Coupe du Monde féminine 2026
C’est votre troisième Coupe du Monde consécutive, comment jugez-vous celle-ci par rapport aux précédentes ?
Chaque mondial a été différent pour moi. La première fois c’était il y a huit ans. C’était ma toute première compétition (Espagne en 2018) donc forcément ça me semblait un niveau incroyable. C’était le plus haut niveau que j’avais jamais connu, je faisais équipe avec des joueuses que j’admirai énormément. J’avais un petit peu cet émerveillement, ce grand respect pour toutes les joueuses qui étaient là. Mon deuxième mondial (Australie en 2022) était aussi particulier, c’était ma première compétition après ma grossesse. Un moment particulier avec une équipe en transition. Et cette année, je pense que c’est encore un autre registre car entre temps nous nous sommes créées une réputation, un statut. Je pense que l’on est une des équipes, voir l’équipe, je n’ai pas peur de le dire, la plus redoutée. On a une pression différente, on se dit qu’on est beaucoup plus regardées et en même temps on a cette envie d’en imposer. On a vraiment des objectifs élevés.
Que change pour vous le passage de la Coupe du Monde à 16 équipes au lieu de 12 précédemment ?
Ça permet d’avoir plus de baskets différents, le parcours que l’on a aujourd’hui nous montre que l’on a rencontré des équipes avec des baskets qui se jouent de manières différentes. La Corée ça été un match, où ça shoote dans tous les sens, ça court partout et pas forcément de taille. Nous qui sommes plutôt grandes, ça été un match intense à sa manière. Le premier match ça été plus un basket européen et le Nigéria c’était un basket très physique et très agressif. Tout ça, c’est top, ça nous permet de toucher à tout, et d’être prêtes dans tous les niveaux et pour ce qui nous attend pour la suite. Nous avons montré jusque-là que l’on peut répondre présentes dans n’importe quelle situation. C’est ça qui est excitant avec notre équipe, c’est que l’on peut se permettre de ne pas se mettre de limite.
Comment gère-t-on l’attente du quart de finale sans connaitre son adversaire ?
Oui c’est vrai que c’est long, d’habitude on le sait plus rapidement. Ça laisse le petit suspense, on va suivre les matches forcément. On est dans l’attente, c’est un petit peu particulier. Nous sommes du coup plus focalisées sur nous, après on a toutes nos pronostics en tête, par rapport au prochain adversaire que l’on va avoir, mais on reste focaliser sur nous dans tous les cas. 0n va faire de la vidéo pour voir ce que l’on a fait de moins bien pour essayer de gommer ce qui nous a fait défaut. Je pense qu’il y a aussi beaucoup de choses positives, on a utilisé les matches pour travailler, je pense que ça nous donne beaucoup de matière à analyser.
Au fond, peu importe l’adversaire, la France devra imposer son jeu pour gagner ?
Je pense que dans tous les cas on a une identité assez marquée, on est une équipe qui en impose et qui est très redoutée en ce moment. Il faut que l’on garde cette aura là en restant nous-mêmes. Après, il y aura forcément un moment où plus on va avancer dans la compétition, plus il va falloir s’adapter à l’adversaire et qu’on se concentre un petit peu sur eux.