Equipe de France féminine

Coupe du Monde féminine 2026

« On sait vraiment ce que l’on veut aller chercher »

Aujourd'hui
France Chine 130
Du haut de ses 20 ans, Domique Malonga est la plus jeune joueuse de l’Equipe de France mais au moment d’aborder cette demi-finale face à l’Allemagne, l’intérieure française ne manque pas de sagesse, ni d’ambition.

Aujourd’hui, on a l’impression que l’état d’esprit en Equipe de France c’est gagner ou rien ?
C’est exactement ça, l’objectif a été fixé depuis le début, et c’est ça qui fait la différence pour nous. Sur cette compétition, on ne se repose pas sur des si ou des peut-être que. On sait vraiment ce que l’on veut aller chercher et on s’en donne les moyens. Quand tu commences une compétition avec un objectif en tête, tu vas tout simplement tout donner pour aller le chercher. C’est vraiment comme ça que l’on marche depuis le début.

On n’a pas vu d’effusion de joie après la victoire en quart de finale, car la route n’est pas finie c’est ça ?
On est contente, mais on peut être contente intérieurement. On sait que l’on rêve de plus grand, on rêve d’aller chercher plus grand. Nous sommes satisfaites du travail réalisé jusqu’ici mais on ne veut pas se contenter de ça. Si on s’arrête-là, je pense que ça sera vraiment une déception pour nous. On ne veut pas crier victoire trop vite, mais on veut continuer à avancer vers notre objectif.

Y’a un côté un peu américain dans cette Equipe de France ?
Oui naturellement, notre capitaine a un petit côté américain donc forcément. C’est connu que ce sont les américains qui pensent comme ça, qui n’ont pas peur mais je pense que ça serait dommage de ne pas prendre ça car il n’y a rien de négatif à ça. Comme Gabby l’a dit, il ne faut pas avoir peur d’avoir confiance en soi. Tu sais ce dont tu es capable parce que tu travailles et que tu n’es pas arrivé là par hasard. Il y a beaucoup de travail qui est derrière. On n’est pas arrivé les mains dans les poches en disant que l’on allait tout gagner. On est entrain de se donner les moyens pour le faire. Si tu sais que tu fais le travail et que tu te donnes les moyens, il n’y a aucune raison que tu caches tes ambitions.

Est-ce une surprise pour vous de retrouver l’Allemagne en demi-finale ?
Franchement, je n’ai pas cherché à anticiper pour savoir quel serait notre adversaire. C’est ce qui est beau dans une Coupe du Monde, surtout avec le basket moderne, tout le monde peut battre tout le monde. Je n’avais aucune attente sur l’adversaire en demi-finale.

Qu’est-ce que vous savez de l’équipe d’Allemagne ?
C’est une équipe très complète. Il y a des forces à l’intérieur et des forces à l’extérieur, du danger partout et de très bonnes individualités. C’est une équipe qui joue ensemble et qui se connait bien. Une équipe qui va au rebond offensif, une équipe qui est physique. Je pense qu’il va falloir être physique en premier, rester proche de notre identité, c’est ce qui nous a amené jusqu’ici. On va vraiment être concentré pour aborder ce match de la bonne manière et prendre l’ascendant tôt parce que c’est difficile de couper le momentum d’une équipe comme ça.

Vous allez jouer dans une salle où le public sera contre vous, qu’est que ça vous fait ?
On joue contre l’équipe à domicile et donc on aime bien ce petit challenge d’avoir toute la salle contre nous et la climatiser. On joue aussi au basket pour ça, pour ces moments-là. Ça va être un petit plus pour nous.

Forcément on ne peut pas s’empêcher de penser à une éventuelle finale face aux Etats-Unis, la revanche des JO de Paris, vous y pensez ?
On prend vraiment match après match, là c’est la demi-finale. C’est souvent l’erreur qui est faite. Même si tu as de la confiance, le but ce n’est pas de se projeter trop vite c’est vraiment de faire match après match et d’être concentrée. On est vraiment sur la demi-finale, on est vraiment sur le match contre l’Allemagne et après on n’est même pas sûr de ce qui va se passer de l’autre côté. Ce qui doit se passer, se passera, on est vraiment concentrées sur nous.