Si la Belgique nourrissait encore un quelconque espoir de changer le cours du match au retour des vestiaires, Bilal Coulibaly s’est chargé de calmer leurs ardeurs et notamment celles d’Ismaël Bako. La bondissante recrue du Paris Basketball a été abattue en plein vol par un joueur qui évolue dans des sphères inconnues du commun des mortels. A deux reprises, l’ailier des Wizards a cueilli Bako au cercle, pour deux contres incroyables qui ont laissé ses propres coéquipiers bouche bée. "C’est abusé", a soupiré Isaïa Cordinier en conférence de presse. "Bilal a cette qualité unique d’un mixte de longueur, de hauteur. Et puis ça montre aussi la détermination : ne rien lâcher, ne rien donner de facile. Et c’est cette énergie qui nourrit le groupe." Elie Okobo, en zone mixte ne tarissait également pas d’éloges sur le numéro 99 : "C’est un athlète hors du commun qui joue très dur, avec beaucoup de confiance. Il va nous apporter énormément."
Pour son premier EuroBasket, Coulibaly a noirci la feuille de stats, ajoutant 12 points et 7 rebonds à ses 2 contres et affichant notamment une agressivité balle en main qui a lancé son équipe, offensivement. "J’ai travaillé dessus pendant toute la saison. J’ai eu l’occasion d’avoir la balle avec les Wizards. Venu en Équipe de France on me laisse le faire également", se réjouit-il, clairement à l’aise avec la philosophie du nouveau staff technique. "J’ai su prouver ce que j’étais capable de faire en préparation, à l’entraînement comme pendant les matches. Freddy me fait confiance et il fait en sorte que je sois épanoui sur le terrain."
Et si ses progrès sont particulièrement visibles en attaque, le médaillé olympique, neuvième joueur le plus jeune de la compétition, sait pertinemment que c’est de l’autre côté du terrain que le destin de la France se jouera. "Sur un terrain FIBA on voit qu’on est vraiment longilignes, tout le temps en aide. C’est dur de nous passer. Si on fait un bon taf avec nos bras, notre taille, on peut aller loin." La Belgique n’avait pas les armes pour lutter face à la supériorité physique tricolore. D’autres défis attendent maintenant les Bleus ce week-end avec un rendez-vous avec Israël et un défi majeur samedi : limiter la superstar Luka Doncic. Une tâche qui pourrait, en partie, incomber à Bilal Coulibaly.