Preview LF2 - Saison 2026/2027
Vous démarrez la saison le 26 septembre avec un premier match contre Nice. Demi-finaliste des play-offs de la saison dernière, où en êtes-vous dans votre préparation, sur quels aspects du jeu avez-vous le plus insisté cet été pour préparer et appréhender au mieux cette nouvelle saison ?
Cyril Sicsic (coach) : On a eu une présaison très courte parce qu'on n'a fait que quatre semaines de préparation. On a repris plus tard que les autres, on a essayé de rester quand même avec des objectifs très clairs, c'était d'abord d'être en forme physiquement.
Puis essayer de se découvrir parce qu'on a une équipe totalement nouvelle donc il nous faudra encore plus de temps mais déjà les choses commencent à se mettre un peu en place au niveau du jeu collectif.
Quelle identité de jeu voulez-vous donner à cette équipe ? Sur quoi voulez-vous que vos adversaires vous reconnaissent cette saison ?
Cyril Sicsic : C'est toujours compliqué à dire, c'est sûr que en tant qu'entraîneur, on aimerait bien avoir une forte identité, mais je pense que l'identité qu'on doit appliquer à l'équipe vient d'abord des joueuses que l'on a. Ma première mission en tant qu'entraîneur, ce n’est pas forcément de faire ce que j'aime, mais c'est de faire ce qu'on peut faire. Et de le faire en équipe.
Aujourd'hui on a mis en place certaines choses pour que les joueuses se sentent bien et qu'on essaie de contrôler un maximum nos points forts et de masquer nos points faibles. Maintenant de dire qu'on va avoir une réelle identité de jeu, je ne sais pas. Je ne sais pas encore ce qu'on est capable de faire donc c'est très difficile de se définir.
Comment et surtout quels objectifs vous fixez-vous dans un championnat aussi ouvert que la LF2, l’objectif semble bien évidemment d’atteindre la finale et d’aller au bout des playoffs, mais on parle aussi de maintien, de montée ... Comment vous situez-vous dans la hiérarchie annoncée ?
Cyril Sicsic : Très clairement, si on prend les raisons économiques, on va dire qu’on ne peut pas viser autre chose que le maintien. Ça, c'est une évidence. Maintenant quand on commence un championnat, on est toujours plein d'espoir et on espère s’affirmer le mieux possible. Avec nos moyens, l'année dernière, on a fait une demi-finale de playoffs. L'année d'avant, c'était un quart de finale.
On progresse chaque année mais chaque année on est obligé de reconstruire l'équipe quasiment à 80% donc on part toujours dans l'inconnu. Cette année, on arrive plus facilement à se projeter, mais le maintien pour Feytiat serait déjà une très belle chose.
Quels sont, selon vous, les facteurs qui feront vraiment la différence sur cette saison de 2026-2027 ?
L'année dernière, on avait un secteur intérieur qui était très fort. Et on a peut-être un peu plus de carence sur le secteur extérieur. Cette année, on a voulu compenser, donc on a on a créé un secteur intérieur un peu plus complémentaire peut-être et un secteur extérieur plutôt performant. On a essayé de masquer, avec nos moyens, les faiblesses qu'on pouvait avoir.
Vous avez terminé 5e la saison dernière et atteint les play-offs avant de tomber à la Tronche Meylan sur un match décisif à l'extérieur. Qu’est-ce que vous pouvez me dire sur cette élimination ?
L'année dernière, c'était un groupe extraordinaire qui qui avait envie véritablement d'aller au bout et qui a fait tout ce qu'il fallait pour. Malheureusement, on a été stoppé par une très belle équipe de la Tronche Meylan. Et la blessure de notre joueuse majeure Rose Micheaux à l’intérieur ne nous a absolument pas aidé à lutter à armes égales contre la Tronche.
Cependant, je pense que dans cette saison-là, on a aucun regret à avoir tout le monde a pris énormément de plaisir. Et se voir en demi-finale était déjà pour nous un réel exploit, même si c'était mérité parce qu'on a travaillé pour ça mais toutes les équipes travaillent pour ça, on est très content de notre saison.
Vous n'avez conservé que 20% de l'effectif, pour des raisons financières autant que sportives, avec des joueuses sollicitées par des clubs plus importants. Pourquoi autant de renouvellement ?
Cette année, on a essayé de partir sur un groupe qui était inexpérimenté mais extrêmement revanchard. On a misé sur à l'intérieur sur Pauline STALARS qui connaît un peu la Ligue Féminine 2 parce qu'elle a joué à Aulnoye et à Montbrison, mais sans énormément de temps de jeu, ni de responsabilité. Chez nous, elle va en avoir beaucoup plus.
On est allé aussi chercher une fille comme Chloé MACE, qui a choisi de passer le niveau LF2 avec nous donc on a de la chance.
On a recruté des joueuses qui qui essayent d'être complémentaires les unes des autres comme Rose LAURE qui vient de boucler une belle saison avec Lamboisières-Martin, tenante du titre en Trophée Coupe de France. C'est une poste quatre qui peut s'écarter qui est athlétique, qui est disciplinée. C'est hyper plaisant de travailler avec elle.
On a complété ça ce groupe-là avec Léna MONASSE qui était au Havre. Marguerite EFFA qui vient de Illikrich-Graffenstaden, qui est malheureusement descendue. C'est une intérieure de 1m88, assez polyvalente. Deuxième meneuse, nous aurons Maëlys FAURAT qui était à Dieppe (NF1) et qui va connaître la LF2 pour la première fois de sa jeune carrière.
Evie POULAIN, elle stabilise pas mal un collectif par sa défense et son rebond. Émilie RAYNAUD, c'est la joueuse cette année à qui on a donné les clés de l'équipe. Ce ne sera pas seulement la tête, mais aussi celle qui devra nous mettre sur les bons rails. Et puis Eïza LOUVETON, jeune joueuse prometteuse, jeune joueuse de talent, on va lui donner plus de responsabilités et on espère qu'elle va continuer à grandir avec nous.
Emilie Raynaud, Eiza Louveton et Evie Poulain sont les trois joueuses encore présentes de la saison dernière. Quel rôle leur donnez-vous dans la transmission au sein d'un groupe largement renouvelé ? Et quels objectifs vous êtes-vous fixés en tant qu’entraineur pour faciliter la réussite de ce tout nouvel effectif ?
C'est difficile de se situer au niveau de la hiérarchie parce qu’on ne sait pas ce que les autres valent. En revanche, je sais qu’avec l'équipe qu'on a et vu qu'on n'a pas de joueuse majeure "star", on va être obligé de construire un vrai collectif qui pourra faire la différence en attaque et en défense.
Je pense que si on ne fait pas trop de bêtises dans notre collectif et qu'on arrive à tenir notre marge de manœuvre, on arrivera à faire de belles choses dans ce championnat.
Maintenant, cela ne dépend pas que de nous. Tout ce qui dépend de nous, c'est le jeu qu'on va mettre en place sur le terrain. Les autres ne vont pas nous faire de cadeau malheureusement.
Pour démarrer sa saison, Feytiat se déplacera sur le parquet de Nice ce samedi 26 septembre à 20H00. Pour consulter le calendrier complet de la saison régulière, cliquez ici.