Preview NM1 - Saison 2026/2027
Arrivé en tant d’adjoint, puis promu entraîneur après la mise à l'écart de Pascal Thibaud, Thomas Le Roux a bouleversé la dynamique du CEP Lorient Breizh Basket à l’approche de la fin de saison. Huitièmes de la poule haute, dernier qualifié pour les playoffs, les Morbihannais ont éliminé Le Havre, premier de la saison régulière à l’issue de la phase 2, puis ont chuté face à Levallois, futur vainqueur de ces playoffs.
« On a vu ce sur quoi on était bon, et qu'on pouvait capitaliser. Cela a aussi permis de mettre en perspective la phase 2 face aux grosses équipes, notamment comme Mulhouse, Le Havre, et lors des demi-finales, ce qui nous manquait pour passer le step supérieur », résume Thomas Le Roux.
Après ce retour sur le devant de la scène en Nationale Masculine 1, Lorient a choisi la continuité en conservant 60% de son effectif dont son capitaine Matthieu Robin et son meilleur marqueur, Kevin Franceschi. « Tous les joueurs envers qui j'avais des certitudes, que ce soit basket ou humain, on a réussi à les prolonger », explique Thomas Le Roux, qui a bâti son mercato sur un vrai diagnostic. « L'idée, c'était de voir de quoi on avait besoin et ce qu'on avait déjà en interne qui pouvait combler ces besoins-là. On a eu aussi un gros focus sur les besoins humains, les comportements, la manière d'être. »
Pour renforcer son secteur intérieur, le club a fait signer Earvine Bassoumba (30 ans, ex-Le Havre, NM1), spécialiste des montées après Caen et Le Havre. « Il représentait exactement ce dont j'avais besoin sur les postes intérieurs », précise le nouvel homme fort de Lorient. Fidelis Okereke (23 ans, ex-Aurore Vitré, NM1), Victor Maury (22 ans, ex-Boulogne-sur-Mer, NM1) et Grace Matundu Vubi (23 ans, en prêt du Havre) complètent ce recrutement. Un point commun les réunit, des jeunes déjà rodés à la Nationale 1.
Promu en tant qu’entraîneur principal en janvier 2026, puis conforté dans sa fonction quelques semaines plus tard, Thomas Le Roux a reçu toute la confiance de la direction du CEP. « Le but, c'est de grandir tous ensemble, en se fixant des objectifs, mais sans se mettre une surpression à sauter les étapes », confie-t-il.
« On a vu que ça a été compliqué pour pas mal de clubs, les deux derniers qui sont montés étaient censés faire la navette s'ils n'étaient pas sauvés. Nous, on préfère prendre le temps », prévient le technicien. Un discours lucide qui n'empêche pas l'ambition. « Concrètement, l'objectif c'est de performer le plus possible sur la saison régulière, et si ça ne suffit pas, de performer le plus longtemps possible en poule haute et en playoffs », analyse l’entraîneur lorientais. Une construction lente mais réfléchie, à l'image de tout un club.
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