Equipe de France féminine

Coupe du Monde féminine 2026

Migna Touré : "Nos adversaires ne vont pas nous plaindre"

Il y a 1 jour
Toure
Un mental et une détermination à toute épreuve. Migna Touré apporte sa grinta à l’Équipe de France depuis 2021, elle qui a découvert les Bleues en même temps que Jean-Aimé Toupane et son staff. Un état d’esprit conquérant et ambitieux qu’elle espère apporter cet été à Berlin, pour aider les Tricolores à monter sur le podium mondial.

Vous vous apprêtez à disputer la Coupe du Monde à Berlin. Votre première compétition avec les Bleues était aussi une Coupe du Monde, en 2022 à Sydney. Comment appréhendez-vous cette compétition, quatre ans après votre première ?
C’est vrai que je suis arrivée un peu en même temps que le staff. Il s’est passé énormément de choses, à la base je ne devais pas faire partie du groupe, et finalement j’ai fait partie de l’équipe finale (ndlr, blessée à trois jours du premier match, Marine Johannes est remplacée par Migna Touré). Et finalement aujourd’hui, je suis toujours là. On a l’opportunité de participer à une Coupe du Monde, mais dans des conditions très différentes. Je me souviens qu’en 2022, on avait eu un gros de préparation, très intense. Et cette année en 2026, je me suis entraînée pendant trois mois toute seule de mon côté, pour en fin de compte rejoindre le groupe pour une dizaine de jours à l’INSEP où c’est ultra intense. Et le fait de se battre pour avoir sa place à la fin, ça ne change pas, c’est toujours la même chose. On se bat toutes pour avoir une place. Le challenge est hyper relevé pour faire partie du groupe, et ensuite il le sera encore plus pour concourir au meilleur résultat. 

Votre rôle a aussi évolué au fil des années, notamment avec l’arrivée de jeunes joueuses lors des derniers stages, qui peuvent se tourner vers vous, qui faites partie du groupe depuis 2021.
C’est aussi ma personnalité, qui fait que j’arrive à mieux comprendre avec les années. Avec les expériences que j’ai vécues, j’ai une certaine crédibilité, peut-être aussi un leadership qui s’en dégage. J’ai aussi une facilité à communiquer avec les jeunes, les moins jeunes, les « stars ». La plupart des filles me voient comme une ressource. Je ne parle pas beaucoup, mais si j’ai un truc à dire je vais le dire, et si je sens qu’il y a quelque chose à transmettre, je vais trouver le moyen de le faire. Il y a plus d’une joueuse qui m’a remerciée d’être là, de faire le lien entre les différentes générations dans ce nouveau projet.

L’Équipe de France féminine n’est plus montée sur le podium d’une Coupe du Monde depuis 1953. Allez-vous être l’équipe qui stoppe cette série et qui fait monter la France sur le podium mondial, 73 ans après ?
J’ai envie qu’on y aille avec de l’ambition. Même si je n’ai pas fait partie de l’équipe olympique à Paris 2024 (ndlr, médaille d’argent), je fais partie de ce projet qui grandit, qui se construit et qui est ambitieux. Quand on regarde ce qu’il s’est passé à l’échelle mondiale, on est une des meilleures nations. Si on observe toutes les Françaises qui sont en WNBA ou qui performent en Euroligue, il y a de quoi faire. Pour moi c’est normal de se dire que la Coupe du Monde est hyper importante. Il ne faut pas qu’on soit timide : même s’il y a une petite préparation, même s’il y a des filles qui arrivent entre temps, on a cette identité et notre statut à assumer. On fait partie des meilleures nations. Le projet c’est d’y aller pour avoir le meilleur résultat possible, une médaille, et encore mieux si c’est la plus belle. Et ça demande beaucoup de travail, de communication et d’unité. On va avoir un contexte très particulier, c’est la même chose pour tout le monde. À la fin, nos adversaires ne vont pas nous plaindre, elles ne vont pas dire « oh les pauvres, elles viennent d’être au complet »…  Elles n’en ont rien à faire. L’objectif c’est d’y aller avec beaucoup de cœur, d’être très conquérantes.

L'intégralité de l'interview à retrouver dans le prochain BasketBall Magazine