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Karim Souchu : « Ramener une médaille, ce serait le bon moment »

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© Adrien Naude
À quelques jours de la Coupe d’Europe, les Bleus affichent leurs ambitions. Après une quatrième place à la Coupe du monde, l’équipe de France entend poursuivre sur cette dynamique et viser le podium européen, avec en ligne de mire une qualification pour la Champions Cup et, à terme, un TQO.

Quelles sont les ambitions pour cette Coupe d’Europe ?
C’est une compétition importante, notamment parce que la victoire permet de se qualifier pour la Champions Cup, qui elle-même peut permettre d’accéder à un TQO.
C’est donc un enjeu majeur pour nous d’essayer de faire un résultat. Et puis, il y a aussi l’envie de décrocher une médaille, parce que cela fait un moment que nous n’en avons pas remportée. Chez les masculins, nous étions tout proches à la Coupe du monde, avec une quatrième place. Ramener une médaille ici, ce serait vraiment le bon moment.

Quelles leçons tirer de la Coupe du Monde pour cette Coupe d’Europe ?
C’est vrai que nous avons terminé quatrièmes. C’est la pire place, parce que tu sais que tu as fait une bonne compétition, mais elle n’est pas récompensée par une médaille. Ce serait donc bien de voir une continuité dans les résultats et d’essayer de poursuivre sur cette dynamique. Après, nous n’avons pas un groupe facile dès le départ. Et la compétition est un peu différente : la Coupe d’Europe se joue sur trois jours, alors qu’une Coupe du Monde se déroule sur une semaine. Ce sera donc forcément un peu différent.

Les Bleus n’ont pas connu de podium en Coupe d’Europe depuis 2019, comment décrire ce niveau européen ?
Le niveau global a clairement augmenté. Et puis, les meilleures équipes sont en Europe. On regarde notamment les Allemands, qui sont clairement en train de monter en puissance. Les jeunes viennent de gagner leur troisième Master de suite. Il y a donc du monde qui arrive et qui s’installe sur le World Tour et sur ces compétitions internationales. Le niveau a augmenté et il est donc de plus en plus difficile de performer. Mais de toute façon, si nous voulons aller aux Jeux, il va falloir performer.

Quelle est la préparation pour cette compétition ?
Là, nous sommes sur un premier stage en Espagne, où nous allons nous entraîner avec la Lettonie, les champions du monde. Ensuite, à partir du 7, nous allons partir en Belgique, où nous allons effectuer deux jours de stage avec les Belges juste avant le début de la compétition. Et après, ce sera parti.

En poules face à l’Allemagne et l’Estonie, comment se préparer pour ces deux rencontres ?   
Nous travaillons sur de petites choses, aussi bien défensivement qu’offensivement. Nous essayons également de gérer la récupération et de reposer les joueurs qui ont beaucoup joué sur le World Tour. Il faut donc trouver un équilibre entre la préparation tactique et physique, la récupération et la gestion du groupe. C’est un peu un mélange de tout ça pour arriver dans les meilleures conditions à cette Coupe d’Europe.

Comment décrirais-tu les équipes d’Allemagne et d’Estonie ?

L’Allemagne, c’est une équipe qui est clairement en train de monter en puissance. Comme je le disais, ils viennent de gagner trois Masters de suite. Ce sont de jeunes joueurs qui sont en train de passer un cap et de s’installer sur le World Tour.
L’Estonie est un peu moins connue, mais c’est une équipe très physique, avec également une vraie capacité à shooter.
Ce sera donc un groupe intéressant, mais aussi un groupe piège par excellence.