Coupe du Monde féminine 2026
Berlin s’apprête à devenir, pendant dix jours, la capitale mondiale du basket féminin. Du 4 au 13 septembre, les seize meilleures nations de la planète se retrouveront en Allemagne pour une Coupe du monde qui marque une petite révolution : pour la première fois, la compétition réunit 16 équipes, contre 12 lors de la précédente édition en 2022. Les rencontres se disputeront dans deux salles berlinoises, la Berlin Arena et la Max-Schmeling-Halle.
Le format promet une première phase particulièrement intense. Les quatre vainqueurs de groupe accéderont directement aux quarts de finale, tandis que les équipes classées deuxième et troisième devront passer par un match de qualification à élimination directe.
C'est l'une des grandes questions de cette Coupe du monde. Jamais les Bleues ne sont montées sur un podium mondial, ni même franchies les quarts de finale la compétition, depuis 1953. Et, cette fois, les raisons d'y croire sont nombreuses.
La France arrive à Berlin avec le statut de vice-championne olympique, après avoir poussé les États-Unis dans leurs retranchements lors de la finale des Jeux de Paris 2024. Huit joueuses de l'effectif actuel ont participé à cette finale olympique, la FIBA classe d'ailleurs les Bleues au deuxième rang de ses Rankings à la veille du tournoi.
Le potentiel français est particulièrement riche. La grande force des Bleues pourrait résider dans leur capacité à multiplier les solutions de part la complémentarité des joueuses.
La France évoluera dans le groupe B, avec la Hongrie, la Corée du Sud et le Nigeria. Un tirage plutôt favorable sur le papier, qui doit permettre aux Françaises de viser la première place et donc une qualification directe pour les quarts de finale.
Les Bleues débuteront vendredi face à la Hongrie, avant d'affronter la Corée du Sud samedi puis le Nigeria lundi. L'objectif sera évidemment de monter progressivement en puissance. Une fois les quarts arrivés, le moindre faux pas peut être fatal. Et dans une compétition aussi courte, la gestion de la pression, la fraîcheur physique et la capacité à répondre aux grands rendez-vous seront déterminantes.
Même si le paysage du basket féminin mondial évolue, les États-Unis demeurent la référence absolue. Les Américaines restent les grandes favorites et visent un cinquième titre mondial consécutif. Leur effectif a cependant considérablement évolué, avec une nouvelle génération incarnée notamment par Caitlin Clark, Paige Bueckers et Angel Reese.
Caitlin Clark sera évidemment l'une des attractions majeures du tournoi. La star américaine a remporté le titre de MVP du Tournoi de Qualification de San Juan et s'apprête à disputer sa première Coupe du monde senior. Elle sera notamment accompagnée par Breanna Stewart, dont l'expérience sera précieuse dans une équipe qui compte plusieurs débutantes à ce niveau. L'absence d'A'ja Wilson, MVP de la dernière Coupe du monde, et de plusieurs cadres réduit légèrement la marge américaine. Mais la profondeur du réservoir américain reste telle que les États-Unis demeurent, logiquement, le principal candidat au titre.
La bataille s'annonce particulièrement ouverte, l'Espagne arrive avec de solides arguments. Après avoir manqué l'édition 2022, les Espagnoles effectuent leur retour sur la scène mondiale avec un effectif ambitieux. Megan Gustafson, Maria Conde, Raquel Carrera, Awa Fam et Iyana Martín seront particulièrement surveillées. La FIBA estime que l'Espagne peut viser une quatrième médaille sur les cinq dernières éditions.
La Belgique est l'autre équipe à surveiller de très près. Double championne d'Europe en titre, elle possède avec Emma Meesseman l'une des meilleures joueuses du monde et peut compter sur la créativité de Julie Allemand. Les Cats proposent également un basket collectif particulièrement séduisant, basé sur la circulation de balle et le mouvement.
Enfin, l'Australie reste une valeur sûre. Moins bien classée par la FIBA à l'approche du tournoi en raison notamment de plusieurs absences, elle dispose toujours de joueuses capables de faire la différence, comme Alanna Smith, Ezi Magbegor et Steph Talbot. Les Opals ont surtout pour eux une grande expérience des rendez-vous internationaux.
Le format à 16 équipes ouvre aussi la porte aux surprises. L'Allemagne, pays hôte, sera évidemment l'équipe à suivre. Elle a les moyens de se qualifier pour les quarts de finale et bénéficiera d'un soutien populaire exceptionnel à Berlin. Sa principale star, Leonie Fiebich, aura un rôle central, tandis que la jeune Frieda Bühner s'est particulièrement illustrée ces derniers mois. En revanche, l'absence de Satou Sabally, constitue un sérieux coup dur.
Le Japon peut également jouer les trouble-fêtes. Son mélange entre expérience et jeunesse, avec notamment Ramu Tokashiki, Rui Machida, Maki Takada et Mai Yamamoto, pourrait lui permettre de poser des problèmes à plusieurs favoris.
Enfin, il faudra surveiller le Nigeria. Les championnes d'Afrique ont déjà montré leur capacité à bousculer les hiérarchies, notamment lors des Jeux de Paris. Leur préparation récente a été moins convaincante, mais leur intensité et leur puissance athlétique peuvent leur permettre de déjouer les pronostics.
Bonne nouvelle pour les amateurs de basket : les trois matches de poule de l'équipe de France seront diffusés en clair par le groupe TF1, et la chaine BeIN Sports.
Le calendrier, les résultats, les effectifs, les statistiques et toutes les informations pratiques sont disponibles sur le site officiel de la Coupe du Monde Féminine FIBA 2026.