Équipe de France masculine

Preview France-Slovénie : l’heure de briller

Par Julien Guérineau|Aujourd'hui
260826 Edf Training Morning Al 53
Après onze jours de stage et deux matches de préparation, l’Équipe de France affronte la Slovénie à Paris (20h30, en direct sur BeIN Sports 1) afin de se rapprocher de la Coupe du Monde au Qatar.

Cette fois il ne sera plus question de ballons d’essai, d’expérimentation ou de tâtonnements. Les Bleus répètent leurs gammes depuis le 16 août avec un objectif en tête : être prêt à 20h30, jeudi, sur le parquet de l’Accor Arena. En tête de leur groupe avec 5 victoires et 1 défaites, l’Équipe de France a une belle occasion de se mettre à l’abri ou presque avant les rendez-vous de l’hiver (novembre et février) qui concluront la deuxième phase des qualifications. Son adversaire, la Slovénie, est dans une situation bien moins favorable (3 victoires et 3 défaites) et doit continuer à évoluer sans sa superstar, Luka Doncic. Le joueur des Lakers avait annoncé avant l’été qu’il ferait un break rendu nécessaire par la gestion des blessures et une situation privée compliquée.

Privé de son génie, l’équipe d’Aleksander Sekulic perd de sa dangerosité et c’est justement dans cette évaluation négative que se situe, peut-être le principal danger pour la France, qui n’a jamais perdu à domicile depuis la restauration des fenêtres FIBA en 2017 (20 victoires de rang). "Il y a toujours 6 ou 7 joueurs qui reviennent très régulièrement, qui ont déjà joué des Jeux Olympiques, des Coupe du Monde, des EuroBasket", prévient Frédéric Fauthoux. "Qu’on ne respecte pas assez cette équipe-là, ça serait une grosse erreur de notre part. Les Slovènes viendront pour gagner… C’est une équipe qui prend énormément de risques sur le tir à trois points, et il suffit que ce soit un soir où ils sont en grande réussite, ils peuvent nous mettre en défaut."

Entre les anciens levalloisiens Alen Omic et Klemen Prepelic, le Dijonnais Gregor Hrovat ou le Limougeaud Leon Stergar, les champions d’Europe 2017 comptent dans leurs rangs des éléments d’expérience et familiers du basket français. Mais face à eux ils auront une escouade largement estampillée NBA/EuroLeague qui sort d’une double confrontation très serrée avec la Serbie. "Il va falloir combler ce petit quart d’heure où vraiment on n’a rien fait de bon pour garder l’avantage qu’on avait eu", précise Frédéric Fauthoux à propos des quelques moments d’égarement de ses troupes. Un entraîneur qui ne sait pas encore à quoi ressembleront ses rotations alors qu’il a reconduit les 12 joueurs ayant évolué à Orléans jeudi soir. "C’est le jeu qui décidera. En général je fais jouer beaucoup de joueurs pour garder l’intensité, la concentration pendant 40 minutes. Si on doit resserrer on le fera. Si au contraire on doit jouer avec plus de joueurs si je vois que c’est le plus efficace pour gagner, on le fera. Il n’y a pas de plan prédéfini."

Dans une Accor Arena à guichets fermés, l’Équipe de France voudra gagner et séduire, avec en tête la volonté de boucler un été parfait dans les qualifications mondiale. "Ces matches sont totalement différents. On ne travaille plus autant pour le futur, on travaille pour le présent", a résumé Victor Wembanyama. Parole de capitaine.

 

©
©