Interview - Basketball Magazine
Vous retrouvez la LF2 après une année en NF1 à Limoges. Ce pas de côté dans une division inférieure était-il incontournable ?
Lorsque j’évoluais à Voiron il y a deux ans, j’étais plus souvent avec le groupe professionnel qu’avec le centre de formation, sans pour autant avoir un rôle très important (3,5 points en 13 minutes en moyenne). Il me fallait plus de responsabilités, j’ai décidé de signer un premier contrat pro en NF1 pour voir quel était vraiment mon niveau. Cette saison à Limoges m’a permis de faire mes preuves et de retrouver une place en LF2 avec un rôle plus établi. Le choix de rejoindre Aulnoye n’est pas totalement un hasard… Je connaissais bien Guy Prat (NDLR : coach d’Aulnoye depuis avril 2025) puisque qu’il organisait des stages de basket pendant l’été à Voiron. Il m’a présenté son projet collectif, je savais que j’aurais la chance de m’exprimer. Nous nous entendons très bien, je peux lui parler librement de ce que je ressens sur le terrain. L’équipe a été renouvelée à 80% cette saison, j’ai trouvé naturellement ma place.
À quelqu’un qui ne vous aurait jamais vu jouer, comment vous décririez-vous ?
Je suis avant tout une joueuse qui aime attaquer le panier. Il y a quelques années, on pouvait dire que la défense était mon point faible, ce n’est plus le cas aujourd’hui. J’ai progressé techniquement mais surtout physiquement, ça aide à tenir les duels. Offensivement, le tir à trois points a longtemps été ma qualité principale, je travaille pour étoffer mon jeu.
Que faites-vous au quotidien pour progresser ?
Nous avons deux entraînements individuels par semaine mais je demande régulièrement des séances supplémentaires, sans compter les heures de préparation physique et de musculation. De par mon expérience familiale, je sais qu’il n’y a que le travail qui paie. Je regarde aussi énormément de basket, féminin comme masculin. Dès que j’ai du temps libre, je suis devant un match.
Le 10 janvier dernier, vous avez disputé un match particulier face à votre sœur cadette, Louane, pensionnaire du Pôle France…
C’est la première fois que nous jouions l’une contre l’autre, c’était assez spécial. Je suis heureuse de la voir progresser à l’INSEP, elle est déjà très performante pour une joueuse née en 2009 (6,6 points en 24 minutes). Nos parents étaient dans la salle et comme nous avons fait un bon match toutes les deux (NDLR : 17 points pour Lola, 12 pour Louane), ils ont passé leur temps à applaudir.
Quelle influence a votre père sur vos carrières ?
Il nous laisse faire nos propres choix tout en étant toujours présent quand nous le sollicitons. Il ne veut pas être intrusif, nous débriefons parfois un peu à la fin des rencontres. Et pendant les coupures, il se rend disponible pour nous entraîner si nous le souhaitons.
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