LF2

Preview LF2 - Saison 2026/2027

Nouveau départ pour La Roche Vendée

Par Chiara Catherine|Aujourd'hui
Preview L F2   La Roche Vendée Basket Club
© Titouan Michon / La Roche Vendée Basket Club
Après une intersaison marquée par un profond bouleversement et une rélégation à l'issue de la saison dernière, le RVBC repart sur de nouvelles bases. Avec un effectif entièrement renouvelé, dix jeunes joueuses et un nouveau staff à sa tête, le club vendéen mise sur la jeunesse, l’intensité et la mobilité pour construire son identité. Le RVBC affiche une ambition claire : accrocher les playoffs et progresser tout au long de la saison.

Vous démarrez la saison le 26 septembre avec un premier match contre l’AS AULNOYE.  Où en êtes-vous dans votre préparation, et sur quels aspects du jeu avez-vous le plus insisté cet été pour préparer et appréhender au mieux cette nouvelle saison ?

Romain Garde (coach) : On a repris le 12 août, je pense, à peu près comme la moitié des clubs du championnat. Finalement il y a quand même dix nouvelles joueuses mais également un nouveau coach et un nouvel assistant, donc beaucoup de changements au global.

Pour la partie terrain, j'ai souhaité avoir des joueuses assez dynamiques, assez jeunes, assez athlétiques, assez mobile, pour développer plutôt ce qui est du jeu de relance, du jeu en première intention, partager le ballon et on insiste là-dessus pendant la préparation.

Quelle identité de jeu voulez-vous donner à cette équipe sur cette saison 2026-2027 ? Sur quoi voulez-vous que vos adversaires vous reconnaissent ?

Romain Garde : Il y a deux valeurs primordiales que l’on exige, c'est notre capacité à être généreux, dans les efforts, dans l'investissement quotidien, dans l’écoute dans le fait de combattre, de mettre de l'intensité. Et la résilience, parce que le club n'est pas passé loin d'une petite catastrophe, on a su rebondir correctement pour que tout se passe bien.

On veut aussi inculquer ça un peu aux filles, toujours montrer une bonne image, toujours être à fond, peu importe le résultat. Après concrètement, on veut pouvoir se partager le ballon. Bien utiliser le jeu pour se retrouver et si possible créer un petit peu de décalages et perturber l'adversaire.

Comment et surtout quels objectifs vous fixez-vous dans un championnat aussi ouvert que la LF2, l’objectif semble bien évidemment d’atteindre les playoffs et surement de viser la remontée au sein de La Boulangère Wonderligue, comment vous situez-vous dans la hiérarchie annoncée et quels objectifs vous semblent réalisables sur cette saison 2026-2027 ? 

Romain Garde : Factuellement je ne crois pas qu'on soit le plus gros budget de LF2 et on ne doit même pas être dans le top 4 ou top 5. Donc oui, les playoffs c’est un projet important parce qu'on veut quand même rester ambitieux, malgré beaucoup de changements en interne, autant pour les joueuses. Donc l'ambition, ce sont les playoffs et ça nous semblent un bon objectif pour être compétitif d'abord. 

Après l'idée, ce sera aussi de progresser tout au long de la saison parce que c'est assez dense, il y a quand même 14 équipes. Peut-être qu’on ne sera pas tout de suite compétitif mais on veut continuer notre progression tout au long de la saison.

Quels sont, selon vous, les facteurs qui feront vraiment la différence sur cette saison de 2026-2027 ?

Romain Garde : Il y aura forcément tout ce qui est le côté physique, avoir le moins de problèmes physiques sera très important. Aujourd’hui, on est huit joueuses professionnelles avec deux filles du centre de formation. Donc si des joueuses professionnelles se blessent, on sait qu'on sera plus en difficulté par rapport au niveau de compétitivité.

Puis après, ce serait plutôt la constance et la régularité, pas faire le yo-yo avec un bon contenu, chercher avoir des constances dans ce qu'on veut mettre en place. Chercher à faire un petit peu mieux à chaque fois, après chaque entraînement, après chaque journée de championnat.

En tant qu’entraineur, vous qui étiez responsable du centre de formation du RVBC depuis 2022 et qui avait goûté à la LF2 avec une expérience à Reims, comment appréhendez-vous cette nouvelle saison ?

Romain Garde : Aucune appréhension, il y a plutôt de l'excitation que ce soit mon assistant ou moi, même si c'est un nouveau rôle pour nous, avec aussi un niveau différent. Je pense qu'on est prêts, je pense qu'on a les compétences et on a envie de bien faire déjà pour rendre au club l'opportunité qu'il nous donne.

Ensuite, pour partager des choses avec les joueuses que ce soit sur le terrain et en dehors. Plutôt excité de faire ce championnat et hâte de montrer que La Roche Vendée est capable de faire de belles prestations cette saison.

L'effectif a été entièrement renouvelé à 100%, dix joueuses d'une moyenne d'âge de 22 ans, mêlant cadres d'expérience en LF2 et jeunes talents. Comment construit-on des automatismes et une hiérarchie dans un groupe aussi jeune et neuf en si peu de temps ?

Romain Garde : Je vois ça comme une opportunité, très souvent les joueuses plus âgées ont un bagage et c'est difficile de faire changer des choses. Le fait d’avoir des jeunes, des filles qui sont vraiment saines humainement et qui ont envie de progresser, d'être à l'écoute, je pense que ça c'est bien pour mettre en place de nouvelles choses et justement créer des connexions.

Il y a 5 joueuses qui ont déjà connu la LF2 pendant 4-5 ans, elles ont un statut forcément différent, elles ont une expérience différente et pouvoir apporter ça au groupe, c’est important. Il y a deux ingrédients qui sont importants la cohésion si on s'entend bien sur le terrain en dehors et qu'on a un petit peu plus que seulement des collègues de travail, on peut que passer des bons moments sur le terrain à l'entraînement et en match.

Et évidemment le travail, s'entraîner, on s'entraîne deux fois par jour, deux heures par jour en ce moment pour justement trouver des automatismes et avoir des petites connexions que nous on n'a pas en ayant des joueuses nouvelles.

Pouvez-vous nous présenter le groupe pour cette saison 2026-2027 ?

Romain Garde : De manière générale, on a voulu des joueuses assez mobiles, assez rapides, Justine Soulard, qui est vendéenne, issue du centre de formation du RVBC ainsi que Kimsy Demontoux. Deux arrières, plutôt dans la création avec le tir à trois points et Justine plutôt dans la créativité, un petit peu de tir à trois points. Ce sont des bonnes joueuses pour le secteur arrière.

Juliette Bourgeois, une joueuse qui sort du centre de formation de Bourges, qui a fait un an en NF1 à Saint-Delphin, un peu plus défensive dans le profil, qui est capable de défendre fort tout terrain et qui a quand même un petit shoot intéressant à trois points. 

Jerni Kiaku, une américaine sur le côté un peu plus de relance. Très forte dans la vitesse, l’explosivité, pour être vraiment complémentaire sur le poste arrière, mais avec un peu plus de tendance défensive, de shooteuse, de driveuse. Emmy Breton, très dynamique, très rapide, issue de La Roche.

Trois intérieures viennent d’ajouter avec Emma Villas-Gomis, quatre ans en LF2, 1,94m et elle court comme une arrière. Aïnoah Rio qui a été récemment Championne de France avec La Tronche Meylan qui joue déjà en LF2 depuis quatre ans et Mery Kane, qui vient de Clermont Ferrand. Impactante, on compte sur elle pour apporter du combat de l'intensité et tout autant de la course.

Johanna Muzet qui sort de ses précédentes blessures et qui pour le coup, possède un gros volume défensif, capable de défendre très fort sur plusieurs joueuses, avec un peu plus de scoring de manière régulière. Et Palmyre Sidibe, l'idée c'est d'apporter un petit peu de combat avec elle et participer à des rotations si il y a besoin.

Vous évoluez face à des structures comme Mondeville, Nice ou Monaco cette saison. Avec un effectif entièrement reconstruit, comment abordez-vous ces confrontations dès le début de la saison ?

Romain Garde : La priorité c'est deux choses. Le contenu, peu importe l'équipe qu'on va affronter en face dans un premier temps, on veut se concentrer sur nous. Faire l'effort de proposer quelque chose qui nous correspond avec nos qualités. Je pense qu'on peut embêter beaucoup de formations, même les gros rosters si on respecte notre projet de jeu et qu'on s’engage pleinement.

Et après ce sera aussi dans les attitudes, le fait d'être généreuse, de vouloir fighter, de vouloir combattre de mettre de l'intensité, de répondre au coup, de vouloir s'investir tout le temps. Je pense qu’en plus le public et les personnes autour adorent ça, donc c'est ce qu'on attend des filles.

Pour démarrer sa saison, Roche Vendée se déplacera sur le parquet de Aulnoye ce samedi 26 septembre à 20h. Pour consulter le calendrier complet de la saison régulière, cliquez ici.

 

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