Equipe de France féminine

Equipe de France féminine

"L'expérience est folle"

Par Kévin Bosi|Aujourd'hui
Valériane Ayayi
© (Crédit : FIBA)
La capitaine de l'Equipe de France féminine, Valériane Ayayi, a retrouvé cet été la WNBA à Phoenix, 10 ans après avoir quitté la ligue américaine. Auteur d'un bon début de saison avec le Mercury (7,3 points, 3,1 rebonds en 15,1 minutes), l'ailière tricolore évoque également la Coupe du Monde 2026 (4 au 13 septembre à Berlin en Allemagne).

Une douzaine de joueuses françaises évoluent en WNBA cette saison. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Cela montre que le basket français se porte bien, que les joueuses françaises sont reconnues et qu'elles ont toute leur place dans la meilleure ligue du monde.

À titre personnel, vous retrouvez cette ligue une dizaine d'années après votre dernier passage. En quoi la WNBA a-t-elle changé ? Qu'est-ce qui vous a marquée à votre retour ?
La ligue a énormément évolué. Ce n'est même pas comparable à ce que c'était il y a dix ans. Ce qui me marque le plus, ce sont les conditions. Elles étaient déjà exceptionnelles à l'époque par rapport à ce qui se faisait en Europe, mais aujourd'hui, c'est encore un cran au-dessus. Les déplacements en avion privé, les hôtels cinq étoiles, les infrastructures et les centres d'entraînement dignes d'un standing NBA... Tout est à un niveau incroyable. C'est vraiment incomparable. L'expérience est folle.

La saison WNBA va s'arrêter juste avant la Coupe du monde. Comment appréhendez-vous ce moment de la fin août en tant que joueuse ? Comment vous y préparez-vous ?
C'est un peu comme lors d'une année olympique, où tout ce que l'on fait pendant la saison est guidé par l'objectif des Jeux olympiques. Pour moi, c'est un peu la même chose avec la Coupe du monde. Tout ce que je fais aujourd'hui, je le fais avec cette échéance en tête. Nous avons envie de réaliser un grand résultat en Allemagne et cela passe aussi par le travail effectué en amont. Toutes les petites choses que je fais, sur le terrain comme en dehors, sont pensées avec le Mondial dans un coin de ma tête.

Est-ce que même en pleine saison WNBA, vous évoquez déjà l'Équipe de France à venir ? Avec votre coéquipière Noémie Brochant à Phoenix ou avec les autres Françaises ?
Oui, bien sûr, nous en parlons. Nous savons que la préparation sera très courte et qu'il faudra gagner du temps sur certains aspects. Nous avons hâte de nous retrouver et, lorsque nous nous croisons, c'est forcément un sujet de conversation. J'en parle également de temps en temps avec Noémie à Phoenix.

Les joueuses françaises performent dans plusieurs franchises et occupent des rôles importants. Est-ce le meilleur moyen de préparer la Coupe du monde à venir ?
Je ne sais pas si c'est le meilleur moyen, mais sur le plan physique, oui, certainement. C'est toujours positif d'arriver en sélection en étant en forme et en rythme. En revanche, sur le plan du jeu, chaque franchise possède son propre système. En Équipe de France, le jeu sera différent, tout comme les rôles, les repères et les coéquipières. Je ne sais donc pas si l'on peut parler de préparation idéale, mais cela reste une très bonne préparation sur le plan physique. Le fait d'enchaîner les matches et de jouer régulièrement est forcément bénéfique.