Yvan Mainini et lors des Camps Nationaux de la FFBB.

Surtitre: 
Equipes de France
Auteur: 
Service de Presse FFBB
Date d’écriture: 
Jeudi, 7. Mai 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Le président de la Fédération Française de BasketBall, Jean-Pierre Siutat et le Directeur Technique National, Alain Contensoux, ont annoncé ce jour la prolongation des contrats de Vincent Collet et Valérie Garnier jusqu’aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo qui se dérouleront durant l’été 2021. Dans le même temps, Patrick Beesley et Boris Diaw ont été maintenus dans leurs fonctions et Céline Dumerc viendra renforcer le staff des Bleues dans les mois à venir.
crédit: 
(Crédit : Bellenger/IS/FFBB)

"Londres est un peu comme un bouquet final"

Corps: 

Comment vas-tu Clémence ?
Je vais très bien, en confinement comme un peu tout le monde. Je suis dans ma maison à côté de Saint-Amand, avec un bout de jardin et à côté de la forêt. Ca nous fait un peu d'air libre pour aller souffler un petit peu.

Que deviens-tu ?
J'ai arrêté tout de suite après les Jeux Olympiques (en 2012), j'avais préparé ma reconversion durant cette année. J'ai enchaîné, en 2013, avec quatre années d'études de kiné. J'ai eu mon diplôme et depuis je travaille dans un cabinet libéral à Lille.

Est-ce que tu joues toujours au basket ?
Non pas vraiment. Je m'entraîne un petit peu, je suis allée dans des clubs amateurs pour courir, me dépenser, continuer à jouer mais officiellement je ne joue plus. Je fais plein d'autres choses maintenant.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Entre 3 et 4. Je suis de loin les grands événements mais pas forcément sur les réseaux sociaux ou les médias en général. C'est plutôt par les anciennes joueuses ou celles qui sont encore dans le circuit et avec qui je suis encore en contact.

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Il y en a deux. Forcément la médaille à Londres qui est l'aboutissement d'un travail collectif débuté quand Pierre (Vincent) est arrivé à la tête de l'Équipe de France. C'est un peu comme un bouquet final. Et puis il y a aussi, sur le côté émotionnel même s'il n'y a pas d'échelle de valeur de ce point de vue, la remontée en LFB avec Saint-Amand (défaite en finale du Final Four contre et à Charleville-Mézières en 2010). Il y a eu les déboires avec la disparition de Valenciennes, on est toutes parties à Saint-Amand. Remonter l'année d'après a été une grande satisfaction, collective et individuelle.

Et le moins bon ?
C'est lié à ça. A l'époque j'avais signé à Valenciennes, avec l'Euroligue, toute l'histoire, les joueuses emblématiques, les résultats. Tu arrives et un an après, il n'y a plus rien, au niveau politique, financier, plus personne ne suivait. Ca a été dur à encaisser.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Oui quelques unes. Il y a Alexia Kusion, Yacine Sene... Je dois d'ailleurs l'appeler. Ma vie a beaucoup changé mais ça fait partie de mon histoire, je n'ai pas tout quitté d'un coup.

Son parcours

1998-2001 Centre Fédéral
2001-2002 Calais
2002-2003 Valenciennes
2003-2004 Villeneuve d'Ascq
2004-2006 Nice
2006-2008 Tarbes
2008-2010 Union Hainaut (LFB/NF1)
2010-2012 Saint-Amand Hainaut Basket

Son palmarès

En Équipe de France (117 sélections A)
Médaillée d'argent aux Jeux Olympiques en 2012
Médaillée de bronze à l'Euro en 2011
Médaillée de bronze à l'Euro U16 en 1999

En club
Vainqueur du Challenge Round LFB en 2008

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Clémence Beikes ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 29. Avril 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Née à Grande-Synthe, Clémence Beikes est une figure du basket nordiste (9 saisons LFB, 210 matches). Passée notamment par Calais, Valenciennes, Villeneuve d'Ascq et Saint-Amand-les-Eaux (Union Hainaut et SAHB), l'arrière, médaillée d'argent aux Jeux Olympiques de Londres, vit toujours dans la région hennuyère.

"Je suis dans mon collège d'enfance"

Corps: 

Comment vas-tu Marion ?
Ca va plutôt bien, il fait beau. On vit à la campagne, dans une maison avec un extérieur donc on est mieux loti que les gens qui sont en ville, dans un appartement. Les petits peuvent s'amuser et on fait notre petite marche quotidienne d'une heure.

Que deviens-tu ?
J'ai eu deux enfants. J'en ai profité au maximum pour les élever comme ils ont peu d'écart. Depuis septembre je travaille au collège où j'étais, à Amou. Des postes d'assistants d'éducation à temps plein se sont libérés, ce qui me laisse le temps de préparer le concours d'auxiliaire de puériculture. Je me laisse deux ans pour l'avoir puis il y a un an d'école ensuite. Donc pour le moment je suis dans mon collègue d'enfance.

Est-ce que tu joues toujours au basket ?
J'ai repris cette année à Amou en pré-nationale. Je ne savais pas trop ce que ça allait donner avec mes genoux, le médecin m'a dit oui pour un entraînement dans la semaine. Ca fait du bien, le basket et le sport co me manquaient.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Je dirais 6. J'essaye de regarder les résultats du week-end sur l'application de la FFBB. Je vais voir les stats de temps en temps mais je ne suis pas à fond. Je ne vais plus trop à Basket Landes comme je suis à 45 minutes de Mont-de-Marsan. J'essaye d'y aller sur des gros matches, si je peux voir les filles qui jouent en face. Quand c'est Bourges, je vois Olivier (Lafargue).

Quel est ton plus beau souvenir de carrière ?
Le plus beau c'est la finale des Jeux Olympiques forcément et en deuxième le titre de NF1 et la montée en Ligue Féminine avec Basket Landes. Il y a aussi une demi-finale de playoffs contre Bourges. Ca reste des choses qui marquent.

Et le moins bon ?
Quand on m'annonce que je ne peux plus jouer à haut-niveau. J'avais prévu de jouer un an de plus. Sinon j'ai le souvenir d'un match contre Challes-les-Eaux à Saint-Sever où on prend un tir à 10 mètres à la dernière seconde de leur ailière australienne (Carly Wilson), un tir venu d'ailleurs qui nous fait perdre.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Il y a Gaëlle (Skrela), le fait d'être maman toutes les deux, on échange des photos. Emmeline (Ndongue) et Anaël (Lardy) sont très prises par leur boulot mais j'échange que ce soit appel ou SMS, Cap's (Céline Dumerc) aussi de temps en temps.

Son parcours

1999-2004 Amou Bonnegarde Nassiet
2004-2007 Tarbes
2007-2015 Basket Landes

Son palmarès

En Équipe de France (56 sélections A)
Médaillée d'argent aux Jeux Olympiques en 2012
Médaillée de bronze à l'Euro en 2011

En club
Championne de France NF1 en 2008

Catégorie: 
Surtitre: 
Que deviens-tu...Marion Laborde ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Mercredi, 22. Avril 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Figure du basket dans le Sud Ouest, Marion Laborde n'a pas eu le parcours classique de la basketteuse professionnelle. Après trois ans à Tarbes pour lancer sa carrière, elle s'est engagée avec Basket Landes, club auquel elle est restée fidèle de 2007 à 2015. Au total, elle a passé 9 saisons en Ligue Féminine et joué 174 matches.

"L'impression d'être un extraterrestre"

Corps: 

Comment vas-tu Yacine ?
Dans les circonstances actuelles tout va bien, on est en bonne santé. La famille va bien.

Que deviens-tu ?
J'ai arrêté en 2015. J'avais anticipé et fini mes études de droit pendant ma carrière. Je me suis laissée une année pour passer un examen en école d'avocat et j'ai eu un enfant en même temps. J'ai travaillé dans un tribunal comme assistante de justice puis juriste dans une association d'aide aux victimes. Depuis le 1er avril j'ai un nouveau travail, je suis chargée de mission sport et action sociale de proximité au Conseil Départemental des Ardennes. J'ai aussi été élue conseillère municipale à Charleville-Mézières et je suis toujours très investie aux Flammes Carolo avec l’association Flammes de Coeur.

Est-ce que tu joues toujours au basket ?
Bien sûr ! J'avais vraiment coupé pendant un an et demi. Puis après la naissance de ma fille, avec une bande de copines dont ma belle-soeur qui m'a dit "Viens, on va faire une équipe de mamans !", c'est parti comme ça. On a toutes un peu le même profil.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau suis-tu encore le championnat de Ligue Féminine ?
Comme mon compagnon est le coach des Flammes, je suis forcément plus. Je ne suis pas au fait de tout donc on va dire 7/10. Je ne suis pas à fond.

Quel est ton plus beau souvenir de LFB ?
A 18 ans, c'est le Final 4 de l'Euroligue avec Bourges à Messine (Italie). J'étais la dixième joueuse, je complétais l'équipe. Avoir vécu ça de l'intérieur c'était incroyable. Je me disais "waouh". Dans mes souvenirs de jeune joueuse, ça m'a impacté de voir ces filles. J'étais dans l'équipe mais j'avais l'impression d'être un extraterrestre, j'observais les comportements, l'intensité. Puis il y a ma première sélection en Équipe de France (le 10/07/2008). Ce n'était pas un but dans ma vie et c'était très fort. On reprenait de zéro avec Pierre Vincent, c'est un très bon souvenir aussi.

Et le moins bon ?
C'est à Mondeville. On avait la finale de Coupe de France un mois après la fin du championnat, de notre dernier match. On a perdu contre Lattes Montpellier (en 2011). C'est tout le contexte, avoir eu un mois de battement, on se préparait mais c'était très étrange. Puis de perdre ce match qu'on avait à notre portée.

As-tu encore des échanges avec certaines joueuses ?
Oui bien sûr. Certaines ne sont plus dans le basket donc ce n'est pas notre sujet de conversation. Il y a Clémence Beikes, Emmeline Ndongue, Ana Filip, Anaïs Deas, Valeriya Berezhnyska. Moins régulièrement j'ai Céline Dumerc et Clarisse Costaz. On essaye de se tenir au courant.

Son parcours

1999-2002 Bourges
2002-2004 Reims (LFB/NF1)
2004-2005 Aix-en-Provence
2005-2006 Stade Clermontois
2006-2009 Aix-en-Provence
2009-2011 Mondeville
2011-2015 Charleville-Mézières

Son palmarès

En Équipe de France (25 sélections A)
Médaillée de bronze à l'Euro Espoirs en 2002

En club
Vainqueur de l'Euroligue en 2001
Championne de France LFB en 2000
Vainqueur du Tournoi de la Fédération en 2000 et 2001
Championne de France Espoirs en 1998, 1999 et 2000

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Que deviens-tu...Yacine Sene ?
Auteur: 
Propos recueillis par Arnaud Dunikowski
Date d’écriture: 
Jeudi, 16. Avril 2020
Vignette: 
Chapeau: 
A même pas 20 ans, Yacine Sene était déjà championne de France LFB et championne d'Europe avec Bourges. Ses 15 saisons de Ligue Féminine (346 matches) l'ont mené aux quatre coins de la France (Reims, Aix, Clermont-Ferrand, Mondeville et Charleville-Mézières). Installée dans les Ardennes, elle s'investit pleinement dans la vie locale avec toujours un pied dans le basket.

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