Il est le seul centenaire des Bleus en ce mois de juillet. Rudy Gobert, doyen du groupe France pour la première fenêtre internationale de l’été, pèse 112 sélections et six médailles internationales. Quatorze ans après ses débuts en équipe nationale, le voici désormais capitaine, avec la volonté d’écrire de nouvelles pages d’histoire et de disputer les quatrièmes Jeux Olympiques de sa carrière, à Los Angeles.
Comment Freddy Fauthoux vous a-t-il annoncé votre nomination comme capitaine de l’Équipe de France ?
Freddy m’en a parlé il y a quelques jours. Il m’a demandé si c’était quelque chose qui m’intéressait. Il pensait que je suis un peu un guide pour les jeunes qui arrivent. Pour lui, cela paraissait logique mais il voulait être certain que ce soit quelque chose que je voulais.
Avez-vous eu besoin d’un temps de réflexion pour accepter ?
Je n’ai pas réfléchi longtemps. A chaque fois que je suis venu en Équipe de France j’ai toujours essayé d’être un leader sur comme en dehors du terrain. Plus les années passent et plus on réalise l’importance du leadership et d’avoir de bonnes influences. Une équipe s’imprègne beaucoup de ses leaders et il est important d’avoir une vision à la hauteur de nos objectifs. Et mes objectifs sont de gagner, de viser toujours plus haut et de comprendre comment y parvenir. Avec du travail et de la discipline. Si j’ai cet honneur d’être capitaine c’est que cela correspond avec qui je veux être pour cette équipe.
Quelle sera l’influence de ceux qui ont été capitaine avant vous sur votre positionnement ?
J’ai eu la chance de côtoyer plusieurs capitaines. De différentes générations. Qui avaient cette notion d’équipe, de cohésion, de famille. Quand on se rejoint l’été c’est pour une mission. On défend les couleurs de notre pays et on veut accomplir de grandes choses.
On associe souvent le rôle de capitaine au fait d’être vocal notamment. Devrez-vous forcer votre nature ?
Pour moi ce n’est pas changer qui je suis. Il y a différents types de leadership. Il faut être vocal quand c’est nécessaire mais mon but n’est pas d’être quelqu’un que je ne suis pas, mais continuer à montrer l’exemple sur mon attitude, ma discipline et sur la vision et la confiance que j’ai pour cette équipe.
Faut-il également voir dans ce choix votre volonté de vous inscrire dans un projet avec les Jeux de Los Angeles en ligne de mire ?
Si je suis là cet été c’est parce qu’on veut créer une dynamique. Nous avons de grands objectifs pour 2027 et 2028. Et ça commence maintenant. Le travail qu’on effectue va impacter et dicter notre capacité à atteindre ces objectifs ces deux prochaines années.