Trophée Coupe de France Féminin
C'est quoi la sensation actuellement après avoir décroché votre qualification pour l’Accor Arena et la Finale du Trophée Féminin Coupe de France ?
Hyper contente, beaucoup de plaisir et de joie. On est un vrai groupe de copines et on avait vraiment cet objectif de se faire kiffer à Bercy, de vivre quelque chose d'extraordinaire toutes ensemble. Donc, beaucoup d'excitation, beaucoup de satisfaction et de joie.
Arriver à ce niveau de la compétition, est-ce que c'était une surprise ? Est-ce que c'était un objectif du début de saison pour l’AS Saint-Delphin ?
C'était surtout un objectif de saison, vraiment, parce que l'année dernière, il y a eu un petit couac, on n'a pas pu s'inscrire donc on était déçues sachant qu'il y a deux ans, quand on était en NF2, on était allées jusqu'en 8e. C'était vraiment un objectif qui nous tenait vraiment toutes à cœur, de faire une finale à l’Accor Arena potentielle parce qu'on s'est dit cette année en NF1, il n'y a pas une équipe qui dominait tout le championnat comme Monaco a pu le faire l'année dernière. Donc, on s'était dit que c'était l'année ou jamais. Et voilà, avec le groupe qu'on a, on a vraiment envie d'aller chercher ce titre et clôturer ce beau parcours ensemble.
Est-ce que vous pouvez nous présenter un peu votre équipe ? Comment vous vous définissez ?
Alors c'est une équipe qui s'est construite il y a trois ans globalement, l’année où je suis arrivée quand le club était en Nationale Féminine 2. Il faut savoir que d'abord c'était « Ambition Girondines », on était « le club professionnel de Saint-Delphin » si je puis dire. Cela, c’était il y a trois ans, ils descendaient de NF1, le club avait vraiment envie de forger une équipe de haut niveau en NF2, pour remonter directement et se pérenniser en NF1. C’est ce qu’on a fait dès la première année. On est montées et on a fini Championnes de France du coup, il y a trois ans. La saison dernière, nous sommes maintenues en NF1 avec un bon socle de l'équipe et trois recrues qui étaient venues nous renforcer. Même chose cette saison, on était sept à rester et quatre nouvelles arrivées dont une qui faisait déjà partie du groupe NF3 l'année dernière.
Donc, effectivement, une bonne petite équipe de copines qui joue depuis déjà pas mal de temps ensemble. Cela se voit sur le terrain parce qu'en fait, on s'éclate toutes ensemble, on joue les unes pour les autres et c'est hyper cool.
L’échéance se rapproche de plus de plus. Comment on se prépare à ce genre d’événements ? Quand on regarde les réseaux sociaux, on sent toute l’émulation collective autour de ce match.
Déjà après le week-end du plateau de qualification, on a eu beaucoup de repos pour se remettre un peu de quand même de toutes ces émotions et ne pas oublier mais qu'on avait quand même une fin de championnat à terminer. Donc, on a préparé quand même match par match. Après effectivement, Bercy ça reste dans notre coin de notre tête. On sait très bien que le championnat, malheureusement, il n’y avait pratiquement plus rien à jouer parce que nous, on n'a pas du tout l'objectif de monter. Donc on a préparé les matchs justement pour être au top pour l’Accor Arena, sans oublier quand même les matchs de championnat et s’en servir pour au mieux gérer l’échéance qui arrive.
Lorsqu’on s’est qualifiées, on est un peu arrivées comme des héroïnes parce que c'est historique pour le club, tout le monde. On a reçu énormément de messages de bienveillance et d'amour de la part de tous les bénévoles et tous les partenaires. Ils étaient vraiment autant touchés que nous, c'était vraiment impressionnant à voir. Et après voilà, le club a directement mis les bouchées doubles pour pouvoir savoir comment on pouvait s'organiser avec le train, comment on pouvait s'organiser pour les logements, parce que nous, comme on vient de Bordeaux, c’est plus compliqué d’y aller en bus et pour les transports. Donc, c'est vraiment une organisation qu'ils ont mis en place. Je sais que dans la semaine qui a suivi, ils ont eu trois réunions pour savoir comment on allait faire, par quel prestataire ils allaient passer, etc. Nous, les joueuses, pour le coup, on a vraiment été totalement détachées de ça. On nous a vraiment dit « nous, on gère, vous n’avez plus maintenant qu’à jouer ».
Par rapport à Lamboisières-Martin, vous allez avoir un avantage, celui de l'expérience, parce qu'il y a de nombreuses joueuses de votre effectif qui ont déjà participé à l'événement soit sur le Trophée, soit sur la finale U18 Féminines. Vous avez par exemple vécu l’expérience avec le Poinçonnet en 2022. Comment cela va-t-il jouer sur votre duel ?
Je pense que ça va nous servir de l'expérience dans le sens où on sait déjà à quoi s'attendre sur nos sentiments, nos ressentis. Moi, j'ai vraiment ce souvenir de 2022. On arrive, la salle est vide, on s'échauffe dans une salle vide. Et un de mes meilleurs souvenirs de Bercy, c'est quand ils font l'ouverture des portes et de voir cette marée blanche et rouge du Poinçonnet arriver. Vous voyez, ça m'en donne encore des frissons d'en rediscuter. C'est vraiment pour moi le souvenir le plus marquant de cet événement. Après, c'est vrai que c'est hyper impressionnant le fait d'être dans un grand stade, d'être dans une espèce d'entonnoir où on est tout en bas, on est un peu "spectatrices" de tout ce qui se passe. C'est très impressionnant, donc c'est quand même compliqué émotionnellement à gérer. Et puis ça reste sur un match sec, c'est quelque chose qui est tout de même très dur. Donc oui, il va y avoir beaucoup d'émotions, beaucoup beaucoup de stress, mais du bon stress, d'adrénaline. Donc moi je pense que le fait de l'avoir déjà vécu, personnellement, je sais que ça sera un petit peu différent parce que je sais un peu à quoi m'attendre niveau adrénaline, donc je suis un peu déjà préparée. Mais pour autant, il y aura toujours cette grosse adrénaline, cette petite boule au ventre qui dit "C’est bon, on y est. Il ne faut pas se louper". Donc, je pense que ça peut être positif comme autant négatif parce qu'on sait déjà ce que ce que ça représente.
Comment vous l'abordez ce duel face à Lamboisières-Martin ?
Franchement, on voit l'adversaire comme une équipe très dure parce qu’elles ont quand même fait tomber le Basket Club Nord Alsace qui est dans notre poule à la première place et que nous, on a, pour le coup, jamais battu. C'est une équipe qui ne lâche rien, qui est dans l'intensité tout le temps. On les avait déjà joués il y a deux ans donc on sait quand même comment elles jouent car il y a beaucoup de joueuses de l'époque. Mais voilà, c'est sur un match sec. C'est une équipe qu'on prend vraiment au sérieux. Pour moi, elles ne sont pas là par hasard, elles ont largement mérité leur place. Elles ont perdu beaucoup de matchs de très peu de points et là, cela a basculé de leur côté et j'avoue, je suis tout autant contente qu'elles, qu'elles soient en finale. Ca va faire une belle affiche, à nous de faire le taf pour être capable de repartir de l’Accor Arena avec la victoire.
La Finale du Trophée Coupe de France Féminine 2026 opposant Lamboisières-Martin et Saint-Delphin sera à suivre en direct à partir de 18H00 sur la chaîne YouTube de la Fédération Française de Basketball .