Coupe de France

Preview finale de la Coupe de France

"Nous allons tout faire pour les priver d’un 3e trophée cette saison"

Il y a -12 jour
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© Christophe Le Bouille / Jean-Baptiste Autissier/PresseSports
Christophe Le Bouille est un dirigeant heureux. Bien que son club du Mans multiplie les finales, 21 finales en 23 ans, le Directeur Général du MSB veut que chacun apprécie le moment à ça juste valeur. Pour son retour à l'Accor Arena en finale de la Coupe de France, le club sarthois aura besoin du soutien de tous ses supporters pour renverser enfin Monaco.

Votre club va disputer à l’occasion de la Finale de la Coupe de France 2026 sa 21e finale nationale depuis 2003. Quelle est la formule magique du Mans pour avoir une telle régularité ?
Si on en avait une, évidemment, peut-être qu’on l’aurait déjà déposée à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). Plus sérieusement, sincèrement je ne sais pas. Il y a surement plein d’explications rationnelles et objectives. Et puis comme nous sommes dans l’univers du sport et de l’humain, il y a surement aussi une part irrationnelle.

Le club du Mans est néanmoins reconnu pour avoir une certaine stabilité notamment dans ses entraineurs et ses effectifs, est-ce que cela peut être une explication de ces succès répétés ?
Sans aucun doute, si vous arrivez à être autant performant ça tient bien évidemment d’abord à la force d’une organisation en général. Au-delà de la qualité des hommes qui travaillent pour ce club depuis des années, il faut admettre que le fait de compter sur eux, année après année, ça intègre aussi une certaine culture de la gagne. Je suis convaincu que de ne pas changer sans-cesse d’entraineur, et de staff en général, contribue aux bons résultats de l’équipe sur la durée.

Le Mans a un rapport fort avec la Coupe de France, 7 fois en finale, 4 victoires. La dernière victoire commence à remonter un petit peu (2016), ça serait un beau cadeau d’anniversaire si ça sourit cette année ?
Exactement, c’est ça le sujet maintenant. Nous avons la chance et le mérite de revenir régulièrement disputer une finale à l’Accor Arena mais effectivement la dernière victoire commence à dater un petit peu. Il y a quand même beaucoup de clubs qui voudraient être à notre place, mais bon ça serait bien de retrouver le goût de la victoire.

Comment vos supporters abordent cette finale en particulier, c’est votre troisième finale de l’année, y’a-t-il un sentiment différent par rapport aux deux premières ?
Les supporters ont toujours eu une relation particulière avec Bercy, on l’appelle quand même encore souvent Bercy chez nous. Je me bats au quotidien pour faire comprendre aux uns et autres, les abonnés, les partenaires, les supporters, les collectivités et les médias que ce n’est pas normal d’être encore en finale. Au regard des budgets, dans le sport il y a souvent un lien fort entre votre budget et vos performances, même s’il y a toujours des accidents ou des bonnes surprises, il y a souvent une corrélation. Il n’est pas normal que la troisième finale de la saison oppose Monaco, le plus gros budget du championnat, au MSB, qui a un budget moyen, moyen plus. Je me bats pour faire comprendre à tous les fans du club qu’attention il faut se mobiliser parce que c’est peut-être la dernière finale avant longtemps. On va tout faire pour que ça ne soit pas la dernière évidemment, mais il faut que chacun apprécie le moment à sa juste valeur. On retourne en finale, l’équipe a besoin de soutien pour enfin renverser Monaco.

Il n’y a donc pas de lassitude mais ça devient une habitude ?
C’est une très bonne habitude mais il faut en avoir conscience. On travaille pour ça, on peut donc trouver ça normal mais non ce n’est pas normal. Pour le coup, si l’on performe une fois c’est chouette, c’est très bien et c’est la magie du sport. Ça prouve que l’on a bien travaillé même si nous avons aussi eu de la réussite. Par contre, être à chaque fois en finale, sur les 6 dernières finales disputées en France, nous en avons disputé cinq. Malheureusement, on en a gagné qu’une (la Leaders Cup 2025), mais on en a disputé cinq, honnêtement, je suis très fier de ça évidemment.

Votre adversaire ça sera encore Monaco, club qui vous a battu lors des deux dernières finales. Y’a-t-il un effet psychologique qui peut s’installer ?
Y’a peut-être pour les supporters une sorte de lassitude, mais après on retrouve le plus gros budget du championnat. C’est donc une certaine logique. On sait que l’an dernier on leur a fait du mal. On les avait battus en finale de la Leaders Cup et on était allé gagner chez eux en demi-finale de la Coupe de France. Nous les avons privés quasiment de deux trophées. Nous avons bien vu qu’ils étaient revanchards, dès le début de la saison, quand on les a affrontés en finale de la Supercoupe. Ils nous ont mis la même misère, en finale de la Leaders Cup. Ils sont extrêmement motivés contre nous, ça c’est un fait. Les joueurs font le boulot, au-delà de tous leurs problèmes extra-sportifs, les joueurs sur le terrain sont irréprochables. Nous allons affronter la meilleure équipe du championnat, la plus forte, la plus solide. Nous allons tout faire pour les priver d’un troisième trophée cette saison mais il va falloir que tout le monde soit à son maximum ce jour-là et peut-être souhaiter aussi que Monaco ne soit pas à son maximum.

Vous êtes le premier club masculin de l’histoire de la Coupe de France à emmener deux années de suite les U18 et les seniors en finale de la Coupe de France. Qu’est ce que ça représente pour vous ?
C’est très important pour le club, il y a une certaine cohérence car si nous sommes reconnus pour notre stabilité, nous le sommes aussi pour les efforts que l’on fait vis-à-vis de la formation. Nous on n’est pas forcément là pour leur faire gagner des titres ou des trophées, mais on est là pour les préparer au mieux à intégrer l’équipe professionnelle. Maintenant, quand on arrive à cumuler les deux, c’est parfait. On est un peu dans ce cycle là où le travail de longue haleine est finalement récompensé. En tout cas c’est une vraie fierté de dire qu’il y a nos pros et aussi nos U18 en finale.

Savez-vous si beaucoup de vos supporters monteront à Paris pour assister aux deux finales ?
On a fait un petit point sur la vente des places, on a un peu moins de supporters qui vont partir avec les bus qu’on met à disposition. Je veux croire que c’est aussi parce que ces supporters-là vont aller à Paris par leurs propres moyens pour assister aussi à la finale des U18.