Coupe du Monde féminine 2026
Après un premier tour maitrisé, la France retrouve la Chine au moment des matches couperets. Comme l'a rappelé Jean-Aimé, il y aura un parfum de revanche par rapport au quart de finale de la Coupe du Monde 2022 perdu par les Bleues face à ces mêmes Chinoises (71-85).
Depuis la France a pris de l'expérience, notamment lors des Jeux Olympiques 2024. Neuf des douze joueuses présentent à Berlin étaient déjà présentes à Paris en 2024. Comme elle l'ont montré au premier tour, la force française réside d'abord dans sa densité collective et sa capacité d'adaptation.
Cette polyvalence sera essentielle contre la Chine. Les Françaises devront notamment être capables de mettre du rythme, de faire circuler rapidement la balle et d'attaquer les espaces avant que la défense chinoise ne puisse installer son jeu intérieur.
À seulement 19 ans, Zhang Ziyu mesure environ 2,23 m et s'est déjà imposée comme l'une des grandes curiosités de cette Coupe du monde. Lors du match d'ouverture face aux États-Unis, elle avait inscrit 13 points et pris deux contres. Hier, contre Porto Rico, elle a récidivé (13 points, 2 rebonds et 1 contre en seulement 9 minutes). Son gabarit oblige surtout les adversaires à modifier leurs habitudes offensives et défensives.
Zhang Ziyu n'est pas seule dans la raquette chinoise, sa compatriote Han Xu (2,05 m) est le fer de lance de l'attaque chinoise. L'intérieure du New York Liberty tourne à 18,3 points et 11,3 rebonds de moyenne depuis le début du tournoi.
Si la défaite de 2022 est encore bien ancrée dans les mémoires tricolores, l'histoire récente des confrontations entre les deux équipes a plutôt tourné en faveur des Françaises qui restent sur 4 victoires consécutives en 2023 et 2024. Depuis 1964, la France et la Chine se sont rencontrées à 34 reprises avec un net avantage pour les Tricolores (23 victoires).
La France devra donc trouver des solutions pour contrer la taille chinoises et utiliser sa mobilité comme une arme fatale, condition indispensable pour atteindre le dernier carré de la compétition pour la première fois de l'histoire. En 1953, les Bleues avaient ramener le Bronze du Chili mais à l'époque il n'y avait pas de phase finale.