Coupe du Monde féminine 2026
La France vient de signer la plus belle page de son histoire mondiale. En dominant l’Allemagne (86-64) en demi-finale, les Bleues se sont qualifiées pour la première finale de Coupe du monde de leur histoire. Elles sont également assurées de décrocher leur première médaille mondiale depuis la création de la compétition en 1953.
En face, les États-Unis ont dû davantage batailler. Les Américaines ont écarté l’Espagne (76-66), non sans frayeur, pour atteindre leur cinquième finale mondiale consécutive. Elles restent sur une incroyable série de 35 victoires consécutives en Coupe du Monde.
Mais cette équipe américaine n'est plus exactement celle de Paris. Le souvenir est donc forcément présent. Mais il ne doit pas masquer une réalité : ce n'est pas une revanche entre les mêmes équipes.
La France a conservé une impressionnante ossature de l'équipe olympique. Neuf joueuses du groupe 2026 faisaient partie de l'équipe médaillée d'argent à Paris. Mais plusieurs joueuses ont changé de dimension à l'image de Dominique Malonga, qui n'est plus seulement la jeune intérieure prometteuse, de Gabby Williams, qui s'est imposée comme la patronne incontestable du groupe ou encore Marine Johannes qui "joue actuellement son meilleur basket" selon les dires de son coach Jean-Aimé Toupane. La France a aussi gagné en profondeur et en expérience internationale avec des joueuses désormais référencées en Europe et/ou en WNBA.
Surtout, les Bleues ont abordé ce Mondial avec une conviction différente. Elles sont arrivées à Berlin avec l'ambition de gagner le tournoi. Leur parcours le confirme. Après avoir dominé allègrement la Hongrie, la Corée et le Nigeria en phase de groupes, elles ont éliminé la Chine en quarts (90-61) avant de s'offrir l'Allemagne en demi-finales (86-64).
C'est probablement la principale raison d'espérer pour les Françaises. Le Team USA de Berlin est en pleine transition. À Paris, l'équipe comptait notamment Diana Taurasi, Kelsey Plum, A'ja Wilson, Chelsea Gray, Alyssa Thomas et Brittney Griner. Deux ans plus tard, A'ja Wilson a dû renoncer au Mondial, tandis que Kelsey Plum est également absente.
À leur place, une nouvelle génération a pris le pouvoir dans le sillage de Caitlin Clark, Paige Bueckers et Angel Reese. Plusieurs d'entre-elles découvrant même à Berlin leur premier grand tournoi international avec la sélection senior. Si les Etats-Unis disposent toujours de Breanna Stewart, Napheesa Collier, Kahleah Copper ou encore Jackie Young, ils ne possèdent plus la même puissance intérieure que celle vue aux jeux en 2024.
Cela s'est parfois vu dans ce Mondial. Les États-Unis ont notamment souffert contre l'Italie en phase de groupes, ne s'imposant que 55-52, avant de devoir puiser dans leurs ressources pour éliminer l'Espagne en demi-finale (76-66).
Comme elle l'a fait depuis le début du tournoi avec succès, la France devra accepter de jouer son propre basket : défendre fort, contrôler le rebond, utiliser sa profondeur et surtout empêcher les Américaines de transformer le match en course permanente.
Le Team USA reste extrêmement dangereux sur les lignes arrières. Caitlin Clark peut créer pour elle-même ou pour ses partenaires, Paige Bueckers possède déjà une maturité impressionnante et Stewart demeure capable de prendre le contrôle d'une rencontre.
Si la France semble avoir les moyens de prendre sa revanche, ça ne signifie pas que la France est favorite. Les États-Unis restent les championnes olympiques en titre, les championnes du monde en titre et viennent de décrocher leur cinquième finale mondiale consécutive. Même diminué et rajeuni, le réservoir américain demeure exceptionnel.
L'enjeu dépasse largement le cadre d'une simple revanche. Pour les Bleues, il s'agit de conquérir le premier titre mondial de l'histoire du basket français féminin. Pour les Américaines, de préserver une domination qui dure depuis des décennies. La dernière victoire des Bleues face aux Etats-Unis en compétition officielle remonte
La finale se disputera dimanche 13 septembre à 20 heures à l'Uber Arena de Berlin et sera à suivre en direct et en intégralité sur TMC et beIN SPORTS 1