Basket 3x3

Alexis Colette : « Je ne m'attendais pas à vivre ça grâce au basket »

Aujourd'hui
Snap Insta.to 684212446 18078029618531442 3009564433430089222 N
Joueur d'Ermont 3x3 et habitué du circuit national 3x3, Alexis Colette a participé au programme européen Power21 en Espagne. Pendant une semaine, plusieurs jeunes issus des scènes 3x3 française, espagnole, italienne et serbe se sont retrouvés autour d'un projet mêlant basket, développement personnel et échanges culturels. Retour sur une expérience qui montre que le 3x3 peut aussi être un formidable vecteur d'ouverture et de rencontres.

Le programme Power21 a pour objectif de réunir des jeunes européens autour du 3x3, mais aussi de valeurs éducatives et culturelles. Comment as-tu été amené à participer à cette aventure ?

L'organisateur du projet a pris contact avec la FFBB, qui a ensuite échangé avec plusieurs clubs de 3x3. Chez les garçons, nous étions notamment deux joueurs d'Ermont 3x3 et deux de Saint-Denis. Quand j'ai appris que j'allais faire partie du groupe, j'étais vraiment content. Je ne connaissais pas forcément ce type de projet avant, donc c'était une belle surprise. 

Toi qui as découvert le 3x3 assez récemment, qu'est-ce qui t'a donné envie de prendre part à cette semaine d'échanges ?

Quand on m'a proposé ce projet, ça m'a tout de suite parlé. Je suis encore relativement nouveau dans le 3x3, donc je me suis dit que ce serait une super occasion de progresser. J'avais aussi envie de découvrir d'autres styles de jeu et de rencontrer des jeunes venant d'autres pays. Je savais qu'il y aurait du basket, mais aussi tout un côté humain et culturel qui m'intéressait beaucoup. 

Entre les entraînements, les ateliers et les moments de partage, à quoi ressemblait une journée type en Espagne ?

Les journées étaient bien remplies. Le matin, il y avait les entraînements, avec les garçons et les filles séparés. Pendant qu'un groupe était sur le terrain, l'autre participait à des ateliers de développement personnel. Ensuite, on déjeunait vers 14 heures, ce qui était déjà une habitude différente de la France. L'après-midi était consacré aux ateliers et aux échanges avec les autres pays jusqu'en début de soirée. On avait aussi des temps libres qui permettaient de discuter, de créer des liens et de profiter ensemble. 

Une grande partie du programme était consacrée au développement personnel. Qu'est-ce qui t'a le plus marqué dans ces ateliers ?

Personnellement, j'aimais beaucoup ce qu'on faisait le matin. On avait un cahier qui nous accompagnait toute la semaine et qui nous servait de guide. On travaillait sur nous-mêmes, aussi bien en tant que sportifs qu'en tant que personnes. Il y avait des exercices, des réflexions à faire sur nos objectifs, nos valeurs ou notre manière de communiquer. C'était très intéressant parce que ce sont des choses qu'on n'a pas forcément l'habitude d'aborder dans un cadre sportif classique. À la fin du séjour, on est repartis avec ce cahier complété, donc ça laisse aussi une trace concrète de l'expérience.

Au-delà du basket, le projet réunissait des jeunes venus de France, d'Espagne, d'Italie et de Serbie. Comment se sont passés les échanges entre les participants ?

Franchement, ça s'est super bien passé. Il y avait une très bonne ambiance avec tout le monde. On parlait tous anglais, même si les niveaux étaient différents. Certains étaient plus à l'aise que d'autres, mais ça n'a jamais été un problème. On arrivait toujours à se comprendre. Que ce soit sur le terrain ou en dehors, on a beaucoup échangé et appris les uns des autres.

Qu'est-ce qui t'a le plus surpris au cours de cette semaine ?

Je dirais les différences culturelles. Déjà, les habitudes de vie ne sont pas les mêmes. Par exemple, en Espagne, on mange plus tard qu'en France. Mais il y avait aussi des différences dans les façons de voir le basket ou dans la manière dont chacun vivait sa passion. En discutant avec les jeunes des autres pays, on découvrait plein de choses sur leurs cultures respectives. C'était vraiment enrichissant.

Que représente pour toi le fait d'avoir vécu une telle expérience grâce au 3x3 ?

C'est avant tout une opportunité d'évolution. On progresse sur le terrain, mais aussi humainement. Et puis c'est une fierté de pouvoir représenter le 3x3 français et de montrer ce qu'on fait chez nous. Ça permet aussi de se rendre compte que le 3x3 est une grande famille qui dépasse les frontières.

Quand tu as commencé le basket, tu t'imaginais vivre ce genre d'expérience grâce au 3x3 ?

Pas du tout. Honnêtement, je ne m'y attendais vraiment pas. Quand j'ai commencé le 3x3, c'était surtout pour jouer et prendre du plaisir. Je ne pensais pas que cela pourrait m'amener à voyager, à rencontrer des jeunes de plusieurs pays et à vivre une expérience comme celle-ci. Quand j'ai appris ma participation, j'étais vraiment très heureux.

Ton parcours avec le 3x3 est récent. Comment es-tu arrivé chez Ermont 3x3 ?

J'ai commencé à jouer au 3x3 l'année dernière. Lors d'un tournoi, j'ai affronté Ermont et ça a créé un premier contact. Ensuite, je suis allé m'entraîner avec eux et ça s'est très bien passé. J'ai finalement rejoint le club en janvier et depuis je participe aux différents tournois avec eux. C'est grâce à ce parcours et au circuit Juniorleague que j'ai pu vivre des expériences comme celle-ci.

Au final, cette semaine montre que le 3x3 peut être bien plus qu'une simple compétition…

Oui, complètement. Bien sûr, il y a la performance et l'envie de gagner, mais on découvre aussi d'autres cultures, on rencontre des gens et on grandit humainement. Je pense que c'est ça qui m'a le plus marqué. Je ne m'attendais pas à vivre tout ça grâce au basket, et c'est ce qui rend cette expérience encore plus spéciale.