Équipe de France masculine

Belgique-France : service minimum

Par Julien Guérineau|Aujourd'hui
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Les Bleus ont peiné pour disposer de la Belgique à Anvers (80-72), assurant l'essentiel lors d'un dernier quart-temps maîtrisé. Avant la dernière journée de la première phase elle partage la tête de son groupe avec la Finlande qu'elle retrouve lundi soir à Pau.

Au menu des qualifications, la Belgique ne devait servir que d’apéritif avant le plat de résistance finlandais, lundi prochain. Sans victoire au compteur et avec un effectif diminué par les forfaits, les hommes de Julien Mahé avaient tout de la proie facile, sur le papier. Frédéric Fauthoux avait tenu à mettre ses troupes en garde quant à un malvenu complexe de supériorité, les hôtes des lieux ayant notamment fait trembler les Finlandais à deux reprises en février dernier.

L’écrasante domination de Rudy Gobert au rebond lors des premières secondes laissait cependant présager d’une soirée tranquille. La dimension athlétique supérieure des Tricolores sautaient aux yeux, tout comme l’abyssale différence de profondeur d’effectif avec son adversaire du soir. Une équipe capable de faire sortir du banc un MVP de Betclic Élite et un ancien numéro un de draft NBA peut voir venir et les entrées d’Elie Okobo et Zaccharie Risacher ont permis de rapidement creuser l’écart. Les deux compères inscrivaient la moitié des points des Bleus au premier quart-temps et malgré une grande faiblesse collective à trois-points (1/7), la digue belge menaçait déjà de céder (22-13).

Ce sera chose faite en deux minutes chrono avec une série de ballons gagnés, transformés en autant de paniers faciles. La cavalerie légère dirigée par Nadir Hifi s’ébrouait tout à coup pour satisfaire la forte colonie de supporters français présents à la Lotto Arena (30-13). Incapables de s’approcher du cercle, les Lions se lançaient dès lors dans un bombardement lointain particulièrement efficace. A cinq reprises ils faisaient mouche au-delà des 6,75 m, effectuant un court rapproché sous la barre des 10 points. Et à la sortie des vestiaires, le tir de barrage reprenait de plus belle (45-38) provoquant la colère de Frédéric Fauthoux et un temps-mort express. Cette capacité à défendre la ligne primée est d’autant plus importante que les Finlandais sont redoutables dans l’exercice.

Mais avant de se projeter à Pau, des Bleus muets sur demi-terrain sont parvenus à se compliquer la vie en encaissant un gênant 2-13 lors des cinq premières minutes du troisième quart-temps. Tout était donc à refaire. Et c’est Nadir Hifi qui se chargeait d’éviter d’atteindre la cote d’alerte. Utilisé exclusivement au poste de meneur, le Parisien se fendait de 8 points dans une période où la défense, clé de voûte des ambitions françaises, prenait l’eau.  Le retour de Bilal Coulibaly et la discrète efficacité de Jaylen Hoard contribuaient à corriger le tir et un rookie inspiré se révélait son parfait complément dans la raquette. Pas de quoi se promener mais assez pour ne pas trembler.  

En signant sa quatrième victoire de la première phase, l’Équipe de France poursuit sur le tableau de marche attendu. Mais elle devra toutefois grandement hausser le ton face à la Finlande, qui partage avec elle la tête de la poule.