Après une étape sur le circuit international et une reprise avec ton club de Basket Landes, comment te sens-tu physiquement à l’approche de cette Coupe d’Europe ?
Tout va bien ! On a bien repris avec Basket Landes et j’ai vraiment hâte de partir pour cette compétition. Cet été, je n’ai fait qu’un seul stop en 3x3, donc ça me donne encore plus envie de retrouver ce format. J’ai super hâte.
Ce sera ta première compétition officielle en Équipe de France Senior. Tu réalises ?
Honnêtement… pas encore ! Et c’est presque dommage (sourire). Comme tu dis, c’est fou : c’est ma première vraie sélection officielle. Mais comme j’ai déjà fait énormément de stages, de tournois et d’étapes sur le circuit international Women’s Series avec ces joueuses-là, j’ai l’impression que c’est “juste un stage de plus”. Je pense que ce sera en arrivant sur place que je réaliserai vraiment : je suis dans la cour des grandes. Et c’est génial.
Tu vas retrouver un groupe que tu connais bien…
Oui, et c’est super ! Je joue avec Yohana (Ewodo) depuis trois ans à Basket Landes, c’est une vraie amie. J’ai aussi évolué avec Marie (Mané) à Landerneau. Je n’ai pas joué avec Marie-Eve (Paget) mais on se croise depuis longtemps en 3x3 avec l’Équipe de France. Ce sont toutes de bonnes personnes et c’est un plaisir d’avoir ce groupe-là.
Ce collectif inédit peut-il être une force ?
Oui, totalement. On part d’une feuille blanche, il n’y a pas de rôle prédéfini, tout est à construire. Ça peut nous permettre de surprendre. Et puis le fait qu’on s’entende bien en dehors du terrain va nous aider. Les adversaires ne nous attendent pas forcément, donc c’est peut-être une force supplémentaire.
L’Équipe de France féminine sort d’un été mitigé avec une élimination en quart de finale de la Coupe du Monde et un parcours en dent de scie sur le circuit international. Est-ce que ça vous met une pression supplémentaire ?
Pas une pression, non. Plutôt une envie. L’envie de bien faire, de montrer que l’Équipe de France est toujours là. On reste cette équipe combative et agressive qui fait la fierté du 3x3 français. On veut prouver que les moments plus difficiles n’ont pas changé ça.
On entre également dans un nouveau cycle olympique. Tu penses à Los Angeles 2028 ?
Bien sûr ! Ce serait un rêve d’y participer. Je sais que ma génération va être concernée. Mais je prends les choses étape par étape. Chaque compétition compte, et je veux d’abord me concentrer sur celles qui arrivent. Mais oui, les Jeux sont forcément dans un coin de ma tête.
À quoi t’attends-tu sur cette Coupe d’Europe ?
Le plateau est relevé. Certaines équipes arrivent avec des joueuses expérimentées, d’autres font revenir des joueuses qu’on n’a pas beaucoup vues cet été. Dans notre poule, il y a l’Azerbaïdjan qui présente une grosse équipe, et l’Ukraine dont on attend encore la composition. Globalement, le danger vient de partout. En 3x3, le niveau a énormément augmenté depuis les Jeux Olympiques de Paris.
Toi qui alternes entre 5x5 et 3x3, est-ce compliqué de basculer d’un format à l’autre ?
Sur le papier, ça peut paraître intense, mais on a toujours fait ça. Ça demande de l’adaptation, bien sûr. Mais pour moi, porter le maillot bleu, c’est un honneur et un plaisir. Donc non, ce n’est pas difficile, au contraire : c’est une chance incroyable de pouvoir vivre ces deux expériences.
Quels seront tes objectifs pour cette Coupe d’Europe ?
Collectivement, on veut vraiment bien faire et montrer que la France est toujours parmi les meilleures nations. Si on peut ramener le titre, ce serait l’idéal. L’objectif, c’est clairement de repartir avec une médaille d’or.
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