La Coupe du Monde approche. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette compétition ?
On aborde cette compétition avec beaucoup d’envie. La Coupe du Monde reste l’un des rendez-vous majeurs de notre discipline et forcément il y a de l’excitation. On sait aussi que le niveau sera extrêmement élevé et qu’il faudra être prêts dès le premier match. Je pense qu’on a une équipe capable de jouer le haut du tableau maintenant ça se jouera sur beaucoup de détails.
Le tirage a placé les Bleus dans une poule particulièrement dense avec la Lituanie, Porto Rico, le Brésil et la Belgique. Votre regard sur ce groupe ?
Pour moi, on a probablement la poule la plus difficile du tournoi. On retrouve des équipes qui nous ont posé des problèmes récemment. Le Brésil nous avait battus lors de notre dernière confrontation, Porto Rico aussi. Derrière, la Belgique reste une très grosse équipe et la Lituanie arrive avec le statut de championne d’Europe. Il faudra être performants tout de suite parce que dans ce format, chaque rencontre compte énormément.
Quel sera votre objectif cette année ?
L’objectif est simple : aller le plus loin possible. Mais avant de penser au tableau final, il faudra déjà très bien négocier la phase de poule. Finir le plus haut possible est important parce que les croisements peuvent vite devenir compliqués avec des équipes comme la Serbie, la Lettonie ou les États-Unis derrière. Donc notre priorité, c’est vraiment de sortir de cette poule dans les meilleures conditions.
Avant Varsovie, vous avez choisi d'organiser un stage à Toulouse puis en Espagne afin de matcher avec la sélection espagnole, championne du monde en titre. Pourquoi ce choix ?
C’est essentiel pour nous. On va passer une semaine de préparation avec les champions du monde en titre, donc forcément c’est une opportunité précieuse. Ce genre de stage permet de progresser plus vite, de recréer des automatismes et de se confronter immédiatement à ce qui se fait de mieux. Le groupe est composé de joueurs qui évoluent sur le World Tour toute l’année, donc ça leur permet aussi de couper un peu avec le rythme des tournois tout en restant dans l’intensité du très haut niveau.
Entre les compétitions de clubs, le World Tour et le rassemblement de l’Équipe de France, est-ce qu’il y a une vigilance particulière sur l’état physique du groupe ?
Oui forcément. On surveille toujours la charge de travail et surtout on espère éviter les blessures avant une compétition comme celle-ci. En même temps, les compétitions jouées juste avant permettent aussi d’arriver avec du rythme. L’idée est de trouver le bon équilibre entre fraîcheur et compétitivité.
L’année dernière, la Coupe du Monde s’était terminée plus tôt qu’espéré avec une élimination dès les phases de poule. Est-ce qu’il y a un esprit de revanche ?
Oui, forcément ça a laissé un goût amer. Mais je ne veux pas qu’on construise cette compétition uniquement sur ça. Le plus important reste ce qu’on est capables de produire aujourd’hui. Je pense qu’on a les armes pour faire un beau parcours. Maintenant, il faut le montrer sur le terrain.
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